Les Amours Imaginaires
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Note moyenne :   3,7 pour 1 917 notes dont 296 critiques  | 
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296 critiques spectateurs

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Joe75

13 abonnés | Lire ses 288 critiques |

   4 - Très bien

Ce qu’il y a quand même de bluffant dans ce film, c’est que le réalisateur, Xavier Dolan, qui joue aussi le rôle de Francis, sorte de petit James Dean brun à la mèche savamment crantée, véritable pub vivante pour stu-stu-studio line, et bien il n’a que 21 ans ! Il est tombé dans la marmite du ciné quand il était petit, Papa artiste, pub télé à 6 ans, courts métrages, premier film en 1997, etc., etc. et l’an dernier réalisateur de « J’ai tué ma mère » à 20 ans. Xavier donc, qu’on déteste ou qu’on admire pour son génie précoce; il arrive à sortir un film qui est à la fois d’une maturité et d’un modernisme étonnants sur l’éternel thème si souvent visité depuis Jules et Jim : Le trio amoureux, ses affres et dommages collatéraux, si ce n’est qu’ici l’objet de tous les tourments ce n’est plus Jeanne Moreau mais un jeune éphèbe blond à la beauté troublante d’un véritable Apollon grec. Je précise toutefois qu’il s’agit d’une production MK2, vue au Mk2, avec un public très … MK2, qui ne fait pas de K2 ou de Kdo, certains sont mêmes sortis de la salle après la première ½ heure : Donc ça ne va pas plaire à tout le monde ! Et comme j’aime bien laisser traîner mes oreilles au milieu de la cohue de sortie de salle, là encore les avis étaient très partagés…Donc voici le mien, qui vaut ce qui vaut, je vous aurai prévenus. Donc oui j’ai beaucoup aimé et sans pouvoir l’expliquer, et pour les mêmes raisons que certains détesteront, en voici quelques-unes. 1° Déjà le film est canadien, et il a la bonne idée d’être persillé par de brèves interviews de jeunes qui racontent leurs déboires amoureux avec un accent du Québec, tellement prononcé que le sous-titrage s’impose. C’est super drôle, en particulier la demoiselle à lunettes qui nous fait un véritable one-woman show comique. 2° Il est avant tout esthétique, et si on lit le générique de fin, on s’aperçoit que Xavier Dolan il a mis sa patte un peu partout : Les costumes, la musique, le scénario… Artiste complet qui veut tout maîtriser : De la couleur tangerine d’un pull que tout autre penserait orange aux ralentis colorés qui subliment la chute de reins ou le port de nuque perlé de Monia Chokri, qui affiche dans ce film un goût prononcé pour le style vestimentaire des années 50-60 vintage. 3° Ces nombreux ralentis permettent de mettre en exergue la magnifique bande son, et perso, réécouter Dalida chanter Bang bang en italien avec une voix cristalline, et bien ça me fait capoter, je trippe, je trouve ça full hot (comme ils disent là-bas !). 4° Non…j’ai assez fait mon pépère, allez-le reluquer, et dites-moi s’il vous a planté en plein face, donné le mal de bloc, si vous l’avez trouvé cossin, si vous avez sacré votre camp avant la fin, si vous avez eu le piton collé…Okidou ?

Legid

20 abonnés | Lire ses 389 critiques |

   3 - Pas mal

Une vrai esthétique visuelle associée à une superbe BO font ils un bon film ? Oui... et non Dans ce cas, la réponse pencherait plutôt vers le oui. Les trouvailles visuelles sont nombreuses et apportent un vrai plus au film que l'on sent très travaillé et recherché (nombreux ralentis, couleurs judicieusement choisies, cadrage originaux). Xavier Dolan est un artiste visuel est l'ensemble est très agréable à l’œil. Nos oreilles n'ont pas été oubliées. La BO est superbe est chaque morceau est bien choisi pour accentuer l'intensité de la scène (je pense particulièrement à la reprise Bang Bang de Dalida ou la suite pour violoncelle de Bach). Les acteurs s'en sortent également très bien. Le trio amoureux est très crédible grâce à leurs émotions et leurs sentiments quasiment palpables. Cependant, mon regret principal vient de l'intrigue. L'ensemble du film reste au même niveau sans jamais vraiment décoller et l'histoire manque un peu de surprise. Et que viennent faire là les petits interludes sous forme d'interview où plusieurs personnes racontent leur déception amoureuse ? Non pas que ce soit mauvais, mais on se demande l’intérêt de ces petites scènes pour l'histoire. Autre petit regret pour les dialogues écrits et parlés en québecois. Même avec les sous titres, je n'ai pas tout compris. Globalement, on ne s'ennuie pas mais on ne s'éclate pas non plus ! A voir surtout pour les amateurs de cinéma esthétique !


