Balada Triste
Note moyenne
3,3
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213 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 octobre 2011
Pour le coup, je ne respecte pas l'ordre dans lequel j'ai vu les films, mais il me paraissait évident de parler de Balada triste de trompeta. A peine de mois après De l'eau pour les éléphants, on replonge dans l'univers du cirque. Fini la production Hollywoodienne avec des acteurs dans la crasse mais les dents immaculées. Là... C'est... Le foutoir !

Le foutoir d'une Espagne qui en a fini avec la guerre, mais pas avec Franco. Le foutoir d'un cirque où on pourrait facilement se faire trucider par son voisin pour gravir des échelons. Le foutoir dans le film tout court !

Pourtant, j'aime le grand n'importe quoi et quand ça part en vrille. Mais là c'est vraiment trop pour moi. Il y a trop d’enchaînement dans l'histoire, ça va trop vite, ça fait des revirements de situation trop vite, ça va trop dans l'excès et à la fin du film, on tombe complètement dans du gore dégueulasse auquel je ne m'attendais pas.

L'affiche du film affirme que c'est le film espagnol le plus "originale" de la décennie. Je sais vraiment pas si le terme "original" à sa place. Sorti de la salle, ce coup-ci j'étais vraiment dans l'inconnu... Aimé... Pas aimé... Est-ce qu'il est tout bonnement génial ou que de la poudre aux yeux ?

Merde, j'arrive vraiment pas à me décider ! Dans le doute, je lui mets seulement 2.5 étoiles.
Et puis non... Je révise ma note à 2 étoiles !
fritzlang1971
fritzlang1971

31 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2011
Film déroutant que ce réalisateur nous livre. J'ai apprécié le jeu des acteurs, notamment les deux clowns Sergio et Javier qui s'affrontent pour avoir où garder les faveurs de la magnifique acrobate Natalia (épouse d'Alex de la Iglesia) mais je suis resté dubitatif devant tant de violences et d'images chocs (le visage rafistolé de Sergio, les marques de fer à repasser que s'infligent Javier, entre autres). Le tout filmé sous l'époque franquiste, une période qui à du marquer notre cinéaste.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2011
Quel plaisir de retrouver le cinéma d'Alex de la Iglesia sans l'hystérie qui le caractérise d'habitude. Au contraire ! c'est toujours aussi démesuré, mais le réalisateur s'est canalisé sans s'assagir. Cette histoire de clowns se livrant une lutte acharnée pour les yeux d'une belle artiste de cirque dans le contexte de l'Espagne moderne est tout simplement brillante. C'est ambitieux, iconoclaste, et bordélique. Avec toujours son humour noir et dévastateur. Ce film est tout simplement son plus maîtrisé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 septembre 2011
Ce film est le meilleur De la Iglésia. Ce film mélange sans aucune faille, Un peu de Lang, D'Hitchcock , de slasher ,de survival , de film de guerre et de romance. Il explique aussi les bouleversement politique espagnol que le réalisateur à vécu. Plus l'histoire de ces deux clown brisé qui tombent amoureux de la mème femme, qui est aussi paumé (et est la femme du réalisateur). Génial!!!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 septembre 2011
Ce film est le parfait mélange de la grosse blague tellement énorme qu'elle n'en est pas crédible, et du charme qui arrive à faire que malgré tout... on accroche!
le clunisois
le clunisois

10 abonnés 214 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 septembre 2011
Plutôt que « baroque », je parlerai volontiers de film « rococco » : c’est chargé à souhait, et ça tombe vite dans le n’importe quoi visuel et narratif. Dommage, sur le papier, le scénario était prometteur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 septembre 2011
Ce film est déroutant, c'est le seul adjectif que j'ai pu lui trouver...
Non sans mal d'ailleurs, je ne pouvais choisir entre le fou, l'inimaginable, le splendide ou encore le désastre. J'ai alors pris parti pour le génial. Tout d'abord, le jeu d'acteur est magique, le Clown Triste est magique, et le Drôle, tantôt violent, tantôt passionné est magique aussi. L'image quant à elle est sublime et rien que de voir un Clown habillé en femme se battre d'une façon magistrale avec une machette sur des tons graves sublimés de petites touches de couleurs est fantastique ...
La folie s'empare doucement du personnage principal et nous partons avec lui, son amour pour cette femme nous rend aussi fou que lui quand elle se joue des deux clowns,pour un "photo finish" mémorable...
De plus, le régime Franquiste de fond nous aide à comprendre l'état de l'Espagne à cette époque... Donc l'état du clown triste, en bref, juste magique !
Lucille T.
Lucille T.

