Le Guépard
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BFM9
BFM9

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2018
D'une beauté visuelle unique, ce film de Visconti marque l'histoire du cinéma italien et mondiale de part sa poésie, sa mise en scène et sa musique. L'histoire d'une société italienne en révolution dans laquelle la vieille noblesse peine à trouver sa place et s'y adapter.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2018
Le Guépard (Visconti 1963) est pour moi (avec Some Came Running) le meilleur film de tous les temps.
C'est le film où la proximité entre l'opéra et le cinéma est la plus évidente. La musique envoûtante de Nino Rota avec des arrangements des opéras de Verdi, y joue un rôle majeur. Bien entendu il s'agit certainement du meilleur scénario jamais écrit : d'après le roman de Lampeduza (roman au style un peu ampoulé à mon goût) il raconte la libération de la Sicile par les troupes de Garibaldi en 19860 et l'alliance entre la noblesse déclinante et la bourgeoisie montante qui a constitué le Risorgimento - l'indépendance et l'unification de l'Italie comme monarchie parlementaire. Les forces en présence sont incarnées avec vigueur : la grande et ancienne noblesse libérale, la bourgeoisie montante, mais toujours un peu veule en Sicile, le peuple avec ses contradictions et sans doute son manque de détermination : il n'y avait pas de sans-culottes en Sicile. On doit cette construction rigoureuse au travail remarquable de Suso Cecchi d'Amico l'immense scénariste qui a innervé tout le cinéma italien depuis Le Voleur de Bicyclette 48 jusqu'à Ludwig 72 en passant par Le Pigeon 58 et Metello 70. La majorité des grands chefs d'oeuvre de cette grande période du cinéma italien (45-75) lui doivent beaucoup, sinon l'essentiel. Elle était aussi une amie intime de Visconti et cela se ressent.
Le film se développe depuis le village de Donafugata (ici transporté à Cimina) jusqu'au palais Gangi de Palerme (qu'on peu visiter aujourd'hui grâce à la princesse Vanni Calvello Mantegne di Gangi - si vous allez à Palerme n'oubliez pas de prendre rendez-vous pour la visite) et présente au fur et à mesure des 8 tableaux la complexité des personnages.
On a beaucoup critiqué le choix d'un grand acteur de films d'action Burt Lancaster dans le rôle principal de l'aristocrate Salina. Avec le doublage, il est formidable, incarnant la masculinité, la force, l'ancienneté, la puissance de l'aristocratie et aussi son déclin et son inutilité sociale. Une des meilleure scène il chasse avec son ami Ciccio (Serge Reggiani) l'organiste qui est nettement moins libéral que le prince. Alors il dit qu'il faut s'allier avec les bourgeois.
Parmi eux il y a la magnifique Claudia Cardinale que Visconti contrôle à 100% en l'empêchant de faire ses manières habituelles. Il en est de même de Delon qui est cantonné à une seule expression, et pour qu'on soit plus certain encore qu'il ne cabotine pas, Visconti lui enlève un oeil. Rina Morelli est absolument hiératique en princesse. Le cinéaste lâche un peu la bride au maire, père de Cardinale, joué par le très brillant Paolo Stoppa de manière à qu'il soit un peu ridicule.
The chef d'oeuvre, à voir d'une traite sur le plus grand écran possible, de préférence en italien et surtout dans la version de 200 minutes. Absolument incompatible avec la télé.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2017
Avec sa distribution prestigieuse, ses décors somptueux et ses très nombreux figurants, 'Le Guépard' se donne - parfois de façon un peu voyante - comme un monument de cinéma. Si cette fresque traîne en réalité un peu en longueur et ne dit finalement qu'une chose - que la grande aristocratie va laisser sa place à la médiocrité opportuniste de la bourgeoisie - il est néanmoins difficile de rester insensible à sa mise en scène virtuose et à sa belle mélancolie. Burt Lancaster est excellent en patriarche résigné.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 octobre 2017
Burt Lancaster en félin germano-sicilien superbe et désabusé, mais aussi Paolo Stoppa ou Serge Reggiani, tout à fait dans leur rôle, beaucoup plus que le couple Delon - Cardinale, qui sont pour moi largement en dessous. Et puis le roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, j'ai failli dire la fresque.
Olivier Ferry
Olivier Ferry

4 abonnés 196 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2017
Pour dire la vérité, je ne sais pas trop quoi penser de ce grand classique. Etant un incontournable pour tout cinéphile qui ce respecte, j'attendais avec plaisir l'occasion de voir ce film, en effet il faut avoir le temps de regarder un film de presque 3h30!
