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Jahro
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2,0
Publiée le 14 janvier 2013
Il est de bon ton de voir dans le premier long-métrage de Georges Lucas une œuvre visionnaire. Pourtant le rusé cinéaste n’éclaire pas grand-chose. Sa société futuriste a des contours bien flous, un pouvoir invisible, des moyens pas très définis, des lois obscures. Ses robots policiers semblent impuissants, ses prisons entrouvertes, ses barrières franchissables. Il y a certes le flicage, la délation et l’espionnage de tous par tous, la blancheur aseptisée d’un décor sans relief ni passion. Mais cet univers est ô combien moins étouffant, moins asphyxiant qu’un 1984, qu’un Meilleur des mondes, même qu’un Brazil ou qu’un Gattaca. Quand Orwell, Huxkley, Dick ou Bradbury inventaient des rouages irrépressibles pour écraser l’homme, quand ils développaient une intrigue à partir des éléments d’un puzzle construit avec précision et cohérence, le réalisateur de Star wars se contente de laisser notre imagination dériver. La sublime bande son de Lalo Shifrin lui vient grandement en aide, tout comme le parti pris esthétique résolument minimaliste. Mais la ficelle est un peu grosse. Et son résultat n’aurait pas perdu à rester au stade du court-métrage. Au moins les jediistes de tous bords ont de quoi gonfler leur collection.
Film très minimaliste pour une société très minimaliste, où l'on réduit au maximum le besoin de penser de la population pour l'asservir le mieux possible : blanc ultra-dominant symbolisant la simplicité mais également la pureté mise en avant par la caste religieuse au pouvoir, bande-son continue, monotone mais très travaillée, plongeant dans une ambiance de sécurité recherchée ... Les seules très fortes scènes rompant un minimum avec cette épuration sont les plus poignantes, à la fin du film, et demeure dans une très belle esthétique de sobriété renforçant l'émotion qu'on peut lire sur les visages des acteurs, (en particulier Donald Pleasence).
Le film critique évidemment la société de consommation, celles des années 70 aux Etats-Unis d'après George Lucas, comme le souligne l'achat quotidien des "produits" sans nom et sans aucune utilité qui n'ont aucun autre but que d'être jeté au "consommateur", une sorte de broyeur.
L'univers apparaît, comme à l'habitude avec George Lucas, très fourni, bien que peu décrit, passionnant, envoûtant, mais surtout original pour l'époque.
Ce film est à mes yeux une très belle démonstration de l'utilisation de la forme au service du fond. 4 étoiles et demi.
George Lucas nous sort un excellent film de SF dans le même genre d'idée que les romans 1984 de George Orwell et "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley. Ce film produit par Francis Ford Coppola est vraiment très intéressant. La vie sur terre est devenue aseptisée, toute la population est sous terre, l'alimentation est contrôlé par des pilules et une drogue sédative que l'on est obligé de prendre sous contrôle d'une caméra. Les divertissements sont contrôlés, que des images avec des policiers frappant un civil à coups de matraque. Les relations sexuelles sont interdites sous peine de prison. THX 1138, le personnage joué par Robert Duval, en fera d'ailleurs les frais. J'ai beaucoup aimé ce film d'anticipation qui est une idée extrême de ce que pourrait devenir un état ultra totalitaire dans l'avenir.
Les idées bien qu'intéressantes sont perdues dans une réalisation hazardeuse. A force d'épurer, il ne reste que le vide. Il manque cruellement d'un scénario.
Film expérimental, très chiant à suivre pour le commun des mortels, la première moitié de THX 1138 est pasionnante à suivre. son ambiance plus qu'épuré, ses dialogues bizarre et son découpage strange en font sa force et son identité. Mais hélàs j'ai cru relevé une énorme bourde scénarstique ou bien j'ai loupé un épisode.spoiler: Pourquoi diable a il oublié son amoureuse lorsqu'il s'enfuit ? cette question gâche vraiment la fin. trois décennies plus tard, Michael Bay pompera ce film pour "The island".
Quelle ne fut pas ma joie de trouver un film de George Lucas autre que Star Wars au Forum des Images, qui plus est en version Director's Cut. Ne le connaissant que de nom, j'y allais avec beaucoup de confiance. Mal m'en a pris.
Ce film de science-fiction d'anticipation est une réelle purge pour qui ne rentre pas dans le film dès le départ. Ce film, très abrupt dans sa mise en forme et dans ses quinze premières minutes, interminables, n'est à conseiller qu'à un public averti. Très intellectuel dans ses critiques contre la société (personnellement, je ne les ai pas comprises), le film trouve son rythme de croisière une fois que les deux principaux protagonistes quittent la prison blanche (partie aussi interminable que le début). Le seul point fort du film est l'interprétation, dominée par un Donald Pleasance des grands jours, parfaitement épaulé par le héros éponyme du film, Robert Duvall et par le troisième protagoniste, Don Pedro Colley.
Mais le tout est vraiment trop long, trop pénible, vraiment trop abstrait et surtout anti spectaculaire au possible, ce qui m'a totalement empêché de ressentir quelque chose pour le personnage de THX... Dommage.
Film d'une beauté et d'une intelligence rares, THX 1138 satisfera à la fois les fans de SF et les amateurs de réflexion sur la condition humaine mais aussi les amoureux d'images épurées et de scènes d'ambiance. A voir absolument !
