DarkKnight74
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4 - Très bien
Chez les films de science fiction, il y a ceux qui sont divertissants, les space opéra, et ceux qui nous fascinent en nous plongeant dans le mystère. THX 1138 appartient assurément à la deuxième catégorie. Le premier film de George Lucas est en effet bien plus proche d'un 2001 que d'un Star Wars et c'est pour cette raison qu'il est parvenu à se hisser au rang des classiques de la science fiction malgré un manque évident de moyens. Car ce film est un film qui, dès la première vision, demande à être revu et re-revu. Le premier visionnage nous fait ressentir le film, à travers ses espaces agoraphobes mêlés de recoins claustrophobes, ce qui produit une angoisse particulière et contrastée qui n'a de cesse de nous heurter, nous asphyxiant d'incertitude surtout grâce à une musique extrêmement soigné qui sait ce faire rare et prenante. On ne comprendra que l'essentiel – ce qui nous permet de suivre l’histoire dans ses grandes lignes et d'intégrer les idées de bases – mais on perçoit en même temps une telle richesse cachée dans cette œuvre quasi muette et quasi monochrome qu'on est immédiatement tenté de s'y pencher dessus en détail, et donc le re-visionnage s'impose. Ceci pour dire que la vraie substance du film ne se dévoile pas instantanément, qu'on ne fait que l'entrevoir et que à coup sûr beaucoup de gens vont passer à côté. Mais revenons en aux sensations qui s'imposent lors de cette première vision : c'est là que se situe la base de toute recherche approfondie. Tout d'abord, notons une certaine violence caractérisant l'univers totalitaire de THX 1138, principalement physique et mentale, et il y a également censure sexuelle. On nous montre également de l’assujettissement en matière de religion proférée dans le but de tranquilliser les habitants. Cet ensemble peut être résumer en un maître mot : contrôle. C'est ce qui anime la structure du système de ce monde, où tout est contrôlé de force, où la liberté n'existe sous aucune forme. D'où le sentiment d'oppression qui nous envahit, peu à peu renforcé au cours du long métrage, jusqu'à atteindre son paroxysme lors des tests de THX puis de sa mise en prison avec d'autres devenus fous. A partir de ce moment débute la seconde partie du film, celle e l'évasion, qui se transforme en course poursuite interminable qui peu à peu révèle les failles du système et son incapacité à faire face à la volonté d'un homme de s'en émanciper. Ici on reconnaît le style de Lucas qui transparaît derrière la poursuite finale sur le périphérique ou encore dans le look des gardes policiers robots. L'envers du décors nous est ainsi peu à peu exposé, et c'est là qu'on prend conscience de la nécessite de fuir du héros, et qu'on s'accroche à la trame haletante, qui nous hisse à des sommet d'intensité dramatique pour les dernières répliques qui se répercutent déjà au loin comme un écho « Nous devons rentrer...Laissez nous vous aider ! C'est votre dernière chance ! ». Puis arrive le plan final d'une beauté à couper le souffle et qui achève de faire de ce film un véritable triomphe à la gloire de la science fiction. Amen.
Ajoutée le 24 avr. 2012 à 16h56
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