Les Enfants du Paradis
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168 critiques spectateurs

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weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2016
Le monde des brutes, le monde des poètes, les amoureux délicats, les femmes romantiques et les hommes charmeurs. Tout un monde qui rappelle les "mystères de Paris". Au clair de lune ou au théâtre, dans les bars louches ou bien dans les foules, "les gens s'endorment et s'éveillent". Un véritable hymne au théâtre, scène ou coulisses, tout s'y passe et les acteurs continuent dans leur vie leur rôle quand ils ne jouent pas au théâtre leur vie....comme Lemaître qui vient au théâtre quand il ne joue pas.....
Un film sur l'amour aussi avec le couple Garance et Baptiste au centre.
Très beau
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 avril 2016
Un chef d'œuvre absolu, une œuvre magistrale et magnifique, le fruit de talents exceptionnels : Jacques Prevert au scénario, et des acteurs éblouissants - Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, mais aussi Jane Marken dans un second rôle.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2016
Chef d'oeuvre du 7ème art français que tout cinéphile qui se respecte doit visionner (au moins) une fois dans sa vie ! Marcel Carné nous propose dans son film monumental pour cadre un Paris du milieu XIXe siècle où se rencontre notre trio amoureux de la vie et du théâtre. Véritable lettre d'amour au cinéma, au théâtre et globalement à l'expression (il faut replacer le contexte de tournage durant la 2nd Guerre mondiale), " Les enfants du Paradis" se construit autour de 2 actes. Le premier "boulevard du crime" est probablement la meilleure partie car la présentation du cadre et des personnages se fait avec une fluidité insolente permettant au spectateur de s'attacher rapidement aux enjeux et à nos héros. De plus, les dialogues savoureux de Prévert offre une réelle poésie à l'ensemble ! C'est beau au regard et doux à l'écoute ! Néanmoins, la seconde partie "l'homme blanc" pêche par une redite du propos et l'ennui commence légèrement à se faire ressentir chez le spectateur (normal avec une durée de 3h10). Cela n'enlève rien à la qualité du film que ce soit dans la technique (une superproduction pour l'époque) dans l'interprétation des acteurs ou dans l'atmosphère de Paris en général. Une belle pépite !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 avril 2016
Il est facile de concevoir qu'à l'heure actuelle où nous sommes nourris aux blockbusters d'action ou de comédie (pour le meilleur ou pour le pire), un film comme Les enfants du paradis est assez démodé... On peut également le prendre sous un autre angle et se dire qu'on est passé d'une fresque sentimentale grandiose, impressionnante (par sa réalisation, ses décors, ses costumes...) à des immondices comme Les nouvelles aventures d'Aladin. Et alors c'est bien simple, quand on aime le cinéma on ne peut qu'admirer le savoir-faire de Carné, les prises de risque de l'homme, surtout à notre époque, où justement celles-ci sont proscrites, on ne peut que trouver les personnages sublimes, bien écrits et bien interprétés, et je pense que ce sont des qualités qu'on ne peut qu'objectivement reconnaître au film, que derrière on arrive à rentrer dedans ou non (pour ma part aucun problème, même si j'ai moins été fasciné par la seconde partie). Donc on peut parfaitement être réac en regardant ce genre de film, et c'est rageant parce que moi je hais les réacs, et pourtant pendant 3 heures je le suis presque devenu.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2015
