Le Guépard
Note moyenne
4,0
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204 critiques spectateurs

5
71 critiques
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29 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2013
Vu au cinéma il y a peu, j'ai découvert un film vraiment magnifique. Je ne peux que mettre 5 étoiles, il s'agit véritablement d'un chef d'oeuvre. Il faut vraiment savoir apprécier ce genre de film, y voir un coté artistique au lieu de chercher un film plein d'action.

Les paysages de Sicile avec la musique de Nino Rota nous rappellent ceux présent dans les scènes du même endroits dans la trigolie "Le parrain".

Les acteurs sont sublimes, Lancaster et Delon en rôles masculins et la charmante Claudia Cardinale, un trio extra.

Pour les cinéphiles, ne passez pas à coté de ce chef d'oeuvre.
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

47 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2012
Le passé d'Hollywood fourmille de films glorieux, entre autres, le Guépard, tableau délicieux de splendeurs italiennes. Une fresque historique, retraçant batailles, politique et mœurs d'époques au travers du regard d'un puissant chef de famille, le prince Fabrice, interprété si brillamment par Burt Lancaster. Famille de nobles aux figures multiples et uniques en chacune d'entre elles, avec bien sûr les amants Tancrède et Angelica au sommet. Ce couple est d'une force et d'une beauté telle qu'on en voit rarement dans l'histoire entière du 7ème art : on adore tous Tancrède, ça je ne la cache pas, pour les garçons on l'envie un peu quand même, et les filles qui ont vues le film doivent toutes en être éperdument amoureuse...quant à Angelica, c'est la créature de charme parfaite, c'est Esméralda, la grâce du corps et l'agilité féminine de l'esprit, oui nous autres on l'aime dès qu'elle apparaît en solo dans le grand salon luxueux des Salina. Filmant en plan large la quasi totalité du Guépard, Visconti instaure une dimension spacieuse aux scènes de chasses, aux fusillades dans les rues et surtout épique lors de la séquence intemporelle du bal. Les dialogues se révèlent très drôles durant une bonne partie du film, bien joués par des acteurs excellents, parfois théâtraux (Paolo Stopa). Cependant, le tragique se fait sentir à l'approche de la conclusion. La conversation entre Fabrice et Chevalley reste presque un morceau de bravoure, en paroles. Le Lion voit clair sur ce qui l'entoure, et flaire sa lente chute, jusqu'à ce qu'il en prenne doucement concsience (Burt Lancaster se transcende, en homme imposant fragilisé de l'intérieur, monarque de cœur indétrônable pourtant sur le déclin). Des décors magnifiques encadrent cette aventure passionnée, des majestueuses montagnes arides à la villa fastueuse en passant par les bâtisses de bas étages où rôdent chats et chiens. Mais comme le fait remarquer le prince avec une justesse si pure, ces paysages variés n'égalent en aucun cas la merveille qu'est le duo Alain Delon/Claudia Cardinale, clou du spectacle, et pour lequel je suis prête à revoir ce chef d’œuvre des centaines de fois. Sans oublier les mots si véridiques qui s'y épandent en masse.
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2012
En adaptant le best-seller de Giuseppe Tomasi de Lampedusa, Luchino Visconti retranscrit à l'écran, plus qu'une opinion politique, la lente agonie d'un monde, la mort d'une époque face aux changements à venir, qu'ils soient bons ou mauvais, quelque soit notre place dans l'échiquier de la vie. En résulte une oeuvre sublime et crépusculaire, exigeante de par sa complexité et son rythme lancinant (soyons francs, il ne se passe pas énormément de choses à l'écran pendant ces trois heures), qui fascine par la beauté de ses images, dignes d'un tableau vivant, et par le faste de sa reconstitution, proprement hallucinante. Sans oublier bien sûr la présence presque fantômatique d'un Burt Lancaster impérial.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2012
La restauration effectuée pour cette superbe édition DVD pare le film d’un éclat qui restitue toute la valeur du travail de Visconti. Plus on revoit le film et plus la prestation de Lancaster apparaît comme la meilleure qu’on pouvait espérer pour ce prince qui à l’entrée dans l’âge mûr doit se rendre à l’évidence que la société à ordre qu’il a toujours connue ne sera pas celle qu’il transmettra à ses descendants. Inutile de revenir sur l’immense travail d’artiste opéré par Visconti et son équipe pour les décors et les costumes, tellement il est somptueux et rabaisse brutalement les reconstitutions actuelles assistées par ordinateur. Visconti était issu de cette classe dominante qui refusa aussi longtemps qu’elle le put la naissance d’une république italienne unifiée. Visconti est fasciné par la déchéance des puissants et il l’a rendue de manière éclatante dans nombre de ses films , des « Damnés » à « Ludwig ». Cet ordre est si bien établi dans la tête de ceux qui sont placés du bon côté que l’idée même que l’on pourrait s’en prendre à leurs privilèges met longtemps à cheminer. Par moult détails, Visconti montre cette suffisance courtoise souvent imperceptible mais bien réelle comme par exemple lorsque Salina moque à l’oreille de Tancrede l’entrée de Don Calogero Sedara dans son costume étriqué à la soirée donnée pour le retour du prince dans sa villégiature d’été. Rassuré sur la supériorité de son éducation qui doit lui assurer pour encore des siècles sa prédominance, le prince va vite déchanter quand il verra l’assurance triomphante de sa fille Angelica forte de sa beauté et de la fortune de son père devenu riche rentier. Tancrede plus en phase avec son époque renoncera à se satisfaire d’un mariage avec une de sa caste comme l’a fait son oncle avant lui qui se rend régulièrement dans les bas-fonds de Palerme pour calmer ses ardeurs inassouvies. Ce métissage de classe est le signe du déclin pour Salina qui sombre dans la langueur tout en tombant amoureux d'Angelica. La scène du bal clôt admirablement le film et Lancaster qui se sent défaillir laisse après une ultime valse au bras d'Angelica la place à la génération suivante qui est déjà prête à embrasser d'autres valeurs. Cette fin pathétique sera reprise dans "Mort à Venise" où Bogarde mourra sur la plage en admirant au loin cet amour éphèbe qu'il ne pourra jamais approcher. Delon et Cardinale à l'aube de leur carrière soutiennent un Lancaster au sommet de son art. Dire que Visconti ne voyait en lui au départ qu'un cow boy!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 janvier 2012
Film dont la somptuosité des décors et des acteurs suffit pour nous guider.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2011
Cette grande fresque, chef-d'oeuvre pour nombre de critiques cinéphiles, est un film majeur du cinéma italien. Ceci étant dit, passé le plaisir de voir de grands noms du cinéma réunis - Claudia Cardinale étincelante, Alain Delon flamboyant, et Paolo Stoppa impressionnant de charisme -, la longueur du film tire vers l'ennui, notamment dans l'interminable séance de bal. En revanche, la mise en scène, parfaite, la retranscription de l'époque d'unification de l'Italie, font irrémédiablement du "Guépard" une oeuvre à voir.
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2011
Le Guépard, avant d’être la Palme d’Or du Festival de Cannes 1963, est un excellent roman de Lampedusa, mort peu de temps après la fin de son livre. Adapté par cinq scénaristes, il aurait du être fleuve et épique.

