Les Tricheurs
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    Note moyenne :   3,9 pour 45 notes dont 9 critiques  | 
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    bellini
    bellini

    0 abonné | Lire ses 92 critiques |

      4 - Très bien

    Cigarettes, whisky et p'tite pépées! les ancêtres des soixante-huitards et de la jeunesse bobo tendance inrok d'aujourd'hui. Ils sont nuls, ils posent, ils mentent et ils se mentent. Carné est tocquevillien sans le savoir:"Le passé n’éclairant plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres ."Ils vivent dans un présent désespérant. Les "mutins de panurge " inventent l'anticonformisme majoritaire, la subversion subventionnée, l'anarchisme de salon....Nous n'en sommes pas sortis!

    Ajoutée le 09 oct. 2011 à 14h33
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    chrischambers86
    chrischambers86

    276 abonnés | Lire ses 6827 critiques |

      4 - Très bien

    Pourquoi vivre, s'engager, quand on peut tricher ? Le film de Marcel Carnè sera, quelque temps durant, une sorte de manifeste pour une partie de la nouvelle gènèration qui se reconnaissait dans les personnages ambigus et un peu cynique prèsentès par le cinèaste! En anarchiste blasè, Laurent Terzieff est parfait, entre libertè sexuelle, vitesse, alcool, musique et rejet de la sociètè! C'est grâce à lui que "Les tricheurs" doit cet accent tragique qui, par moments, fait sa grandeur! Signalons la prèsence de Jean-Paul Belmondo, Danny Saval et même Jacques Perrin dans des apparitions de leur dèbut au cinèma! Un excellent film exploitant la mode de Saint-Germain-des-Près, l'aspect pittoresque de la faune de ce quartier, mais aussi de la dèsarroi de la jeunesse des annèes 50, à l'èpoque de la guerre d'Algèrie...

    Ajoutée le 09 nov. 2009 à 20h04
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    David GEORGES
    David GEORGES

    31 abonnés | Lire ses 113 critiques |

      4 - Très bien

    Quand un maître du drame réaliste d’avant-guerre, en l’occurrence Marcel Carné (Quai des brumes, Les enfants du paradis et quelques autres chefs-d’œuvre), s’attache à tirer le portrait de la jeunesse parisienne existentialiste de la fin des années 50, ça donne Les tricheurs. Un tableau cynique et grave sur une poignée de jeunes étudiants désinvoltes et égarés en rupture avec la société et leurs aînés qui les entourent. Par orgueil et soif d’indépendance, ils rejettent l’hypothèse de se normaliser aux règles de l’amour et du travail. Leur quotidien se partage entre les après-midi passés dans les cafés du quartier bohème de Saint-Germain-des-Près, les boîtes de jazz en vogue et les beuveries nocturnes dans d’immenses appartements bourgeois. Qu’ils soient issus des bonnes familles ou non, tous n’aspirent qu’à jouir de leur propre liberté, quels qu’en soient le prix et les conséquences. Ces jeunes adultes sont incarnés par des comédiens pour la plupart issus du Théâtre et alors inconnus. Bob est joué par Jacques Charrier, que l’on ne reverra plus guère et fut essentiellement célèbre pour avoir été le second mari de Brigitte Bardot. Laurent Terzieff et sa gueule inimitable, que l’on a revu l’an passé dans J’ai toujours rêvé d’être un gangster, complète la partie masculine du casting dans laquelle Jean-Paul Belmondo, pour son quatrième long-métrage, n’apparaît qu’en arrière-plan. Ses (rares) répliques sont déjà à l’unisson d’une décontraction légendaire et alors palpable ("Une Jag’ dans c’t’état, moi, ça m’fout l’cafard"). Il retrouvera chacune des deux héroïnes brunes du film en d’autres occasions. Pascale Petit dans La novice et André Parisy dans Cent mille dollars au soleil. Amateur de music-hall, Carné profitait de ce cadre festif pour distiller une bande son jazzy très en vogue. Les dialogues, habilement écrits, ont parfois une connotation agréablement désuète ("T’es louf’!", "C’est bat’ ce soir"). Récompensé du Grand Prix du cinéma français en 1958.

