Le réalisateur d'Indochine est un fondu d'athlétisme. Pas seulement pour la compétition, mais aussi et surtout, pour l'histoires intime des champions. Ses documentaires, consacrés à Hicham El Guerrouj, Heike Dreschler etc, sont d'ailleurs de petits bijoux. Avec La ligne droite, Régis Wargnier tente de filmer une fiction autour du sport roi de l'olympisme, mais le moins que l'on puisse dire est que le résultat est très décevant. Accusé principal : le scénario, plus chargé que Marion Jones à sa grande époque, qui agrège les malheurs de ses deux personnages principaux (athlète devenu aveugle, jeune femme sortant de prison), au risque du mélodrame. Comment se sortir d'un point de départ aussi ouvert aux clichés ? Eh bien, il ne s'en sort pas. D'autant que le sport passe vite au second plan, derrière la relation psychologiquement compliquée qui se noue entre le coureur invalide et sa guide. Les dialogues sont signifiants, l'interprétation pataude, hormis Rachida Brakni, dix foulées devant ses camarades. Les meilleures scènes sont celles des entraînements, filmés avec fluidité. Mais elles n'occupent qu'une partie infime de cette Ligne droite qui ressemble davantage à une course d'obstacles. Un honnête téléfilm diront les moins indulgents qui n'auront pas vraiment tort. Surtout avec ce dénouement d'un angélisme gênant.
Mais quel mauvais mélo ! Je ne suis qu'à demi surpris tant Régis Wargnier ne produit plus rien de potable depuis Est-Ouest (en 1999 déjà !). Ici tout n'est fait qu'avec gros sabots ou semelles de plomb, au choix. Pourtant sur le fond il y avait de quoi faire quelque chose de très fort. Raté. La mise en scène est d'une faiblesse rare, mais elle est battue par un scénario totalement insipide. Que des grosses ficelles (cousues de fil blanc bien sûr), tous les clichés y passent, sans parler de la corde sensible pour faire pleurer dans les chaumières. Toute la symbolique du lien entre les personnages ou leurs retours à la vie est horriblement mal traitée. Les dialogues sont lourds, trop explicatifs. Les flash-backs inutiles...Trop c'est trop ! Immanquablement l'interprétation suit le mouvement. Pourtant les deux acteurs principaux sont d'habitude excellents. Rachida Brakni et Cyril Descours (vu et apprécié l'an passé dans Une petite zone de turbulences et surtout Complices) font ce qu'ils peuvent mais étant mal dirigés ils ne sont pas bons. La seule qui tire son épingle du jeu, contre toute attente, c'est Clémentine Célarié que j'ai trouvée assez convaincante. A part cela, rien à sauver. Voilà un mauvais téléfilm qui aurait pu sortir en Direct-to-DVD. Avons-nous définitivement perdu Régis Wargnier ?...
Le synopsis m'a vraiment enthousisamé. Le handicap, surmonter les difficultés, la course à pieds, faire équipe...et quelle déception, des ingrédients de premier choix...malheureusement ça ne fonctionne pas. Ca manque cruellement de pudeur, de subtilité. C'est mauvais, très mauvais, le jeu, les dialogues. Artificiel, too much, ça en fait des tonnes dans le cliché pour émouvoir le spectateur. Il m'en faut peu, pour m'émouvoir, mais là, j'avais l'impression qu'on me forçait la main à coup de crises larmoyantes, de cette maudite musique récurrente (une vraie caricature de l'expression "envoyez les violons") Parfois j'ai même été très en colère parce que j'avais la sensation qu'on nous prenait nous spectateurs pour des pigeons pour essayer de nous émouvoir de façon aussi grossière, qu'on exploitait la souffrance et le courage des vrais athlètes handicapés à cette fin. Avec le recul, je me dis, que c'est sûrement l'envie de bien faire passer la difficultés qui a crée ce trop plein. Quel dommage, quel gachis...
Ce film est à montrer dans les écoles , en effet il n'est pas lourd de stigmates et de préjuger mais montre comment peut on se réinsérer a travers l'entre aide et l'écoute de l'autre ici le handicap s'efface pour montrer une force et des qualités qui nous font trop souvent défaut !
Etant fervent sportif de course à pied (et même pratiquant ^^), le film m'a laissé sur un sentiment mitigé ... Certes, quelques scènes sont bien tournées (j'adore la scène sur la plage), mais, de façon général, je trouve qu'il manque un petit plus (je ne saurais vraiment dire lequel) qui permettrait de plus accroché le spectateur ... Il aurait peut être fallu plus s'attarder sur l'aspect sportif, la rencontre entre ces 2 personnages, que de parler de la situation familiale de la "guide". Au final, c'est un film correct, sans plus.
l'histoire avait l'air belle, mais je trouve les dialogues peu intéressants et mal joués. il y a beaucoup d'incohérence dans ce film, il ne peut ressembler à une histoire vraie. c'est bien dommage, j'ai été déçu.
Film qui aborde plusieurs sujets graves sans tomber dans le pathos. Le handicape disparait au profit de l'alliance de deux vies cassées, qui ensembles, arriveront chacune à surmonter "son" obstacle. Très bon travail de Cyril Descours. Clémentine Célarié : un vrai régal comme d'habitude. Très bellles images, que ce soit sur le stade ou sur la plage de Rostudel.
Plutôt déçu, même si ça se regarde... Je trouve que tous les acteurs ne jouent pas très juste, en particulier la tête d'affiche féminine, et parfois ça fait spot publicitaire pour une association de lutte contre le handicap. Je trouve parfois les personnages assez caricaturaux également. Non, très moyennement emballé !
Un très bon film sur les milieux de la course et de la non-voyance. L'histoire et les personnages sont très émouvants sans d'après moi tomber dans le mélodrame ou le cliché. Il est très intéressant de voir le travail des acteurs lorsqu'ils s'entraînent, surtout quand on sait que Cyril Descours a joué tout le film en tant qu' "aveugle" (grâce à des lentilles opaques). Les acteurs dont le jeu est par ailleurs très bon dans l'ensemble du film. Pour couronner le tout, la musique est vraiment magnifique. Pour moi donc, un vrai petit bijou, qui mérite certainement d'être aussi connu que certaine superproductions hollywoodiennes...
Un film superbe, porté par le duo Rachida Brakni / Cyril Descours. Sans jamais tomber dans le mélo, le film trace le portrait de deux écorchés vifs qui vont se découvrir, se révéler et s'aimer. Une excellente surprise...
J'ai enfin vu La ligne Droite que j'attendais depuis longtemps, je dois dire que j'ai adoré ce film. Le sujet, les images, la musique et les acteurs, tout est réussi, j'en suis sorti ravi. Pour une fois le handicap n'est pas pointé du doigt en se larmoyant dessus, mais au contraire une normalité où tout est possible. Les acteurs sont exceptionnels Rachida Brakni est rayonnante de beauté, de grace et de courage, quelle actrice... Cyril Descsours malgré son role compliqué, s'en sort très bien et nous accroche au film... Clémentine Célarié dans un role très différent de ce qu'on connait d'elle, est convaincante. La grande surprise de ce film reste pour moi, Seydina Baldé que je ne connaissais pas, C'est un nouvel acteur absolument incroyable par sa présence, ses regards et son jeu d'acteur juste, il a un avenir tracé dans le cinéma devant lui, dommage qu'ils n'ont pas davantage communiquer sur lui... Bref allez voir ce très beau film fait par un Régis Wargnier au sommet de son art.