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127 heures
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "127 heures" et de son tournage !

Fondé sur une histoire vraie

127 heures porte bien son nom. Le film est fondé sur l'accident d'Aron Ralston, un randonneur américain qui, malgré son expérience, s'est retrouvé coincé pendant 127 heures dans un canyon près de Moab dans l'Utah en 2003. En 2006, dès la publication du livre "Plus fort qu’un roc" retraçant son épreuve, Danny Boyle l'a approché pour adapter son histoire au cinéma.

Documentaire ou fiction ?

Le projet 127 heures, initialement envisagé en tant que documentaire, a débuté quand Aron Ralston et le producteur John Smithson sont entrés en contact et se sont entendus pour réaliser un film sur l'extraordinaire aventure vécue par Ralston. Danny Boyle, approché pour mettre en scène le projet, a préféré opter pour un film dramatique plutôt que pour un documentaire et a dû convaincre les producteurs, réticents à cette idée. "C’était un énorme défi sur le plan narratif, mais Danny avait trouvé comment faire en sorte que ce soit continuellement passionnant, impliquant, pleinement satisfaisant au plan émotionnel, en créant une expérience vécue à la première personne par le public," raconte le producteur Christian Colson.

Au fond du gouffre

Frappé par le livre d'Aron Ralston "Plus fort qu'un roc", Danny Boyle a rapidement eu une idée très claire du film qu'il voulait faire. Son but était de faire vivre l'intensité de l'expérience au spectateur, utilisant pour cela une caméra subjective, au plus près du personnage. Mais il souhaitait en même temps faire saisir au public la dimension intérieure de cette histoire. "Je voulais conduire les gens au fond du canyon avec Aron et ne plus les lâcher jusqu’à ce que lui-même s’en sorte. Bien sûr, je voyais dans ce sujet une extraordinaire leçon de survie en pleine nature dans des circonstances extrêmes, mais je crois qu’il y a aussi une autre dimension à cette histoire qui surprendra les gens. (...) Ce qui m’intéressait, c’était aussi cette force vitale dans laquelle il a puisé (...). Cette force impalpable qui nous réunit tous. Et quand Aron, qui semble seul et loin de tout dans son trou, est ramené vers l’idée de vivre parmi les hommes, de réintégrer la communauté, il se passe quelque chose de très fort," explique le réalisateur.

Sur les traces d'Aron Ralston

Avant le tournage, Danny Boyle et les producteurs du film ont effectué un premier voyage sur les lieux de l'histoire, guidés par Aron Ralston. Ce dernier, tout d'abord réticent quant à l'approche narrative choisie par le réalisateur, a peu à peu compris sa démarche et a fini par partager son aventure avec les cinéastes jusque dans les plus petits détails. "Travailler avec Danny a été une expérience phénoménale. Il est extrêmement perspicace et d’une grande créativité et il a aussi été très sensible à ce que cette histoire a de personnel pour moi. (...) Que ce soit dans les différentes réécritures ou à travers des rencontres et des entretiens avec les acteurs, il m’a impliqué plus que je ne l’aurais rêvé," raconte Ralston.

Défi

Véritable film-concept, 127 heures s'est avéré être un défi de taille pour Danny Boyle, dont la "mission" consistait à tenir le spectateur en haleine pendant une heure et demie, avec un personnage condamné à ne pas pouvoir bouger. "Nous allions faire un film d’action dans lequel le héros est immobile !," résume le réalisateur, qui a ainsi travaillé minutieusement l'image et l'émotion de son film : "J’avais le sentiment que si nous étions capables de rendre le film viscéral et impliquant tant au niveau visuel qu’émotionnel, alors les gens pourraient se perdre dans l’histoire de la même manière qu’Aron s’est perdu dans les canyons."

Réalisme

De façon à coller le plus possible à la réalité des faits, les cinéastes ont mis à contribution chaque détail qu'Aron Ralston pouvait leur fournir. Ils ont ainsi eu le privilège de visionner les vidéos-testament faites par Ralston alors qu'il était pris au piège, grâce à une caméra qui a d'ailleurs été réutilisée pour reproduire ces mêmes vidéos dans le film. "Nous voulions respecter fidèlement la réalité de ce qu’a vécu Aron quand il est resté prisonnier. Nous avons donc repris l’équipement exact qu’il avait dans son sac à dos, la quantité précise d’eau dont il disposait, la qualité de la lame de son couteau, le moindre élément de sa stratégie. Nous sentions que nous ne pouvions pas nous permettre d’être légers avec ces données," explique le producteur Christian Colson.

