Sur les quais
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Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

126 abonnés 925 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2014
Ce qui aurait pu être un chef d'œuvre autour de la lutte des classes et de la corruption du capitalisme dans l'une de ses formes les plus perverses s'avère être un bon mélo (sans plus) sur fond de revanche personnelle du grand Elia Kazan cherchant à éradiquer - donc justifier - ses propres démons. C'est un peu dommage car ce film à la précision quasi documentaire et interprété de façon plus qu'exceptionnelle par une distribution hors pair nous montre l'un des revers d'une clinquante médaille en toc nommée "american dream" dans toute son impitoyable monstruosité , quoique pas si différente d'une certaine Amérique dite moderne, ce qui préserve toute la fascination qu'exerce "On the waterfront" sur un public multi-générationnel...
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2014
"J'aurais pu avoir de la classe, j'aurais pu être un champion. J'aurais pu être quelqu'un au lieu de n'être qu'un tocard, ce que je suis, il ne faut pas se leurrer." Avec "Sur les Quais", Elia Kazan nous fait suivre Terry Malloy, un boxeur raté devenu docker et en même temps homme à tout faire dans un puissant syndicat mais il va peu à peu ressentir de la culpabilité lorsqu'il va tenir un rôle dans le meurtre d'un ancien docker et qu'il va tomber amoureux de la soeur du mort...

L'une de mes premières claques cinématographique, Elia Kazan nous livre un chef d'oeuvre où il va aborder plusieurs thèmes tels que la loyauté, la fraternité, l'hypocrisie ou encore la trahison et ce d'une très forte manière, notamment grâce à une grande richesse d'écriture. Il braque sa caméra sur Terry, dont ses sentiments sont constamment incertains, ne sachant pas forcément choisir entre les sentiments qu'il a pour son frère ou celle qu'il aime ainsi que sur son combat contre l'injustice et notamment celle des syndicats. Kazan étudie aussi le fonctionnement des syndicats ou encore le rejet dont va peu à peu faire preuve Terry. Sa mise en scène est impeccable, capable de créer une atmosphère sombre et glaçante et à donner une véritable dimension dramatique, poignante et intense à son film. D'ailleurs, il fait de cette histoire un reflet de la société Américaine de l'époque mais aussi une dimension personnelle, alors que Kazan fit ce film peu de temps après ses "égarements" de l'époque du Maccarthysme. La photographie en noir et blanc est superbe, tout comme l'utilisation qu'en fait Kazan. Si le film est autant réussi, c'est aussi grâce à ses personnages, très bien écrit notamment dans leurs évolutions et les liens qui (dé)tissent entre eux mais aussi parce qu'ils sont très bien interprété. Notamment Marlon Brando, exceptionnel et charismatique, sachant donné une vraie profondeur à son personnage et à le rendre émouvant. Il sera justement récompensé de l'oscar du meilleur acteur pour ce rôle. Eva Marie Saint, Karl Malden ou encore Lee J. Cobb sont parfait dans leurs rôles. Certaines scènes et notamment la finale sont mémorable et démontrent la très grande maitrise de son réalisateur.

