Easy Rider
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357 critiques spectateurs

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Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 décembre 2019
Ennuyeux à dormir, pas vraiment d'histoire, seuls la présence de grands acteurs privés d'un vrai scénario, les belles couleurs des paysages ne suffissent pas à faire un bon film...
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2019
Le road movie regroupe une quantité de réalisations généralement cataloguées dans la comédie ou le cinéma d'aventure, mais aussi très souvent le mélodrame se fixant sur la relation étroite entre plusieurs personnages bien différents, évoluant au cours d'un road trip d'un point de rencontre à un objectif géographique précis. En principe, la route ne constitue qu'un alibi pour méditer à propos d'une peinture symbolique sur la bordure de la société et ses créatures. Figure emblématique du cinéma étasunien classique réalisé en 1969, "Easy Rider" est l'oeuvre majeure du comédien et réalisateur Dennis Hopper, ainsi que le film culte de toute une génération baignée dans la culture hippie et adepte de l'art provoquant des effets plus ou moins comparables aux psychotropes. Le film a marqué la naissance du Nouvel Hollywood, aboutissant à une nouvelle vision du cinéma américain en coupant les bornes du système de production conventionnel. Le récit prend place en plein coeur de Los Angeles, de là où deux motards charismatiques et accros, Wyatt et Billy (respectivement Peter Fonda et Dennis Hopper), décident de partir pour la Louisiane ouvrant un carnaval municipal. Traversant le sud-ouest américain, ils rencontrent lors de chaque arrêt quelques curieux personnages membres d'une communauté hippie, en pleine ascension. Hélas cette compagnie va valoir aux deux jeunes gens d'être arrêtés et jetés en prison à tort, dans la même cellule que l'avocat George Hanson (Jack Nicholson). Les trois hommes vont ensemble être témoins de l'intolérance de l'Amérique profonde et peu favorable à l'émancipation des styles. Le road movie est souvent un biais pour user de nouvelles techniques cinématographiques. Au même titre que le climat "hippie" planant au sein de cette fiction, ce sont également les nombreux discours qu'elle porte qui font la force du film, peignant à l'écran l'une des plus significatives manifestations de l'esprit de liberté par le biais de deux personnages épicuriens par excellence. Ces derniers, ainsi que George incarnent une Amérique dans un trouble état, excessivement conservatrice et rejetant le peuple à la culture différente et nouvelle pour l'époque.
Nos héros, dont nous regretterons un traitement plutôt amer des sentiments, n'en demeurent pas moins marquants par leur image de rebelles affichant une insolente liberté dans leurs conduites et leur style vestimentaire, relativement dus à la consommation de drogue. Le spectateur assiste sans s'en rendre compte avant spoiler: la troublante séquence du cimetière (temps mort du récit et début d'une déchéance mystique les amenant à leur fin, tués par un chauffard assoiffé de haine)
d'une déchéance mystique amenant les héros droit vers leur fin, rythmée par les sons des choppers et les hits musicaux de Steppenwolf et Jimi Hendrix. Au contraire, d'autres séquences, plus silencieuses, font méditer le spectateur sur le politiquement correct et ce qui mérite d'être banni en matière de culture.
En tant que manifeste de la contre-culture, "Easy Rider" pourrait même être considéré comme l'anti-"road movie" puisque le genre initié par Frank Capra avec "New York, Miami" (1934) avait comme fin générale de voir progresser deux personnages au sein d'un même moyen de mobilité. Affranchissant les codes de films à venir tels que "Les Raisins de la colère" (1940), "Pierrot le fou" (1965) et surtout "Bonnie et Clyde" (1967), le film de Dennis Hopper aborde le genre à reculons, préférant la mobylette à l'automobile et la déchéance morale des personnages à leur ascension.
Sans appeler le spectateur à la transgression, "Easy Rider" brosse l'idée d'une Amérique provoquant un malaise diffus, en dressant le procès de l'intolérance et de l'indifférence. Bien-sûr, Arthur Penn l'a déjà fait à sa façon deux ans plus tôt avec le brillant "Bonnie et Clyde", beaucoup moins obscur sans son propos social. Les deux films seront source d'inspiration phare de célébrissimes films à venir au cours des prochaines décennies, tels que le bouleversant "Un monde parfait" (1993), le réjouissant "Thelma et Louise" (1991) et l'intimiste "Sailor et Lula" (1990).
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2019
Film culte pour toute une génération, Easy rider n’a rien perdu de sa force tranquille et de sa capacité de dénonciation de l’oppression d’une l’Amérique conservatrice et violente. L’image de ces bikers parcourant les États-Unis au volant de leurs motos au guidon démesuré appartient à l’imagerie cinéphile du monde entier, et compte à lui seul comme un symbole du mouvement hippie aux USA. Tourné plus ou moins « à l’arrache », le long-métrage qui parait constamment être en état de flottement – à l’instar de la fumée de l’herbe consommée par les personnages tout au long de leur périple – vaut aussi pour ses acteurs géniaux, en particulier Jack Nicholson (extraordinaire) et Dennis Hopper. Mythique !
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2019
Comme beaucoup de Road Movie, ça se laisse regarder sans que l'histoire soit super prenante (c'est pas le but). Mais la particularité de celui-ci, c'est la fin... Au niveau du montage, ils ont essayé d'un peu casser les codes. Parfois ça marche, parfois c'est innaproprié, la succession des plans s'accélèrent, alors qu'il ne se passe rien dutout. C'est un peu frustrant. Niveau acteurs, c'est correct dans l'ensemble, avec un Jack Nicholson toujours aussi bluffant !

