L'année de production de ce singulier road movie, symbole de toute une génération, est sans doute aussi éloquent que le métrage en lui-même. Les USA sont en plein changement, les guerres n'emballent plus les patriotes et le peuple a envie et besoin de liberté, et c'est tout l'attrait de Easy Rider. Dennis Hopper se met en scène avec Peter Fonda dans leur quête d'une vie meilleure à dos de choppers dans une Amérique qu'ils ne reconnaissent plus et qui ne les reconnaît plus également. Et nous partons avec eux à la rencontre de personnages hauts en couleur bien souvent liés par la drogue et la boisson. Si ce n'est pas toujours palpitant et loin s'en faut l'atmosphère y est très prenante et les paysages sublimes. Pour avoir traverser les USA d'Est en Ouest en bobber, ça me remet dedans à chaque fois, je retrouve cette ambiance particulière à chaque fois ainsi que ces sublimes décors. Il y a certes énormément de longueurs mais aussi des scènes intéressantes qui en disent long sur l'état d'esprit général de ce si grand pays avec ses qualités et ses défauts. Je ne sais pas si Hopper s'est douté un instant de l'impact de son film de potes au budget famélique dans le temps mais Easy Rider est devenu le témoignage d'une époque et un film totalement générationnel qu'il est bon de revisionner de temps à autre malgré ses défauts.
Avec "Zabriskie Point", sûrement le film le plus proche des aspirations d'une partie de la jeunesse américaine de la fin des années 60. Très imparfaite sur un plan technique et au niveau de la narration, "Easy Rider" reste pourtant une œuvre attachante, qui n'évite pas la caricature tout en donnant une image contrastée de la liberté et du désir d'absolu des deux motards. Au-delà de l'interprétation juste mais convenue des deux héros, Jack Nicholson, dans un rôle secondaire, illumine le long-métrage par son magnétisme et l’ambiguïté de son jeu. C'est, avec la magnifique BO, ce que l'on retient avant tout de cet essai de Hopper.
que dire de Easy Rider ? il vaut mieux vivre sa liberté que la fantasmer ? un joli road trip accompagné d'une bande son qui fait regretter l'ambiance de l'époque. un vent de fraîcheur venant du passé...
incontournable. la liberté a un prix. parfaite illustration d'une époque unique en son genre. tracer sa route. le leitmotiv. seul dieu connaît la fin. easy sera la ride.
J'ai été transportée par ce film. Mon film préféré quand j'avais 15 ans ! Incroyable !! Je recommande à n'importe qui ! Tentez le, même si ça ne vous plaît pas, vous vivrez un voyage magnifique :)
"Easy Rider" est un film phare des années 60-7, une période où est apparu le mouvement hippie, symbole de liberté absolue. Ce road trip nous fait parcourir des magnifiques paysages américains en suivant deux bikers ( Peter Fonda et Dennis Hopper) parti pour assister au carnaval de la nouvelle Orléans. Le périple sera une véritable aventure où les deux motards aux cheveux longs ne seront pas toujours bien accueillis par d'autres compatriotes conservateurs de l'Amérique profonde. La prise de drogue lors de soirées en pleine nature permet aux deux hommes de disserter sur leurs visions de la vie et de leur existence. La musique qui accompagne tout le long du film sur les longues lignes droites américaines nous plonge véritablement dans une ambiance sex, drugs and rock'n roll!! Un très bon film qui décrit parfaitement une époque où le refus des valeurs dominantes était plus qu'une opinion mais plutôt une façon de vivre.
Un film classique de Dennis Hopper avec celui ci qui joue une sorte de "cheech et chong" mais sur une moto harley. Dennis Hopper dit "Mannnn" comme personne. Peter Fonda est magnifique dans son rôle...et aussi sur sa bike sur la Route 66 à destination de New Orleans... L'apparition de Jack Nicholson est brève mais joviale... Un film à voir et revoir...