THX 1138 où la prétention de faire passer un film minimaliste et faussement subtil pour une oeuvre de génie... qui séduira seulement les fans les plus dévoués de Lucas et quelques fans assidus de SF bien pompeuses. Les thématiques, plus ou moins interessantes, sont totalement noyées dans une réalisation insipide, où seul l'ennuie nous accompagne tout au long de cette fuite au dénouement prévisible. Lucas oublie ou ne réussit à rendre cette copie un minimum divertissante, et la réflexion qui en découle n'est tout simplement pas suffisante pour combler des faiblesses bien trop nombreuses.
Chez les films de science fiction, il y a ceux qui sont divertissants, les space opéra, et ceux qui nous fascinent en nous plongeant dans le mystère. THX 1138 appartient assurément à la deuxième catégorie. Le premier film de George Lucas est en effet bien plus proche d'un 2001 que d'un Star Wars et c'est pour cette raison qu'il est parvenu à se hisser au rang des classiques de la science fiction malgré un manque évident de moyens. Car ce film est un film qui, dès la première vision, demande à être revu et re-revu. Le premier visionnage nous fait ressentir le film, à travers ses espaces agoraphobes mêlés de recoins claustrophobes, ce qui produit une angoisse particulière et contrastée qui n'a de cesse de nous heurter, nous asphyxiant d'incertitude surtout grâce à une musique extrêmement soigné qui sait ce faire rare et prenante. On ne comprendra que l'essentiel – ce qui nous permet de suivre l’histoire dans ses grandes lignes et d'intégrer les idées de bases – mais on perçoit en même temps une telle richesse cachée dans cette œuvre quasi muette et quasi monochrome qu'on est immédiatement tenté de s'y pencher dessus en détail, et donc le re-visionnage s'impose. Ceci pour dire que la vraie substance du film ne se dévoile pas instantanément, qu'on ne fait que l'entrevoir et que à coup sûr beaucoup de gens vont passer à côté. Mais revenons en aux sensations qui s'imposent lors de cette première vision : c'est là que se situe la base de toute recherche approfondie. Tout d'abord, notons une certaine violence caractérisant l'univers totalitaire de THX 1138, principalement physique et mentale, et il y a également censure sexuelle. On nous montre également de l’assujettissement en matière de religion proférée dans le but de tranquilliser les habitants. Cet ensemble peut être résumer en un maître mot : contrôle. C'est ce qui anime la structure du système de ce monde, où tout est contrôlé de force, où la liberté n'existe sous aucune forme. D'où le sentiment d'oppression qui nous envahit, peu à peu renforcé au cours du long métrage, jusqu'à atteindre son paroxysme lors des tests de THX puis de sa mise en prison avec d'autres devenus fous. A partir de ce moment débute la seconde partie du film, celle e l'évasion, qui se transforme en course poursuite interminable qui peu à peu révèle les failles du système et son incapacité à faire face à la volonté d'un homme de s'en émanciper. Ici on reconnaît le style de Lucas qui transparaît derrière la poursuite finale sur le périphérique ou encore dans le look des gardes policiers robots. L'envers du décors nous est ainsi peu à peu exposé, et c'est là qu'on prend conscience de la nécessite de fuir du héros, et qu'on s'accroche à la trame haletante, qui nous hisse à des sommet d'intensité dramatique pour les dernières répliques qui se répercutent déjà au loin comme un écho « Nous devons rentrer...Laissez nous vous aider ! C'est votre dernière chance ! ». Puis arrive le plan final d'une beauté à couper le souffle et qui achève de faire de ce film un véritable triomphe à la gloire de la science fiction. Amen.
THX est un délire de Georges Lucas pas toujours évident à suivre mais qui fait preuve d'imagination. L'esthétique épurée est mise en avant avec une une photographie soignée. Le rythme est très (trop) lent et alterne les passages ennuyeux (la prison blanche) avec les moment réussis (la course poursuite). Heureusement on a droit a quelques beaux plans futuristes. Tout ceci fait beaucoup penser à un film expérimental. Coté inspiration, le scénario emprunte beaucoup à George Orwell et Philip K. Dick, égratignant au passage la religion, la violence à la télévision, le racisme, l'absence de liberté, le danger du nucléaire... On reconnait une foule d'éléments que Lucas réutilisera plus tard dans Star Wars, qui passe pour un film pour enfants à coté de celui ci nettement plus mature. Quoi qu'on en dise, ce film reste un incontournable de culture SF qui a inspiré entre autres "The Island" (pour le scénario), Matrix (la salle blanche), Matrix Reloaded (la scène d'amour), Tron (l'univers)... et tant d'autres. (Moyen)
Film de SF déroutant mais réussi. Un univers fascinant, mais j'avoue avoir eu du mal à y entrer totalement au début. Ce n'est qu'à partir de l'emprisonnement, puis la fuite que j'ai vraiment accroché au film. En tout cas, l'imagination de Lucas est ici très prolifique et les prestations de Duvall et Pleasance très très bonnes. En plus de la parabole sur la société des années 1970, j'ai facilement repéré les "hommages" à des oeuvres telles que 2001 ou 1984 dont Lucas s'est largement inspiré. Une oeuvre culte assurément, mais dans le genre, j'ai personnellement préféré Brazil de Gilliam.
cultissime, visionnaire et toujours d'actualité ! ce début de carrière de georges lucas s'annonçait déjà bien prometteur. Ce film est à voir absolument au plus vite.