En 2079, la fille du président des USA se rend sur la station carcérale MS One pour y représenter une action humanitaire. Dans le même temps, l'agent secret Snow est accusé de meurtre et de corruption. Quand la station est prise de force par les prisonniers, il est envoyé malgré lui sur place pour sauver la fille du chef d'état...
Europacorp continue de pondre à la chaîne et à la manière d'une usine industrielle une flopée de films dont le résultat s'avère de plus en plus hasardeux.
"Lock Out" avait à peu près tout pour me plaire. Une petite série B de SF avec un acteur au capital sympathie assuré dans une ambiance bleutée sur fond de "Piège de Cristal". Oui, mais non.
Les deux faiseurs officiant derrière la caméra ne prennent absolument jamais le temps d'installer leur postulat de départ convenablement et rendent par conséquent chaque scène anecdotique, faute d'enjeux forts en course. Du coup, l'action est illisible, donc hideuse, et plombée par des SFX incrustés à l'arrache. On pense notamment à l'arrivée de la navette sur la station en début de film, ridicule tellement les effets de profondeur, même dans l'espace, sont archi ratés, ou au combat pourtant bien pensé en apesanteur au-dessus d'une turbine, où l'on oublie les deux personnages pour essayer de vérifier s'ils ont bien enlevés à la post prod les filets et cordes de sécurité.
Le potentiel de l'histoire, qui aurait du se la jouer claustrophobe, détruit tout potentiel en ne présentant aucun fossé dramatique digne de ce nom.
Ajoutez à cela une sous-intrigue terrienne totalement bidon et surlignée à côté de la plaque par rapport au centre d'intérêt principal du film (MS One, la station carcérale donc) sur fond de corruption au sein des services secrets et vous aurez le summum de la surenchère sans efforts.
Bref, de toute cette bouillie sans queue ni tête, il n'y a qu'une chose à sauver, en la personne de Guy Pearce, cool, qui balance des vannes efficaces à la seconde et dont le caractère, même si peu étranger aux autres genres, aurait mérité un meilleur film. "Lock Out" repose sur ses épaules, mais à la fin, il repose en paix.