Un, deux, trois
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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2026
Tout le monde en prend pour son grade: les Allemands encore attachés à des pratiques nazies ou Wagner, les communistes envieux de la culture américaine, corrompus ou au cerveau lavé, les capitalistes cupides, superficiels, amoraux. Du moins leur chantre (virevoltant James Cagney) se montre malin, réactif, déterminé! Débit de parole, enchaînement des péripéties, accumulation des blagues s'harmonisent dans un rythme parfois épuisant - quoi que moult comiques théâtraux fonctionnent efficacement, si on délaisse la vraisemblance au profit de la farce ou du vaudeville. D'ailleurs, l'intrigue financière initiale se meut en romance improbable à déguiser pour cause d'idéologies irréconciliables, donnant lieu à une frénésie d'ordres de la part du protagoniste, à la mise en évidence des divergences (supposées ou sociologiques) entre les deux pans du mur de Berlin, à un mélange d'absurde et d'humour sémantique. Entraînant, riant, effréné!
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 décembre 2022
Le matériel initial, une pièce de théâtre, se fait sentir par moment, notamment dans le troisième quart où James Cagney donne les ordres pour convertir un communiste en capitaliste noble. James Cagney passe son temps à hurler et le théâtral est criant: de multiples personnages rentrent et sortent de son bureau. Le procédé est trop voyant et pénalise la séquence. Cette mécanique, parfaite et efficace pour une pièce de théâtre, n'est pas évidente à traiter sur le plan cinématographique. Billy Wilder choisit de coller à la mécanique, qui devient apparente. Néanmoins, il faut reconnaître que cela fonctionne, au-delà du raisonnable, car nous avons un peu de mal à accepter ces talents au personnage de James Cagney (orchestrateur soit, styliste, costumier, etc.). Et James Cagney jubile de réciter tous ces dialogues, à les crier plutôt, ce qui rend la scène encore plus artificielle et théâtrale.

Néanmoins au total le film est assez jubilatoire, tout en étant schématique. Sa manière de se moquer des Allemands. Sa manière de se moquer des communistes. Tout est artificiel et peu subtil. Mais cela fonctionne. Pamela Tiffin excelle en jeune oie sans cerveau. Toutes les apparitions de Liselotte Pulver sont très amusantes. Mais le film est très misogyne, c'est flagrant, et en est gênant. Il ne pourrait plus être fait tel quel de nos jours. Le film contient par ailleurs beaucoup de petits gags qui accumulés en font une réussite, car ce pauvre James Cagney montre un art consumé de la résilience et l'adversité à tout ce qui ne se déroule pas comme prévu.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 janvier 2022
Quelle déception ! pour du Billy Wilder je m'attendais à des situations drôles
et des dialogues corrosifs. Là rien ; l'histoire est quelconque , les gags débiles ou abracadabrants , la vision stéréotypée de la guerre froide et des allemands. Le jeu d'acteur de Bucchholz est vraiment nul. Mais surtout , J.Cagney est EXTREMEMENT BAVARD , il blatère sans arrêt et sur un rythme effréné ( la plupart du temps des dialogues sans intérêt par rapport à l'intrigue ) C'EST INSUPPORTABLE . film à chier à éviter Absolument.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 mai 2021
Un film extra au comique bien calé, parfaite critique cynique de la Guerre Froide et de l'opposition capitalisme/communisme, critiquant aussi bien l'un que l'autre avec humour dans un film en noir et blanc. Les choix de musique sont bons tous comme les plans réfléchis et révélateurs des oppositions qui engendrent le comique, de plus les personnages ont chacun leur caractère bien forgés ce qui les rend attachants et appréciables chacun dans leur individualité.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2021
"Un, deux, trois " n'est pas considéré comme un des meilleurs films de B.Wilder. C'est à tort. Film excellent d'un des plus importants et talentueux cinéastes hollywoodiens, il faut absolument voir ce film, il est formidable. J'ai beaucoup rit en le voyant. Rythmé et sans temps mort, une œuvre comme celle là, j'en redemande.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2020
