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Un visiteur
4,5
Publiée le 2 avril 2012
Film qui est parfois long, mais qui au finale nous garde par ces moments choc ou l'ont ne s'y attend pas et ses images, mouvement de caméra qui font voyager la spectateur dans un odyssée de folie. Catherine Deneuve est meilleure que jamais sous la caméra de Polanski.
Prologue de sa trilogie "diabolique" poursuivie plus tard avec "Rosemary's baby" et la "Locataire", "Répulsion" est le film qui propulsa définitivement le jeune Roman Polanski dans le cercle très fermé des grands réalisateurs. Avec des moyens limités, le cinéaste polonais, fort de ses deux succès d'estime ("Cul de sac" et "Le couteau dans l'eau", bénéficiait alors pour la première fois d'un casting de choix. Sous sa direction, la très jeune Catherine Deneuve obtenait là l'un des rôles les plus forts de toute sa carrière. Dans la peau d'une jeune schizophrène victime d'hallucinations, Deneuve fait exploser tout son talent. Derrière la caméra, Polanski multiplie les effets, rivalise d'inventivité pour provoquer le suspense et l'angoisse, se hisse parmi les références de l'époque ("La Maison du diable", de Robert Wise") pour faire de "Répulsion" une œuvre universelle, d'une puissance rarement égalée en matière de film traitant de la folie, oscillant sans cesse entre le fantastique et l'horreur. Sublime !
Un des premiers films de Polanski, ce film est un joli traumatisme. Lent, volontairement répétitif voir ennuyant au début, le film prend une toute autre ampleur enfin fini. D'une mise en scène soignée, on assiste ici à une véritable descente aux enfers pour la petite Carol jouée par une Deneuve aussi douce qu'inquiétante. Ce film est un aperçu de la schizophrénie, la paranoïa, Polanski arrive vraiment à nous rendre fou tout comme la protagoniste. Des plans propres et une ambiance extrêmement travaillée, autant dans le sonore que dans le visuel. Le film a beau avoir vieilli, l'expérience est toujours viscéral aujourd'hui. Inquiétant ou tout simplement fou, c'est un bel exercice de style qui traite avec une rare maîtrise le sujet de la schizophrénie, une bizarrerie à voir.
Si Polanski fait le choix intelligent d’éviter d’user du triomphalisme d’une morale qui ne serait qu’éphémère devant la complexité d’un tel sujet, la force avec laquelle il s’empoigne à faire partager la souffrance de toutes ses victimes est géniale. La critique complète sur: www.cinemarium.fr
J'ai profité de la présentation de ce film à la cinémathèque pour continuer la filmo de Polanski que je connaissais très peu. Repulsion est le deuxième long-métrage de Polanski et le travail effectué est admirable en dépit de quelques maladresses ou faiblesses.
Le thème principal du film est la folie de cette jeune femme introvertie qui repousse ce qui est masculin et vit dans une angoisse permanente. Catherine Deneuve (Très très zolie ) offre une prestation convaincante, elle campe à merveille ce personnage hanté par des peurs viscérales. Avec un thème comme celui-là forcément on s'attend à de la tension et on peut dire que c'est réussi, Polanski a su faire naître la tension à partir de peu de choses au final. Ce n'est pas un film explicite, nous sommes davantage dans la suggestion permanente et c'est une très bonne chose de rester dans une sorte de mystère et de flou continu. Ne pas rentrer dans les détails participe, je trouve, ) aider la montée en tension chez le spectateur. Il y a une chose aussi qui est fort admirable c'est que Polanski a vraiment travaillé la forme de manière à la rendre cohérente par rapport au fond. Déjà d'une part c'est vraiment beau, la photographie est réellement sublime. La technique en général est d'une élégance folle avec toutes ces plongées, ces plans séquence magnifiques... Mais ce n'est pas que ça. Polanski a su parfaitement représenter le malaise mental de l'heroïne principale en scènes intérieurs mais surtout en scènes tournées en extérieur, ce qui n'est pas simple à rendre. Cette caméra qui suit une Catherine Deneuve au regard craintif et qui l'abandonne l'espace de quelques secondes pour s'attarder sur un détail dans une scène c'est admirable, comme si la caméra était une part entière de ce qu'elle filmait. Les scènes dans l'appartemment sont oppressantes et celui-ci pourrait presque être un personnage tourmenté.
La névrose vécue par le personnage conduit à des actes durs et brutaux. J'émetterais quand même quelques réserves au niveau du montage particulier, certains raccords tombaient un peu comme un cheveu sur la soupe et certaines séquences ont assez vieilli, ce qui fait que l'angoisse n'est pas vraiment présente mais en réalité ce n'est que peu de choses dans un film globament maîtrisé et d'une grâce folle. Un très bon film sur la déchéance mentale d'une personne réalisé par un cinéaste appliqué. On pourrait presque y voir un précurseur du superbe Rosemary's Baby sorti plusieurs années après. En tout cas ça reste un très bon film, un peu maladroit par moments, un peu fade en première partie mais en fin de compte le résultat est fort appréciable.
Oh que cette histoire de fissures et d’araignée au plafond est effrayante… et sacrément bien calibré avec ça ! Assurément, à vous rendre fou de ne pas l’avoir visionné à l’époque. A voir les yeux grands ouverts !