Une nouvelle approche

Tout en restant totalement fidèle aux faits vécus par Ralston, Danny Boyle a cependant utilisé ses talents de conteur pour mettre en exergue ce qu'il considérait comme le cœur de cette aventure : "Aron se voyait comme un solitaire, mais ce qui l’a ramené à la vie, ce sont les gens, la tribu, la communauté. Pour moi, c’est ça qui est devenu l’assise du film," explique le réalisateur, qui s'est ainsi approprié l'histoire de Ralston pour la délivrer à sa manière. Impressionné, le principal intéressé a déclaré que le réalisateur avait trouvé la meilleure façon de faire vivre son expérience aux spectateurs.

James y va Franco !

Danny Boyle a confié la lourde responsabilité d'incarner Aron Ralston à l'acteur James Franco. Un choix que le réalisateur ne semble pas regretter : "James Franco possède cette extraordinaire faculté et une technique irréprochable, et c’est exactement ce qu’il nous fallait parce que "127 Heures" est presque le film d’un seul acteur. James a su l’emmener plus loin, il a relevé les défis un par un, physiques comme émotionnels. Il est magnifique dans ce rôle. Il est allé au bout des choses, et il en a fait d’une certaine manière quelque chose qui tient autant de James Franco que d’Aron Ralston." En effet, malgré les conditions épuisantes du tournage et le défi émotionnel que représentait l'idée de jouer sans vis-à-vis, Franco s'est tout de suite senti attiré par le rôle. "L’une des raisons qui m’ont donné envie de faire le film, c’était qu’il était constitué d’une somme de petits moments personnels, de ces moments que nous connaissons tous quand nous sommes complètement seuls. Je sentais qu’il y avait en moi quelque chose qui le comprenait viscéralement et que je pourrais boire à cette source-là", raconte l'acteur.

Incarner l'experience

Pour se préparer à son rôle, James Franco a écouté Ralston lui parler de son histoire dans les moindres détails : "(...) j’ai rejoué certaines choses pour lui, comme les positions que j’ai prises quand j’étais forcé de rester debout aussi longtemps. - Spoiler :Je lui ai même montré exactement comment je tenais le couteau quand je me suis coupé le bras - ," explique l'aventurier, qui a d'ailleurs fait une longue randonnée avec l'acteur. James Franco n'a cependant pas voulu faire de sa prestation une simple imitation de Ralston. "Il était hors de question d’imiter physiquement Aron. L’approche de Danny consistait à atteindre la véracité de cette situation incroyable dans laquelle Aron s’est retrouvé. Il ne s’agissait donc pas d’essayer de « recréer » une personne véritable, mais plutôt de ressentir et de faire ressentir cette expérience profondément humaine", raconte l'acteur.

Un tournage intense

Après avoir suivi un entrainement intensif à l'escalade, James Franco s'est entièrement livré à l'interprétation de son personnage, au cours d'un tournage pénible et de longue haleine. "J’étais si à l’étroit dans le décor qui reproduisait le canyon que j’ai fini le tournage avec des bleus, des éraflures, des cicatrices. Ce tournage a été physiquement éprouvant. Mais c’était une situation très intéressante à jouer et Danny est un réalisateur époustouflant. Il déborde d’énergie et de passion, et il sait comment obtenir ce qu’il veut," se souvient l'acteur.

Deux en un

L'un des objectifs de Danny Boyle sur le tournage de 127 heures a été de représenter visuellement la notion d'élan. La vitesse et la montée d'adrénaline, ressenties par le personnage au début du film, devaient résonner jusqu'à la fin, même lorsque le mouvement s'était arrêté. Pour enrichir l'aspect visuel de son film, le réalisateur a donc décidé d'engager deux directeurs de la photo, chose qui n'avait encore jamais été faite dans toute l'histoire du cinéma. Anthony Dod Mantle et Enrique Chediak ont ainsi imposé à l'image deux styles complètement différents, et si cette nouvelle façon de procéder a posé quelques problèmes au niveau de la logistique, elle a également permis à Danny Boyle de pouvoir réduire considérablement la durée du tournage.