Pour le côté fleuve, c’est rempli, avec trois très longues heures, dont 45 minutes pour la scène du bal, qui les méritait au vu du roman. Le gros problème du film, c’est évidemment cette lenteur, qui plonge le spectateur d’aujourd’hui dans une torpeur proche de l’endormissement constant. En effet, aussi bien réalisé qu’il soit, le film a sacrément mal vieilli, malgré un duo excellent d’acteurs. De plus, il ne résiste pas aux multiples visions, surtout que plus je le revois, plus je m’aperçois que tout ce qui a attrait au Guépard éponyme n’est plus du tout dans le film, et que beaucoup d’ennuyeuses libertés sont prises. En restent des scènes fantastiques, comme celles du duo Burt Lancaster – Serge Reggiani, excellent et des grands décors magnifiques et majestueux.

Dommage que comme la majorité des blockbusters (car oui, c’est un peu l’ancêtre d’un blockbuster), il vieillit mal et se ringardise peu à peu.
lilybelle91
lilybelle91

83 abonnés 914 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 novembre 2011
Un grand classique, réputé comme un pur chef d’œuvre...intouchable ?
Pas si sur ! Pour moi il s'agit d'un long (long, très long, très très long) métrage hyper contemplatif, sans réel enjeu, sans rythme et avec un manque cruel de souffle...comme par exemple LA scène de bataille étrangement anti-spectaculaire, décalé et molle qui ferait passé les séquences de guerre de Monsieur Lelouch pour du Peckinpah énervé !!! Au final, alors que je me préparais à vivre une épopée digne de "Autant en emporte le vent" ou du " docteur Jivago" j'ai subit le film tel une épreuve ou une lutte contre l'ennui et le sommeil !!! Reste un casting magnifique, de superbe décors et des costumes remarquable qui récolte les deux étoiles ! Une immense déception à la mesure de l'attente...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 novembre 2011
Œuvre indigeste qui a reçu la Palme d'Or lors du Festival de Cannes en 1963 , narrant l'histoire d'une annexion italienne et un mariage entre une jeune homme prénommé Tancrède Falconeri neveu de Fabrizio Corbera de Salina un prince , et d'une ravissante jeune femme Angelica Sedara interprétée par Claudia Cardinale. Luchino Visconti nous livre de magnifiques paysages siciliens ( semblables à ceux présent dans le parrain un et deux ). Alain Delon au panache démesuré s'impose dans le film campant le personnage du jeune homme fougueux et charismatique. Le but du film est cependant très difficile à cerner et le spectateur fait face à des longueurs interminables ! Il suffit d'une heure pour décrocher , le film ce transforme alors en vrai supplice ! Une étoile pour l'interprétation des acteurs et des sublimes paysages siciliens.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2014
Palme d'or 1963, un film de Visconti.
Donc, oui tu peux t'attendre à voir un bon film. La première scène, annonce la couleur de ce qui va être un film sur la déchéance de la noblesse en Sicile pendant la révolution en Italie de 1860.
L'aristocratie ce n'est pas quelque chose qui me touche particulièrement en revanche l'histoire et le cinéma, ça c'est ma tasse de thé. Mais peu importe c'est un film sur la fin d'un monde.
Visconti signe un film accompli, au niveau de la mise en scène, la scène du bal en est un bon exemple et accompli aussi au niveau de l'émotion, c'est une totale réussite.
Et une fois que vous vivez ces grands instants d'émotion et de grâce, il ne reste plus qu'a admirer les décors et les costumes qui sont magnifiques, mais pas autant que l'éblouissante Claudia Cardinale.
Mais encore que serait une mise en scène brillante sans de bons acteurs? Burt Lancaster est absolument fascinant dans son rôle de Prince qui, peu à peu perd ses illusions.
Alain Delon et Claudia Cardinal sont remarquables.
Une fresque historique passionnante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 août 2011
Une grande fresque, bien mise en scène et interprétée. Un vrai classique beau et académique.
carbone144
carbone144

