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Bruno François-Boucher
125 abonnés
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5,0
Publiée le 26 mars 2015
Un film que j'ai voulu voir durant des années, enfin découvert il y a peu. Gloire à Wyler pour cette ode à la différence, mis en scène de main de maître et brillamment interprété. Bien sûr il faut le remettre dans le contexte de l'époque. Mais je crois que ce qui renforce le film, soutenant le personnage de Shirley MacLaine, est celui campé par d'Audrey Hepburn. Karen va jusqu'au bout de sa détermination à combattre toute forme de soumission à l'ordre moral, aux codes en vigueur d'une société conservatrice qui détruit et annihile l'individu. Elle puisera dans la force de son amie, à travers le sacrifice de celle-ci, pour trouver sa propre voie en tant que femme, en tant qu'être humain. En deux travellings sublimes, celui accompagnant Martha au début, et le même, haché, entrecoupé, sur Karen à la fin lorsqu'elle court pour secourir son amie, Wyler crée un parallèle déchiré entre ces deux êtres unis par une amitié indéfectible et qui pourtant ne pourront jamais totalement se rejoindre. Du grand art. On n'est pas prêt d'oublier non plus le regard perdu de James Garner dans le cimetière à la fin, emprisonné dans sa propre condition et qui suit la magistrale sortie d'Audrey Hepburn avançant tête haute parmi les silhouettes fantomatiques venues rendre un dernier hommage à Karen. Miriam Hopkins qui joue le rôle de la tante est également remarquable.
L'innocence de l'enfance, quelle blague! Les enfants sont menteurs, cruels, voleurs...Seule l'éducation les élèvent. Mais quand ils refusent de s'élever c'est le drame, et ce sont les deux merveilleuses professeurs qui sont les victimes. Les deux actrices sont parfaites et il y a quelqu'un derrière la caméra, qui sait ce qu'est et ce que signifie une contre plongée.
Génial de bout en bout, les acteurs aussi bien les adultes que les enfants (Mary en particulier) approchent la perfection. Le sujet quoique tabou pour l'époque est abordé sans concession, la caméra et l'éclairage de Wiler permettant un véritable apport esthétique et une réelle ambiance dramatique s'y installe crescendo. Mary l'enfant terrible brille par son jeux et son aplomb volant quasiment la vedettes à MacLaine et Hepburn. Le spectateur est saisi par une ambiance réaliste rendu aussi possible par de nombreux personnages secondaire de qualité ! Shirley MacLaine semble tenir le film de bout en bout mais le talent d'Audrey Hepburn explose vraiment dans la seconde partie du film au moment où la rumeur fait rage. Un très bon film qui devient excellent une fois remis dans le contexte social de son époque et des moyens cinématographiques à disposition. Peut être mon préféré de William Wyler
William Wyler adapte une deuxième fois la pièce "The Children's Houre" de Lillian Hellman après "Ils étaient trois" en 1936, mettant en scène deux amis s'occupant d'un pensionnat qui vont peu à peu être touché et de manière plus en plus forte par une rumeur d'homosexualité lancée par une des gamines du pensionnat. Wyler s'attaque à des sujets important et tabou, notamment à l'époque de la sortie du film, il dresse un fort constat social autour de la population Américaine, pris de panique dès que la rumeur d'une "relation anormale" se propage et prêt à enlever leurs enfants de l'école. Il montre à quel point l'homosexualité était encore un sujet difficile et tabou. Mais aussi sur les rumeurs, leurs propagations et les effets qui peuvent être désastreux parmi cette population. Intelligemment, il laisse planer le doute de bout en bout, notamment au profit de l'une des deux amis. Il évite de tomber dans la niaiserie ou la caricature avec ce sujet assez difficile. Il rend important et surtout intense les enjeux dramatique du récit. William Wyler arrive bien à rendre certains personnages très antipathique et notamment la gamine qui va les accuser qui en devient par moment très irritante, ce qui ne renforce que l'attachement envers les deux protagonistes ainsi que le sentiment d'injustices vis à vis d'elle. La réalisation de Wyler est impeccable et efficace, faisant preuve d'une belle et sobre maitrise technique ainsi qu'un judicieux montage. Les interprétations sont excellentes, que ce soit les plus jeunes ou plus vieux acteurs, mais surtout Shirley MacLaine et Audrey Hepburn qui donnent une vraie profondeur, intensité et crédibilité à leurs personnages. Wyler nous livre un film intelligent et touchant, décrivant la réalité sociale de l'époque ainsi que les effets dévastateurs que peuvent avoir une rumeur, bien réalité et interprété et finalement on se dit que la vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants...
Objectivement, The children's Hour, c'est l'histoire de 2 amies qui ont ouvert une école pour filles ensemble. On est dans le cadre des années 60, mœurs sociales strictes etc... je vous passe le contxte historique.