C'est au théâtre des Funambules que se jouent les destins amoureux tragiques de Garance, Nathalie, Baptiste et Frédérick Lemaitre dans "Les enfants du paradis", classique de Marcel Carné aux dialogues bouleversants de Jacques Prévert et aux acteurs en état de grâce. La beauté du film réside dans le lien très fort entre l'évolution des histoires d'amour et celle des relations entre les différents personnages. Si dans la première partie, Baptiste et Frédérik se détestent - ils sont en tout cas jaloux l'un de l'autre - une opposition subtilement créée à travers leurs métiers respectifs (le mime contre l'acteur, soit le geste contre la parole) et leur caractère (le timide qui n'ose déclarer son amour contre l'extraverti qui ne se pose aucune question), la seconde partie qui voit Garance s'éloigner des deux hommes finit par les réconcilier; elle fait naître un respect d'autant plus émouvant qu'il paraissait impossible. "Les enfants du paradis" est avant tout un film de personnages, dont la pluralité de caractéristiques rappelle celle des grands romans naturalistes du XIXème siècle (le jaloux orgueilleux, le riche mal-aimé, le timide au grand cœur, etc.), ces derniers influençant la structure même du film, avec ce découpage très précis de dialogues qui font progresser l'action et de péripéties anodines (les scènes de théâtre) à entendre comme une trêve au milieu de la tempête de sentiments. On rit, on tremble, on vibre et on pleure devant ce feu d'artifices sans cesse surprenant, cet ouragan d'inventivité revigorant et furieux, qui ne se défile pas devant une certaine complexité narrative pour mieux émouvoir devant l'évidence du drame. Ce qui fait des "enfants du paradis" un chef d'oeuvre, c'est son paradoxe: malgré la multitude de personnages, l’accumulation de sentiments et une ambition romanesque d'une ampleur considérable, le film ne donne jamais l'impression d'un trop-plein mais au contraire demeure toujours aérien et libre, comme en témoigne son final déchirant et ouvert, faisant appel à l'imagination du spectateur pour poursuivre une histoire encore plus folle et accompagner des personnages à jamais inoubliables.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 octobre 2014
On pourrait analyser chaque film sur 3 pages et tout comparer, des spécialistes le feront mieux que nous et chaque expérience ne vaut d'être vécue qu'en partielle suspension de l'incrédulité tant que que l'oeuvre soit à la hauteur . En tant que spectateur, c'est l'impression finale qui compte et là on est servi. C'est beau c'est bien écrit bien ça donne envie de retourner dans les salles obscures...
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2016
J'ai bien aimé le mime, son imitation pour dénoncer le véritable voleur et sauver l'innocente garance. Pour le reste, en dehors de son historique de tournage, c'est très moyen. Lent et ennuyeux comparé aux films d'aujourd'hui. Il faut le recadrer dans son époque et aimer les vieux films populaires pour bien l'apprécier. J'avoue ne pas être assez bon public. Je ne trouve pas qu'il s'agisse d'un chef d'oeuvre mais je reconnais que ce n'est pas non plus catastrophique. A réserver aux historiens du cinéma ;)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juillet 2014
A la sortie du film, j'avais 11 ans . C'est la beauté associée au génie . C'est le film que je revois sans me lasser comme un livre de chevet . La grande rencontre de tous les talents du plus petit rôle au plus grand . Une exception dans le cinéma français .
Philippe L.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 février 2014
Interprétations grandioses, dialogues truculents de Jacques Prévert, décors sublimes, musiques resplendissantes, cadre de l'histoire magnifique pour un récit d'amour des plus touchants : " Les Enfants du Paradis " est plus qu'un beau film, ou même qu'une jolie oeuvre d'art ; c'est sans conteste l'un des plus grands joyaux du 7ème Art et mérite tout bonnement sa place au panthéon des oeuvres majeures qui façonnent notre conception du cinéma, voire même de l'amour, de la vie, du chagrin ! A voir et à revoir jusqu'à en perdre le souffle...
Hannoy
Hannoy