Quand il entreprend le tournage de « Un, deux, trois », Billy Wilder est au sommet de sa carrière hollywoodienne entamée presque vingt ans plus tôt et sa filmographie riche de 17 films est jalonnée de quelques chefs d’œuvre survolant tous les genres ( « Assurance sur la mort » en 1944, « Le Poison » en 1946 , « Sunset Boulevard » en 1950, « Le gouffre aux chimères » en 1951, « Certains l’aiment chaud » en 1959 et « La garçonnière » en 1960 »). Il a déjà été nommé six fois à l’Oscar du meilleur réalisateur et par deux fois décroché la précieuse statuette. Avec « La garçonnière » il a remporté un triomphe, son film avec Jack Lemmon ayant obtenu cinq oscars . Sa collaboration avec IAL Diamond pour l’écriture des scénarios de ses films entamée avec « Certains l’aiment chaud » est axée sur la production de comédies. Elle se poursuit donc avec cette pochade complétement délirante, basée essentiellement sur les absurdités de la Guerre Froide qui bat son plein depuis la fin du dernier conflit mondial. La chasse aux sorcières à laquelle Wilder a refusé de prêter son concours malgré un anticommunisme affiché n’est pas la moindre des folies générées par l’affrontement des deux blocs. Pendant le tournage du film dont l’action se déroule à Berlin, des barbelés sont érigés, préfigurant la construction du « mur de la honte ». Wilder et Diamond se saisissent d’une pièce de l’auteur hongrois Ferenc Molnar parue en 1929 (« Eggy, kettö, hàrom ») en l’actualisant et en la remaniant quelque peu afin d’y placer les nombreux gags et péripéties qui en feront tout le sel. Tout sera bon pour tourner en dérision, souvent par l’absurde, ce qui sépare communisme et capitalisme tout en rappelant que les individus même endoctrinés sont capables quand les circonstances, leurs intérêts ou leurs sens l’exigent de s’affranchir des dogmes et règles imposées. Billy Wilder usera sans vergogne du procédé plaçant sa comédie sous le patronage tout à la fois de l’humour nonsensique des frères Marx et du rythme endiablé de la « screwball comedy » des années 1940. Le rythme justement est donné dès l’entame avec l’exposition du contexte et la présentation du personnage principal. C.R MacNamara (James Cagney) est le représentant à Berlin de la firme Coca-Cola, symbole par excellence du colonialisme économique qui ne connaît pas de frontières. Cherchant à relancer sa carrière et en quête d’un poste prestigieux à Londres, MacNamara œuvre seul en terre étrangère à la tête d’un personnel germanique n’ayant rien perdu des réflexes martiaux qui seize ans plus tôt ont conduit la ville de Berlin autrefois capitale culturelle de l’Europe à être coupée en deux. Avec le sens du détail qui le caractérise, le réalisateur d’origine autrichienne donne immédiatement le ton de ce qui va suivre. Une succession de gags délirants avec pour chef d’orchestre un James Gagney tout juste soixantenaire, ravi de revenir au premier plan et qui va ne va pas louper l’occasion de montrer qu’il est encore en pleine forme. C’est en effet lui qui tient le film sur ses épaules. On dit qu’il ne s’est pas entendu avec Billy Wilder. Pas étonnant quand on connaît le caractère des deux hommes et surtout la performance qui était demandée à l’acteur. L’intrigue prend corps quand la fille du patron de MacNamara interprétée par Pamela Tiffin, spoiler: débarque à Berlin pour des vacances prolongées qui ne seront pas de tout repos pour celui-ci quand il apprendra que la jeune écervelée, après s’être amourachée d’un jeune communiste enragé (Horst Buschholz) est désormais mariée et enceinte. Cerise sur le gâteau, le grand chef décide de venir sur place rendre visite à sa progéniture. La promotion de MacNamara a dès lors du plomb dans l’aile
. Du nanan pour un Billy Wilder qui se saisit de tout ce qui passe à sa portée pour développer ses gags, fournir un bon mot ou lancer un clin d’œil au passé d’Hollywood. Gagney aura ainsi le droit de se saisir prestement d’un pamplemousse pour rappeler que dans ses mains, le fruit juteux pouvait être redoutable en 1931, quand sous la direction de William A Wellman (« L’ennemi public »), il le propulsait en direction de Jean Harlow, sa ravissante fiancée. Il faut certes avoir son attention solidement mobilisée pour louper le moins possible du flot continu qui se déverse mais la cohérence dont font preuve Wilder et Diamond dans leur agencement facilite grandement les choses. Assurément, aucun autre que Wilder à ce moment de sa carrière pouvait réussir une telle prouesse. Le casting a beau être un peu faible avec Horst Buchholz et Pamela Tiffin particulièrement fades, le rythme et l’architecture du scénario emportent tout sur leur passage. On soulignera en dehors de James Cagney incroyable, les performances roboratives de Liselotte Pulver et de Hanns Lothar tous les deux impayables en archétypes germains. Malheureusement, le film n’aura pas le succès escompté, contribuant à la progressive perte d’influence de Billy Wilder à Hollywood. Quant à James Cagney que l’on aurait pu croire relancé par sa performance, il ne réapparaîtra devant une caméra qu’en 1981 pour « Ragtime » de Milos Forman.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2020
Une comédie irrésistible, à la fois burlesque et incisive, qui accumule avec une cadence effrénée, les gags souvent clichés mais drôles, portée par un James Cagney, à contre-emploi, au four et au moulin !
