C'est au cœur d'un Paris romantique que nous entraîne Woody Allen avec son quarante-deuxième film Minuit à Paris. Ambitieux, il nous fait suivre un jeune couple américain qui se rend dans la capitale française avant de se marier mais qui vont connaître l'éloignement au contact de la ville-lumière.
C'est d'abord dans un Paris sous forme de carte postale qu'il nous immerge avant de peu à peu mettre en place son histoire et les personnages et notamment Gil, brillant écrivain rêvant d'un passé qu'il n'a pas connu et qu'il espère. Frustré, romantique et insatisfait, cet alter-ego de Woody alterne entre ses rêves et un présent qu'il n'estime pas et, tant lui que la galerie de personnages tournant autour, est aussi bien écrit que traité par un Woody Allen inspiré et orchestrant son récit avec autant de brio que de passion et finesse.
Minuit à Paris se dévoile tour à tour drôle, romantique, élégant, charmant, attachant et nostalgique à travers le portrait de cet éternel insatisfait. Dans le même temps il étudie le mal-être du présent et la recherche d'un passé souvent idéalisé et la difficulté de vivre de cette manière. Le réalisateur de Manhattan multiplie, sans lourdeur mais avec justesse et régal, les références à diverses personnalités et événements passés allant de d'Ernest Hemingway à Scott Fitzgerald en passant par Pablo Picasso. Il manie bien les différents genres qu'il met en scène, trouvant le bon équilibre tout en restant régulièrement dans un ton plus léger et nous emmenant dans divers chemins scénaristiques souvent savoureux et bien trouvés.
Débordant d'idées, il met en place une ambiance souvent mélancolique et prenante, tout en soignant aussi la reconstitution des différentes époques, permettant de mieux nous immerger dans son histoire, que ce soit le Paris actuel ou non. Il sublime aussi ses personnages, que ce soit à travers leur traitement scénaristiques ou les interprétations, tant Owen Wilson en rêveur et alter ego deWoody que les autres acteurs à l'image de Corey Stoll ou encore même Léa Seydoux.
C'est au coeur de plusieurs Paris, qu'il capte à merveille, que Woody Allen nous immerge pour y suivre un romantique recherchant le bonheur dans un passé qu'il n'a pas connu. Tour à tour mélancolique, drôle, romantique et attachant, Minuit à Paris ne manque pas de charme et d'élégance et s'avère être l'une des plus belles réussites d'Allen dans son récent tour des capitales européennes.
Charmante comédie que ce Minuit à Paris qui est une vraie réussite, sans nul doute le meilleur film de Woody Allen de ces dix dernières années. Il parvient à magnifier les beautés de la capitale française, à mettre en avant un certain nombre de clichés de carte postale tout en s’en éloignant judicieusement en faisant de cette promenade parisienne un rêve éveillé, coincé entre fantasme et réalité prosaïque. Woody y fait preuve d’un véritable romantisme, sans que cela paraisse niais ou stupide. Il nous replonge dans les heures glorieuses de la capitale au début du 20ème siècle lorsque celle-ci fut un havre de paix pour les artistes du monde entier. Si l’aspect fantastique, jamais expliqué et tant mieux, est très séduisant, on aime également le discours sur le fantasme de l’âge d’or (forcément c’était toujours mieux avant), largement battu en brèche par un auteur trop intelligent pour se laisser prendre au piège de la nostalgie béate. Il s’appuie sur une splendide photographie de Darius Khondji qui rend vraiment hommage aux beautés de la ville lumière et sur des acteurs de grande qualité (une mention pour Owen Wilson qui ne tombe jamais dans le piège de singer le style de Woody Allen). Un bien beau film, romantique à souhait.
C'est assez surprenant la façon dont Allen parvient à faire des petits rien un grand tout. Ce film nous transporte délicatement hors du temps. Un peu d'amour et d'art, une tranche de vie parisienne et comique. Un moment agréable.
Dans l'ensemble assez sympathique. Allen capte toute les beautés de la capitale, en sublimant des lieux radieux, et sachant parfaitement reproduire l'ambiance atypique et conviviale qui caractérise Paris. Aucun hic dans l'ensemble si ce n'est que l'histoire entre Gil et Adriana n'est pas très creusée, et peu naturelle je trouve. Allen aurait très bien pu faire tourner ça de manière un peu plus dérisoire, en développant la double vie de Gil, en le rendant vraiment infidèle par exemple. Mais non. C'est dommage.
Bon film, agréable surprise. Au-delà de l'aspect promotionnel de la ville de Paris, Woody Allen prend la capitale romantique pour décor d'un film dont le thème essentiel est la nostalgie. Une nostalgie douce, plus de l'ordre de la rêverie que du souvenir féroce ou du regret. En somme, le message est "à chacun son Age d'or", à chacun l'époque de ses rêves. Ainsi, l'Age d'or de Paris aux yeux des touristes -et semble-t-il de Woody Allen- est sans surprise celui des Années Folles, bien que les monuments qui servent de décor sont toujours d'actualité. On pourrait trouver cela terriblement cliché, frustrant de n’être renvoyé qu’à son passé, mais c'est subtilement évoqué, avec humour, finesse, et surprise pour qu'en fin de compte on est aussi envie de prendre le "carrosse" de minuit et vivre une soirée à l'époque de nos envies...