Si vous êtes amateur de Road Movie, c'est un très bon choix !
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2019
Le film de contre-culture par excellence, avec ces qualités et ses défauts.
On retrouve Peter Fonda et Jack Nicholson, tout jeunots, à l'aube de leur carrière (à peine quelques années de films derrière eux) et ils sont déjà très convaincant dans leurs rôles. Dennis Hopper (également réalisateur du film) est très bon également.
La playlist est culte (démarrant par un très approprié Born to be Wild pour présenter les personnages, mais aussi du Jimmy Hendrix).
On y suit des bikers qui parcourent le pays entier, à la façon de marginaux nomades et sans toit dans une société extrêmement sédentarisée.
On redécouvre l'Amérique à travers les yeux de ses bikers et leurs rencontres avec d'autres marginaux de tout genre (les pueblos, les hippies, les rednecks de bourgades perdues, les prostitués, …). On y découvre des décors inattendues (les maisons closes, les petites villes abandonnées, les plaines, le village hippie) peu présent dans le cinéma hollywoodien de l'époque (bien plus focalisé sur les grandes villes et les décors à paillettes).
Après, le film manque d'une intrigue, d'un fil conducteur (à l'image des protagonistes du film qui partent sans objectif en tête) : on se contente uniquement de vagabonder avec les personnages principaux.
Et le film a tout de même pris un sacré coup de vieux. Le trip sous drogue est moyennement palpitant. J'imagine que c'était complètement nouveau à l'époque de filmer ce genre d'hallucination dans le cinéma ; mais depuis c'est devenu assez classique et certaines scènes de trip sont bien plus cultes (Las Vegas Parano ou Trainspotting pour ne citer qu'eux).
Mais bien qu'ennuyeux, difficile de ne pas être sensible au charme révolutionnaire de ce film, montrant un autre visage de l'Amérique, mettant en avant les personnages de paria, qui étaient jusqu'à maintenant au mieux relégués au second rang.
Le film a clairement bouleversé le cinéma, comme les années 60 d'une manière générale ont bouleversé l'Amérique (et le monde occidental dans une autre mesure).
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2019
Film ultra culte pour sa morale libertaire et hippie. Dans l'ensemble le film tient bien la route, quelques passages un peu raté (la visite dans une communauté hippies par exemple). Quelques scènes sont très esthétiques (notamment toutes les scènes en moto accompagnées d'un rock très seventies). Le film dépeint une Amérique divisée en deux : d'un côté la jeunesse baba cool aux cheveux long, de l'autre l'Amérique profond conservatrice et facho. C'est un peu manichéen tout ça. Heureusement que Nicholson y casse un peu les codes avec sa gueule des plus cinématographiquement savoureuse...
F X.
F X.

1 abonné 113 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2019
Pas mal, mais pas la claque attendu, vu l’encensement qu'on en fait ces dernières semaines avec la mort de Fonda. Certes de beaux paysages, le bon personnage de Fonda contemplatif et calme et de Nicholson, un peu barré et qui philosophe sur la liberté et l'Amérique profonde ignorante et sectaire. Par contre le perso de Hopper ne me convainc pas, les trips psychédéliques de drogués non plus et ni plus les autres rencontres de ce road-movie. Et la fin connu sans happy-end certes, mais un peu brutale et avec des effets pyrotechniques à la limite du faux raccord.
cinono1

