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vivaBFG
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4,0
Publiée le 27 juin 2026
Un film de truand avec un scénario fort, bien construit, avec des acteurs au top aussi bien les vieux que les jeunes en devenir comme Anconina et Lanvin. A voir, à revoir, parles amateurs de film policier.
Voilà un film de fracture, coincé entre un monde qui s’éteint et un autre qui arrive déjà en hurlant. Yves Montand porte l’élégance dure et fragile des vieux truands, tandis que Gérard Depardieu libère une violence brute, imprévisible, presque vécue, tant Mickey semble faire écho à sa propre jeunesse chaotique. Alain Corneau ne choisit pourtant jamais son camp : derrière leurs différences, les deux hommes parlent la même langue, celle de la violence, et cette langue finit par les condamner. On ne suit pas vraiment une enquête, on regarde une toile d’araignée se resserrer autour de personnages qui prennent toujours la mauvaise décision au pire moment. Le film est froid, automnal, noyé dans les nuits, les petits matins embrumés et la musique de Philippe Sarde (enregistrée avant le tournage et déjà présente sur le plateau), comme si elle guidait les personnages vers leur chute. Les lieux racontent autant que les visages, du confort du haras aux cités ravagées par la misère, avec une vision de la banlieue étonnamment précoce et presque documentaire. Contrairement à ce que j’ai pu lire, Alain Corneau ne copie pas Jean-Pierre Melville : il prolonge son fatalisme en l’ancrant dans une France en mutation, plus brutale, plus sale et traversée par un profond malaise social. Le film prend parfois trop son temps sur ses 2h15, mais il gagne en atmosphère ce qu’il perd en tension pure. Catherine Deneuve apporte une douceur et une lumière précieuses dans ce paysage fermé. Au bout du compte, ce polar laisse moins l’excitation d’un film d’action qu’une mélancolie poisseuse, une gueule de bois funèbre face à un passé qui refuse de mourir.
« Le choix des armes » est un excellent polar réalisé par Alain Corneau en 1981 avec pour acteurs principaux : Yves Montand, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Gérard Lanvin et Michel Galabru. Gérard Depardieu interprète l'un de ses meilleurs rôles au cinéma. Il est excellent dans son personnage de truand brutal, violent et dingue qui montre des signes d'humanité uniquement en présence de sa fille Karine et des chevaux. Le final entre Yves Montand et Gérard Lanvin vaut le détour. Il s'agit de la troisième et dernière collaboration entre Alain Corneau et Yves Montand après « Police Python 357 » et « La menace ». Gérard Depardieu et Alain Corneau tourneront encore deux fois ensemble.
Autant drame que polar, cette histoire de gangsters confronte deux générations, tant du côté des voyous que de celui des flics autour d'un règlement de compte tenant du quiproquo tragique. Dans une mise en scène classieuse, jouant habilement des clairs-obscurs atmosphériques, se dessinent des caractères contrastés, denses, complexes auxquels le pertinent casting confère une épaisseur supplémentaire, renforçant par un geste, un regard, une intonation la crédibilité de leurs tourments ou de leurs culpabilités. Manquant d'une nervosité visuelle, le récit nous intéresse pourtant au sort des protagonistes dont les dialogues se résument à l'essentiel, sans didactisme ni lourdeur. Du bon cinéma français, solide!
Une belle brochette d’acteurs charpente cette histoire de truands où le destin de chacun parait gravé dans le marbre, sur fond de banlieues abandonnées et de haras cossus. Yves Montand et Michel Galabru assurent dans leurs rôles de meneurs et on sourit à la jeunesse de Lanvin, Dauphin et Anconina. Gérard Depardieu y a toute sa place avec son jeu à l’instinct, ses envolées quasi lyrique et son visage de fripouille. La mise en scène est appliquée mais manque toutefois de mordant, on a m’impression que ça se traîne, il y a des passages à vide et la dynamique attendue est absente. La longueur du film y est sans doute pour quelque chose.
Un film très particulier. Un thriller policier plutôt classique mais une réalisation inégal. Beaucoup de longueur mais quand il y a de l'intensité c'est vraiment très prenant. Le cadrage est vraiment très beau et crée une ambiance. Montand est tout bonnement incroyable dans ce film, simple, naturel et charismatique. Le jeune Depardieu rôde son jeu (un peu en surjeu), Galabru très juste, Deneuve parfaite également et Lanvin nous montre gentiment l'étendu de sa sincérité.
Si l'on analyse avec objectivité "Le Choix Des Armes", force est de constater que ce n'est pas son scénario qui est acclamé, encore moins, la mise en scène d'Alain Corneau. Beaucoup de rebondissements, notamment plusieurs scènes d'action, sont peu crédibles. De plus l'étirement excessif de certaines scènes de certaines scènes, les transitions maladroites entre plusieurs d'entre elles, tout cela donne un rythme irrégulier, plutôt lent à l'ensemble. En termes de mise en scène, on est loin du rythme trépidant de "Police Python", ou du rythme ample mais parfois vif du chef d'œuvre absolu qu'est "Tous Les Matins Du Monde". La renommée du "Choix Des Armes" vient en fait de la présence d'une demi-douzaine d'acteurs qui font l'honneur du cinéma français. Cependant une certaine objectivité dans l'analyse des prestations n'est pas inutile. Celles de Galabru et surtout celle de Montand sont indiscutablement impériales. Celle de Deneuve, certes, honorable, ne sera pas celle qui aura marqué sa carrière. Pour ce qui est de la performance de Depardieu, elle est très inégale. Brillante le plus souvent, mais peu convaincante par moments. Paradoxalement, c'est celle des jeunes premiers de l'époque qui impressionne. Quoique très brève, la présence d'Anconina est remarquable, et celle de Lanvin est brillante, tout autant que celle de Jean-Claude Dauphin.
