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pandani
43 abonnés
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3,0
Publiée le 21 août 2010
Rien de très original dans cette chronique mi-sociale mi-naturaliste qui sonne souvent juste, notamment dans sa première partie. On remarque surtout d'excellents acteurs, dirigés et filmés avec beaucoup de finesse.
Le film a beaucoup de mal à démarrer et on se demande d’ailleurs à quel moment il démarre réellement. Cependant on ne s’ennui pas tellement avant que la situation ne commence à bouger vers la fin du film. Cela commence par la galère de cette jeune active, Julie, dans une capitale sans pitié pour elle mais le scénario a pas mal de difficultés à se faire une place. Une fois le Bad Boy rencontré, la vie de la jeune femme prend une tout autre destinée. Une vision de la société où prône le non respect des lois et de la liberté d’entreprendre, changera la personnalité de Julie, blasée de voir tout ses efforts mis au placard. Le film commence à devenir prenant dans le dernier quart d’heure seulement, mais au final, rien ni personne n’est parvenu à nous séduire. Des scènes coupées brusquement, sans bonne transition, perturbe la continuité du film qui ne restera qu’une succession de péripéties sans âme.
Peu de monde cet après-midi pour visionner ce très bon film dont, malheureusement, la fin est en queue de poisson... et totalement invraisemblable. Le film met un peu de temps à démarrer et à trouver ses marques : Julie, jeune "surdiplômée", végète de petit boulot en petit boulot qui n'ont rien à voir avec sa formation initiale et dans lesquels elle va de déconfiture en déconfiture. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Ben qui l'entraîne sur la voie de l'oisiveté mâtinée d'une forme de délinquence. La description du monde des "petits boulots" est très juste. Les acteurs sont très bons et jouent leur rôle avec précision. Cependant la fin du film est impossible : comment, après avoir été interpelés de façon musclée par les flics suite à une altercation avec un vigile avec usage d'arme à feu, nos héros peuvent-ils se retrouver nageant paisiblement dans un lac ? Petite remarque pour finir : sans vouloir faire le prude, était-il absolument nécessaire de nous faire découvrir le corps dénudé (adorable au demeurant) de la jeune Anaïs Demoustier ? Je remarque que presque tous les films nous présentent actuellement des scènes très dénudées qui, la plupart du temps, n'apportent rien au reste du film. Je pose juste la question.
un bon film français, qui trouve tout son sens dans notre société actuelle, on se retrouve dans tous ces personnages qui abordent à leur manière la vie: trimer dans une vie parisienne hors de prix, vivre de petits riens, partir à l'étranger où l'herbe est plus verte.. et tous les profils sont passés en revue: la galère des jeunes, la nana insupportable de la boîte de comm', les parents satisfaits d'une vie que personne ne veut, le commercial qui n'aime pas son job.. Je vois néanmoins ce film davantage destiné à un public international: on retrouve tous les stéréotypes français: toits de Paris, Julie a toujours un clope au bec, la maison d'un ami dans le sud, sans électricité mais tellement charmante.. beau film mais pas rassurant.
Film super ! j'hésitais à aller le voir car j'avais vu des critiques pas top, mais moi j'ai beaucoup aimé, je ne me suis pas ennuyée 1 mn malgré qu'il n'y ait pas de l'action toutes les 2 mn mais j'étais prise dans les émotions des personnages et les situations très réalistes.
Ce que j'ai aimé : le réalisme, la justesse des dialogues et des situations, les 2 acteurs principaux supers (petite remarque de fille : l'acteur principal en est très beau) :), une touche de romantisme, beaucoup de naturel et surtout un vent de liberté qui souffle sur ce film qui fait que j'ai adoré !
Après un joli premier film en 2007 L'année suivante avec déjà Anaïs Demoustier (et avec Ariane Ascaride), Isabelle Czajka nous revient avec D'amour et d'eau fraîche. Moins abouti que le précédent, ce nouveau film est malgré tout assez agréable à regarder. La première partie où l'on suit la jeune héroïne en quête d'un emploi est bien senti, entre réalisme et comédie. Quelques beaux morceaux savoureux notamment lors de ses rencontres sexuelles. Quand apparait le mauvais garçon Pio Marmaï (à la moitié du récit seulement), le film bascule dans autre chose, de pas très précis d'ailleurs, ni drame, ni comédie, qui part un peu en queue de poisson. L'histoire d'amour est mise de côté au profit du polar mais qui est aussi très vite bâclé. La fin survient, abrupte, alors que rien n'est vraiment développé dans cette dernière partie. Dommage ça partait bien et on avait plaisir à suivre les déboires de la jeune fille à la recherche d'un travail. Une bonne idée, une bonne mise en scène qui se délitent subitement sans qu'on sache pourquoi. Comme si la réalisatrice ne savait plus quoi faire de son personnage une fois qu'elle prend le maquis...Heureusement il y a le charme de l'interprétation. La bande-annonce laisse entrevoir quelque chose de beaucoup plus nerveux dans le genre road movie. Mais pas vraiment au final. Inégal donc mais pas désagréable.
