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moreapacifique1
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3,5
Publiée le 22 septembre 2016
Film drôle et réaliste en même temps qui donne à penser que seul le Vatican, ne comprend pas que le Pape un homme comme les autres...Très bien joué et mis en scène. Moretti ne manque jamais d'idées intelligentes.
Film très original qui prend avec beaucoup de légèreté la tragédie de ce cardinal ordonné pape contre son gré, un poste qu'il ne peut pas refuser ! Qu'à cela ne tienne, notre pape s'enfuit avant même sa présentation au monde entier, les yeux rivés sur le célébrissime balcon blanc. S'ensuivent des rebondissements cocasses (le pape mêlé à la foule dans un bus !) et notre pape est balloté ici et là, rencontre une femme merveilleuse qui ignore son identité. Jusqu'ici, ce film avait tout pour nous plaire, mais c'était sans compter sur une fin qui brise complètement toute l'ambiance enlevée du film : l'annonce finale du pape (gardons le suspens pour ceux qui ne l'ont pas vue) nous fait dire qu'au cours de ce voyage initiatique, notre homme n'a rien appris sur la foi, les gens qui croient ou non en lui, et surtout sur lui-même... Un final dont on se passe tant on anticipe une réponse pour constituer une fin heureuse qui conclut un film décalé au ton léger, pour mieux tomber de son siège et être déçu par un choix qui nous ramène à la case départ et nous donne l'impression d'avoir vu le film sans raison ou conséquence sur la fin... Voyez ce très beau film mais épargnez-vous une désillusion finale...
Un film touchant mais maladroit et inégal. Autant l'idée de départ est prometteuse, autant le mélange des registres est malhabilement géré. Autant le portrait d'un homme dépassé par les événements (incarné par un Michel Piccoli très juste) est fort réussi, autant ses péripéties sont invraisemblables. Autant la prestation de Nanni Moretti est convaincante, autant certains cardinaux sont caricaturaux et/ou outranciers. Autant certaines scènes sont de jolies trouvailles (la rencontre avec la psy, le parallèle musical) autant d'autres relèvent d'une intrigue grand-guignolesque (le tournoi sportif). Déroutant.
J'ai beaucoup aimé ce film qui nous montre que le pape est avant tout un homme. Un homme avec ses doutes, ses angoisses, ses défauts. .. Ce film sort des sentiers battus... des histoires convenues sur les "intrigues" des élections papale. Même si j'ai aimé la série "borgia" je trouve plaisant de voir l'église sous un autre angle. Un angle plus tolérant. De plus j'ai souri plus d'une fois grâce aux interventions tragi-comiques du psy. Un très bon film qui ne se complaît pas dans des clichés religieux mais qui montre avant tout les questionnements inerrant à la vieillesse et au pouvoir.
La première et la dernière partie m'ont emballé mais la seconde partie est malheureusement beaucoup moins intéressante. Vraiment dommage. D'autant plus que le thème du devoir était intéressant et bien traité.
Ce film permet aux néophytes comme moi d'apprendre certaines choses sur le fonctionnement du Vatican (le conclave, la fumée noire, la fumée blanche). Et l'intervention d'un psychanalyste au Saint-Siège est source de situations comiques. Hélas, le ton pince-sans-rire et le regard ironique du début du film laissent place à l'ennui avec la fugue du Pape, son errance et ses motivations assez obscures. A la fin, on se dit "tout ça pour ça !".
Quelque peu déçu par ce Nanni Moretti qui disposait pourtant d’un sujet accrocheur, mais que le cinéaste s’évertue à ne pas traiter. Là où l’on attendait une confrontation entre un pape dépressif et son psy qui est athée, le film esquive en permanence son sujet et évite justement de froisser tout le monde en préférant la tangente et l’usage quelque peu abusif de la métaphore sportive, histoire de nous refaire le coup de Palombella Rossa. Certes, le réalisateur n’est pas manchot et trouve en Michel Piccoli un allié de poids – l’acteur est tout bonnement prodigieux en pape qui doute de lui-même et qui semble être passé à côté de sa vie. Malheureusement, le cinéaste a la main lourde lorsqu’il se lance dans cette sous-intrigue de compétition sportive entre cardinaux. En fait, on se contrefiche de ce passage qui ruine les autres beaux moments du film. Par contre, on aime énormément la scène finale, mais que d’attente pour en arriver là.