Thibaut Gonthier

6 abonnés | Lire ses 142 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Voici le deuxième film de Xavier Dolan on en attendais beaucoup après un premier film exceptionnelle ! Eh bien verdict on est pas déçu, un triangle amoureux des plus réussit qui mele originalité sensualité déchirement beauté ! Et prendant tous le long du film on se laisse bercer par cette symphonie de beauté ! Ce film est beau, intéressant, prenant, surprenant, J'irais même dire Magique ! Xavier Dolan je vous aimes !!

raphaelair28

0 abonné | Lire ses 4 critiques |

   4.5 - Excellent

film Magnifique, Bande son geniale, ...mais introuvable...dommage, a voir ABSOLUMENT...je conseille vivement

Backer

0 abonné | Lire ses 18 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Évidement quelques problèmes techniques mais de véritables capacités évidentes ! Fan depuis "J' ai tué ma mère" je ne peux que le conseillé, hâte de voir la suite des événements pour ce petit génie !

kingbee49

2 abonnés | Lire ses 152 critiques |

   2.5 - Moyen

On peut tomber raide dingue amoureux de Monia Chokri sans tomber amoureux du film, c’est sur. C’est certain. Car il ne faut rien attendre du scénario, qui n’offre rien de palpitant qu’une énième version de Jules et Jim, contemplative et un tantinet bavarde. Et formellement, même si on peut noter un constant souci d’élégance, l’abus de ralentis, de filtre à couleur ou de plans décalés peut la longue dérouter ou carrément agacer. Mais ce genre de concept aura ses partisans notamment chez les Inrockuptibles, ailleurs, c’est une autre histoire. En fait, ce qui ennui, c’est cette façon de chercher à imposer un style visuel pour en faire le seul enjeu du film. Sauf que ça ne marche pas. Bon, mais ce jeune canadien à l’air d’en avoir sous le capot, tant mieux pour lui.

