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Le Miroir
note moyenne
4,1
461 notes dont 59 critiques
53% (31 critiques)
14% (8 critiques)
19% (11 critiques)
7% (4 critiques)
7% (4 critiques)
2% (1 critique)
Votre avis sur Le Miroir ?

59 critiques spectateurs

chrischambers86
chrischambers86

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4,0
Publiée le 04/07/2013
Quatrième long-mètrage d'Andreï Tarkovski, "Zerkalo" est une nouvelle rèussite plastique du metteur en scène russe, à ranger sur la même ètagère que certaines oeuvres de Bergman! L'èvocation mouvementèe et onirique de trente annèes de l'Histoire de l'Union soviètique donne lieu à une oeuvre à la fois grandiose et intimiste qui a ètè, elle aussi, victime d'une semi-disgrâce dans le pays! Un narrateur, Aliocha! A l'occasion d'une grave maladie, il va faire un retour sur lui-même, sur sa vie! Tel est le thème de ce film inclassable et très largement autobiographique! Et ce même si Tarkovski a volontairement brouillè la chronologie des èvènements! C'est en fait lui qui est au centre du mètrage, conçu comme un « miroir » et sur lequel viennent se reflèter les èvènements et les personnages importants de sa vie! Depuis "Andreï Roublev", Tarkovski avait parcouru un long chemin, fait de tâtonnements d'introspection manièriste et de purification intèrieure! Nul doute qu'il ne soit parvenu ici au sommet de son art (il atteindra le Graal avec "Stalker"). Un grand film à montrer dans toutes les ècoles de cinèma de France et de Navarre...
Ti Nou
Ti Nou

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3,0
Publiée le 18/07/2012
Après avoir signé trois merveilles à la mise en scène très symbolique mais qui ne se substituait pas à la clarté du récit, Tarkovski va plus loin dans le cinéma expérimental avec "Le miroir". Film très personnel sur la relation entre père et fils construit par des bribes de souvenirs mais qui risque de laisser le spectateur à l'extérieur malgré des moments de fulgurance.
stebbins
stebbins

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5,0
Publiée le 10/09/2007
Beauté d'un champ en proie aux bourrasques...Lévitation sublime et inoubliable...Ralentis bouleversants...Dire que Le Miroir est un film magnifique tient de l'euphémisme. Mais dire qu'il est accessible à tous les spectateurs tient du mensonge. Pour ma part, j'ai adoré la première heure de cette oeuvre inclassable dans laquelle Tarkovski parvient à marier le son à l'image avec une noblesse sans égale. J'avoue avoir décroché par moments durant la dernière demi-heure, malgré cette brillante esthétique et cette beauté ineffable qui fait la force du cinéma du réalisateur soviétique. La musique, de tout premier choix ( Bach, Purcell, etc...) parachève cette oeuvre sublime qu'est Le Miroir ( j'ai pleuré au moment où des aventuriers partent en mongolfière, scène tournée à la manière d'images d'archives...comme si les souvenirs du cinéaste laissaient une empreinte dans l'Histoire ). Admiré par le regretté Ingmar Bergman, Andreï Tarkovski signa en 1974 un film unique, parfois ennuyant ( mais cet ennui provient certainement du premier visionnage et de l'ignorance qui en découle ) mais souvent beau, sublime, authentique. Raconter de façon narrative le film de Tarkovski serait stupide puisque vain : les images se succèdent, denses et intenses. C'est tout, mais c'est déjà beaucoup.
sokol
sokol

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5,0
Publiée le 22/04/2005
"Le miroir" : la PLUS belle oeuvre de Tarkovski, un des 4-5 plus grands films de l'histoire du cinéma. En tous cas, il s'agit du plus beau film autobiographique qu'ait jamais produit le 7e art. Aucun cinéaste n'a jamais parlé de manière aussi magnifique de son enfance. Je l'ai vu une dizaine de fois... J'ai pleuré une dizaine de fois...
scorsesejunior54
scorsesejunior54

