"Une pure affaire" n'est pas la comédie aussi simple qu'il n'y parait... Même si le registre de la comédie l'emporte dans l'ensemble, on est soudain plongé en plein drame et confronté à une dure réalité ! Et donc si le rire est bien présent, il n'empêche qu'un certain malaise s'installe de temps à autre pour laisser au final une drôle d'impression ! Les acteurs et en particulier François Damiens, sont tous très bons et les situations, on ne peut plus cocasses et surréalistes, font mouche à tous les coups avec cet humour si caustique et décalé... À la fois, une bonne comédie qui interpelle par le sujet traité et curieusement qui dérange même dans une certaine limite ! Une comédie ? Oui, mais jusqu'où ?
Une pure affaire est étonnant ! J'ai vraiment bien apprécié ce film car malgré qu'il traite de thèmes déjà souvent exploités comme la crise, le couple ou encore les relations entre parents et enfants, il apporte quelque chose de différent de par son traitement. En effet, une famille française tout à fait lambda qui commence à dealer après avoir trouvé de la drogue, c'est plutôt inattendu et original. Avec un pitch comme celui-là, vous aurez compris que le film n'est pas vraiment politiquement correct. Et c'est tant mieux car cela donne lieu à quelques scènes franchement drôles comme par exemple l'évolution de l'attitude de David pour vendre la marchandise au fur et à mesure qu'il prend confiance. Je suis content de retrouver François Damiens dans ce film car il était auparavant plutôt habitué aux seconds rôles. Et je dois dire que je l'ai trouvé assez convaincant dans ce rôle de mari un peu idiot qui n'est pas du tout épanoui dans son travail. Le couple qu'il partage à l'écran avec Pascale Arbillot fonctionne bien, ils sont tout deux à la fois drôles et émouvants. On peut dire qu'une pure affaire est une bonne comédie qui se démarque des autres car elle sort un peu des chantiers battus. Bon moment de détente.
L'affiche, la bande annonce, le catsing, le titre, l'accroche, le synopsis. Autant d'indice qui laisse supposé que "une pure affaire" est une comédie. C'est même ce qui est marqué dans la description du film : "comédie". Or il me semble que par définition, une "comédie" c'est en quelques sorte un film drôle. Alors pourquoi diable "une pure affaire" n'est pas drôle ? Je ne dis pas que l'humour de "une pure affaire" ne m'a pas touché. Après tout, l'humour c'est quelques chose de subjectif. Non, je dis qu'il n'y a pas une once d'humour dans ce film. Il n'y a pas de gags à proprement parler, les dialogues sont insipides et même Francois Damiens est d'une banalité confondante. Non vraiment, rien dans ce film n'est fait pour faire rire. Seul le concept est drôle. Cette idée d'opposer une famille de classe moyenne avec le trafic de cocaïne. Il y avait pourtant de grande choses à faire avec un sujet pareil (comme dans l'excellant "Saving Grace" par exemple), mais à aucun moment le réalisateur n'exploite le potentiel comique de son idée. Une pure affaire est un film mou. Ni drôle, ni triste, ni beau, ni violent, ni stressant, ni choquant. Pas même bien réalisé ou bien joué. Une pure affaire est un film chiant ! Tout simplement pas intéressant.
Une comédie réalisée par Alexandre Coffre, qui signe une mise en scène efficace et rythmée. Le scénario, lui aussi signé Alexandre Coffre, se révèle habile et original. Il nous conte une histoire plus dramatique qu'hilarante avec toutefois quelques bonnes séquences cocasses. Récompensés par un prix d'interprétation au Festival International du Film de l'Alpe d'Huez, François Damiens et Pascale Arbillot réalisent une très belle prestation dans les rôles principaux. Ce film nous offre également de jolis seconds rôles avec Laurent Lafitte dans le rôle de Brice Teller l'avocat collègue et rival de David, Gilles Cohen très charismatique dans le personnage du "Patron" et Didier Flamand dans le rôle du beau-père de David. Le pitch : David Pelame est un homme aigri et un avocat d'affaire plutôt loser. Il a deux enfants et les relations avec sa femme sont de vagues souvenirs. Un concours de circonstance providentiel va lui donner le moyen de remédier à la crise.