Séance finite, je puis dire, que malgré ce temps particulièrement long, je ne me suis pas ennuyé, cependant je n'ai pas été passionné non plus, je trouve l'histoire assez plate, il ne ce passe quasiment rien (bien que le contexte historique soit tourmenté )
En revanche il ce dégage une atmosphère simplement envoutante: les paysages, les costumes, les décors, les acteurs (a-ton jamais vue couple plus séduisant que Delon et Cardinal ?), la lumière de Sicile...
Tout est magnifique et remarquablement mis en scène par la caméra.
Remarquez dans la première scène comment le mouvement régulier du vent dans les rideaux souligne le contraste entre une nature tranquille subissant un rythme immuable sous le soleil sicilien et les personnages boulversé par les événements.
Et puis bien sur, la scène de balle, avec la caméra qui suit les personnages d'une pièce à l'autre, changent d'atmosphère avec toujours en fond continue la musique qui subie la modulation sonore suivant l'éloignement de l'orchestre. (On croirait y être )
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2017
Ce film est surement un chef d’œuvre mais c'est pareil qu'une œuvre d'art, il faut être initié pour en gouter toutes les subtilités. Néanmoins on peut en tant que simple spectateur non ou peu averti y trouver son intérêt je suppose. Ce film est une fresque, un péplum sicilien dont l'action se situerait au 19ème siècle, voire une comédie musicale ou presque avec sa scène de bal à rallonge. Bref c'est costumé, féérique, grandiose au sens premier.
Burt Lancaster est magistral, Delon en noble princier arrogant aussi sans oublié Cardinale. On y retrouve les traces familiales de Visconti, l'affrontement entre la jeunesse et les ainés, la fin des nobles pour la venue de la noblesse et de la République.
C'est l'histoire de cet homme qui veut que rien ne change, mais qui sait que tout va changer même s'il essaie de faire tout pour que ça n'arrive pas.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2017
Visconti, jusqu’à présent, j’en avais peu vu, souvent par bribes, et ça m’avait totalement laissé sur la touche. Seulement voilà, parce que le pitch de ce « Guépard » m’intriguait, et aussi parce qu’un collègue cinéphile ne cessait de dire tout l’amour qu’il avait pour ce film-là, j’ai profité d’une diffusion sur Arte pour me risquer à ces 2h50 de « chef d’œuvre incontestable » pour reprendre les mots de la chaîne. Eh bah désolé Arte, mais moi, je vais me permettre de contester un petit peu… Loin de moi l’envie de tomber dans cet exercice ridicule consistant à démontrer par « a plus b » ce qui définit « objectivement » un chef d’œuvre. Moi je n’écris pas des critiques sur Allociné pour faire valoir un statut social ou défendre une culture de domination, je suis là pour transmettre un ressenti. Et mon ressenti c’est que – de un – ce film m’a fait progressivement sombrer dans l’ennui – et de deux – j’ai trouvé son propos plus que douteux pour ce Visconti qui aimait tant se définir comme un communiste de la première heure. Pourtant, je l’avoue, au départ j’ai été plutôt conquis. On ne pourra pas retirer ça au réalisateur italien : je trouve son cinéma très soigné formellement. Cadrage et photo magnifiques : au moins le plaisir des yeux était là. Et puis aussi, pour un auteur à qui je reprochais d’aimer se complaire dans de longues scènes de blablas vains, là le début de ce « Guépard » sait être assez dynamique. Il pose tout de suite ces personnages en plein cœur de sa révolution garibaldienne et indique assez rapidement les différents chemins que l’intrigue va se risquer à prendre. Or ça, je trouve, ça marche. Il y a de belles scènes d’extérieur qui alternent avec des scènes de dialogues qui surviennent dans des cadres variés – des scènes souvent très riches de sens et de suggestions – le tout porté par une intrigue qui se développe assez vite. (La révolution militaire est bouclée en une demi-heure ; son entérinement politique au bout de trois-quarts d’heure.) Bref, j’avais là une belle dynamique qui promettait un regard riche et fort sur l’Italie du Risorgimiento… Et puis, passé le premier tiers du film, un tout nouveau « Guépard » commence à se mettre en place. Plus vraiment d’extérieur. Les lieux se figent. Les personnages commencent à pérorer et pérorer encore… Chacun énonce son discours fort convenablement, mais de manière très didactique. Et là, j’ai commencé à mourir lentement sur mon siège… Parce qu’à bien tout regarder, on pourrait se demander à partir de quel instant le film arrive à la conclusion de son propos. Puisque la démarche visait manifestement à démontrer que spoiler: le passage de l’ordre noble à l’ordre bourgeois n’allait rien changé à l’Italie, mais qu’au change, celle-ci perdrait la classe, la pudeur et la grandeur qu’avaient ces nobles au regard de ces chacals de bourgeois
, alors on peut dans ce cas-là clairement dire que le propos a fini d’être développé à la fin de la première heure. A partir de cet instant les personnages ont cessé d’évoluer et se présentent tel que Visconti entend nous les montrer : spoiler: l’opportunisme et le retournement de Tancrède sont évidents ; l’absence totale d’épaisseur et de distinction de Don Calogero et de sa fille est aussi clairement énoncée ; quand au Prince Salina, il n’y a désormais plus d’ambiguïté sur le regard qu’il convient de porter sur lui : c’est un noble, certes, mais un bon noble. C’est l’esprit lucide du groupe. C’est le Marty Sue viscontien de l’étape.