Subjectivement, l'un de mes films préférés, d'une très grande richesse et intelligence d'écritures, brillamment réalisé et interprété et qui prend aux tripes... Grandiose.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 février 2014
Sur les quais semble taillé pour être un film à Oscars. Brando y est exceptionnel, presque comme toujours. Cependant, le scénario est simple, l’idée de corruption et la conscience de faire le mal sont développées à outrance, là où Sidney Lumet a si bien réussi vingt ans plus tard avec Serpico. Que l’on soit clair, le film n’est pas mauvais. Mais Kazan, malgré quelques beaux mouvements de caméra, trop peu nombreux, se focalise sur les plans très statiques, qui, bien que beaux, peinent à rendre pleinement une action dynamique. Aussi, ce sont surtout les acteurs qui font le film ici. Voilà pourquoi Sur les quais ne sera jamais aussi culte qu’Un Tramway nommé désir ; l’histoire d’amour y est moins fulgurante, beaucoup moins sexuelle et le scénario y est plus terne, mais pas moins ambitieux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 avril 2014
Malgré son aspect un peu rustique, On the Waterfront reste la grande histoire d'un jeune paumé, comme il se qualifie lui-même dans une tirade éblouissante, emmêlé dans un syndicat de dockers crapuleux. Tandis que Marlon Brando impose son charisme, l'autre face du rêve américain et la lâcheté humaine y sont peintes plus vraies que nature. Autant de raisons de découvrir cette oeuvre très estimée et signée Elia Kazan.
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2014
Un des plus beaux rôles de Marlon Brando dans lequel il crève l’écran avec sa gueule cassée.
Il interprète à merveille ce docker pris en étau entre son employeur crapuleux et la femme qu’il aime, dans un film qui choisit d’évoquer la classe ouvrière sous la houlette d'Elia Kazan qui apporte une superbe réalisation au métrage.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 novembre 2013
C'est une des rares fois où je ne suis pas de l'avis des oscars qui pour le coup ont lâché la grosse artillerie : 8 statuettes, donc 4 des 5 majeures !!
Je ne dis pas qu'elles ne sont pas méritées, mais je me suis profondément ennuyé en voyant ce film, et ce, de la première, à la dernière minute.
Je ne suis pas rentré dans l'histoire, tout simplement, je ne critique pas pour la cause.
Marlon Brando a certes bien tenu son personnage, mais il ne m'a pas bluffé.J'ai juste apprécié la scène où il retrouve son frère dans la voiture.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 septembre 2013
Impossible de passer à côté de ce classique pourtant si éreinté à l'époque. Marlon Brando incarne un docker égaré dans ses pensées. Son passé d'ancien boxeur lui forge une réputation de travailleur acharné mais les propositions alléchantes faites par la mafia viennent le chambouler.
Les premières minutes suffisent pour convaincre le spectateur notamment au niveau du casting mais aussi pour la bande sonore et la photographie.
Un grand film signé Elia Kazan qui malgré les années ne vieillit pas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 août 2013
Les premières secondes m'ont convaincu que j'allais voir un grand film grâce à la musique expressive de L. Bernstein et la mise en scène de E. Kazan dans des docks qui sentaient le réel à plein nez, et qui le sont. Ensuite, la présence de M. Brando est juste essentiel, tellement il bouffe l'écran avec sa robustesse et sa sensibilité. Le mélange des deux, l'ambiguïté des deux donnent à son personnage une dimension salvatrice et la scène finale relève du génie cinématographique. Autant l'amourette avec E. M. Saint n'est pas convaincante, autant tout le reste relève du talent de l'ensemble de l'équipe, même de l'actrice qui malgré l'épisode de la séduction un peu vaseux, offre une excellente prestation. Grâce à ce film, je comprends pourquoi M. Brando est devenu un grand acteur, outre sa prestation du Parrain. Il était né pour jouer, tout simplement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 juillet 2013
Sur les quais est un film construit autour d'un beau personnage, celui de Terry Malloy, jeune docker et ancien boxeur. Et, pour l'incarner avec une profondeur à la mesure du rôle, un acteur de génie, Marlon Brando, magnétique, animal et fragile.

New-York. Le syndicat des dockers, gangrené par une organisation maffieuse, ne cesse de s'enrichir au détriment des travailleurs qu'il raquette et qu'il contribue grandement à asservir et à appauvrir. Nul n'ose se rebeller et ceux qui se risquent à parler sont réduits au silence par des méthodes expéditives. Terry Malloy est donc un jeune docker, ancien boxeur raté, vaguement méprisé du fait de sa bêtise supposée, mais dont le frère aîné est l'avocat véreux du syndicat corrompu. Presque malgré lui, Terry participe à l'assassinat d'un docker qui s'apprêtait à faire des révélations à la police, en l'attirant sur le toit de son immeuble sous un prétexte fallacieux, croyant qu'il sera simplement intimidé alors que le crime était bel et bien prémédité. En découvrant la mort de l'homme, Malloy se sent mal à l'aise, trompé par ceux qu'il croyait ses amis et qui ne font en définitive que le manipuler. Car qu'obtient-il en échange de son silence et de sa docilité ? Une planque minable au "grenier", partie des cargos où il est possible de feuilleter des illustrés couchés sur les sacs de marchandises. Il reste avec sa veste usée jusqu'à la corde quand les pontes du syndicat portent beau en manteau en poils de chameaux. Et malgré tous ses efforts pour retourner à sa vie passée, le doute et la culpabilité ne vont plus quitter Malloy, d'autant que la sœur du docker assassiné et le curé de la paroisse - Karl Malden magistral, tout en puissance - se battent pour faire triompher la vérité et lui ouvrent peu à peu les yeux. Terry finit par comprendre que sa carrière de boxeur, pourtant prometteuse, a déjà été avortée par son frère et ses amis à des fins de paris truqués. Se sentant injustement dédaigné, Malloy va reconquérir dignité et humanité, non pas par la vengeance des armes, mais par le fait de faire respecter ses droits aux yeux de tous.

Basé sur l'enquête du journaliste Malcolm Johnson, Sur les quais a un côté un peu documentaire, avec un point de vue souvent réaliste et des images jamais esthétisées. Il flirte également avec le film noir, dans des ambiances de gangsters et d'arrière-salles de bars un peu glauques. Il a également un côté indéniablement politique, évoquant au final l'action collective et la reconquête du syndicat par les travailleurs, même si dans ce domaine, Kazan reste plutôt timide et préfère faire de son personnage un symbole, parfois presque christique, puisqu'il souffre dans sa chair pour l'émancipation de ses camarades. Malloy est un véritable personnage de tragédie, qui cristallise les aspirations collectives et endosse la responsabilité du destin des dockers, comme il endosse le blouson de celui qui a été assassiné, faisant de lui un homme nouveau.