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 570 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2020
Un film qui démarre un peu lentement et s'emballe dans une comédie originale et drôle. En même temps burlesque et loufoque utilisant une actualité pourtant tendue avec la construction du mur qui en fait commence au moment du tournage. Il y a tant de vannes au final qu'on a du mal à le considérer comme une sorte de propagande et les acteurs sont assez bons. C'est la marque d'un réalisateur expérimenté qui pousse ici un humour provocateur à son maximum. C'est réussit dans ce sens mais c'est un peu troublant et au final il y a une part de propagande cachée ainsi que quelques chose qui ressemble à son inverse une insouciance peu subtile. Le film reconnu comme une performance n'a pas eu un grand succès à sa sortie car effectivement il s'en dégage autant d'humour que de doutes sur son orientation et sa moralité car le personnage principal est sans aucun scrupules.
cinono1

366 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2020
La situation géo-politique des années 60 a inspiré Billy Wilder qui a concocté une petite comédie speedé et hargneuse dans un Berlin sur le point de se fracturer. La surprise du film vient des répliques envoyés à un débit de mitraillettes. Tiré d'une pièce de théatre, cela permet quelques joutes verbales entre partisans du capitalisme et du communisme que Wilder prend soin d'égratigner tour à tour entres des américains cyniques, avec peu de scrupules et appatés par le gain et des personnages communistes, hypocrites et facilement détournables. James Cagney réalise une composition de (très) haut vol.
velocio

1 539 abonnés 3 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2019
1961 : président de la division Berlin de Coca-Cola, C.R. MacNamara souffre de n’avoir à couvrir que la moitié d’une ville, alors que son ambition n’est rien moins que d’être nommé à Londres dans le poste de responsable de la compagnie pour l’Europe entière. Dans un premier temps, il espère profiter de la proximité géographique avec Berlin Est et les délégations commerciales soviétiques qui s’y trouvent, pour être celui par qui les marchés de l’Europe de l’est vont s’ouvrir à Coca-Cola. Aucun doute pour lui : une telle réussite le propulserait à coup sûr dans le fauteuil dont il rêve. C’est alors que se présente à lui une opportunité qui, si tout se passe bien, pourrait donner un résultat positif encore plus rapide : le grand patron de Coca-Cola a envoyé en Europe Scarlett, sa fille chérie âgée de 17 ans, afin de calmer, espère-t-il, sa frénésie en matière de séduction et il demande à MacNamara de la chaperonner durant son séjour à Berlin. Une Scarlett qui cache bien son jeu, d’où un optimisme qui ne cesse de croitre ches MacNamara. Jusqu’au moment où … Vous pensez bien qu’avec Billy Wilder aux manettes tout pouvait arriver ! Eh bien, en effet, tout arrive. Et cela donne une comédie trépidante et très piquante, emmenée par un James Cagney jouant sa partition sur un rythme infernal
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2019
1,2,3 est une comédie très réussie de 1961 se déroulant à Berlin où Billy Wilder se moque à la fois du communisme et du capitalisme tout en n’oubliant pas le peuple allemand qui est dépeint comme ayant conservé des réflexes d’obéissance militaire et tentant de minimiser sa responsabilité de son rôle sous le régime précédent. Irrésistibles claquements de bottes. La course poursuite avec la vieille voiture soviétique tombant en morceaux sous fond de musique d’Aram Khatchatourian est à hurler de rire.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2018