44 abonnés 305 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2014
Beaucoup de critiques furent faites sur ce film, tout le monde s'accorde à dire qu'il est l'un des meilleurs, pourquoi pas. De mon coté, je vais simplement rester dans l'affectif, expliquer ce que j'ai aimé ou non et éviter de faire une critique qualitative. D'ailleurs pour en avoir lu quelques unes sur le site, je dois dire que c'est pas mal de branlette intellectuel, peu d'inspiration et beaucoup de s bien, parlons peu: les enfants du paradis est un film qui joui d'un excellent scripte, les dialogues sont d'une finesse rarement égalée, une douce alchimie qui nous porte et nous transporte (la considération masculine de la beauté). Mais c'est un couteau à double tranchant, car j'ai trouvé que par moment, il y'avait trop de blabla, on se lasse, un peu. La mise en scène est trop théâtral à mon gout, soutenu par des comédiens, on le sent, d'avantage habitués au public qu'à la caméra. Rien à redire sur les décors, ils sont vraiment bluffant. La musique également, mais à un degré moindre, qui ne se coupe pas alors même que le rideau est tombé. Et pour ceux qui considère le cinéma comme un art visuel, ils apprécieront le sourire coquin d'ARIETTY.
Benjamin F.
Benjamin F.

16 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2014
The film! Poétique, Paris des années 50, personnages captivants, réalisation parfaite Garance, Garance... Un des meilleurs films français !
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2023
Le film s'impose avec une évidence magnifique comme un chef-d'oeuvre, comme un petit miracle d'alchimie entre de nombreux talents. Il y a d'abord le scénario et les dialogues de Jacques Prévert qui jongle avec les mots comme personne, avec une verve constante, à la fois poétique et gouailleuse, gracieuse et ironique, légère et grave. C'est peut-être le plus beau texte jamais écrit pour le cinéma, dont certains extraits ou certaines répliques sont devenus cultes à juste titre ("Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment, comme nous, d'un aussi grand amour"...). L'histoire évoque les vies du mime Debureau, de l'acteur Frédérick Lemaître et du criminel Lacenaire. Trois destinées librement imbriquées et associées à celles de personnages imaginaires, dans le Paris de Balzac, sous Louis-Philippe. Une ville qui revit en une reconstitution fastueuse, superbe cadre d'un récit où il est question d'art de la scène (pantomime et théâtre), d'amour, de jalousie et de liberté. Le ton oscille avec bonheur entre un néoromantisme dramatique et une drôlerie irrésistible. Marcel Carné traduit l'inspiration de Jacques Prévert à l'écran, avec des plans savamment composés, de beaux clairs-obscurs et une parfaite fluidité narrative. Il magnifie deux thèmes centraux dans sa filmographie : le destin et le grand amour impossible. Les Enfants du paradis constitue l'oeuvre phare du tandem Prévert-Carné (huit films à leur actif, de Jenny en 1936 aux Portes de la nuit en 1946) et l'une des plus belles illustrations du "réalisme poétique" que les deux hommes ont contribué à faire émerger dans les années 1930-1940. Le succès immédiat du film, critique et public, doit aussi beaucoup, évidemment, aux interprètes qui "habitent" intensément leur personnage. On a encensé le couple formé par Arletty et Jean-Louis Barrault. Elle, malicieuse et mélancolique. Lui, tour à tour lunaire et exalté. Mais les compositions de Pierre Brasseur (cabotin en diable dans le rôle de Frédérick Lemaître), Marcel Herrand (froidement cynique en Lacenaire) et Pierre Renoir (inquiétant et repoussant oiseau de mauvais augure, baptisé "Jéricho") sont tout aussi excellentes. L'association de ces talents marque ainsi l'apogée du cinéma français sous l'Occupation (et un apogée du cinéma en général).
Le tournage de cette "superproduction", initialement franco-italienne, a débuté à Nice, dans les studios de la Victorine, en août 1943. Il s'est interrompu quand le régime fasciste de Mussolini est tombé, entraînant la défection du coproducteur italien, puis a recommencé sous la bannière française de Pathé, à Paris, en novembre. Pierre Renoir a alors repris le rôle tenu par Robert Le Vigan, en fuite vers l'Allemagne, tandis que le décorateur Alexandre Trauner et le compositeur Joseph Kosma, tous deux juifs, apportaient leur contribution au film "dans la clandestinité" (comme le précise le générique). Ce tournage mouvementé et paradoxal (car déployant une grande richesse de moyens - décors, costumes... - en des temps de restriction) s'est achevé en mars 1944. Mais il fallut encore filmer quelques scènes de raccord, après la Libération, en obtenant des autorités françaises qu'elles relâchent Arletty, arrêtée pour collaboration, le temps des prises de vue... Le film est finalement sorti en salles en mars 1945.
François Truffaut dira en 1984, peu de temps avant de mourir : "Je donnerais tous mes films pour avoir réalisé Les Enfants du paradis."
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 août 2013
Un film poétique sans précédent qui n'a rien à envier aux autres chefs-d’œuvre du même genre : "Out of Africa", "Le voile bleu", "La Belle et la Bête", "La colline de l'adieu".
Jamais un film français n'a réuni et exploité avec autant de réussite une telle brochette de talents. Scénariste, dialoguiste, réalisateur, décorateurs, acteurs, tout était en place pour que cela fonctionne ! Est-ce la chape de plomb de l'Occupation qui a exacerbé puis aggloméré tout ce savoir-faire, pour le faire fusionner comme une étoile ? En tout cas le résultat est magique ...
Signe des temps et pied de nez à l'Histoire, "Les enfants du paradis" avait perdu sa magnificence photographique en raison du déplorable état de ses copies et du négatif mal entretenu. Ce sont les allemands qui viennent de lui rendre hommage en le restaurant luxueusement, tant au niveau du son qu'au niveau de ses images.
Sur le DVD que j'en ai et que j'ai projeté sur une diagonale de 2 mètres avec une sono hifi, je me suis régalé d'un défilement des mouvements fluides, sans rayure ni grain mais aussi d'un son mono cristallin.

L'un des quatre chefs-d’œuvre majeurs Français ayant marqué l'histoire du Cinéma, avec "La Belle et la Bête", "Les visiteurs du soir" et "Les yeux sans visage" !!!
LucienLaurent
LucienLaurent

8 abonnés 392 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2013
A Paris sous la Restauration, plusieurs hommes se disputent les faveurs de Garance, interprétée par l'irremplacable Arletty. Ce classique du cinéma français est un petit bijou, à voir absolument. Et en version restaurée, c'est encore mieux !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 juin 2013
Ce film est l’histoire tragique de quatre personnages qui sont totalement libres et, par là, ne le sont pas :

Garance reste la proie de ses sentiments

Frédérique Lemaître est mis au pas par sa frivolité même.

Lacenaire est victime de son orgueil.

Debureau est prisonnier de son rêve.
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