Superbe film de Nani Moretti, avec un Michel Piccoli de 85 ans et un regard d'enfant. Film humain drole loufoque sérieux et burlesque à la fois, ce film inclassable est une vraie réussite un vrai bonheur
Elu pape contre son gré, un cardinal se remet en question, et préfère fuir plutôt que d'assumer son rôle. "Habemus Papam" se moque gentiment du fonctionnement du Vatican, présentant l'institution comme quelques peu déconnectée des réalités, et étouffée par ses traditions. Mais le vrai sujet du film est plutôt le poids du pouvoir. C'est écrasé par celui-ci que le pape (impeccable Michel Piccoli !) doute de lui-même, repense aux voies qu'il n'a pas pu emprunter, et en vient à demander de l'aide à un psychanalyste (profession qui en prend aussi pour son grade). En résulte une œuvre originale, assez osée mais relativement tendre, malgré un final plutôt noir. On notera que la démission inédite du pape Benoît XVI, deux ans après la sortie du film, confère à celui-ci un caractère quasi prophétique...
Au départ touchant et décalé, le film de Moretti devient peu à peu "chiant" et surtout totalement irréaliste. Dommage car le sujet et la façon dont il était abordé étaient fort intéressant.
Malgré une idée de départ qui semblait intéressante en offrant l'opposition de deux visions idéologiques à savoir la foi chrétienne et la psychologie, Nanni Moretti livre là un film pompeux et bien peu captivant. Si Michel Piccoli est assez impressionnant de présence, l'acteur italien ici également réalisateur ne me convainc pas du tout. Au final, on obtient une oeuvre assez décousue, sans grand intérêt en dépit de quelques scènes bien vues et plutôt réussies.
"Les paroles qu'Il nous nous offre sont pour nous aujourd'hui et nous les portons dans notre coeur : Désirs, rêves, projets... mais aussi interrogations, problèmes, peur. Et tout ça fait que nous sommes effrayés par la nouvelle ère que nous sommes en train de vivre." C'est un sujet universel que traite Nanni Moretti à travers cette histoire : chacun y trouvera le message qui lui correspond. Pour moi il s'agit avant tout d'une réflexion sur la place que nous occupons, sur Terre comme individu ou dans nos univers respectifs, par rapport au poids des responsabilités auxquelles nous sommes parfois confrontées. L'envie de fuir et la liberté de le faire. L'humilité aussi, la capacité de voir la réalité en face et de l'accepter. Très belle oeuvre.
Un beau film introspectif et un rôle fabuleux pour Piccoli extraordinaire. La vie de ces religieux en proie au doute et au questionnement. C'est terriblement intéressant.
Un sujet en or qui aurait pu donner un film absolument formidable... Le premier quart d'heure était pourtant pas mal avec ce journaliste qui fait du vide pendant je ne sais pas combien de temps pour savoir si la fumée est noire ou blanche (tout ressemblance entre ce journaliste et d'autres journalistes de toute nationalité serait... !!!) et avec les cardinaux qui prient pour ne surtout pas devenir Chef de l'Eglise. Mais ensuite.. ceux qui s'attendent à avoir un film autour des relations entre un pape fraîchement élu et qui n'arrive pas à faire face à la lourde charge qui l'attend et son psychanalyste seront déçus puisqu'ils jouent ensemble à tout casser pendant deux minutes. Après ça vire au n'importe quoi total avec le pape qui arrive à vadrouiller sans la moindre problème et le psychanalyse, joué par le réalisateur Nanni Moretti qui n'hésite pas une seule seconde à se mettre très prétentieusement en scène, qui arrive à faire jouer aux cardinaux une partie de volley. Et tout cela sans parler d'un rythme aux abonnés absents et de gags franchement minables. Au final, on se dit que si c'était pour livrer un résultat aussi déplorable la fumée aurait mieux fait de rester noire.