Derniers Avis : Les Neiges du Kilimandjaro - Page 8
Les Neiges du Kilimandjaro
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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 mai 2012
On peut reprocher au film de verser dans le sentimentalisme , mais quand c'est quelqu'un qui maîtrise ses scènes et ses acteurs , on savoure . C'est un beau film et quelque fois cela fait plaisir à voir , Guédiguian à cette façon bien à lui de filmer avec amour ses acteurs et son décor en l'occurence Marseille .Cela fait de bien un film avec encore de l'humanisme .
Le trio d’acteurs réunis sous la houlette de Robert Guédiguian se connaît bien car il doit approcher la douzaine de films réalisés ou joués en commun. Nous sommes en terrain connu avec Guédiguian dont les films ressassent souvent les mêmes thèmes sans jamais pourtant être identiques . L’amour et les problématiques sociales sont une fois de plus au coeur du propos du réalisateur, le tout ayant naturellement pour décor la ville de Marseille. Avec « Les neiges du Kilimandjaro », Guédiguian se pose la question de ce qui constitue un couple et de ce qui peut le désunir. Marie-Claire et Michel ont construit leur union autour de l’engagement militant de Michel, syndicaliste convaincu des chantiers navals qui vient d’être licencié suite à un tirage au sort organisé par ses soins auquel il n’a pas voulu se soustraire. Au-delà du temps qui estompe forcément la passion qui n’est peut-être qu’une maladie passagère de l’état amoureux, chacun peut continuer à voir que l’autre est resté fidèle aux valeurs qui les ont réunis et qu’ainsi le contrat de départ n’a pas été trahi. L’aboutissement de ce parcours commun est matérialisé par le voyage au Kilimandjaro reçu pour leur trente ans de mariage. C’est une agression qui va venir brutalement remettre en cause l’ordre des choses. Face à un évènement traumatique la réaction de chacun peut être en décalage des propos tenus au fil des années. L’agresseur ancien collègue de Michel s’avère en réalité être autant une victime qu’un coupable. Marie-Claire va un temps douter face aux réactions de celui qu’elle admire le plus. S’inspirant des pauvres gens, un long poème de Victor Hugo tiré de la Légende des siècles, Guédiguian montre que face à la misère sociale et un patronat sans état d’âme, le peuple opprimé guidé par l’instinct de survie pense d’abord à se retourner contre lui-même plutôt que de s’unir pour lutter. Le constat est plutôt amer, mais Guédiguian est un cinéaste engagé qui croît en la capacité de l’homme à se libérer de ses contraintes par l’action politique. Il conclut donc son film de la plus belle des manières en faisant se rejoindre les deux époux qui muent leur conscience individuelle penseront chacun au geste utile qui s’impose pour surmonter un tel drame dont ils ont été sans le vouloir à l’origine. Un très beau film porté par des acteurs remplis d'humanité qui sont ici comme chez eux et qui semblent ne pas avoir à se forcer pour donner le ton juste, adhérement forcément aux idées de ce metteur en scène qu'ils accompagnent depuis des années.
Robert Guédiguian revient à ses premiers amours : Marseille & ses hommes. Ici on est en plein dans la lutte des classes, le syndicalisme, la misère sociale, des sujets très en rapports avec l'actualité brûlante du moment. Où s'arrête donc le militantisme questionne Guédiguian via le personnage de Jean-Pierre Darroussin, syndicaliste convaincu depuis de longues années ? La réponse sera bien plus compliquée qu'il n'y paraîtra à notre couple de quinquagénaire (dont la formidable Ariane Ascaride). Du cinéma fort, et qui sonne vrai, très vrai.