Film plutôt original et intéressant avec un bon casting. Mais à partir de la moitié du film, il se disperse dans tous les sens, ce qui m'a fait un peu sortir du film.. La fin aussi reste assez téléphonée et laisse un sentiment d'inachevé. Les scènes de nuit sont très sympathiques et on a le plaisir d'enrichir sa culture sur le Paris et le monde de de la peinture et de la littérature dans les années 20.
Dans sa tournée des grandes villes européennes, qui l'aura conduit de Londres à Rome en passant par Barcelone, Woody Allen fait escale en 2011 dans la capitale française pour ce "Midnight in Paris", dont le tournage aura beaucoup fait parler en raison de la présence (finalement anecdotique) de la "première dame" Carla Bruni. Owen Wilson y campe un avatar d'Allen, écrivain rêveur et irrésolu, dont le mariage imminent suscite craintes et hésitations, à mesure que sa promise et son entourage semblent partager des valeurs différentes des siennes. Notre héros se réfugie alors dans son imaginaire, à moins que ce ne soit la réalité, pour visiter le Paris de la Belle Epoque, et y rencontrer les plus grands artistes de cet âge d'or. Au delà du superbe clip publicitaire pour la capitale, au-delà du conte fantastique léger comme une bulle de champagne, Woody Allen propose une réflexion sur cette notion d'âge d'or et sur les illusions que nous préférons parfois entretenir. Le réalisateur américain peut s'appuyer sur une distribution prestigieuse, à commencer par un casting féminin de rêve (Marion Cotillard, Rachel McAdams, Léa Seydoux, Audrey Fleurot, Sonia Rolland...). Adrien Brody, Corey Stoll et de nombreux français incarnent quant à eux les grandes figures des années 20 (Picasso, Hemingway etc...), pour de brèves apparitions qui finissent par tourner en namedropping, il faut l'avouer. Qu'importe, la photographie superbe et les magnifiques plans de Paris incitent à l'indulgence, et personnellement je me suis laissé embarquer dans ce récit naïf et féérique.
Excellent Woody Allen ! Je découvre cette année ce génie du cinéma qui place l'amour au centre de ses oeuvres. J'adore les discours, et l'illustration des villes qu'il fait. Ici, paris à minuit au temps des écrivains..Magique !
Sur une très belle idée originale, on entre dans un onirisme volontairement caricatural (puisqu'on a la vision d'un écrivain rêveur). C'est bien réalisé, très beau et Owen Wilson convient à merveille. Le casting est d'ailleurs très juste, même si le rôle de Gad Elmaleh est peut être de trop. Un des meilleurs films de Woody Allen depuis longtemps.
Minuit à Paris de Woody Allen est un très beau film qui renoue avec ses grandes oeuvres d’antan. La lumière est superbe et l'hommage à Paris et au grandes figures qui l'ont traversé plein d'humour. Le film est très nostalgique, un peu comme Radio days, avec un penchant pour le passé qui lui confère une certaine magie. Le héros fait penser à Orphée qui traverse le miroir pour rejoindre ses chimères. Le mélange entre passé et présent créée une sorte de confession sur l'état du monde selon Woody, qui n'a cessé finalement d'égratigner la société contemporaine avec une poésie digne de Buster Keaton. Marion Cotillard s'en tire superbement bien. Un film qui ne fait pas l'unanimité, mais pourtant ce Cendrillon au masculin laissera je crois une trace. L'auteur de Manhattan nous fait le cadeau avec ce film de sa générosité, le public français comptant parmi son meilleur depuis de longues années, sinon peut-être que son rêve de cinéma se serait éteint depuis longtemps…
Scénario original, un film qui satisfera les fans de Woody Allen : lunaire, poétique... et un peu ennuyeux au final. Pas vraiment matière à se pignoler la guimauve ici. C'est pas parce que c'est Woody Allen que c'est excellent et avec le beau casting qu'on avait ici on pouvait espérer mieux. Un peu décevant.
Voilà une belle fable teintée de fantastique qui oppose la réalité (le présent) à la rêverie (le passé). Et ceci pour mieux souligner les caractères des personnages, eux-mêmes reflets de certaines philosophies. Avec cette intelligence de mise en scène et de propos qui le caractérise, Woody Allen rend ici un vibrant hommage à Paris et aux figures artistiques qui l'ont côtoyée, sans jamais basculer dans la mièvrerie.
Ca c'est un très bonne comédie, moi qui n'aime pas particulièrement Woody j'ai trouvé ça splendide, c'est drôle, inventif, frais et ça vend du rêve. Parce quoi oui Woody à tout comprit, cette fascination pour l'effervescence créatrice des années 20 où tout le monde se connaissait, bossait ensemble, tous les plus grands artistes, tous des potes et ça c'est beau. Parce qu'aujourd'hui si t'as une collaboration entre deux gugusses c'est surtout pour rapporter du pognon. Woody je pense qu'il a une nostalgie de cette époque et le film la retranscrit très bien parce que nous aussi on a envie d'y être. Vraiment ce film a tout pour plaire alors qu'au départ j'étais pas convaincu déjà par le casting parce que les 3/4 des acteurs je peux pas trop les blairer (sauf quelques seconds rôles) pis parce qu'avec ses délires de bobo new-yorkais il y avait moyen d'être lourdingue, mais non tout respire la fraîcheur, la légèreté, l'intelligence, la vivacité d'esprit dans ce film. Après si je devais faire un reproche se serait juste que si j'étais à la place du gars ça ferait un moment que je l'aurais envoyer paitre sa nénette. Et même plastiquement le film n'est pas en reste parce qu'un générique en carte postale avec la photographie de Khondji ah bah je veux en voir plus souvent !