366 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2019
Film manifeste d'une époque, Easy rider vaut aujourd'hui surtout par sa dimension documentaire. Le film est loin d'être passionnant, mais séduit par son rythme nonchalant, ses promenades agrémentés de personnages marginaux. C'est à l'image de l'époque ou il a été tourné, un questionnement sur l'homme et le sens de la vie, la liberté, la civilisation, sur la place qu'on donne aux minorités, aux marginaux. Peter Fonda et Dennis Hooper en étant les nouveaux cow-boys. Easy rider permet aussi de voir une Amérique reculé, arcbouté et le film demeure intéressant par ce pas de coté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 juillet 2019
Quand le mot "liberté" prend tout son sens ! Véritable voyage initiatique à travers une Amérique enfermée dans ses clichées, timide et violente face à ces baroudeurs enfantins. Ce film est une merveille à voir absolument !
Aubin C
Aubin C

10 abonnés 110 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juillet 2019
Si les paysages sont somptueux et qu'on est saisi d'une irrépressible envie de rejoindre le sympathique trio qui sillonne les routes désertes et sauvages du continent américain, le film en lui même souffre d'un cruel manque de rythme, mettant longtemps à débuter et, pour être honnête, ne se lance jamais vraiment... Dans sa globalité, le film est assez lent et c'est là à mes yeux son principal défaut. Cependant, comme je le disais plus haut, les personnages sont attachants et bien écrits alors que le film ne fait que 1h30; les scénaristes ont bien bossé sur l'écriture des protagonistes et c'est toujours bon à prendre. On aurait probablement voulu un peu plus de Jack Nicholson qui n'apparaît qu'au bout d'une heure de film. On notera aussi une bonne bande son raccord aux thèmes évoqués et aux images présentées, teintées d'un sentiment de liberté qui ne laissera personne indifférent. A voir si le cœur vous en dit.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 juin 2019
Comment ne pas comprendre que le sujet principal de ce film est l'intolérance, la violence des discriminations, l'impossibilité d'être libre dans cette Amérique bien-pensante qui impose ses normes à coups de fusil et de ratonnades ?
Tragédie et non drame, car le destin de ces motards marginaux était inscrit dans la force des préjugés et la haine mortifère pour les différences, pour le choix d'une liberté sans entraves.
Un film de notre temps, de tous les temps.
Manuel P
Manuel P

16 abonnés 173 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2019
Un chef d'oeuvre qui annonce le nouvel Hollywood. Une bande son mythique et des scènes tout autant, chargées de symbolique à outrance. Un vent de liberté s'est mis à souffler sur le cinéma américain lorsque ce film a débarqué. Contrairement à certains persifleurs, je trouve que le métrage n'a pas pris une ride.
Cinéphiles 44

1 669 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2019
Sorti en 1969, « Easy Rider » est un film culte, véritable emblème de la génération hippie et qui montre la diversité culturelle des Etats-Unis. Wyatt et Billy sont deux motards qui traversent le pays de Los Angeles à La Nouvelle-Orléans avec l’argent reçu d’une vente de drogue. D’Est en Ouest, Denis Hopper et Peter Fonda nous font découvrir des paysages désertiques sur leur chopper. Les musiques des Byrds accentuent le sentiment de liberté. Bien que l’histoire ne soit pas développée et qu’on peut y trouver quelques longueurs, « Easy Rider » est un chef d’œuvre du road movie et un symbole du Nouvel Hollywood.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mai 2019
Genialissime !! Vieux c'est clair, mais re-visionné plus de 20 ans après il me fait toujours vibrer. Et puis un film dont le trip commence par jeter sa montre ne peut pas être mauvais ;-D
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 663 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2018
Avec Easy Rider nous assistons à la mise à mort d’un mythe américain, le mythe de la liberté qui change les armes à feu en paroles virulentes, la sédentarité en moto arpentant la somptuosité naturelle du vide environnant, la vie en voyage sans fin. Seules griseries à l’œuvre pour s’échapper un temps de l’inertie sociétale, les substances en tout genre, le vrombissement du moteur, la camaraderie ; tout ce qui, en somme, est taxé de déviant, de dépravé, de dangereux par une société obsédée par l’idée de liberté mais incapable de l’adopter. Par un long et raisonné dérèglement de tous les sens on parvient à la trouver, à l’éprouver ; cela ne va pas sans son lot de conséquences, la première étant la mort sociale, puis la mort tout court. Œuvre de révolte tournée avec très peu de moyens, Easy Rider se dresse tel un monument instable et insaisissable élevé à la gloire de la liberté vécue d’une part – Billy et son hédonisme prononcé –, réfléchie d’autre part – Wyatt. Corrosif sans jamais agresser, lucide dans les excès de ses protagonistes, le film donne envie de prendre la route pour se raccorder, ne serait-ce qu’un temps, au hasard d’une rencontre, au destin qu’écrivent les pneus sur le bitume, à l’humain dans ce qu’il a de plus sauvage et certainement de plus sincère.
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