Toutes nos envies
Note moyenne
3,7
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346 critiques spectateurs

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chrischambers86

16 173 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2012
Cette oeuvre douloureusement belle de Philippe Lioret est une nouvelle rèussite du rèalisateur des bouleversants "Je vais bien, ne t'en fais pas" et de "Welcome". Dans cette libre adaptation de "D'autres vies que la mienne" d'Emmanuel Carrère, le cinèaste poursuit son exploration de la sociètè française et de ses dèrives! Pour ce film, Lioret et Carrère ont vite compris que le roman n'ètait pas adaptable de façon fidèle car il mettait en scène des membres de la famille de l'auteur! ils ont donc crèè pour "Toutes nos envies" d'autres personnages et restructuraient le rècit tout en gardant l'aspect sombre du livre! Etonnante Marie Gillain (dans son plus beau rôle) qui se bat contre vents et marèes et formidable Vincent Lindon, au jeu tout en rèserve, dans ce drame finalement sur l'histoire du surendettement! Mais c'est aussi une extraordinaire histoire de vie, de passion humaine, avec des personnages plus vivants que la vie puisqu'ils ont cette espèce d'urgence de vivre tout ça! Impossible d'oublier cette scène magnifique entre Claire et Stèphane dans ce coin idyllique au bord d'un lac! La suite est d'une tristesse terrassante! il y a ègalement une telle force et une telle humanitè dans cette histoire qu'il serait dommage de s'en priver car dans ce film chaque seconde de vie compte, faite de silence et de grands moments d'intimitè! C’est en dèfinitive, un film poignant...
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 octobre 2012
Cette histoire est tirée du roman d'Emmanuel Carrère, "D'autres vies que la mienne", et on retrouve globalement la trame de la relation professionnelle et affective entre Juliette, la jeune juge, et Etienne, le magistrat expérimenté et pugnace. La trame, mais que la trame. En effet, la richesse du roman de Carrère reposait sur l'idée de "autres que la mienne", et sur le pluriel de vies". Car si la deuxième partie de son livre se centrait sur l'histoire de Juliette et d'Etienne (tout en décrivant aussi leurs environnements et en détaillant leurs parcours), il y avait une première partie qui justifiait cette suite : la narration du tsunami de Noël 2004 au Sri Lanka, et la mort d'une autre Juliette, la petite fille d'un couple de Français rencontrés deux jours avant.
Comme dans la plupart de ses romans, "L'Adversaire", "Un Roman Russe" ou tout récemment "Limonov", Emmanuel Carrère traite brillamment du sujet, que ce soit l'histoire d'un homme qui massacre sa famille pour s'échapper de 15 ans de mensonge, ou la biographie d'un leader nationaliste russe ex-gigolo à New York ; mais comme beaucoup d'écrivains, il parle aussi de lui et de ce que ces sujets agitent chez lui. C'est cet aller et retour entre des sujets exceptionnels et la perception qu'il en a qui rend ses livres si intéressants. Dans "D'autres vies que la mienne", cet intérêt est renforcé par le fait que les protagonistes de cette histoire lui avaient dit : "tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire ?"
Dans le film de Lioret, point de trace d'un narrateur, encore moins d'un auteur. On se retrouve face à la narration désincarnée d'une histoire édulcorée, tant dans son traitement de la maladie de Claire que dans celui de son combat avec Stéphane contre la stratégie de surendettement des sociétés de crédit. Dans le roman de Carrère, Juliette/Claire avait été handicapée par un mauvais usage de la radiothérapie, et Etienne/Stéphane avait été amputé d'une jambe dans sa jeunesse à la suite d'un cancer. Emmanuel Carrère raconte ainsi leur rencontre : "Une chose fait rire Etienne quand il raconte sa rencontre avec Juliette. Ce sont les mots qui lui ont traversé l'esprit la première fois qu'il l'a vue. On a frappé la porte de son bureau, il a dit: oui, entrez, et quand il a levé les yeux elle s'avançait vers lui sur ses béquilles. Alors il a pensé : chouette ! une boiteuse."
C'est cette dimension si particulière et ce sens du détail étrange qui manque cruellement au film. La maladie ne fait qu'effleurer Claire, et Etienne a juste le visage fatigué de Vincent Lindon. Lorsqu'ils se rencontrent, c'est dans un café, comme dans tout bon film germanopratin, et chaque réplique est plus prévisible que sa précédente. Quand Claire rend visite à sa mère, elle remarque avec amertume qu'elle a acheté une nouvelle télévision, puis elle évoque la convocation à une audience ; bien, on a compris que la petite juge des surendettements a une mère noyée sous les crédits. Mais la scène continue, et se finit par une diatribe de la mère : "Si tu as fait 100 km pour me donner des leçons, tu peux rester chez toi !" Cet exemple illustre la lourdeur didactique de la mise en scène, bien loin de la maîtrise de "Je vais bien, ne t'en fais pas" et de "Welcome".
"La réalité est plus mélodramatique que la fiction", a déclaré Carrère lors de la sortie de son livre. En fictionnalisant cette réalité, c'est-à-dire en la réduisant à quelques relations simplistes, Lioret réduit l'histoire à un mélo conventionnel et attendu, là où le livre alliait la narration complexe et le vrai mélodrame. Alors certes, la qualité du jeu de Marie Gilain permet de rendre crédible et émouvante quelques scènes, mais on reste loin du compte.
Dans "D'autres vies que la mienne", Emmanuel Carrère écrit : "J'ai été et je suis encore scénariste, un de mes métiers consiste à construire des situations dramatiques et une des règles de ce métier c'est qu'il ne faut pas avoir peur de l'outrance et du mélo. Je pense tout de même que je me serais interdit, dans une fiction, un tire-larme aussi éhonté que le montage de petites filles dansant et chantant à la fête de l'école avec l'agonie de leur mère à l'hôpital." Là, elles ne dansent pas, elles adoptent le petit chien promis par leur mère...
http://www.critiquesclunysiennes.com/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 septembre 2012
spoiler:
Un excellent film français. Marie Gillain et Vincent Lindon illuminent la toile. Des jeux d'acteurs criants de vérité et de sincérité. Le scénario est violent, bien écrit tout en retenu, jamais cliché et ne tombe pas dans le "pathos". Après avoir vu ce film, je me suis dis ne t'apitoies pas sur ton sort et vis tes rêves le plus possible.
NammJones
NammJones