Voici un beau film, avec une belle photo. On sent notamment la bascule de la France vers un autre monde à cette époque, avec toutes ces nouvelles constructions. Le réalisateur a l'intelligence de ne pas trop appuyer un point de vue légèrement marxiste (riches contre pauvres), et de distiller une belle subtilité dans les personnages. J'aime beaucoup la scène où Depardieu danse avec les chevaux, très belle, très juste, très sauvage. Quel divin acteur ! Catherine Deneuve a bien le plus beau profil de toutes les actrices françaises ! Par contre je n'aime pas vraiment le jeu d'acteur de Montand.
Le choix des armes est un tonitruant polar. Un petit loubard Mickey se fait la cavale avec Serge un ancien collègue de Noël (Yves Montand) dans leur fuite ils provoque un accident et tue un policier. Se rendant à leur planque ils tombent dans un guet-apens tendu par des anciens ennemis.
Le film de Corneau laisse une impression mitigée. C'est un drame policier consciencieux mais qui alterne, assez péniblement parfois, longueurs et sursauts, et dont les personnages apparaissent d'emblée conventionnels. Pourtant ces figures typique du polar (un ancien truand rattrapé par son passé, un vieux flic désabusé, une épouse du genre potiche -quel rôle superficiel pour Deneuve!) parviennent par moments à dépasser le conformisme ambiant de l'intrigue, laquelle découvre alors des dispositions dramatiques plutôt intéressantes. Ce film brutal, parfois violent et sûrement un peu trop long, se devait d'être plus dépouillé pour restituer son inspiration de tragédie (en ce sens, le sujet n'aurait sans doute pas déplu à Melville) comme Corneau avait su le faire pour "Série noire", car le postulat de départ -les anciens contre les modernes- est une belle idée. En fait, par son talent et son charisme, seul Depardieu tire le maximumspoiler: de son rôle de voyou, sorte de chien fou sorti tout droit des "Valseuses" sombrant dans la folie meurtrière . Sans doute, également, ce personnage témoigne-t-il d'une humanité moins convenue que les autres.
Excellent film policier avec un grand casting d'anciens et jeunes comédiens qui se donnent la réplique sous la houlette derrière la caméra et co-scenariste d' Alain Corneau ! "Le choix des armes" raconte l'histoire d'une évasion de prison de deux malfrats, l'un jeune impulsif et l'autre son bien pensant, qui seront pris dans un engrenage, blessant mortellement ce dernier, trouvant refuge chez un ancien gangster rangé dans le monde des chevaux et qui voit ressurgir son passé à cause du jeune évadé ,écorché vif dangereux impulsif, et trouver des solutions avec la police et son foyer. Alain Corneau a fait mieux comme long métrage dans sa carrière de cinéaste mais "Le choix des armes" possède une bonne intrigue renversante des gentils et méchants avec une mise en scène qui se laisse regarder de nos jours accompagné de la sensationnelle musique de Philippe Sarde. Yves Montand trouve un bon rôle auquel il excelle tout comme ses collègues Gérard Depardieu, la belle Catherine Deneuve et dans les seconds rôles les présences remarquées de Michel Galabru, Gérard Lanvin, Richard Anconina ou Jean Rougerie entré autres. Pas mal.
Le film se situe avec intelligence à la croisée des chemins, entre deux époques, de cinéma et de genres mais aussi dans le banditisme. En effet, en 1981, Melville est parti, le Nouvel Hollywood a tout bousculé, Montand est déjà un vétéran face à un Depardieu en pleine ascension, ils incarnent deux facettes du banditisme, Montand à l'ancienne à la façon d'un Gabin ou d'un Ventura chez Henri Verneuil ou José Giovanni, tandis que Depardieu annonce la fin d'un certain code de l'honneur, une jeunesse façon chien fou et individualiste comme la guerre des gangs qui ensanglante alors Paris et Marseille la fin des années 70 et durant les années 80. Corneau signe alors une histoire complètement contemporaine à la croisée des époque et des styles. Il matérialise même cette fracture par les décors et le statut social, mettant face à face les quartiers huppés ou le haras face aux banlieues modestes et les quartiers désoeuvrés, où comment les ex-truands qui ont su plus ou moins gérer leurs affaires voient arriver une jeunesse sans repères qui pensent révolutionner le Milieu. C'est sur ces points que Corneau signe un polar solide et prenant, ancré dans un réalisme abrupt. Site : Selenie.fr
Un excellent polar signé Alain Corneau. Porté par un trio d'acteurs au meilleur de leur forme : Yves Montand, Gérard Depardieu et Catherine Deneuve. Le scénario est solide : il met en scène un voyou (Depardieu génial en chien fou) qui se refugie chez un riche propriétaire de chevaux, ancien truand repenti (Yves Montand). Ce dernier est marié à très belle femme (Catherine Deneuve). Suite à un malentendu le jeune voyou en veut au propriétaire. Et une lutte s'engage entre les deux hommes. Les 3 vedettes du film sont entouré d'une pléiades de très bons seconds rôles : Michel Galabru, Gérard Lanvin, Richard Anconina, .... Un film à voir ou revoir sans hésiter.