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Scorsese au Tibet ? L'idée suffit à surprendre les plus fervents des admirateurs du cinéaste new-yorkais. Mais sous ses dehors urbains et frénétiques, l'ancien séminariste n'a jamais abandonné ses préoccupations spiritualistes.Le film rapporte les événements comme Kundun (le nom du dalaï-lama) les a lui-même perçus, depuis son arrivée au pouvoir en 1937, à l'âge de 2 ans, jusqu'à son exil forcé de 1959. Mais le cinéma est aussi affaire d'espace, et l'Himalaya offrait à Scorsese un cadre de mise en scène propre à raviver sa veine formaliste. En dehors de ses propres sentiers battus, il a réalisé là une oeuvre essentiellement esthétique qui, comme pour mieux séduire le spectateur, jongle avec les couleurs et les plans techniques audacieux. Le propos de "Kundun" n'est pas de livrer à gros traits une histoire du bouddhisme en trois leçons, pas plus que de sanctifier le dalaï-lama. Scorsese contourne évidemment ces écueils hollywoodiens et nous donne un film intriguant qui réveillera la curiosité des plus maniaques des cinéphiles.
Ajoutée le 26 déc. à 13h38 Signaler un abus
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