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2,5
Publiée le 08/06/2008
L'ère Brejnev a favorisé un relatif relâchement de la censure en URSS. Jusque 1968 tout d'abord où les artistes pouvaient enfin à peu près s'exprimer... Ensuite et malgré le resserrement idéologique très net, conséquence du fameux Printemps de Prague, le réalisme socialiste allait quasiment être laissé aux oubliettes, d'où l'élargissement artistique qui s'ensuivit. C'est dans ce contexte assez particulier qu'Andreï Tarkovski réalisa "Le Miroir" (1974), oeuvre riche et complexe faisant s'entremêler souvenirs, aspirations, rêves, fantasmes et désirs de façon parfois autobiographique (mais la frontière entre fiction et réalité est trouble). Les époques se confrontent, les personnages jonglant d'une situation à une autre, caractéristiques des illusions et délires d'un cinéaste explorant les dédales de sa pensée, de son esprit. Point de clarté narrative, de transitions nettes : des images d'archives sont supplées par d'autres scènes en noir et blanc, puis la couleur revient sans que rien ne soit explicité. Ne connaissant Tarkovski que de réputation (c'est là le premier film que je visionne de cet auteur), j'avoue ne pas avoir toujours saisi toutes les subtilités de son récit. Bien sûr, les personnages me parlent et mes yeux n'ont cessé de scruter tous les détails de la mise en scène ; mais je regrette de ne certainement pas avoir été réceptif à toutes les thématiques du fond, n'ayant pas conscience des éléments récurrents de l'oeuvre du cinéaste. Aussi ai-je de temps à autres pris de la distance alors que plusieurs séquences m'ont isolément emballé. "Le Miroir" aura donc été pour moi une expérience intéressante et se sera dévoilé comme un puzzle prenant quoique pas toujours compréhensible, un assemblage d'idées forcément inégal bien que souvent passionnant. Au final, j'ai eu l'impression de revoir les "Fraises Sauvages" de Bergman remixé à la sauce Soviétique : plus austère, plus nombriliste et plus complexe. Une curiosité que j'approfondirai dans le futur.
Julien D
Julien D

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4,0
Publiée le 05/02/2015
La première question qui vient à la vue du quatrième film de Tarkovski est de savoir si le fameux « miroir » auquel se réfère son titre est celui qui, grâce à un scénario autobiographique pleine de sincérité, fait du film le reflet des tourments de son cinéaste et de son regard sur l’état de la Russie stalinienne, ou s’il s’agit celui qui, grâce à un montage anachronique virtuose, illustre le passé comme étant un reflet du présent, et inversement. Quoi qu’il en soit, la beauté suggestive du long-métrage et la poésie sensorielle qu’il dégage en font un objet filmique singulier, à priori hermétique et brouillon mais qui, une fois que l’on en comprend la logique narrative, se transforme en une tragédie introspective d’une intensité émotionnelle infaillible doublée d'un discours très fort sur l'importance de la transition entre un père et son fils, et dans lequel le choix de donner à une même actrice les rôles de la mère et la femme du personnage révèle d'une sensibilité œdipienne bouleversante. Sans être la plus aboutie des réalisations de Tarkovski, Le miroir est tout de même un des plus beaux exemples dans l’art de faire d’un patchwork de scènes visuellement distinctes une œuvre cohérente et poignante.
Walter et Clarisse
Walter et Clarisse

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5,0
Publiée le 08/05/2013
Зеркало, Tarkovski à la recherche du temps perdu. Une des sans doute très rares véritables autobiographies cinématographiques. Voici enfin un cinéaste qui a appris à photographier son âme avec une caméra, et qui nous fait ici le don d’un météore composé d’éléments chimiques inconnus, qu’il a lui-même été pécher dans les hauteurs stratosphériques du septième art dont on a peine à imaginer les possibilités, et qui reste de manière surprenante un territoire pourtant relativement peu exploré par les hommes de cinéma. Mais Il est vrai que tout le monde ne s’appelle pas Tarkovski… Le film se constitue d’un patchwork de séquences se déroulant à différentes périodes, avec souvent un lien ténu, ou bien une relation que l’on est libre d’imaginer, entre elles. La caméra suit continuellement deux femmes : la mère de Tarkovski, et sa femme, jouées chacune par la même actrice lors des différentes époques. La situation de chacune trouvera des échos chez l’autre. Les images sont magnifiques, tout est millimétré et chronométré à la perfection. Le découpage du film en séquences isolées est l’occasion d’un jeu d’association, créatif et merveilleux, pour le spectateur. Les poèmes d’Arseni Tarkovski, scandés avec une ferveur transcendante, sont des sommets d’émotion cinématographique. C’est une œuvre érotique, en tant que mise en évidence de ce qui chez l’autre, provoque le désir amoureux, comme rarement on en voit sur les écrans. Un film hors du temps, hors de son époque, hors de l’URSS et de toute conception dogmatique. Subsistera-t-il comme un témoignage de l’art du XXème siècle dans 500 ans ? Peut-être… Cette œuvre ne se laisse pas pour autant aborder facilement. Lors du premier visionnage, elle peut paraitre ennuyeuse, comme lors de l’écoute d’un morceau musical pour lequel on ne se serait pas mis dans de bonnes dispositions, ou que l’on ne peut pas encore percevoir dans son intégrité. Par la suite, une fois que l’on sait à quoi l’on a à faire, l’unité du film se dévoile, et l’émotion apparait. À travers le Portrait de Ginevra de Benci, de Léonard de Vinci, nous est dévoilé un des secrets fascinants de l’amour.
Anaxagore
Anaxagore

