Derniers Avis : Les Neiges du Kilimandjaro - Page 2
Les Neiges du Kilimandjaro
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berangere SALIGNAT
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4,5
Publiée le 30 août 2021
Une réflexion très forte, un film qui évoque la mentalité, la force d'excuser pour laisser une chance à ce jeune homme perdu, et ne pas condamner les petits frères , un exemple de couple, j'espère qu'il y en en encore d'aussi soudés. Des interprètes fabuleux, bref un film qui m'a bouleversé de vérité et d'émotion.
Chronique sociale un peu trop lisse à mon goût, captivante au début mais longuette dans sa deuxième partie... Toutefois le casting est intéressant (Pierre Niney et Anaïs Demoustier à leurs débuts), et la BO plutôt sympa. Pour ma part Les Neiges du Kilimandjaro c'est un film aussitôt vu, aussitôt oublié...
Scénario très moyen et pas crédible du tout, personnages binaires, plein de bon sentiments qui viennent avec leurs gros sabots, ça donne la nausée. Le jeu moyen des acteurs ne ratrappe même pas ça.
Guédiguian a concentré dans ce film sa vision du monde. Portée par d'excellents comédiens, cette histoire parle de luttes sociales, de pardon, de rédemption, etc. Le réalisateur fait osciller sans cesse les personnages entre le bien et le mal et réussit à maintenir ce fragile chemin de crête tout au long du film, au prix toutefois d'artifices, d'incohérences, et parfois d'angélisme. Dans Les neiges du Kilimandjaro, un home-jacking se fait sans viol et avec très peu de violence. Les détroussés n'ont plus rien mais en fait ils n'ont pas encore touché la grosse prime de licenciement donc ça ne va pas si mal en fait. Le braqueur se fait identifier par la victime pratiquement le lendemain du vol ! Les petits frères du voyou sont gentils comme tout. Bref, Guédiguian rend possible, souhaitable et même quasi-certaine la réconciliation entre les victimes et le détrousseur. Si l'action s'était poursuivie, nul doute qu'on sortant le braqueur et les victimes seraient devenus les meilleurs amis du monde. Cette vision des choses angélique n'est que partiellement crédible, mais elle vaut bien les innombrables films où les protagonistes n'ont besoin que d'un prétexte pour se haïr et se taper dessus jusqu'à l'ultime scène... Film certes utopique mais très sensible et très bien joué.
Film caricatural, qui ne convainc donc ni par son réalisme, ni par autre chose, car il n'y a rien d'autre. Un téléfilm de plus sur grand écran, sans grand intérêt.
Michel, un ouvrier syndicalisé, se retrouve licencié parmi 20 autres. Un soir, alors qu'il se retrouve avec sa femme et un couple d'amis, des criminels armes aux poings entrent par effraction et les volent. Face à cet évènement, tout le groupe victime va essayer de se remettre de cet affront et de garder leurs principes.
Le film de Robert Guédiguian est inspiré d'un poème de Victor Hugo : "les pauvres gens". C'est une oeuvre qui s'inscrit ouvertement dans le cinéma populaire mais avec un engagement presque politique sans pour autant verser dans le militantisme. Il est question d'une utopie, celle d'un homme qui aimerait toujours vivre selon ses principes politiques malgré le monde qui le bouleverse.
Guédiguian a certainement voulu faire un film à fond social, de la scène de licenciement en ouverture aux difficultés de la vie, mais pour du social il faut Vincent Lindon en tête d'affiche...Ici rien n'est crédible: l'histoire dans son ensemble spoiler: (les petits frères abandonnés par leur mère, par les services sociaux? Vraiment? Leur adoption par les victimes de leur ainé, vraiment? ) , la morale, la culpabilité. Seul, peut être, l'amour de trente ans de ce couple interprété par Jean-Pierre Darroussin et Ariane Ascaride est bien retranscrit à l'écran. Deux belles chansons, des acteurs sympathiques mais le reste sonne faux.
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5,0
Publiée le 23 octobre 2020
La question est simple mais est loin d'être rhétorique. L'art doit-il être une imitation de la vie ou doit-il être l'inverse ?. Les partisans du réalisme feront sûrement le premier choix. Pour eux la vie est pleine de laideur que l'Art doit fidèlement dépeindre sans aucun recours à des embellissements artificiels. Souvent l'artiste ne voit même pas la différence entre réalisme et pessimisme. Dans le cas du cinéma en particulier le public doit quitter le film rempli de pensées sombres et de sentiments de vanité. La fin heureuse est un tabou et le message positif est difficile à trouver puisque la vie elle-même ne le soutient pas. A l'opposé du réalisme il y a l'idéalisme qui réserve un rôle plus noble et plus ambitieux projet à l'Art à savoir créer des normes élevées de pensée et de comportement offrant ainsi une motivation psychologique, idéologique et esthétique à l'homme pour surmonter les faiblesses inhérentes à sa nature. Le merveilleux film de Robert Guédiguian Les Neiges du Kilimandjaro équilibre magistralement entre ces deux courants philosophiques opposés. D'une part il y a les dures réalités de notre temps la récession économique et le chômage qui en résulte, la jeunesse grandissante qui recourt au crime, la réfutation des visions de la gauche et leur compromis. D'autre part et ce sont les éléments qui dominent progressivement le film jusqu'aux scènes de catharsis finales d'une incroyable parade de beauté à travers les yeux du spectateur. Et surtout l'amour et la convivialité qui font vivre un mariage dans le temps et face aux défis difficiles de la vie...
Dans le genre habituel pratiqué par Guediguian, très bonne analyse sociologique marseillaise, sur base de conflit intergénérationnel, sur le thème c'est quoi un petit-bourgeois? Un peu de réticence au début, l'employeur pouvant être assimilé avec la SNCM de réputation douteuse et les dockers qui l'ont consciencieusement mené à sa perte. Mais j’avoue avoir été franchement ému, parce queleur histoire ne serait pas un peu notre histoire, revue façon bouillabaisse, de couple soudé face à l’épreuve et l’examen de ce que l’on a fait de sa vie. On reste entre soi, ca va pas révolutionner le monde, mais c’est très humain au fond et bien observé sur plein de détails de la vie actuelle (les remarques acides de la fille de la mère chez qui va travailler Marie-Claire ,espionnant les heures réelles de présence à domicile). Voilà un bon cru Guédiguian. Cinema janvier 2012.
Un démarrage très long, une histoire qui met du temps à se montrer et qui vient faire perdre de l’intérêt à ce film, très caractéristique du film français et pas forcément dans le bon sens. Une fois l’histoire lancée, on devine assez facilement la suite et c’est bien dommage car entre le scénario et le rythme on décroche assez vite.
Scenario improbable (Daroussin qui retrouve sa BD volée dans un bus ! Etc. Etc.). Déluge de bons sentiments sociaux. Du très mauvais Pagnol avec Ascarides en Orane Demazis.
bien pour le jeu des acteurs et les vues de Marseille mais l'histoire dégoulinante de bons sentiments est carrément irréaliste, encore faut il passer outre l aspect moralisateur
film social, un brin désespéré quoique très sympathique, bien interprété mais qui dégage une forme de naïveté tellement les personnages sont pétris de bons sentiments
L'art de faire beau avec de l'ordinaire. Comédiens formidables,subtilités des caractères,scénario construit, photo superbe.On est bien et on se pose les bonnes questions.