Ca commence bien un petit vent de fraîcheur souffle sur nous. Les acteurs sont d'une spontanéité rare et il y a cette fin qui surprend tout le monde. On en sort déçus.
très belle surprise. Pour une fois la middle-class française est justement représentée. Le film réserve aussi des moments très drôles. Anaïs Demoustier est épatante.
D'amour et d'eau fraiche, ce drame sur la difficulté de trouver sa place dans le monde du travail pour un jeune diplomé est un sujet réel mais l'histoire est de loin la réalité.
Julie, 23 ans, est assez représentative de sa génération, spécialement sur le plan de l'emploi - surdiplômée, elle enchaîne pourtant les petits boulots. Elle n'est d'ailleurs pas plus épanouie sur le plan sentimental, traînant son ennui de lit en lit. Cependant, si elle ne réussit pas à se fixer professionnellement, elle semble bien rencontrer l'âme soeur en la personne du marginal Ben qui l'entraîne dans un road movie où les deux tourtereaux se voient assez bien en Bonnie et Clyde - au petit pied cependant, quand ils finissent lamentablement leur équipée sur un parking de supermarché. Ce portrait de jeune fille banale tentée par l'aventure, qui fait un petit film sympathique, doit beaucoup à son interprète, la charmante Anaïs Demoustier, pour moi infiniment plus à l'aise et convaincante que dans "L'enfance du mal", son film précédent. Et dans le reste de la distribution on remarque surtout Pio Marmaï en "Ben" (nommé dans la catégorie "Meilleur Espoir masculin" aux Césars 2009) , tout de charme canaille.
D'amour et d'eau fraîche: le scénario est simplissime, elle cherche du travail et les petits boulots ne lui plaisent pas, elle couche à 3 reprises, je crois, dans le film: voilà pour l'amour; elle rencontre un zozo qui passe des voitures volées en Espagne et vole à l'étalage, ils se baignent tous les deux dans la rivière: voilà pour l'eau fraîche. Elle trouve un pistolet qui appartient au zozo et le braque sur un vigile de supermarché, ils se sauvent tous les deux en voiture et, à la sortie du parkling,sont arrêtés par la police: est ce que le film va commencer? Non, il est déjà fini et il a traîné en longueur.
Un joli titre pour ce film grave sur le rapport entre notre société et les jeunes qu'elle forme vers un avenir en point d'interrogation. L'éclaircie vient elle de la marginalisation et la petite délinquance? Question posée et les acteurs donnent toute la crédibilité et le réalisme cru au scénario, tout en gardant une légèreté qui accroche le spectateur. Cas isolé ou mal être plus général?
Qu'est ce que c'est rafraîchissant! Une histoire simple avec des situations qui reflètent tout bonnement la vie. Anaïs Demoustier et Pio Marmai crèvent l'écran par leur interprétation d'un naturel épatant et font beaucoup pour la qualité de ce film.
Film court et implacable, celui qu'on aurait aimé montré à nos parents et consort, qui n'ont jamais rien pigés au sort merdique de notre génération. On a tous vécu ça, on a tous du survivre, dépasser, se construire, s'adapter à cet enfer. Ya ceux qui s'adaptent en se coulant dans le moule tertiaire, renonçant dès lors à leur âme, les mêmes dont on voit "luire" l'écran de smartphone de plus en plus un peu partout autour de nous, triturant leur clavier pendant les séances de cinéma, au théâtre, pendant une conversation, nous délaissant sur place comme si l'on n'existait plus, semblant oublier soudainement notre présence, sommés de répondre sur le champ quand l'appareil les requiert, même le dimanche matin, tels des domestiques qu'ON sonne, et il y a les autres ; Julie en est, maladroitement. "Où nous sommes nous égarés ? Nous demandions ce qu'est la Technique et sommes maintenant arrivés devant l'Aléthéia, devant le Dévoilement. en quoi l'aître de la Technique a-t-elle affaire avec le Dévoilement ? Réponse : en tout."
Un excellent film avec une superbe interprétation. Le monde du travail y est décrit sobrement mais avec une férocité subtile et convaincante. Du très bon cinéma.