48 abonnés 375 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 octobre 2011
Clown, n, m : personnage comique de l'univers du cirque.

Grostesque et triste.
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2018
Après un Crimes à Oxford mitigé voici que De la Iglesia nous revient avec un film plus en accord avec son style, on retrouve dans Balada Triste de trompeta son ton outrancier férocement moqueur ; on peut trouver qu'il en fait trop dans ce film mais force est de constater que l'on suit avec un certain plaisir ce parcours noir d'un clown triste. Ironique et cruel du début à la fin avec un sens du burlesque bien prononcé Balada Triste de trompeta fait partie de ce cinéma à part que l'on aime ou déteste.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 janvier 2012
un univers qui est similaire à celui que l'on retrouve dans certaines B.D, très sanglant (réf à Machete), cartoonesque, du point de vue visuel le film est au top, l’histoire se passe dans un contexte réaliste (la période espagnole franquiste, nimbée par la misère et les guerres) un magnifique conte espagnol (pour adultes...), tout ça englué dans une atmosphère macabre et fantomatique. notre nature humaine en prend encore un fameux coup. un grand film, burlesque, étrange, doux-amer.
pitch22
pitch22

198 abonnés 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2011
Farce tragi-comique insoluble, pépite du genre grostesque tendance romantique. Alex de la Iglesia poursuit sa quête d'humour macabre et tranchant en nous offrant une plongée folle dans l'expérience subconsciente de la psychose d'un refoulé national. Car cette sombre fable d'une troupe de cirque borderline raconte aussi l'auto-destruction d'un pays, l'Espagne, dont la beauté solaire s'est engouffrée dans le tourbillon de l'horreur franquiste. Un scénario implacable, néanmoins attendu sur la fin, d'entrée grotesque (scène des clowns), nous plonge dans les aléas effrayants d'une tragédie sans issue. Les quelques séquences de douce insouciance, toutes issues du rêve, font rapidement place à la désillusion d'un réel terrifiant. En effet, dans un pays en proie à une guerre intestine écrasée par le fascisme, toute échappatoire semble impossible pour les partisans d'une liberté insoumise. Dans ce film aux virages très surréalistes, tout symbole prend corps à la lettre. Deux personnalités écorchées vives, clowns par défaut, incarnent en miroir un désir conflictuel, une passion de nature opposée, entraînés dans une quête de possession du même objet désiré: la femme, l'Espagne. La radicalisation des (res)sentiments respectifs ne peut souffrir aucun partage: l'un a beau dominer d'un machisme éhonté, l'autre a beau défendre le chemin d'une utopie, il suffit d'un pas de trop pour que l'équilibre de la terreur bascule et se brise. Ainsi s'enclenche une rivalité sans merci sur fond de vengeance à dimension historique. Cependant, la tournure démente du récit, d'un grand-guignol excessif clairement assumé, nous verse à la fois dans l'effroi consterné et, par le côté loufoque, dans un sentiment nerveux de drôlerie. Carlos Aceres ne manque pas d'impressionner: une révélation de poids! On n'est pas prêt d'oublier ce personnage de clown-évêque délirant, trash en diable, aux échos de DIVINE watersienne. La figure d'Antonio de la Torre incarne aussi un sale profil, repoussant, qui rappelle aux prémices du fameux VOLVER (Almodovar). Si pas mal de critiques presse ont fait la fine bouche devant un tel plat, aux accents certes peu râgoutant mais jubilatoires, est-ce parce qu'il ne parle pas vraiment aux goûts français? Pourtant, force est de constater l'éclat d'un tel grotesque dans les célèbrissimes BOSSU DE NOTRE-DAME ou dans ALICE AUX PAYS DES MERVEILLES! De même, la BALADA possède sont petit lot de créatures monstrueuses (mais on ne rejoue pas LA MONSTRUEUSE PARADE) et d'événements impromptus aux limites de l'absurde! Qui plus est, l'extravagante séquence de la petite grotte nous renvoie illico au "grotesque", aussi bien étymologiquement que factuellement parlant; nous virevoltons là dans l'incongru, la laideur, le dégoûtant, le bizarre, l'étrange, le fantastique. La métamorphose du clown triste (shocking!) mais aussi l'homme-chien, n'incarne-t-il pas l'altérité même, le risque d'une hybridité à la fertilité condamnée? C'est aussi F. Goya période malade. Puisque l'histoire se déroule dans les années 1970 après deux piqûres de rappel (dont 1937), quoi de plus cohérent que le choix d'un art fantastique farci au genre grotesque des années 1930?! Ces années se caractérisèrent entre autres par une véritable chappe de plomb sur les libertés d'expression, avec un télévision diffusant nombre d'émissions de clowns bien gentillettes pendant qu'on torturait: situation surréaliste. Nulle vulgarité, nulle outrance gratuites dans cette balade à fleur de peau qui vire en course à l'échalotte, un vrai bordel de course-poursuite... Si l'horreur peut flirter avec le gore, on évite la complaisance. Les Espagnols ne peuvent oublier l'entre-déchirement qui les a rongé mais Alex de la Iglesia met en garde contre tout glissement vers une réactivation du cauchemar: il ridiculise l'esprit de vengeance tout comme il dénonce les acharnés du pouvoir. La lutte intestine pour l'exclusivité n'offre aucune sortie. Un petit délire qui fait date.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mars 2012
Un film décalé, déjanté avec une esthétique travaillée. Une histoire qui démontre (d'une manière surprenante) que l'amour peut faire rire ou pleurer à travers le récit de deux clowns complètement tarés. Une manière aussi de régler quelques comptes avec le franquisme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juillet 2011
Ce film est tous simplement un électrochoc de part sa mise en scène unique dans un genre lui aussi unique , portée par des acteurs incroyables de folie dévastatrice a la limite du tolérable . Un ovni qui nous viens d'Espagne stupéfiant et fou !!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 juillet 2011
Quand l'amour déraisonné ( ce qu'il doit toujours être finalement ) pénètre dans une folle histoire de haines et de violences, que peut-on espérer si ce n'est un profond désespoir ? Et les larmes, si intenses et sincères dussent-elles être, ne demeurent-elles pas vaines face à ce grand théâtre de marionnettes où les membres un à un se désagrègent ? .. Loufoque, déjanté, accablant, douloureux, sale, laid, émouvant ; 'Balada Triste' est un maelström jouissif de clichés émotionnels et esthétiques.. Lorsque l'horreur parvient à s'allier à la pureté visuelle d'une œuvre d'art, le résultat est détonnant, tranchant et perfore le spectateur, inévitablement.. Ainsi, ce film, malgré quelques scènes ridicules et agaçantes, se démarque avec originalité et talent pour nous entrainer dans une chronologie sentimentale amené à perdre tout repère et toutes règles.. Les clowns tristes souvent se rejoignent entre eux.
Le-Droogie
Le-Droogie