De ce fait, de part ce côté multiple parfois déstabilisant et malgré d'indéniables qualités dramatiques, Sur les quais est une œuvre qui interroge. Quel était le but de Kazan ? Après avoir vu le film avec un réel plaisir, j'avoue néanmoins ne pas être capable de répondre à cette question de façon très claire. Réalisateur au parcours controversé suite à son positionnement durant la période de la chasse aux sorcières du Maccarthysme, Elia Kazan a sans doute mis beaucoup de lui-même dans Sur les quais, qui sonne parfois comme une tentative de justification.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2014
Génial ! Mon premier film avec Marlon Brando (Apocalypse Now ça compte moyennement). Putain quelle star ce type ! Il tient le film a lui tout seul, grâce a son physique et a une présence hors du commun tout en sobriété, je redécouvre ce qu'est un acteur. Deux ou trois scènes cultes notamment la fin.
Et que dire d'Elia Kazan que je découvre également ce soir, une réalisation des plus minutieuses, chacun de ses plans sont splendides, précis mais sobre également lui aussi. Il y a du talent, la distribution est sûr d'elle, tout le monde est au sommet de son art avec une bonne Eva Marie-Saint que je n'ai pas cité. A voir d'urgence.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 juin 2013
Véritable succès à sa sortie (8Oscars) et le genre de film qui ne vieilli pas et qui reste toujours aussi excellent. Elia Kazan offre l'un de ses meilleurs films, Marlon Brando est juste exceptionnel dans son rôle de jeune docker tourmenté entre sa bonne conscience et l'influence mafieuse des dockers, de même les seconds rôles sont au rendez-vous. Ce film est vraiment agréable à regarder malgré son âge, et de bonne volonté, ce film est un grand classique du cinéma américain et c'est mérité. 4,5/5
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 juillet 2014
"Sur les Quais", énième chef d'oeuvre d'Elia Kazan. Le cinéaste y remet en scène Marlon Brando, son acteur fétiche qu'il avait lui-même fait connaître du grand public avec "Un tramway nommé Désir" à peine trois ans avant. Rappelons que "Sur les Quais" avait tout raflé aux Oscars en 1955; 8 récompenses, un beau palmarès.
L'intrigue est intéressante et assez inédite; en immersion sur les quais de New York dans les années 50 où une bande de mafieux a la main mise sur le syndicat des dockers. On suit donc Terry un jeune voyou un peu paumé et surtout très influencé par son frère et son patron. Qui d'autre que le grand Marlon pour jouer ce rôle de loulou au grand coeur, ténébreux, viril et troublé ? A part Brando le reste du casting vaut son pesant d'or; Eve Marie Saint qui jouait là son premier rôle, l'excellent Karl Malden en abbé vertueux, Rod Steiger et Lee J. Cobb avec sa bonne gueule de mafieux (dont on se souvient bien dans "Douze hommes en colère"). Le scénario est solide, il y a de nombreuses scènes très fortes (la scène du taxi par exemple). L'affrontement final est magistral; c'est beau, c'est puissant et la fin est mémorable, une belle métaphore avec la courageuse marche de Terry qui guide les dockers et qui regagne son honneur; un beau moment de cinéma. Une des plus belles perles d'Elia Kazan.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mars 2013
Ce n'est qu'après avoir visionné ce film que j'ai appris qu'il avait été réalisé par Elia Kazan. Pas étonnant qu'il soit aussi réussi. Surtout avec Marlon Brando dans le rôle principal, ce dernier faisant parti des plus grands acteurs de tous les temps... Y a des films comme ça sur lesquels il ne sert à rien de s'étendre, ils imposent le respect, tout simplement.
matt240490
matt240490

98 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2014
Récompensé de 8 Oscars, dont ceux du meilleur film, du meilleur scénario original et du meilleur acteur pour Marlon Brando, il est clair que Sur Les Quais ne laisse pas indifférent. Plaçant son histoire dans un contexte de mafia locale opérant sur les quais et dont l'emprise sur ses travailleurs est totale, le métrage d'Elia Kazan trouve avant tout sa force dans la prestation de celui qui interprétera plus tard Don Vito Corleone dans Le Parrain, Marlon Brando. A l'aide d'une dégaine que l'on ne trouve plus que trop rarement et d'un charisme fulgurant, l'acteur enflamme l'écran de ses dialogues brillants, surtout en compagnie de la jeune et jolie Eva Marie Saint. En dépit d'une toute petit période creuse vers le milieu qui brise un peu sa bonne lancée, le film s'inscrit durement parmi les productions phares de ces années 50, où le noir et le blanc laissaient imaginer pléthore de couleurs édulcorant un écran à qui l'on enviait rien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 février 2013
Ne serait-ce que pour la scène du taxi et cette replique devenue culte, ce film doit être vu. Un Marlon Brando au sommet de son art, qui prend vraiment la dimension du personnage. Grandiose.
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