Billy Wilder signe un film d'une incroyable vitalité avec dans le rôle principal un James Gagney en grande forme, débitant des énoncés stratégiques à une vitesse folle, parfois même étouffante lors du dernier tiers. Très vite débordé par les événements, MacNamara doit dans un même temps sauver son couple, contenter sa secrétaire qui est aussi sa maîtresse et surveiller la fille de son patron qui, à peine arrivée dans la capitale allemande, s'est déjà mariée à un jeune homme de Berlin-Est, une occasion pour Wilder de se livrer à une critique à la fois acerbe et joyeuse des clichés relatifs au capitalisme (le culte de la consommation, les inégalités sociales) et au communisme (complaisance dans la pauvreté). Film déjanté qui concilie une mise en scène dynamique à des dialogues ciselés et à des personnages hauts en couleurs, "One, Two, Three" procure un plaisir immense, une habitude en ce qui concerne les comédies de Wilder.
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 janvier 2016
Des fois on sait parfaitement dire pourquoi on a aimé ou détesté un film des fois on a franchement du mal comme pour moi avec Un, deux, trois de Billy Wilder.
De manière fondamentalement objective ce n'est pas une mauvaise comédie, l'histoire est bonne, les acteurs font du bon travail notamment James Cagney et chose la plus importante cette comédie a du rythme pourtant de manière purement subjective je n'ai pas apprécié ce film et franchement j'aurais du mal à vous dire pourquoi ce film m'a déplu, la sauce n'a absolument pas pris ; certaines réparties de James Cagney m'ont amusé mais pour le reste j'ai eu du mal à savourer Un, deux, trois.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2015
Il y a des films qui sont lents (qui prennent leur temps comme on dit) et bien celui-là, c'est un bolide, le rythme est effréné, et ça ne s'arrête jamais à ce point que dans la toute dernière partie on aimerait souffler un peu. Remarquablement réalisé, on a dit que le film renvoyait dos à dos communisme et capitalisme, c'est inexact, si les valeurs américaines sont gentiment chahutées, la satire du communisme est autrement plus féroce et celle des allemands mal dénazifiés n'est pas mal non plus. La distribution est au top, tout le monde est bon, même si James Cagney nous fais une prestation d'exception. On remarquera le rôle particulièrement déjanté et torride de Liselotte Pulver (la scène du faux strip-tease est anthologique) Une excellente comédie malgré une fin qui n'évite ni une certaine lourdeur ni une certaine facilité.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2015
Toujours bien avisé, Billy Wilder a compris que le meilleur moyen de signer une comédie mettant en porte-à-faux les mentalités capitalistes et communistes était d’aller la tourner dans l’Allemagne coupée en deux. Grand bien lui a pris car le Mur de Berlin fut achevé juste après ce film. Avec un James Cagney au débit explosif (un bon choix de casting malgré la mésentente entre l’acteur et le réalisateur), le rythme hystérique avec lesquels s’enchainent les gags de ce vaudeville ne baisse jamais. Même si l’intrigue donne par moments l’impression de s’égarer, en particulier lors des chassés croisés de part et d’autres de la frontière, la façon dont se directeur local de Coca-Cola (symbole évident de l’impérialisme commercial américain) tente de cacher à son patron la relation de sa fille ingénue avec un militant communiste réussit parfaitement à opposer les deux camps de cette guerre froide sur un ton léger. Les personnages secondaires sont également irrésistibles, de la secrétaire frivole à l’employé allemand cachant son passé de SS. Ce défi osé de mêler farce burlesque et satire politique ne fut pas apprécié à l’époque mais réhabilité plus tard pour s’inscrire parmi les grandes réussites comiques de Wilder.
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