Film sur fond de lutte des classes et de syndicalisme dans la ville de Marseille, très humain et très bien interprété. On regrette la fin du film qui rend l'histoire un peu invraisemblable et utopique... Film quand même touchant
Michel et Marie Claire vivent heureux à Marseille entourés de leurs enfants et de leurs amis. La perte d’emploi de Michel, syndicaliste épris de justice sociale, n’affecte que très peu la vie du vieux couple. Jusqu’au jour où deux hommes armés font irruption chez eux et les dévalisent avec violence et humiliation. Bouleversés, ils se retrouvent confrontés ensuite au braqueur arrêtés par les flics. Par ricochet, ce jeune braqueur va les amener à réfléchir à leur propre positionnement humaniste. A réfléchir aussi à l’évolution de leurs idéaux depuis 30 ans, à leur aisance financière et à la manière de rester toujours investi envers les victimes de la société. Guédiguian fait du cinéma populaire son cheval de bataille. Il nous montre avec justesse le trajet humaniste d’un couple de quinquagénaire militant actif et humaniste. La chronique sociale pleine de bonté et de générosité apporte un souffle positif. Cependant le film flirte aussi trop souvent avec un utopisme et une naïveté débordants. Trop de bons sentiments selon moi et l’excuse permanente et bien pensante de toutes les dérives individuelles. Le message : « tout le monde est excusable au vu de son trajet de vie et les responsabilités sont partagées » ; ce message est tout de même à la limite du supportable surtout lorsque des enfants en sont les victimes finales. Dans ce film, seules les victimes (Michel et Marie Claire) portent la responsabilité de toutes les conséquences du braquage. A retenir pour le côté populaire agréable et le fort message humaniste.
Une œuvre profonde, juste, authentique et sincère qui s'interroge de manière pertinente sur la faille d'une société ( la notre ) plus que jamais empourprée dans une crise économique et social aux multiples conséquences. La mise en scène, totalement en phase avec les personnages, est très réussie. Personnages qui sont très bien dépeint entre justesse et nuance. Robert Guédiguian dresse ainsi un hommage aux héros anonymes, aux « héros invisibles », aux gens simples. Le film fait beaucoup cogiter, soulève beaucoup de questions pertinentes ( auquel il ne répond souvent que partiellement ) et traite de constats douloureux. Concernant l'interprétation, J-P Darroussin est excellant dans un registre plus nuancé que de coutume et confère ainsi à son personnage une certaine sincérité. Ariane Ascaride est pour sa part épatante. Certaines scènes sont très touchantes agrémentées de dialogues originaux et volontairement didactiques. L'ensemble est dense, bien écrit et fait souvent mouche. Le contraste entre le cadre ensoleillé du midi de la France et le désespoir social apporte au film un certain pan tragique. Aspect tragique qui est néanmoins balayé par l'humanisme bouleversant des 2 personnages principaux. Enfin un film sur la crise qui ose l'optimisme. Le tout sans tomber dans les poncifs, loin de là. Il en résulte une réflexion profonde et sincère sur le pardon et la compatibilité entre humanisme et société d'aujourd'hui. Un film à la fois la fois poignant et revigorant.
Un film bourré de bons sentiments faciles et de mélancolie pseudo syndicaliste indigeste. En usurpant le titre d'une nouvelle d'Hemingway, Guédiguian vol une oeuvre magistrale et détrousse ses acteurs de leur talent...
Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian. Un mélodrame qui n'en est pas forcément un. C'est simple efficace mais pour ma part il manque quelque chose pour être touché à 100%. Dommage, j'avais placé toute mais attentent en ce film... Un peu déçu. Tout est dans la bande annonces... Les acteurs sont correct ce qui sauvent un peu le film. Il est rectiligne. A vous de juger.
Joli film . Un peu trop dégoulinant de bons sentiments . Mais on sent arriver "Regarde dit-elle ,en ouvrant les rideaux, les voilà !" des Pauvres gens de Victor Hugo . J'ai aimé quelques scènes : l'anniversaire de mariage et la déclaration d'amour ,inattendue ,de Darroussin ,l'épatante scène du bar où le barman propose de la "Marie Brizard " pour guérir " les Chagrins d'amour" ,la mise au point mère -fille au même bar ,quant aux choix de vie ,la fille étant confrontée à un mari infidèle ,et la scène où la "mèe" des jeunes,agressive ,défend sa vie privée ...
Guediguian,je l'aime ,mais j'ai préféré " La Ville est tranquille" .
Un long métrage d'extrême qualité, d'une puissance, d'un dramatique bien dosé, et d'une gentillesse étonnante! L'effet escompté est présent bien qu'un peu éphémère!
Un conte social beaucoup trop appuyé, de bons acteurs mais un propos social trop souligné et même énervant pour vraiment être apprécié. Dans un Marseille social et agréable, le scénario raconte le licenciement d'un représentant syndical proche de la retraite et qui, avec sa femme, va subir un braquage a main armée qui va tout remettre en question, une intrigue capable de beaux moments mais qui propose une morale assez douteuse, et souvent tellement appuyé et candide qu'elle devient assez vite irritante et utopique. Habitués du cinéma de Guédiguian, Jean-Pierre Darroussin et Ariane Ascaride forme un couple mélancolique et charmant, alors que les jeunes comme Grégoire Leprince-Ringuet (totalement inexpressif et ennuyeux...), Anais Demoustier ou encore une scène amusante de Pierre Niney marque le conflit de génération. Amateur de la grande Marseille, Robert Guédiguian filme sa ville avec un regard tendre et social mais il appuie son propos avec un lot de scènes et de dialogues inutiles ou vraiment utopique, il est souvent a côté de la plaque. Un drame social trop appuyé, trop lourd et utopique dans son propos, mais avec de bons acteurs.
Film long qui ruisselle de bons sentiments. Les acteurs sont bons mais on ne croit pas un instant à cette histoire basée sur cette philosophie gauchisante qui veut que les coupables sont des victimes de la société .D'ailleurs,dans ce film,les victimes se sentent vraiment coupables d'avoir dénoncé leur braqueur... Quand on sait que le héros est un syndicaliste de la CGT qui cite Jaurès et les refrains de l'extrême-gauche concernant la lutte des classes,on aura compris l'admiration béate des médias...
j'ai choisi de regardé. ce film car la critiques étais bonne mais je dois pas avoir les même goût que ces personnes qui ont mit une bonne critique car j'ai trouvé le film trop long l'histoire et bof bref très dessus