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5,0
Publiée le 18/01/2006
Le miroir est sans doute, avec Le sacrifice, le plus grand chef-d'oeuvre de Tarkovski et, selon mon goût, peut-être l'un des cinq plus beaux films de l'histoire du cinéma: l'un de ceux que j'emporterais sur mon île déserte. Il nous montre un homme sur le point de mourir, en réalité le réalisateur russe lui-même, occupé à se remémorer son existence. Il en résulte un film autobiographique d'une audace et d'une modernité d'écriture que bien peu oseraient encore aujourd'hui, tant l'impératif de rentabilité commerciale est devenu totalitaire. Le miroir rompt en effet avec toute forme conventionnelle de narration et est construit à la manière d'une mosaïque. Une multitude de petites scènes renvoient les unes aux autres pour constituer un entrelacs des plus complexes. Il s'ensuit une oeuvre à plusieurs niveaux d'interprétation et qui brasse une multiplicité de thèmes: cela va des souvenirs autobiographiques les plus intimes de Tarkovski à la vocation spirituelle de la Russie en passant par l'évocation de la terreur stalinienne, de la seconde guerre mondiale ou encore de la guerre d'Espagne. Les images, profondément oniriques et qui alternent le noir et blanc et la couleur, sont d'une splendeur rare et viennent se graver à tout jamais dans la mémoire. Voyez la scène étonnante de lévitation au-dessus du lit ou les diverses scènes mettant en valeur le symbolisme, constant chez Tarkovski, des quatre éléments. La bande son est elle aussi très soignée, tant pour les bruits que pour les paroles ou pour la musique. Elle fait se succéder de superbes poèmes du père de Tarkovski, les bruits du vent, de l'eau ou du feu et des extraits d'oeuvres de Bach et de Purcell notamment. Le miroir est un film difficile, exigeant pour le spectateur en ce qu'il demande constamment son investissement personnel, mais il est d'une splendeur inouïe et récompense très largement celui qui fait l'effort de l'accueillir.
Yves G.
Yves G.

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1,0
Publiée le 09/06/2013
Je suis probablement masochiste ! Je n’aime rien tant que les films qui racontent une histoire, au scénario millimétré, comme Hitchcock, Wilder ou Capra savaient en tourner. Et pourtant, parce qu’on les présente comme des génies, parce qu’ils excellent à recréer des ambiances, parce qu’ils font appel aux sensations du spectateur plus qu’à son intelligence, je m’inflige la filmographie complète et nombriliste de Antonioni, Wong Kar Wai ou Tarkovski. La Filmothèque diffuse actuellement une rétrospective du maître russe. J’ai éprouvé face au "Miroir" la même incompréhension que face à "Solaris" – dont j’ai déjà dit que le remake avec George Clooney et NatashaMcElhone est pourtant l’un de mes films préférés. Cette autobiographie kaléidoscopique, où s’entremêlent les souvenirs d’enfance d’un réalisateur en train de mourir, des images documentaires retraçant la guerre d’Espagne ou la Révolution culturelle, la déclamation emphatique des poèmes de son père, et le beau visage calme de sa mère, m’ont laissé de marbre. Preuve que je suis vraiment masochiste : j’hésite à aller ce soir voir « Andrei Roublev »
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