Film-culte signé par Dennis Hopper en 1969, « Easy rider » constitue un véritable hymne à la génération hippie. Dans ce road-movie à travers l’Amérique profonde, le réalisateur lui-même et Peter Fonda (fils d’Henry Fonda et frère de Jane Fonda) interprètent deux hommes épris de liberté. Au gré de leurs rencontres, ils s’enfoncent dans une vie marginale tout en devant faire face à une société conservatrice et intolérante. Cet itinéraire désenchanté constitue la clef de voute de ce long-métrage. La bande-son mémorable accompagne une mise en scène parfois audacieuse où délires psychédéliques sous l’effet de substance illicites se multiplient. L’ensemble reste tout de même très marqué par son époque. Bref, une œuvre anticonformiste bien éloignée du fameux rêve américain qui mérite d’être vue au moins une fois.
Malgré une certaine richesse de plans, des très bon jeux d'acteurs, ainsi qu'une bo incroyable tout a été massacré par un scénario qui rend le film incompréhensible. J'avais l'impression d'être dans la première scène du film pendant tout le film. Malgré cet énorme déception que fut ce film pour moi je dois avouer que la plongée dans le quotidien de deux hippies dans les années 60 était très réaliste et très intéressante d'un point de vue sociologique.
vu il y a une bonne trentaine d'années, revu cette semaine. Le film n'a pas bien vieilli et la faiblesse du scénario se paye. Ça se laisse regarder agréablement, bonne musique et belles images. À voir, mais une seule fois.
Un premier film vendant une version un peu idéalisée de la ''contre-culture'' de la fin des sixties aux Etats Unis. Contre culture qui allait vite devenir la nouvelle culture de masse. Avec du recul, on peut surtout regretter la fin obligée qui l'a conduit en ce sens. Une fin bien conventionnelle correspondant au discours de ce que veut entendre la génération montante (la bonne recette pour faire un futur film ''culte''). Finalement, rien de bien corrosif; le vrai rock'n roll et la beat generation l'avaient été bien d'avantage quelques années avant pour décorseter notre mode de vie. Dommage parce que toute la partie road-movie est magnifique. Un merveilleux voyage dans l'Amérique des 60's. Côté contre-culture, finalement ''une génération paumée qui n'a pas changé grand chose'', à part avoir simplement ouvert la boite de Pandore à toutes les dérives qui n'ont fait que s'amplifier jusqu'à aujourd'hui. Cette ''contre-culture'' allait être obligée d'aller dans la surenchère permanente pour sembler révoltée; tout cela pour être au total absolument conventionnelle dans sa ''révolte'' et totalement réactionnaire puisqu'elle ne supporte pas qu'on la remette en question.
6 197 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 6 mai 2021
J'ai trouvé qu'Easy Rider malgré sa réputation d'avant-garde était 90 minutes ennuyeuse. Malgré la courte performance de Nicholson le film n'a pratiquement aucune intrigue très peu de dialogues et des notions aveuglément simplistes sur les problèmes. Il y avait des scènes de drogue mais franchement elles n'ont eu aucun impact sur moi enfant né avant la sortie du film. Ce n'est ni un point positif ni un point négatif. J'ai lu des critiques professionnelles louant ce film comme étant exceptionnel mais tant d'entre elles semblent se lancer dans des diatribes politiques pour interpréter cette histoire et la relier directement à leurs propres opinions sociales que ces critiques me semblaient juste déconnectées du film...
Film intelligent sur la bêtise humaine, sous forme d’un road-movie dramatique mené par deux hippies, de L.A. à la Nouvelle-Orléans. Photo splendide et BO excellente. Volontairement lent avec questions existentielles et scènes majeures.
Ultra déçue ce film dont j'attendais beaucoup tant les critiques étaient bonnes... C'est franchement nul et cela a très mal vieilli: des hommes qui peinent à s'exprimer avec du vocabulaire, qui se droguent (ok c'était la mode à l'époque) mais dans ce film ne fait pas du tout rêver.... en tout cas moi en tant que femme je trouve ce film vraiment nul. La manière dont les femmes sont traitées n'en parlons même pas ..... juste lä pour être nues et servier à ces mecs bizarres comme si cela reflétait la réalité.... vraiment grosse déception!