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Un visiteur
0,5
Publiée le 6 mars 2011
minimalisme irritant ! le minimalisme c'est un genre mais là c'est trop affecté ! on sent la volonté forcenée de pas nous en dire plus pour rendre un effet mystérieux et powétique complètement raté ! Clotide Hesme est superbe . Trop, au point d'en être incrédible ! ça contribue à l'echec . 1demi- étoile pour le grand-père fataliste qui reprend son personnage de "Versailles" quasiment dans la même situation.
Film d'ambiance dans lequel se croisent des regards qui disent ce que la pudeur ne peut exprimer. Rencontre de personnages aux vies chargées et aux sentiments cachés qui ne se révèlent qu'avec le temps, au rythme des marées.
Le film d'Alix Delaporte est conçu comme nombre d'oeuvres se réclamant de la qualité française : une intrigue très simple, un cadre et un milieu bien particuliers, une rencontre entre deux personnages ; l'atmosphère doit tenir lieu de contenu dramatique. Son film reste en surface car l'atmosphère ne s'établit jamais. De la recherche de la part secrète des êtres ne nait aucune épaisseur. L'appesantissement ne produit qu'un réalisme banal. Les outrances du scénario (Angèle et Tony laissent mariage et invités en plan pour aller à la plage montrer un crabe au fils d'Angèle) achèvent de compromettre ce réalisme : la vraie vie (pas celle " comme au cinéma") est absente. L'ambition de la réalisatrice la conduit à mal faire ce que la littérature a souvent bien fait. Grégory Gadebois de l'Académie Française donne de l'allure à son personnage de marin pêcheur. Qui lui donne la réplique ? Clotilde Hesme. Bah, soyons charitable !
Un marin célibataire normand rencontre une probationnaire. Elle, a pleins de raisons intéressées, de tomber amoureux de cet homme. Lui, souhaite sortir de cette vie, est amoureux, mais ne compte pas céder sans l’assurance de l’amour véritable de la belle. Cette histoire simple et sentimentale est truffée de bons moments d’émotions sincères. On plonge facilement dans cette romance ancrée dans la réalité sociale actuelle. Les 2 personnages principaux sont touchants : Clothilde Hesme et Grégory Gadebois assure une interprétation juste et tout en nuance… Proche de Torreton et Baye dans « L’équipier ». La rareté des échanges verbaux restituent l’âpreté des rapports humains du monde marin. Souvent, on a envie de leur dire : « mais, dis le… » ; la difficulté à exprimer ses sentiments collent bien à ces personnages et est leur handicap principal. Un bon premier film pour Alix Delaporte, même si voulant la jouer « Dardenne », elle intègre une lutte sociale qui tombe comme un flan
Très bons acteurs, justesse, simplicité, réalisme, des ingrédients surement parfaitement dosés et ce petit plus qu'on ne saurait identifier pour que ce film soit réellement émouvant et pour moi excellent!
Angèle est apparemment une ex-détenue assez agressive sexuellement. Elle veut Tony, marin pécheur, renfermé qui vit chez sa mère. On comprend assez vite c'est d'abord un toit qu'elle recherche, puis un boulot et enfin un homme a épousé pour récupérer la garde de son fils placé chez ses beaux-parents. Mais Tony n'est pas un homme facile, là où Angèle veut 'Baiser' il s'offusque sur le terme. Car il est prouve de sincères sentiments pour elle. Le film d'Alix Delaporte est émouvant, il traite de l'absence du père et du besoin de stabilité. Les personnages ne parle pas pour ne rien dire. Certes certaines séquences sont un peu longues mais le final fonctionne merveilleusement bien.