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4,0
Publiée le 26/08/2017
Face à un film simple et direct par endroits mais globalement complexe, sa critique devient un défi de taille."Le Miroir" est d'abord l'histoire d'un homme qui se souvient de son enfance et de sa mère ou plutôt de la perception qu'il avait de sa mère étant enfant. Cette question du point de vue est essentielle pour tenter de comprendre la forme du film, son éclatement temporel, son mélange de réalisme et d'abstraction, de sensorialité et de cérébralité. Ce qu'implique la notion de souvenir et de mémoire, c'est la capacité à reconfigurer des événements passés dans leur globalité (la séquence où la mère se rend dans une entreprise journalistique où elle travaille) ou à travers des flashs (la grange en feu) qui, en terme de cinéma, créent deux effets chers à Tarkovski : l'hypnose et la sidération. Ces sensations sont la conséquence d'une représentation réaliste d'un quotidien morne, traversée par des fulgurances symboliques et lyriques ravageuses qui font s'opposer l'éloge de la nature au chaos du monde, l'innocence de l'enfant à l'autorité de l'adulte. Film dense qui donne autant à faire ressentir par sa splendeur esthétique, son attention aux corps et sa croyance en la poésie qu'à faire réfléchir sur les regrets que la mémoire ne peut effacer et plus généralement sur le cinéma, sur la singularité d'une construction hyper sophistiquée qui tente de saisir en un mouvement large l'intime et le général, "Le Miroir" est une expérience fascinante mais dont la difficulté peut rebuter, une oeuvre qui mérite d'être visionnée plusieurs fois afin d'être mieux appréhendée.
this is my movies
this is my movies

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3,5
Publiée le 12/08/2017
on peut légitimement dire que la relation que chacun pourrait avoir avec « Le Miroir » est particulière à chaque spectateur. Évidemment, quand on parle d'un film aussi célébré, considéré par une large frange de la critique comme un chef d'oeuvre intemporel, il est difficile d'arriver à un jugement juste voire définitif. Pour vous épater, on pourrait vous parler durant des lignes et des lignes de l'origine de la conception du film, des diverses résonances entre les scènes du film et la vraie vie de son auteur, du fantasme des scènes coupées de cette œuvre qui connut beaucoup de montages, de sa poésie immédiate qui touche en plein cœur n'importe quel être humain, de son côté délicieusement fantastique, vanter le génie de donner le rôle de la mère et de la femme de l'auteur à une seule actrice, de la signification des symboles, de la puissance de son montage d'images d'archives qui lui donnent un sens politique et bien d'autres choses encore. Pour se la raconter pas mal, on pourrait aussi évoquer la beauté des cadres, des lumières, des mouvements de caméra. On pourrait disserter durant des heures sur l'incroyable façon qu'a Tarkovski pour mêler l'eau, le feu et l'air au sein d'un même plan. On pourrait souligner à grands traits le courage, la subversion d'une œuvre qui ne se laisse pas apprivoiser à la 1ère vision. Il y a tout ça et bien plus dans ce film. En fait, on pourrait dire qu'il est presque impossible de vous parler du film car « Le Miroir » est d'abord et avant tout une expérience. Une expérience sensitive, émotionnelle, brutale. On pourrait vous parler du film mais après l'avoir visionné (et apprécié ce dernier d'une manière toute personnelle), tout ce que je pourrais vous dire, c'est qu'il faut le voir. Il faut le voir en ayant les chakras bien ouvert pour se laisser emporter dans ce tourbillon de la vie, qui raconte quelque chose tout en ne collant pas à une structure classique et en refusant de livrer tout ses secrets. Je pourrais vous donner mon avis mais il compte bien peu face à ce que le film propose. Bonne séance !
ygor parizel
ygor parizel

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3,0
Publiée le 16/07/2012
Décevant film du cinéaste, évidemment c'est très bien réalisé avec le panel des plans et mouvements de Tarkovski. Les décors et paysages que je trouve marquants mais le récit manque de clarté et rien n'accroche le spectateur dans son scénario.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

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5,0
Publiée le 15/05/2012
Il serait vain d'essayer de décrire par des mots ce film d'Andrei Tarkovski. Il atteint là une pureté cinématographique unique, où sons et images se suffisent à eux-mêmes pour nous faire ressentir l'intensité des sentiments et des souvenirs d'un homme au terme de sa vie. A l'aide d'une narration disloquée, Tarkovski nous fait entrer dans cette oeuvre non par l'intellect, mais par les sens, exacerbés par la richesse des éléments portés à l'écran et la distortion du temps. Film bouleversant, «Le Miroir» demeure difficile d'accès et demande certainement de nombreux visionnages, mais dès la première fois il marque durablement tellement il conjugue (comme ça a précédemment été dit) personnel et universel. Le talent du cinéaste russe laisse sans voix, et je préfère donc me taire, finissant juste sur une invitation à regarder ce chef-d'oeuvre qui reste l'une des oeuvres d'Art les plus fascinantes du XXe siècle. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
bidulle3
bidulle3