21 abonnés 220 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2011
Surexcité, Balada Triste est un véritable cri du cœur de son réalisateur, qui met en branle tous les mœurs les plus communs de nos sociétés dans une étrange peinture de l’Espagne sous la dictature franquiste, à travers 2 clowns totalement opposés d’abord, mais amoureux de la même femme. Chacun d’eux possède un passé tout à fait violent (père mis à mort pour avoir collaboré à une farouche résistance contre Franco), mais tout d’eux doivent travailler ensemble. Le premier clown, maqué à la demoiselle en question, est excellent dans son travail et est nécessaire à la vie du cirque. Seulement, alcoolique et violent, et attisera la colère du clown triste, son rival, et une guerre sans merci pourra alors commencer entre les deux hommes.
Passant de l’original (quel putain de générique introductif !) au classique (le final) dans sa réalisation, Balada Triste confond le spectateur dans un film à la fois dramatique, comique et horrifique tant dans sa violence physique que dans son propos. Un film très étonnant d’un réalisateur vraiment intéressant. Balada Triste ne manque certes pas de défauts, mais ceux-ci contribuent finalement à faire le charme de cette péloche, que je vous recommande ardemment. Des films comme celui-là, on aimerait en voir plus souvent ! D’autant plus qu’il s’agit d’un véritable règlement de compte de Iglesia par rapport à l’Espagne… En effet, comment ne pas voir dans ces clowns, d’un côté les franquistes, de l’autre les résistants, se battant pour obtenir leur propre Espagne, représentée par cette nana arrachée par ces deux malades ?…
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