139 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 septembre 2012
Mou, long et sans intérêt.
Déjà le sujet est difficile à suivre, d'autant plus qu'il est réaliste et donc peu intéressant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 août 2012
Je vous recommande de le voir !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 juillet 2012
Ce film est bien. Au sujet principal du surendettement, vient se greffer une autre péripétie qui donne un ton poignant à ce film.
Ti Nou

625 abonnés 3 863 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2012
Il y a une véritable richesse thématique dans ce film de Philippe Lioret qui amène l'auteur à s'éparpiller par moment. Mais il parvient à recentrer son film sur son personnage principal et à négocier parfaitement son final.
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2012
Marie Gillain une jeune juge va voir sa vie basculer lorsqu'elle apprend qu'elle est atteinte d'une tumeur au cerveau inopérable.Elle refuse tout traitement pour les quelques mois qu'il lui reste à vivre.

Elle va mener un combat ultime pour sauver de l'impasse une mère de famille prise à la gorge dans la spirale du surendettement.

Aidé par vincent lindon .

Film dur sans glisser dans le pathos

marie gillain est impeccable dans ce rôle , Lindon égal à lui même
une belle histoire
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2012
Quelle merveille de film, un film très dur, mais très beau, ou la force du combat pour la vie, l'amour de ses proches, la justice, sont tant d'éléments très importants à mes yeux. Marie Gillain & Vincent Lindon sont exceptionnels, comme d'habitude, et tous les thèmes de ce film sont traités avec justesse et finesse, bravo. Pour finir, je ne comprends que l'on puisse travailler dans une société de crédit tout en se regardant dans la glace, car profiter de la misère des autres pour s'enrichir, ça me fait gerber, et me dites pas que c'est un cliché, car mon frère a fait un stage dans ses "sociétés", et je sais comment ça se passe...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 mai 2012
Film assez poignant , les acteurs jouent juste , le scénario leur permet de ne pas trop en faire ce qui grandit leur jeu d'acteur surtout celui de Marie Gillain , néanmoins je trouve que l'on finit pas tourner en rond . D'ailleurs à mon goût je n'ai pas retrouvé la force sociétale de " Welcome" du même Philippe Lioret.
bibialien
bibialien

44 abonnés 794 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2012
Malgré un scénario un peu faiblard j’ai bien aimé. OK la jeune femme semble instantanément plus proche d’un juge inconnu que de son mari avec qui elle vit mais l’amour ne se dirige pas et c’est cette idée qui m’a séduite.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 avril 2012
Toutes nos envies est moins bon que ses deux précédents films mais c’est encore une fois du très bon Lioret. Il excelle dans la défense de cause perdue et dépeint une réalité sociale à merveille. Ses films ont toujours un coté chevaleresque sous jacent qui leur donne une force et une émotion particulière. Gillain et Lindon sont parfaits !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 avril 2012
Alors ce film est un conte moderne bourrer de sincérité. Le mélange est original pas ce coté dénonciateur et a la fois récit.La réalisation montre une certaine proximité avec le spectateur. Le film est très réaliste pas sa mise en scène mais également par le jeu d'acteur. Le film montre encore l'immense talent de Philllipe Lloret et l'interprétation de Marie Gillain est superbe et montre son immense talent tous comme Vincent Lindon. Un très beau film.
thiboy
thiboy