On ne connaissait pas Anaïs Demoustier ni Pio Marmaï, et c'est dommage car ils donnent une tonalité particulièrement crédible d'une certaine jeunesse en galère et cherchant à survivre dans un monde d'adultes étrange par ses codes et cruel dans les désillusions qu'il révèle. Le scénario assez pauvre, la progression dramatique naïve, le rythme plutôt molasson, la pauvreté des scènes d'action baclées de la fin du film conduisent à regretter la fainéantise de la réalisatrice ou la pauvreté de son répertoire cinématographique. On est loin d'"A bout de souffle" ou de "Pierrot le fou"...
Le personnage principal de D'amour et d'eau fraîche s'appelle Julie Bataille. Le nom lui va assez bien au teint, bon petit soldat qui ne demande pas mieux que de s'intégrer dans le monde du travail. Jeune, jolie, diplômée, elle navigue pourtant entre jobs minables et boulots humiliants. Une époque formidable, non ? Adepte d'un cinéma naturaliste et peu portée sur le psychologique ou le spectaculaire, Isabelle Czajka joue plus sur les temps morts, les variations saisonnières du moral de son héroïne, qui n'a d'autre choix que de se laisser dériver au fil des circonstances. Pour sûr, D'amour et d'eau fraîche, entre Pialat et Doillon, en version light, a une belle gueule d'air du temps. Faut-il glander plus pour vivre mieux ? Bof, il n'y a pas de leçon de morale dans ce film, une sorte de fatalisme quand même, mais insouciant et presque gai, du moins pour le temps présent. Quant à l'avenir ? On verra bien ... Anaïs Demoustier, subtilement dirigée, est formidable dans le rôle de Julie. Isabelle Czajka est une bonne directrice d'acteurs, une scénariste douée et une réalisatrice pas géniale, mais honnête. De quoi croire à son avenir, à elle.
Vous cherchez un bon film français dans lequel on ne s'ennuie pas pour cette fin d'aout ? Ben vous z'êtes sur le bon film: Des acteurs beaux et talentueux qui donnent envie de faire du cinéma, une réalisatrice pétrie de talent qui vous sert avec verve et brio un film laissé au préalable mijoter à petit feu avec doigté et intelligence. Bref, faut en profiter tant que c'est servi chaud ! Et encore bravo. Mmmm je vais me resservir une petite louchette...
je m'en doutais... comme son premier long, "l'année suivante", le nouveau film d'Isabelle Czajka est excellent ! l'air de rien, avec une mise en scène discrète mais implacable, des comédiens d'une justesse incroyable - Anaïs Demoustier est vraiment en train de devenir ma 'jeune' comédienne favorite, Pio Marmail n'en fait pas trop, chaque second rôle parfait -, Czajka réussit son film avec une grâce évidente. Mais surtout, elle s'affirme comme cinéaste : elle brasse les mêmes thèmes que sur son premier, travaille les mêmes questionnements, plus en profondeur encore. Que nous raconte-t-elle cette fois ? que le travail, et plus généralement la société, brise les envies et les destins des jeunes gens si tant est qu'ils en aient. Et ça, sans coup de semonce, sans signe ostentatoire; elle se contente de filmer, comme dans l'Année Suivante, le renoncement et la désillusion. Son cinéma est d'une grande tristesse et d'une implacable réalité. Aussi, je trouve qu'on a là une cinéaste capable, à l'instar de Mia Hansen Love peut-être, de filmer la France comme les bons cinéastes des années 70 savaient le faire. Non pas que son cinéma sente le passé, c'est pas du tout ce que je veux dire : elle sait filmer 2010 comme un Sautet ou un Pialat savaient filmer 1975.
La bouffée d'oxygène de ce mois d'aout ! Ça fait du bien de passer 1H30 avec deux acteurs talentueux, et dont on sens qu'ils sont heureux d'être là. Bien sur le film n'est pas parfait, et n'a pas que des qualités, mais on arrive à passer outre, et à passer un excellent moment avec ce film particulièrement bien écrit ! A voir absolument !
Naturel, simple, efficace et actuel. Le duo Anaïs Dumoustier/ Pio Marmai fonctionne à merveille. Ce film peut déranger, mais c’est aussi ça, le cinéma ! Personnellement, je n’y vois que la réalité dans la vie de certains jeunes en quête d’un certain idéal. D’incompréhensions en humiliations ou tout simplement par un manque d’attentions, et toujours en quête de liberté, la route prise n’est pas forcément la plus facile ou la meilleure.
"D'amour et d'eau fraîche", c'est deux films pour le prix d'un. Le premier, chronique amère de la vie d'une jeune femme de 23 ans qui peine à garder ses boulots et les mecs avec qui elle couche pour une nuit. Le second, pseudo-polar bâclé et sans intérêt. La première partie se distingue par ses situations réalistes et ses bons dialogues teintés d'ironie. Pour ce qui est de la suite du film, on se contentera du beau couple formé par Anaïs Demoustier et Pio Marmaï. Un film pas mauvais, mais à mon goût inachevé...