Très grand plaisir à voir ce film; histoire, et paysages qui m’ont fait penser un peu à Kenn Loach ; Angèle est bien « résumée » dans sa façon de s’accrocher à son guidon de bicyclette. Tony est d’autant plus « roc » qu’il travaille dans un milieu fluide. Après les premiers sourires tout se transforme. Yohann, l’enfant est excellent, d’un naturel que je trouve surprenant. Après réflexion un peu plus poussée, c’est une histoire assez commune, mais qui ne lasse pas car bien tournée, finement jouée ; brute, dure comme parfois la mer et tendre comme l’enfant qui retouve sa mère.Tous les acteurs que je ne connaissais absolument pas jusqu’à aujourd’hui semblent bien vivre leur vie de film. Très bon début pour Alix Delaporte. Cependant le titre- peut-être trop simple ?- ne m’encourageait pas à aller voir ce film ; c’est son prix du meilleur film français et son soutien des salles de cinéma Art et essai qui m’ont fait dépasser la banalité du titre et j’en suis fort satisfaite.
Si je ne m’étais fiée qu’au titre de ce film, je ne sais pas si j’aurais été très tentée de le voir ! En revanche, l’affiche à l’élan heureux et la bande annonce ne m’ont pas fait hésiter.
Il s’agit du premier film d’une jeune femme qui s’appelle Alix Delaporte. Et un premier film, quand il est simple, sans prétention, j’ai envie de l’encourager !
Oui il a des défauts, des maladresses, comme tout film, a fortiori le premier. Je me serais passée de quelques scènes comme la toute première ou encore la scène de grève/révolte des pêcheurs, je ne les ai pas trouvées très bien filmées, et je ne suis pas sûre qu’elles « nourrissaient » le propos.
Mais c’est le genre de film qui donne envie de sourire, de croire que de trajectoires contrariées et de situations humainement difficiles, il peut émerger un espoir, une lumière, une « issue ». Le cinéma c’est aussi cela, n’est-ce pas ? Se sentir porté, soulevé même.
Les acteurs, particulièrement Grégory Gadebois et Clotilde Hesme, jouent juste et sont très touchants. J’avais déjà pu apprécier le jeu de cette actrice dans le petit film sympathique « Le fils de l’épicier ».
Angèle s’accroche dans sa vie tourmentée comme au guidon de ce vélo avec lequel elle sillonne ces lieux pas franchement accueillants. Elle n’a pas l’air très à l’aise mais déploie une énergie incroyable pour avancer... Elle a vu Tony – et ce très rapidement – comme un arbre solide qui résiste aux tempêtes, comme cette possibilité d’un futur et toute d’instinct faite, elle n’en démord pas, elle ne lâche pas. Elle est aussi brusque qu’attachante, aussi imprévisible que cette mer où s’aventure Tony tous les jours. Et Tony lui-même ne sait d’abord pas très bien comment réagir face à cet être orageux qui s’installe, qui s’accroche à lui.
La suite de la la critique sur mon blog: http://clairedanslessallesobscures.blogs.allocine.fr/clairedanslessallesobscures-297073-angele_et_tony.htm
Un joli coup au cœur avec Clotilde Hesme et Grégory Gadebois. C’est un beau film, avec des séquences plus ou moins longues et parfois ennuyeuses, et pourtant, au finish tout fonctionne à merveille ! Je me suis laissé prendre et totalement heureux après avoir vu ce premier film d’Alix Delaporte.
Pour un premier film c'est encourageant - Bonne histoire (quoique déjà vue) - traitée avec délicatesse - bons acteurs - quelques maladresses (longueurs que le cinéaste va gommer avec la pratique) je trouve dure les cahiers du cinéma - ils savent pourtant que c'est un premier film!ils n'ont pas la parole d'évangile!
L'histoire de deux naufragés de la vie qui vont apprendre à nager.
Les scènes de mutisme sont longues à mourir, le niveau socioculturel de l'héroïne fait peur à voir quand on sort à chaud du bureau parisien, à tel point que l'on pense à un chien sauvage et qu'on a du mal à accrocher à sa logique. Donc à celle du film.
Si l'on rajoute un scénario téléphoné à très longue distance avec des acteurs improbables, le tout avec une qualité de photographie à la française indé (ce n'est pas un compliment) on commence à soupirer.
Heureusement, l'émotion est quand même présente et on se prend à flotter dans cette histoire foireuse qui finira bien. Je ne dévoile rien, même l'affiche le raconte.
Mais bon, ça ne vole pas très haut. C'est juste le charme de la sincérité un peu fleur bleue sans le beau bouquet qui permet d'y croire.