Répulsion voit le jour deux ans avant Le bal des vampires, lui-même qui précède le désormais culte Rosemary’s baby. C’est la première sortie longue de Roman Polanski en matière d’épouvante, mais l’homme s’est déjà fait la main dans divers courts-métrages. Cette fois il nous conte la schizophrénie d’une belle angoissée, une ingénue maladive qui préfère se cloitrer dans son antre que de côtoyer l’homme. Plus le métrage avance, plus Catherine Deneuve prend son rôle à cœur, assaillie de toutes parts par les visions et les bruits entêtants, le tic-tac d’une horloge, le ding-dong d’un clocher, une sonnette, un téléphone, une mouche, une fissure dans le mur qu’elle invente. Ou plutôt, qui la symbolise. Le franco-polonais filme la chute d’une recluse dans la pire des démences – et il y met les formes. Pellicule en noir plus que blanc, caméra qui chancèle, fondues lancinantes et travellings oppressants, il empile les tactiques pour plonger son public dans l’angoisse. Mais d’abord il hésite : les premiers quarts d’heure ressemblent moins à Psychose qu’à un ersatz de la Nouvelle vague. Trente minutes un brin soporifiques, une heure de terreur à l’ancienne : vous voilà prévenus.
Assez déçu par le rendu final de "Repulsion". En effet, je pense avant tout que Catherine Deneuve, qui est devenue une excellente actrice avec le temps, a été choisie sur ce long métrage, non pas pour son jeu mais juste pour son physique, je trouve ça regrettable. En ce qui concerne la bande son, que ce soit pour les musiques ou les bruitages, j'ai l'impression d'assister à un IRM, pour ceux qui en ont déjà eu, vous comprendrez que ce n'est pas un avantage, loin de là. Dans l'ensemble, les acteurs ne sont pas impressionnants mais pas mauvais non plus. L'histoire est pas mauvaise mais "Persona", qui est sorti à peine un an plus tard, est à des années lumières de ce drame psychologique de Roman Polanski. Cependant, les scènes de folies ne sont pas trop bâclées et on arrive par moment, à être imprégné par ce sentiment dérangeant. Se qui m'a le plus plu, ce sont les nombreux plans séquences, qui à mon humble avis, manque beaucoup trop de nos jours. Cela ne suffit pas pour en faire une bonne production, je ne suis pas convaincu mais bon, il y a pire. 11/20.
Premier film de la trilogie des appartements maudits, "Répulsion" est un film désagréable à regarder pour la simple et bonne raison que Polanski sait instaurer le malaise chez son spectateur avec des choses très simples : longs plans-séquences dans le noir, bruits de gouttes d'eau, de pas, d'horloge. Il montre peu et suggère beaucoup, ce qui est toujours plus efficace lorsqu'on s'approche de près ou de loin du film d'horreur. Malheureusement, cela vire un peu à l'exercice de style, et le film manque un peu d'âme. Polanski s'applique, et il est doué, mais comme il l'a avoué, il n'a fait ce film que pour financer "Cul-de-sac". La musique jazzy inquiétante et une Catherine Deneuve habitée n'empêchent pas de ressentir un certain ennui, notamment durant la première partie du film, avant que Deneuve ne se retrouve seule dans l'appartement : on pourrait honnêtement couper un bon quart d'heure. "Répulsion" apparaît donc un peu comme un élégant brouillon de "Rosemary's Baby".
Très bon film sur la déchéance mentale d'une jeune fille un peu perdue. Superbement interprété par la jeune Deneuve et visuellement très beau. Un des meilleurs premiers films de Polanski.
Après un premier long-métrage très réussi, Roman Polanski réaffirmait déjà qu'il est un grand. Décrivant avec brio un cas de paranoïa, Roman Polanski a l'intelligence de filmer au plus près son personnage, même en extérieur en caméra porté, pour mieux nous faire ressentir le cloisonnement mental dans lequel il est plongé. Ainsi notamment l'appartement, à travers le prisme de la folie de sa locataire, devient grâce au talent de son metteur en scène un personnage à part entière. Catherine Deneuve dirigée à la perfection donne énormément d'intensité à son rôle et trouve ainsi peut-être le meilleur de sa carrière. On retrouve beaucoup des thèmes et des caractéristiques de l'oeuvre future de Polanski dans ce film qui est une ébauche brillante et très angoissante de ce qui sont pour moi ses deux meilleures oeuvres : "Rosemary's Baby" et "Le Locataire".
traitant de l'un de ses thèmes de prédilection : la schizophrénie, "Répulsion" fait office de prémisse à des chefs d'œuvre tel que "le locataire", "Rosemary's baby", "Frantic" ! Catherine Deneuve tient ici l'un de ses plus grand rôle, La photo en noir & blanc est sublime, la mise en scène précise et soigné...tout cela fait de RÉPULSION l'un des meilleurs films de Polanski...
Si les moins cinéphiles risquent d'effleurer parfois un certain ennui, Répulsion se consacrant principalement à illustrer la psyché douteuse de son personnage principal, Roman Polanski parvient à instaurer une atmosphère angoissante, voire carrément flippante. Grâce un excellent travail de mise en scène et une photographie qui multiplie les angles de vue dérangeants. Et la musique, schizophrénique, participe largement à cette grande campagne de déstabilisation cinématographique. Un classique ! Lire notre critique sur le site terreurvision !