Bref, l’intrigue est finie au bout d’une heure, et il reste donc deux heures à se coltiner pour le reste. Et là, fini la grande épopée ou la grande fresque historique. On retrouve le Visconti tel que je le connais et tel que je le rejette. On ne bouge plus et on paaaaaaarle… On parle pour dire et redire sans cesse la même chose. On parle pour illustrer l’archétype de personnage que l’on est. On parle lors de scènes interminables. Et la blague veut que l’ami Luchino nous conclue tout ça par une scène de trois-quart d’heure de bal mondain ! Une purge. Deux personnages discutent ensemble pour démontrer toute la différence qu’il existe entre la noblesse et la bourgeoisie et à quel point l’Italie y perd au change. Next. On prend deux autres personnages, et ils vont encore discuter ensemble pour démontrer toute la différence qu’il existe entre la noblesse et la bourgeoisie et à quel point l’Italie y perd au change. Next… Et tout cela pendant trois quart d'heure ! Horrible. Que c’est dur quand, en plus, on est parvenu à s’intéresser au début. Bref, autant vous dire que, non, pour moi, ce film est loin d’être le chef d’œuvre incontestable qu’Arte voulait nous vendre. Et puis quel chef d’œuvre franchement ? Un film qui nous dit « Ah l’ancien régime ! Les nobles, les privilèges, les serfs, les corvées… Finalement c’était pas si mal ! » Eh bah il est beau le communiste italien ! En arriver là pour juste dénigrer du bourgeois, non seulement c’est ridicule, mais en plus c’est bien pauvre en argumentation. Donc non, pour moi le « Guépard » n’est pas un chef d’œuvre. Il n’est pas intéressant, loin de là, mais je peux vous dire qu’on ne risque pas de m’y reprendre à le revoir de si tôt !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 décembre 2016
Trois grosses heures de vide et de parlote meublées par des froufrous, des redingotes et des moustaches ! On a trouvé l'instrument de torture ultime pour faire parler les prisonniers : 3h de Guépard non accéléré et sans pause ! oui tu parleras et tu te mettras à table, car le Guépard est plus fort que toi !!

Dire qu'on se liquéfie sur place à tenter de rester les yeux ouverts devant cette galerie de personnages compassés et raides comme des piquets est un doux euphémisme. La mise en scène de Visconti (connue également sous le nom de "la tortue" ainsi que "la torture") est d'une lenteur et d'une pédanterie stupéfiantes, tout ça pour brasser du vide et raconter du vent.

Alain est mauvais comme à son habitude, Burt est du genre constipé et ne se sent plus depuis qu'il tourne en Italie et Claudia exhale l'ennui qui se lit sur son visage comme un livre ouvert : on la comprend, nous aussi on s'ennuie comme des rats morts.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 décembre 2016
Un chef d'oeuvre ? Sans doute par la beauté des images, l'excellence de la mise en scène et de l'interprétation. Mais un chef d'oeuvre un peu froid. Alain Delon est formidable dans son rôle de jeune aristocrate arrogant, hâbleur, ambitieux et lucide qui lui va comme un gant, mais peu sympathique. Claudia Cardinale est belle, mais on ne devine pas grand chose de son caractère, sinon qu'elle est heureuse d'intégrer la société aristocratique. Son père campe un parvenu un peu caricatural. Viconti ne semble manifester de sympathie que pour le prince Salina interprété par un surprenant Burt Lancaster, dont le monde s'écroule, peut-être parce qu'il est comme lui originaire d'une grande famille noble. Le conteste politique est un peu difficile à comprendre pour qui ne connait pas l'histoire de l'Italie, bien que certains dialogues soient très didactiques. On n'entrevoit la misère sur laquelle s'est construite l'opulence et le raffinement de cette classe de parasites que lors d'une très brève séquence et, si on en parle, on ne voit jamais les miséreux révoltés qui ont suivi Garibaldi. On a donc l'impression que Visconti, en dépit de son engagement officiel auprès du parti communiste italien à l'époque, se sent plus proche de la vieille noblesse qu'il oppose à la bourgeoisie corrompue qui va lui succéder que du peuple.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 189 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2023
Un film qui ne vieillit pas, signe que c'est grand film réalisé par un Grand metteur en scène, Visconti en l'occurrence. Situé dans la Sicile de la fin du 19 -ème siècle, le film raconte la fin d'un monde (celui de l'aristocratie) et l'avènement du pouvoir de la bourgeoisie sous l'œil lucide du Guépard, le chef de clan des seigneurs locaux et celui ambigu de son curé secrétaire.