115 abonnés 845 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 août 2011
Long et ennuyeux !!! Le bal de fin dure trop longtemps, le reste du film est tout autant sans émotions. C'est vraiment sa longueur qui m'a détruit. Sinon, il y a eu des bons moments, un ensemble aussi intéressant, mais mis en pellicule, c'était trop !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 août 2011
Sublime, terrible et fascinant. Un des meilleurs films de Visconti, moins froid que Ludwig même si il "manque" un peu de souffle pour porter complètement le film. Une des plus belles évocations de la Sicile et de l'histoire de l'Italie. Grandeur, faste et décadence d'un mon qui change et auquel les gens doivent s'adapter. Ce thème d'une aristocratie qui a du mal à s'adapter à l'évolution du monde, est récurent dans le cinéma de Visconti, un monde qu'il connait bien, et qu'il évoque d'une façon remarquable. Un très grand moment de cinéma, des acteurs exceptionnels, une musique inoubliable.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 juillet 2011
Magnifique, en particulier la dernière heure. Superbes images, superbe musique, superbes interprétations.
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2011
Luchino Visconti réalise ici l'une des plus grandes fresques jamais tournées sur l'histoire de l'Italie au dix-neuvième siècle en Sicile. Il faut signaler que la Sicile n'appartenait pas à l'Italie au début du long-métrage, cette oeuvre rapporte son unification à ce pays. Ainsi, on peut constater avant la guerre du temps de Garibaldi que les aristocrates dominaient cette île et dépensaient l'argent à foisons dans des châteaux luxueux. Visconti montre que le patriarche incarné par Burt Lancaster veillait à l'intérêt de sa famille mais également à ses plaisirs autrement dit comme dans tous les royaumes, une poignée de gens s'amusaient et priaient quand d'autres vivaient dans la misère. On assiste ainsi à la fin d'un monde, celui de l'aristocratie, remplacé par la bourgeoisie. Les bourgeois qui avaient bâti leurs richesses sur leurs commerces commençaient à acheter tous les terrains et tous les objets de grande valeur, Visconti montre également leur snobisme quand ceux-ci tiennent tellement à obtenir du sang noble. Alain Delon incarne le neveu du prince Salina, un opportuniste qui épouse la fille d'un très riche bourgeois incarnée par Claudia Cardinale. Le réalisateur montre la différence des classes sociales, affichant des caractères coincés chez les aristocrates et spontanés chez les bourgeois. Mais plus qu'une fresque, le long-métrage montre un homme charismatique et séduisant incarné par Burt Lancaster qui sent la fin de son règne approcher et qui l'accepte en organisant des compromis divers mais le réalisateur italien désire surtout afficher la solitude de cet homme qui se voit vieillir et qui ne trouve plus de goût à la vie contrairement aux jeunes pleins de vie et de fêtes. La scène dans laquelle il pleure qui s'en suit par une invitation à danser par sa belle-nièce donne une émotion forte au long-métrage. Un film qui n'hésite pas à montrer les horreurs de la guerre ni les pensées politiques des Siciliens par rapport à l'Italie. Un scénario riche et dense, une musique grandiose signée Nino Rota, une réalisation soignée, un grand acteur, "Le guépard" appartient à la catégorie des chefs-d'oeuvre du cinéma, un film distillant tous les sentiments humains, l'amour, la jalousie, la violence, la haine et la mélancolie. Un film grandiose, un rôle en or pour Burt Lancaster!
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