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5,0
Publiée le 23/03/2012
Et c'est clairement son film le plus complexe depuis le début de sa filmographie. Andreï Tarkovski réalise ici plus qu'un film, il réalise une oeuvre forte, puissante inoubliable. Dès le début, on comprend que l'ont a pas à faire à quelques chose d'ordinaire, la métaphysique est en route, puis surviens l'un des plans les plus connu du film ... Une femme, assise sur une barrière en bois, filmé de dos regardant au loin ... soutenu par la voix off et c'est alors que "Le miroir" commence réellement. Mais il ne faut pas y cherché de sens narratif proprement dit, Andreï Tarkovski met en scène son long métrage tel l'authenticité humaine, il se souvient, les souvenirs réapparaîssent, se modifie, évolue sans fil conducteur direct si se n'est sa mémoire. Et pourtant tout prend forme au fil du temps dans l'avancement de son histoire. Ceci est certainement dû au faite que "Le miroir" est son film le plus personnel, un film presque autobiographique mais aussi réalisé en hommage à son père, dont la poésie cité à travers les images apporte quelques chose de grand. Mais plus que la poésie, "Le miroir" est un poème imagé, soutenu part la musique de Jean-Sebastien Bach offrant une beauté rare et touchante. En somme, il ne faut pas forcément comprendre entièrement une oeuvre pour l'aimer, il suffit juste de regardé, d'admiré, de voir avec le coeur l'amour que Andreï Tarkovski montre, une tendresse qui dépasse le temps, qui dépasse l'entendement à cause ou grâce a une certaine incompréhension de l'Homme face à un artiste, un auteur, un peintre. Il est vrai cependant que pendant le visionnage, tout ne peut semblé tel, mais "Le miroir" tient sa force de quelques chose de mystique, le cinéaste Russe construit petit à petit son oeuvre, en y ajouté tout au long du film ses ingrédients pour au final nous montré un tableau sublime dans une dernière séquence absolument magnifique, peut-être même d'ailleurs l'une des plus belle fins que j'ai pu voir. Alors même si part moment, il y a quelques irrégularité, en une seconde, Andreï Tarkovski est capable de nous transporté ailleurs, et à ce moment précis, ce n'est pu du talent, nan, c'est bien plus que ça, c'est divin. "Le miroir" est en quelques sorte le corps et l'esprit...
Plume231
Plume231

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4,0
Publiée le 20/08/2011
Autant il y avait une cohérence narrative dans "Andrei Roublev" (mais si, mais si...!!!) et "Solaris" ses deux précédents films, autant Andrei Tarkovski en insuffle aucune si ce n'est celle incohérente des souvenirs d'un mourant. Bon alors en cinéaste exigeant, on peut même dire perfectionniste, qu'il était Tarkovski, il ne filme pas une seule scène, une seule image, qui ne soit parfaitement mise en scène (pas un cadre qui bave d'un millimètre en trop de côté !!!). Résultat comme dans tous les films du cinéaste, visuellement c'est splendide. Pour l'histoire, ce sont une succession de souvenirs pour le personnage en quelque sorte principal, pour moi ça m'a fait l'impression d'une succession de "rêves". Comme certains "rêves", il y en a qu'on oublie totalement, pour d'autres, on arrive à retenir quelques détails significatifs, et enfin pour certains, c'est rare mais ça peut arriver, on les retient entièrement. Bien sûr, un "rêve" est une scène du film. Pour les scènes mémorables, il y en a en particulier deux qui sont impossibles à oublier : celle d'introduction où un bègue est guéri par l'hypnose et la séquence qui se déroule dans l'imprimerie où l'on ressent bien l'angoisse atroce d'être un citoyen russe sous la dictature stalinienne. Seul défaut à ce magnifique tableau : la voix-off récitant des poémes du père du cinéaste qui alourdit inutilement l'ensemble. Quoi qu'il en soit "Le Miroir" est une oeuvre magistrale.
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