Des images magnifiques, des décors splendides et des acteurs fabuleux comme Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale. On ne s'en lasse pas.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 décembre 2016
Grande fresque sicilienne dans une bourgeoisie notoire, remplit de bassesse et mondanité sans nom. Chef d'œuvre de son temps, mais surtout vachement ennuyant. Il faut s'accrocher à son fauteuil pour ne pas tomber dans un ennui morbide. Alors oui, c'est beau. Ça oui forcément. Mais faire un film grand avec l'idée en tête qu'il sera grand, ça fait plus tape à l'œil au final qu'autre chose. J'ai pas aimé, simplement parce que ça ne raconte rien de pertinent. Pompeux, barbant, long... les mots me manquent.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2016
Un film très difficile à aimer. Commençons par le défaut, Visconti ne maîtrise pas le temps cinématographique (ce qui est insupportable dans Mort à Venise, son pire film): autant le Titanic de Cameron ne dure pas, autant ce film de quasi même durée est pesant en longueur. Ce pourquoi? parce qu'il est trop littéraire, il parle trop, il est trop Ancien Monde face au Nouveau Monde américain qui, avec des Cecile B. de Mille, des Ford, des Hitchcock et des Chaplin, a tout compris depuis le début de l'aventure temporelle cinématographique.
Mais la difficulté à apprécier ce film est aussi qu'il ne parle pas de ce qu'il montre. Les héros sont le Prince, Lancaster, et Claudia Cardinale dans le rôle de l'Angelica démoniaque qu'elle interprète à merveille avec un sourire carnassier. En troisième (ou en deuxième?...), c'est Don Calogero, le gagnant du jeu dont Angelica n'est que la figure séductrice tandis que lui, le père qui a acheté l'amour de sa femme avec son or, ressemble à ce qu'il est: il est laid (on le dit). Sur fond de révolution nationale italienne sans profondeur, cette histoire raconte la noblesse qui se corrompt avec la bourgeoisie au visage avenant et sans âme de Claudia Cardinale. Il y a quelque chose de La Grande Illusion de notre Renoir dans ce film! Le pauvre Tancrède-Delon n'est ici que l'otage d'un drame auquel il ne comprend rien, Delon joue d'ailleurs parfaitement ce jeu de personnage-jouet, profondément inutile et sans avenir.
Un film qui est donc, dans son fond politique, profondément mélancolique, voire réactionnaire.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 décembre 2016
Encore un film complètement surcoté! Uniquement parce que Visconti se trouve derrière la caméra... Autant le dire tout de suite, l'ennui s'installe dès le départ et pour ne rien céder jusqu'à la fin de cet interminable bal! Quant à Delon, il est aussi arrogant et suffisant qu'à l'habitude. Bonne chance aux courageux qui tiendront aussi pendant ces presque 3 heures qui n'en finissent pas!
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2016
Le Guépard est un des plus beaux films du monde, qui allie souffle romanesque, réflexion sur le temps qui passe et l'Histoire (ici l'Histoire des vaincus), et tentative par Visconti de retrouver la beauté d'un monde disparu, à l'instar de Proust dans A La Recherche du temps perdu. Voir ma critique sur mon blog ::
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2016
Le guépard est un monument du cinéma.
L'histoire est très belle, se tenant dans un contexte historique déterminant. Le film décrit magistralement la classe aristocratique perdant progressivement de l'importance et luttant entre la nostalgie du passé et le besoin de s'adapter à un monde qui change.
Alain Delon est très bien. Burt Lancaster est gigantesque (et pas que sur le plan physique). Claudia Cardinale est très bien.
Les décors sont splendides et les costumes sont très réussis (la version colorisée valorise beaucoup ces deux éléments).
Par contre, le film est beaucoup beaucoup trop long et une heure de moins était tout à fait envisageable.
Un très beau film.
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