    Ajoutée le 01 mai 2009 à 22h28
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    halou
    halou

    13 abonnés | Lire ses 864 critiques |

      4 - Très bien

    Belle histoire sur un thème sympa. Un bon Carné.

    Ajoutée le 04 janv. 2009 à 23h36
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    vpbl
    vpbl

    1 abonné | Lire ses 15 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Film à voir absolument,... Belmondo dans un de ses premiers rôle (raison initiale pour laquelle j'ai regardé ce film) mais on peut découvrir de jeunes acteurs débutants talentueux (Laurent Terzieff en premier) et un sujet sur la jeunesse tellement d'actualité 50 ans après.

    Ajoutée le 25 sept. 2008 à 16h32
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    Flav43
    Flav43

    95 abonnés | Lire ses 1076 critiques |

      2.5 - Moyen

    Un an avant l’apparition en fanfare de la Nouvelle Vague («Les 400 coups», «A bout de souffle», «Le Beau Serge»), Marcel Carné dépose sur la tombe du cinéma classique un mémorandum hybride au nom de «Les Tricheurs» (France, 1958). Sous la forme d’un récapitulatif de ce que le cinéma classique a fait de mieux, Carné multiplie les esthétiques, érigeant de ce fait une pierre blanche sur lequel s’élèveront les Jeunes Turcs de la Nouvelle Vague. L’alternance des styles semble dresser le souvenir des meilleures esthétiques classiques : 1) Course poursuite en voiture qui invoque celle de «Le visage à trois faces» de Jean Epstein, 2) danse folle et jupons virevoltants dont le constructivisme évoque le cinéma soviétique d’Eisenstein, 3) gros plans-types du cinéma américain baignés dans des limbes nébuleux, 4) éclairage parfois appuyé, étirant les ombres comme dans l’expressionnisme allemand. Cette mise en présence par Carné de ces grands modèles du cinéma classique produit une œuvre hybride, suante d’une jeunesse désespérée. Sans tenter la difficile prise à partie pour la jeunesse, Carné se contente d’en exprimer le nihilisme maladif. Autodestructeurs, gorgés de pulsions de mort, cette jeunesse de la fin des années 50, petite bourgeoise ou totalement paumée, est l’objet ébranlé d’une crise. Carné déjà depuis «Le Quai des brumes» conçoit son cinéma en la présence d’une mort. Le jeu des amours, ce marivaudage sadomasochiste témoigne de la peine des jeunes cœurs. Le maelstrom des influences nait de l’érosion de sentiments voilés, du requiem endiablée que Carné adresse au cinéma dont il a appartenu. Prenant un des plus grands sujets de la modernité : la jeunesse, et des formes dès lors révolu, Carné se tourne en un seul geste sur le chemin parcouru et esquisse le trajet du chemin à parcourir. 1954, Carné sans Prévert avait donné fruit à une chronique systématisant la dramatique prévertienne, 1958, Carné retrouve son talent premier : la mise en scène.

    Ajoutée le 25 mai 2008 à 00h37
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    le pack de 1664
    le pack de 1664

    14 abonnés | Lire ses 2413 critiques |

      4 - Très bien

    Ah elle belle la jeunesse dorée, tiens! j'imagine que c'est la réaction qu'a suscité le film à l'époque. En définitive peu de chose on changé. les personnages pourrait être repris aisément aujourd'hui, charrier le prolo trop naif pour ce milieu, Pascale Petit La fille à papa manipulatrice, bebel en opportuniste et terzief en révolutionnaire (toujours sympa de retrouver cet acteur trop rare). Le film n'est pas d'un intérêt majeur mais est biens servi par la jeune garde francaise.

    Ajoutée le 01 avr. 2008 à 13h47
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    Ancien utilisateur
    Ancien utilisateur

      4 - Très bien

    Un tres grand film, aussi merveilleux que les 400 coups, sorti un an après et avec en prime le premier role de J-P Belmondo...

    Ajoutée le 23 mars 2008 à 13h19
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    FRYCHAR
    FRYCHAR

    1 abonné | Lire ses 42 critiques |

      4 - Très bien

    Le jeu de la vérité est un jeu dangereux. . On ne joue pas impunément avec les sentiments .

    Ajoutée le 02 févr. 2005 à 16h26
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