Un jour, une gamine un peu capricieuse répend la pire des rumeurs : Les directrices sont lesbiennes. On est dans les années 60. On supporte à peine la présence des noirs au même titre et statut que les blancs et je vous rappelle que l'homosexualité est encore un sujet de controverse de nos jours alors imaginez 50 ans en arrière.
Globalement, le film est prenant. La prestation d'Audrey Hepburn est bien sûr et sans hésiter magnifique. Comment peut on prétendre avoir de la grâce quand une créature pareille a existé ! J'ai beaucoup apprécié le film pour ma part, je n'arriverais pas à expliquer pourquoi exactement mais ça a capté mon attention du début à la fin.
Je vous recommande le film, c'est à nouveau du grand Audrey Hepburn.
Une prestation incroyable de tous les acteurs. Une histoire bien menée. Wyler sait ce qu'il fait. Le message est fort. Hepburn est sidérante, magnifique, géniale. Un excellent film qui est une critique forte autant qu'un divertissement delicieux.
Captivant, et d'une intensité dramatique bouleversant...un grand film sur la tolérance, magistralement interprété par Audrey Hepburn et Shirley Mc Laine !
Excellent Wyler qui aborde le sujet délicat à l'époque de l'homosexualité en démontrant l'effet dévastatrice d'une rumeur relayée à tort. Des actrices rayonnantes de crédibilité, une mise en scène soignée et un sujet toujours d'actualité.
La Rumeur c'est un film osé pour l'époque et certains pourront trouver trop sage de nos jours mais pour ma part c'est un très beau drame avec d'excellents acteurs dont bien sur le charmant duo Hepburn/McLaine. Ce film traite avec pudeur mais élégance des amours saphiques, un scénario puissant et intelligent pas de racolages stupides dans La Rumeur avec une fin cruelle mais plus ou moins attendue. Sincèrement je ne pensais pas que La Rumeur me plairait autant, je l'ai regardé avec curiosité pour voir comment l'Hollywood des années 60 allait traiter d'un tel sujet et j'ai eu le plaisir de visionner peut-être pas un grand film mais néanmoins du cinéma intelligent et passionnant. On a vraiment de la peine pour ses 2 jeunes femmes et bien que je sois contre la maltraitance envers les enfants j'aurais (comme beaucoup d'entre vous j'en suis sur) donné une taloche à lui arracher la tête à la sale morveuse à l'origine de cette rumeur.
Naïf et bon enfant, le film de William Wyler a très mal vieilli. Exagérant les vices et les vertus des protagonistes du drame, depuis la cruauté, la colère jusqu'à la bonté et l'affabilité, il ne peut être convaincant. Le grand spécialiste des thrillers d'unité d'action (généralement une grande maison) déçoit amèrement, d'autant plus qu'il dirige pour la deuxième fois l'une des actrices les plus gracieuses qui soient, Audrey Hepburn.
Un film bouleversant, sur ce qu'une fausse rumeur d'un sujet tabou peu apporter dans un milieux comme l'enseignement. Je dois dire que j'ai été très impressionné par la merveilleuse interprétation de Hepburn et MacLaine. Leurs performances sont brillantes dans ces deux directrices d'école. La photographie et la réalisation est tout aussi maîtrisée et donnent un cachet au film très dramatique. Du grand cinéma ...
Film assez audacieux pour l'époque (même si par moments le propos tenu par ce film est tendancieux). Long-métrage sur les préjugés de l'époque (les deux personnages accusés sont aussi peu tolérante), refoulement et c'est intéressant de voir les moeurs coincés d'avant la libération sexuelle (c'était une des premières fois que l'on parlait de ce genre de sujet). L'interprétation d'ensemble est bonne mais j'ai beaucoup aimé Mac Laine en particulier.
LA RUPTURE. Et oui en 1962 la sexualité c'est tabou. Tout en messe basse, certaines scènes ont même du être coupé et le tout reste ennuyant, prude et théâtral.
Evidemment un film sur l'homosexualité , mais pas seulement.La puissance destructrice de la difammation est superbement filmée par des acteurs tous formidables, malgré l"aspect un peu théâtral du film.
Description très intéressante de la mentalité de l'époque, dans ce milieu bourgeois,entre les belles propriétés et les jardins fleuris on aborde le thème des personnes "contre nature". Ces deux femmes sont elles vraiment homosexuelles puisqu'elles s'en défendent vigoureusement, et en plus la vilaine rumeur finit par être déjouée après avoir eu son effet tsunami. Cela va être leur culpabilisation qui va leur faire prendre conscience de cet état latent et on peut se demander comment elles auraient évoluées sans ce concours de circonstances calomnieux. Toutes ces femmes à l'allure anodine ont une puissance de destruction inouïe, de la tante théatreuse à l'écolière tyranique en passant par la grand mère gateau. Le modernisme du sujet se fond parfaitement dans cette construction très classique. Un film vraiment puissant!