Une comédie gentiment amorale,qui se hisse légèrement au-delà des standards hexagonaux."Une pure affaire" vaut surtout pour le fait de voir François Damiens,l'irrésistible comique belge de la caméra cachée,dans un premier premier rôle qui lui ressemble.Père de famille largué,époux démissionnaire,gratte-papier sans envergure dans un cabinet d'avocats;il sort de sa torpeur le jour où il découvre un sac rempli de cocaïne.En transgressant les règles,il revit,renoue avec sa femme(Pascale Arbillot,au timing comique impeccable),s'enrichit,et prend même la place d'associé dans son cabinet.En cette période de morosité économique,le message ne peut que parler aux Français.Malheureusement,on constate encore une fois un manque de culot chez les producteurs.La drogue ne sert que d'argument humoristique,et aucune scène ne dérange par son audace.Le film hésite aussi trop longtemps entre la comédie de moeurs et le thriller loufoque à la belge.Sur la distance,la sanction du scénario inabouti est immédiate.Même si l'on sent que les acteurs se sont amusés,leur enthousiasme n'est pas communicatif.
Un petit film sans prétention est plutôt honnête que ce Une Pure affaire, auquel on reprochera tout de même des difficultés dans le choix du registre et un final pas terrible. Le casting est bien, et joue bien, ça c’est certain. François Damiens est à la hauteur, et forme un couple efficace avec Pascale Arbillot qui apporte un charme sans artifice qui fait mouche. Néanmoins il faut bien avouer aussi que l’application dans le choix des seconds rôles a été ici un point déterminant. Les seconds rôles emportent souvent le morceau, solidement campés par des acteurs expérimentés, mais bien creusés aussi, ce qui n’est pas si fréquent. Après je dois quand même dire que la versatilité des personnages de Damiens et Arbillot dans leurs relations est assez pénible, et pas toujours d’une grande crédibilité. De ce point de vue c’est un regret pour moi, que ça n’est pas été mieux amené, au moins. Le scénario souffre clairement d’une fin peu convaincante. Trop abrupte, trop rapide et trop facile, ce n’est pas une fin concluante à mon sens. C’est dommage car le métrage s’avère plus intelligent que prévu, avec un propos intéressant, et de bonnes idées. Globalement le film n’est pas ennuyeux et il y a un arrière-plan pertinent. Je regrette cependant que le mélange des tonalités, qui se fait quand même souvent au détriment de l’humour, ne fonctionne pas toujours. Jouer avec plusieurs registres c’est possible, mais il faut vraiment maitriser car sinon c’est un poil agaçant pour le spectateur. Pour le reste Une Pure affaire propose une esthétique assez soignée, avec des décors corrects, et un bon travail sur la photographie que je souligne. Là-dessus il y a eu une belle application, et c’est louable dans un métrage qui aurait pu jouer la carte de la facilité. La mise en scène en revanche est un peu placide, ce n’est pas tonitruant quand même. La bande son est un bon point, avec des choix audacieux et qui font mouches. Moi j’ai trouvé qu’il y avait eu un certain soin apporté à cet élément. En conclusion Une Pure affaire est une honorable comédie, pas transcendante, mais sympathique, en dépit de ses montagnes russes quant à sa tonalité, qui la rendront ni très amusante pour ceux qui veulent se divertir, ni suffisamment grave pour ceux qui veulent voir un film plus dramatique. Mais enfin, ça se tient tout de même. 3.
Une bonne idée de départ, une famille propre et calme qui va se lancer par accident dans le trafic de drogue. Pour moi seul François Damiens s en sort dans ce film bien fade.
RIEN A DECLARER. Un trafic à l'avantage de l'acteur à la mode François Damien. Pascale Arbillot affiche aussi une belle santé. Ce petit film est simple, mais de la simplicité ça fait du bien par moment. Est ce que Paulette fera mieux bientôt?