Un film sans surprise qui se laisse regarder ! La maturité du spectateur permettra surement d'avoir un regard plus critique sur le film puisque celui-ci traite entre autre des syndicat et du licenciement. Un film a regarder à tout pris pour les adhérents de la CGT !! ;)
Je n'aime pas du tout ce genre de film misérabiliste et aux forts relents gauchistes, ce qui n'est pas le rôle du cinéma. Il est peut-être dédié à un poème de Victor Hugo, mais on est très loin de la puissance de ce grand auteur. J'ai tenu jusqu'à la fin parce que j'aime bien Darroussin et Ascaride. Si vous êtes de sensibilité "droite modérée" ou "gauche modérée", fuyez, vous serez agacés.
Très beau film, je dois admettre. Une histoire simple mais tellement réaliste et bien interprétée. Il n'en faut pas plus, ça a le mérite de faire passer un bon moment de cinéma sans voir pour une fois des boucheries, tueries ou autres drames qui parsème le cinéma actuel. Ici, c'est intelligent, parlant et cela pourrait arriver à chacun d'entre nous. En plus de cela, les morceaux et thèmes musicaux sont bien choisi et collent parfaitement à l'ambiance du film.
Une comédie touchante et réaliste qui montre que la frontière entre les "méchants et les gentils" est plus ténue qu'on pourrait le croire.Les neiges du Kilimandjaro ne fondent pas et sont rafraichissante pour le cinéma français qui a besoin de fraicheur.
Excellente surprise , je m'attendais , vu le sujet , à un film du niveau de "A l'attaque " , soporificoennuyeux , mais non , on se laisse prendre à cette histoire conte de fée, une petite conotation "Le havre " en moins onirique bien sûr .Guediguian recommence à filmer cette société et cette région comme on l'avait apprécié à l'époque de Marius et Jeannette . Moment très agréable .
j'ai été déçu par ce film gentillet à souhait j'avais tellement aimé marius jeaannette et marie jo et ses 2 amants du même réalisateur on prend les mêmes et on recommence cette fois ci la mayonnaise n'a pas prise des situations pas crédibles très lent
un film humaniste avec des bons sentiments peut étre un peu trop pour étre crédible ça reste un bon film à voir les acteurs sont bons le scénario est bien ficelé on passe un bon moment devant ce film
Un conte de fée marseillais, où tout est bien qui fini bien, mais qui n'est ni bon ni mauvais... ni même moyen. A vrai dire, le scénario de base est trop simpliste et montre trop souvent des incohérences (judiciaires principalement: on ne laisse pas une victime s'approcher par deux fois de son agresseur, on ne laisse pas deux jeunes enfants sans protection des services de l'enfance aussi longtemps, et on ne laisse pas les victimes prendre ces derniers en charge comme cela), des incohérences qui laissent penser que le réalisateur a manqué de rigueur sur certains points de son scénario. A côté de cela, ce film se laisse regarder et je comprends que celui-ci ait pu être autant apprécié par certains spectateurs car il baigne dans une atmosphère édulcorée qui ne reflète pourtant pas la réalité mais redonne le sourire aux plus naïfs. Certaines scènes sont cependant dérangeantes tellement elles sont mièvres (celle notamment où Daroussin explique à sa femme qu'il faut aller s'occuper des frères de leur agresseur, derrière une piètre musique de fond, avant que les deux petits apparaissent derrière leur dos comme par magie). Après, les acteurs sont tous corrects (Leprince-Ringuet est encore en deçà par contre, et Adrien Jolivet a raté certaines scènes). Mention spéciale à attribuer à Pierre Niney qui, en une scène tordante, montre qu'il n'est pas en tête d'affiche mais qu'il sait tout de même voler la vedette comme personne. A voir donc pour ceux qui cherchent un film tranquille voire mignon au pays des bons sentiments et des gentils gauchistes.
Un film très surprenant, qui montre qu'il y a encore des gens avec de bons sentiments sur cette Terre, et même si je ne suis pas vraiment d'accord lorsque les personnages se mettent à soutenir celui qui les a agressés, je suis complètement d'accord dans le fait d'aider ceux qui n'ont rien fait, les 2 frères. Darroussin & Ascaride sont fantastiques, ce film est une bouffée d'air frais dans le monde du cinéma actuelle, sans être niais. A voir.