35 abonnés 514 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 avril 2012
Le réalisateur Philippe Lioret après l’excellent Welcome a voulu s’attaquer à l’abus des sociétés de crédit mais le résultat est moins honorable que son précédent film mais aussi moins bien heureux, il n’arrivera pas à lancer un débat aussi prenant qu’il avait fait avec Welcome et la politique d’immigration. Certes il est vrai que l’on s’attache à cette femme qui livre ici son premier et son dernier combat, on s’attache donc à elle assez rapidement et de façon simple, Marie Gillain étant parfaite dans ce rôle livre ici un jeu excellent, tout comme Lindon, tous d’une vérité saisissante et assez poignante, la seule puissance du film se trouve donc dans la sobriété de la mise en scène. Welcome déployait un stratagème mené avec franchise qui transitait par le récit d’une entraide et une guerre contre les préjugés avec l’absurdité de la répression, une petite histoire qui servait le grands sujets et qui créait ainsi le débat.
Sauf que dans ce nouveau film, la description de d’une réalité précaire passe ici par la vulgarisation et les clichés, ceci empêchant le mécanisme de répétition du scénario peinant à rendre compte de la gravité de la situation et on regrette que le récit de Claire vient progressivement phagocyter le récit et installant un malaise en plus d’un suspense assourdissant. On regrette donc de raccourcis scénaristiques, comme par exemple, pourquoi traiter le combat contre la maladie, sujet plusieurs fois traités dernièrement au-devant des questions sociales. Dommage donc que le film zappe les personnes en difficulté financières, Toutes nos envies est donc un film qui a peur de montrer sa révolte, il y a plus à désespérer qu’à débattre, surtout que Lioret se trompe de message au sujet des pauvres : s’ils sont dans la mouise de l’endettement c’est qu’ils cherchent à accéder au bonheur du confort tout en se parfumant de Guerlain.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 avril 2012
Comme je viens de le lire ici, le thème du film n'est ni le surendettement, ni la maladie, et personne ne meurt pendant 2H. A se demander si certain ont vu ou compris. Le réalisateur évoque bien au contraire la force, la puissance, la vie, le fondement, le combat d'une personne à donner un sens essentiel à sa vie, pour apprendre soudainement...et bien... (et cela coupe un peu le souffle), il est tout simplement rayé des listes (quelques semaines à vivre, Aïe, ça fait bien court), sans même pouvoir finir sa soupe. Et cela peut arriver à n'importe lequel de notre entourage, sans prévenir, ou même à soi-même. Et la superbe du film, c'est de choisir de vivre audacieusement, avec la pudeur d'oublier, de ne pas communiquer à quiconque sur cet état de fin inéluctable, de garder la tête haute, de respirer, de vivre à plein poumons comme si de rien n'était. Un exemple hors du commun que peu de personnes peuvent suivre. A aucun moment une baisse volontaire de régime, ni faiblesse, mais au contraire un élan, une énergie, que seule la toute dernière demi-heure vient freiner et souffler divinement cette heureuse bougie qui ne voulait pas s'éteindre. On pense que cela va se terminer tristement, eh bien non ! cela repart encore et cela s'éclate même encore à quelques minutes de la fin du match. Il y a de la joie, même dans la tristesse, une sorte de jubilation à duper la mort et lui jouer des tours sans cesse et la faire ch**r jusqu'au bout. S'encourager à jouer avec tous, sans jamais être démasquée. Non pour tromper, mais pour épargner. Et le plus curieux, c'est cette stupidité que l'on peut avoir dans le regard à ne même pas entendre comprendre le message de nos proches. C'est un parfait inconnu qui détecte le jeu profond de l'actrice, son désarroi caché. Un beau pied de nez au mari, à la mère,etc qui n'y voient que du feu. Le jeu d'acteur est fantastique de justesse, de regards, de silences, de non-dits que bien des ronflements de spectateurs ont manifestement couvert. Et bien c'est dommage, car je découvre tardivement que le film dure 2H et passe si vite. Il y a une telle richesse dans ce film, tant de choses abordées, qu'à aucun moment, on ne peut s'ennuyer. Un film extrêmement énergique, un duel de justice très prenant, mais aussi une histoire d'amitié proche de l'histoire d'amour qui vient s'immiscer en parallèle pour soutenir le récit de ce merveilleux film. Film qui concerne tous ceux qui ont pensé qu'un jour, eux même, ou un très proche, pouvait être emporté sans aucun compromis ni trompette. Un formidable élan de vie, d'enthousiasme, pour ceux qui accepte de réfléchir 2s au sens profond de la vie, à ce que l'on peut en faire de mieux. Mais le film, le dit mille fois mieux et avec une poésie et une légèreté bien loin du mièvre, du gnangnan, de l'apitoiement, d'une quelconque tristesse malheureuse. Il est même rare et audacieux d'arriver à aborder la fin du film avec autant de légèreté, de pudeur, de refus de se laisser aller, de joie de vivre qui perce et anéantis totalement le choix du destin qui voudrait installer une quelconque mélancolie. Un sourire éclatant, un souffle, une volonté inébranlable de la part de l'héroïne, car seul le spectateur se montre plus lucide et réaliste et imagine très bien une fin possible. Et comme un beau match, la balle rebondit sans cesse. C'est avant tout un film heureux, car la victoire est à la force du mental.
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