Cluny

26 abonnés | Lire ses 594 critiques |

   3.5 - Bien

Lors de la présentation à Cannes de "J'ai tué ma mère", Xavier Dolan annonçait que son prochain film traiterait de la transexualité, et particulièrement de la relation de l'homme qui va changer de sexe avec sa fiancée. Ce projet continue bel et bien à exister, et il prendra forme en 2012 sous le titre "Laurence Anyways" avec Philippe Garrel (qu'on entrevoit à la fin du film) et Monia Chikri. Entretemps ont donc pris place "Les Amours imaginaires", nées d'un road trip que Xavier Dolan, Monia Chokri et Niels Scheider ont effectué aux Etats-Unis. Frustré du report sine die du tournage de "Laurence Anyways", Xavier Dolan a écrit dans une urgence rageuse le scénario des "Amours imaginaires" à partir de la trame élaborée avec ses deux amis. Je n'avais pas vu lors de sa sortie "J'ai tué ma Mère" ; conscient de cette lacune soulignée par le buzz de la présentation des "Amours Imaginaires" à Cannes, je l'ai vu depuis en DVD. Rattrapage utile pour pouvoir distinguer dans la présente critique ce qui semble d'ors et déjà être la marque de fabrique du pourtant très jeune Xavier Dolan (21 ans), et ce qui différencie ce deuxième film de son prédécesseur. Au chapitre des similitudes, on retrouve un goût Hongkarwaïen pour les travelings qui suivent au ralenti des personnages de dos sur des musiques occultant le son d'ambiance, référence accentuée ici par les robes vintage de Marie qui renvoient aux fourreaux chamarrés de Mme Chan, et par leur goût commun pour les chignons à la Audrey Hepburn. Le style de Xavier Dolan se caractérise aussi par un sens du cadrage qui laisse beaucoup d'air au-dessus des personnages, à l'encontre de la sacro-sainte règle des tiers ; dans son deuxième film, il abandonne heureusement le systématisme du placement des personnages bord cadre, regard dirigé vers le hors champ. On retrouve aussi pêle-mêle les pauses narratives constituées par des séquences mettant en scènes des personnages face caméra, les poursuites dans les forêts resplendissantes de l'automne canadien, la maison au bord du Saint-Laurent et Musset. Autre point commun, le soin apporté à la bande originale avec des chansons qui font écho à l'action ; ici France Gall ("Quand ils sont longs les jours de pluie, quand je suis seule quand je m'ennuie, que dans un rythme monotone au fond de moi ton nom résonne"), Indochine ("J'aime cette fille aux cheveux longs et ce garçon qui pourrait dire non"), Vive La Fête ("Que les filles sont méchantes quand elle jouent à faire semblant"), Isabelle Pierre ("J'ai deux amis qui sont aussi mes amoureux") et Dalida ("Bang bang, di colpo lei, bang bang, a terra mi getto"), sans oublier le prélude de Parsifal quand Francis disparaît dans l'escalier après la pulvérisation de ses illusions, brève et superbe scène. Au rayon des différences, un scénario moins convenu et démonstratif que pour "J'ai tué ma mère" ; ici Dolan raconte comment deux êtres peuvent perdre le contact avec la réalité en projetant leur désir sur un troisième, sorte de Tadzio au profil du David de Michelange. Comme contrepoint à ces amours imaginaires, ou à cette imagination de l'amour, Dolan a intercalé des scènes de sexe sans amour des deux protagonistes avec des partenaires occasionnels, filmés avec des filtres monochromes, et des monologues pseudo-documentaires de personnages qui parlent de l'amour, virtuel ou réel, avec un accent joual à couper au couteau. De ce synopsis contenu dans le titre, Xavier Dolan parvient à tirer un film assez complexe, où la forme virtuose compense et renforce à la fois la langueur monotone qui s'installe au diapason de ces deux personnages s'enfonçant dans le fantasme de leur histoire. Je comprends que certains soient agacés par le feu d'artifice des moyens utilisés (filtres, ralentis, stroboscope, flous, diaporamas), par le milieu bobo dans lequel baigne l'histoire, ou par certains stéréotypes, comme le personnage de la mère de Nico, jouée par Anne Dorval. Mais ce film tourné par un réalisateur qui a l'âge où en France on commence à feuilleter les prospectus d'entrée à la fémis porte en lui une cohérence, une maîtrise narrative et une harmonie plastique que peuvent envier nombre de réalisateurs chevronnés. Critiques Clunysiennes http://www.critiquesclunysiennes.com

VivereEsCogitare

13 abonnés | Lire ses 75 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Un pur moment de cinéma . Xavier Dolan a parfaitement su montrer l'ambiguïté de la relation entre les trois personnages . Monia Chokri et Niels Schneider y ont joué à la perfection . A noter l'apparition de Louis Garrel qui a été aussi surprenante qu'agréable . Encore une fois monsieur Dolan , vous avez fait des merveilles .

TheAviator

0 abonné | Lire ses 21 critiques |

   2 - Pas terrible

Exercice de style intéressant, film non conventionnel. Quelques bonnes trouvailles. Mais je n'ai pas vraiment accroché à ce que dégageais le film. Une histoire de goût.

Mr Massacre

4 abonnés | Lire ses 119 critiques |

   4.5 - Excellent

Une comédie romantique douce-amère, mais aussi un hommage à "In the Mood for Love" de Wong Kar-Wai. Car nous appellerons "hommages" ces références à d'autres oeuvres (comme à "Lola Rennt" ou "Mysterious Skin") des hommages et non du plagiat, par affection pour le travail de l'esthète Xavier Dolan.

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