Témoignage

- Spoiler :Sept ans jour pour jour après avoir frôlé la mort au Blue John Canyon, Aron Ralston est retourné sur les lieux pour les besoins du tournage. Il s'est ainsi remémoré son aventure plus intensément que jamais. "J’ai failli mourir dans ce trou, mais quand j’en suis sorti, cela a été une renaissance. Une vie était terminée, une nouvelle commençait. (...) Il y a eu avant ce jour-là au Blue John Canyon, et après. Tout ce qui est venu après. C’est la plus merveilleuse des bénédictions que je recevrai jamais," témoigne l'aventurier, dont le premier fils est né pendant le tournage de 127 heures : un évènement qui fait écho à une vision hallucinée du personnage dans le film.  - 

En pleine nature

L'équipe du film et le matériel ont été transportés en hélicoptère pour atteindre le Blue John Canyon, dont l'emplacement était particulièrement isolé. Les cinéastes ont ainsi dormi plusieurs jours dans un campement en pleine nature.

La scène fatidique

- Spoiler :Danny Boyle n'a effectué qu'une seule prise (en temps réel et d'une durée de 20 minutes) pour la scène de l'amputation, en s'aidant de prothèses de bras fabriquées pour les besoins du film. Satisfait, le réalisateur a ainsi annulé la journée de tournage supplémentaire initialement prévue. Des effets spéciaux ont par ailleurs été utilisés, et des professionnels en chirurgie ont contribué à réaliser la séquence. Le résultat, particulièrement réaliste, aurait entrainé plusieurs malaises parmi les spectateurs.  - 

Le vrai-faux canyon

Pour 127 heures, Danny Boyle est allé tourner dans le vrai canyon où Aron Ralston s'est retrouvé coincé. Mais pour des contraintes de temps et d'argent, l'équipe du film est allée scanner le relief de la crevasse pour la reconstruire en studio. Il a été en outre tout aussi difficile de placer les caméras.

Même équipe, autre destination

Après l'immense succès en 2009 de Slumdog Millionaire (récompensé par 8 Oscars), Danny Boyle collabore à nouveau avec le producteur Christian Colson, le scénariste Simon Beaufoy et le compositeur A.R. Rahman pour 127 heures. Ce nouveau projet est cependant aux antipodes de son film précédent. Sans pour autant laisser de côté l'intensité de son discours, le réalisateur a ainsi troqué les foules de Mumbaï pour la solitude du désert de l'Utah.

Changements de casting

Cillian Murphy et Sebastian Stan ont tous deux été préssentis pour incarner Aron Ralston, tandis que Katie Featherston a auditionné pour jouer Kristi.

Contre-nature

Fidèle à son originalité artistique, Danny Boyle a pris le contre-pied des représentations calmes et apaisantes de la nature, pour imposer un rythme presque citadin aux canyons de l'Utah.

Festivals

Le film de Danny Boyle a parcouru de nombreux festivals du film à travers le monde. Après une escale à ceux de Telluride aux États-Unis, 127 heures a été présenté en septembre 2010 à celui de Toronto au Canada, puis à celui de Londres le mois suivant.

Une représentation stimulante

Aron Ralston aurait fondu en larmes au Festival de Toronto, après qu'un spectateur lui ait demandé son opinion sur sa représentation à l'écran. Il aurait finalement répondu qu'il la trouvait stimulante.

Danny Boyle à la rescousse

Venu présenter Les Petits mouchoirs au Festival International du Film de Toronto de 2010, Guillaume Canet a découvert que la projection dans la salle qui lui était réservée ne pouvait afficher le sous-titrage anglais. C'est alors que Danny Boyle (qui avait dirigé Canet dans La Plage), venu présenter son 127 heures, est intervenu en proposant de déplacer la projection de son film vers une salle plus petite. Canet et ses spectateurs ont marché dans les rues de Toronto jusqu'au cinéma retenu pour le cinéaste britannique, tandis que ceux venus pour voir 127 heures ont été priés d'attendre pendant une heure et demie l'installation d'un projecteur dans une autre salle, plus petite.
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