La Désintégration
Note moyenne
3,0
522 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

96 critiques spectateurs

5
6 critiques
4
21 critiques
3
33 critiques
2
21 critiques
1
6 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2012
Je fais une dérogation à la règle implicite qui veut que je publie ma critique dans la semaine qui suit la sortie d'un film. D'une part parce que quand "La Désintégration" est sortie en février, ces critiques étaient en sommeil, et que si j'avais repéré ce film, je ne l'avais finalement pas vu. D'autre part, pace que les événements de Toulouse et de Montauban ont remis en lumière un film qui raconte comment un endoctrinement basé sur la victimisation et une lecture belliqueuse du coran peut transformer un jeune de banlieue en terroriste. Je ne suis d'ailleurs pas le seul à avoir fait ce rapprochement : suite à plusieurs articles, la première séance à laquelle je me suis rendu affichait complet.
Le film commence par le regard que porte à travers sa fenêtre une femme voilée, la mère d'Ali, sur la prière organisée par l'imam local au pied de son immeuble, la taille réduite de sa mosquée ne pouvant accueillir tous les fidèles en ce jour de l'Aïd. Son prêche affirme que le respect et la partage sont des valeurs essentielles de l'islam, et il invite les fidèles à la pureté, non seulement à la mosquée, mais aussi au travail et au quartier. Après avoir balayé la foule des fidèles, la caméra isole Djamel, dont la dureté du regard laisse supposer qu'il n'est pas d'accord avec une telle vision de l'islam. Puis on retrouve la mère d'Ali en pleine discussion avec son aîné, qui s'amuse à la provoquer gentiment sur le choix du prénom de son futur petit fils. Et quand son fils lui demande ce que ça lui ferait si l'enfant à venir mangeait du porc, elle répond, mi-amusée mi-agacée : "Qu'il mange du serpent, s'il veut".
Par la suite, la construction du film respecte cette alternance entre des scènes domestiques, où les valeurs prêchées par l'imam trouvent leur application, et l'extérieur, où Ali se confronte à la ségrégation quotidienne et dont Djamel démonte impitoyablement le mécanisme . La vie d'Ali se déroule entre l'aîné intégré dans la société, la grande soeur bien dans ses baskets qui répond avec humour à Ali qui lui demande ce qu'il doit changer dans son CV pour l'améliorer : "Ton nom !", et la mère qui travaille de nuit comme femme de ménage, et qui constate que les pires services lui sont attribués, sous prétexte que c'est elle qui les assure le mieux. Elle partage ses journées entre ses enfants, son travail et son mari hospitalisé.
On le voit : tous les ingrédients sont là pour offrir une vision misérabiliste, ce que Gérard Chauveau appelle l'approche déficitariste et qui rend impossible le déclenchement d'une dynamique positive. C'est d'ailleurs la lecture qu'en fait Djamel et à sa suite Ali. Mais ce n'est pas le propos de Philippe Faucon, qui certes nous montre sans complaisance la discrimination qui frappe les jeunes à la recherche d'un emploi, mais qui présente aussi à travers les personnages du frère et de la soeur d'Ali la possibilité de s'en sortir en puisant dans cette injustice la force nécessaire.
Le personnage méphistophélique de Djamel apparaît comme l'exact négatif de la Mère Courage, avec un enjeu qui est celui de toute secte : couper les ponts entre Ali et son environnement, à commencer par sa famille. Avec sa voix envoûtante et son phrasé implacable, il utilise avec brio toutes les techniques de lavage de cerveau pour amener ses adeptes à accepter l'inacceptable, renoncer à la vie pour une cause à laquelle ils ne croyaient pas peu de temps avant.
Convaincant dans la présentation de ce mécanisme d'embrigadement, le film pêche un peu par sa linéarité. Sa durée réduite (78 minutes) renforce cette impression de schématisme. Les parcours de Mohamed Merah ou des kamikazes du 11 septembre montrent un processus qui a pris des mois, voir des années, avec des lieux importants pour les ruptures successives comme la prison, la fréquentation de mosquées fondamentalistes à Londres ou à Hambourg ou les voyages en Bosnie, en Tchétchénie ou en Afghanistan. Même s'il n'y a pas d'indication de l'écoulement du temps autre que la barbe d'Ali, le processus semble s'écouler sur quelques semaines, au plus sur quelques mois, et le retrait du monde se fait sans à-coups, alors que tous les témoignages sur les terroristes islamistes montrent des contradictions comme les sorties en boîte de Mohamed Merah.
Malgré ce défaut, "La Désintégration" donne une vision crédible de cette évolution, avec une rigueur quasi documentaire qui évite les effets inutiles. La distribution sonne juste, avec à sa tête Rashid Debbouze, le frère de l'autre. En montrant avec honnêteté les raisons objectives qui favorisent le sentiment d'exclusion, Philippe Faucon ne démonte pas seulement les engrenages d'un tel processus : il donne aussi les indications sur ce qui reste à faire à la société française pour éliminer les causes qui ont favorisé de si tragiques conséquences.
http://www.critiquesclunysiennes.com/
Dany R
Dany R

26 abonnés 407 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 octobre 2012
Pas grand chose dans ce pseudo documentaire simpliste et tellement dans l'air du temps.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 octobre 2012
Très belle réussite de Philippe Faucon...
Plus de détails sur http://www.doorama.com/2012/10/la-desintegration-philippe-faucon-2012.html
Blueseb
Blueseb

16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2012
Un film prenant sur la méthode de recrutement des mouvements terroristes au nom de la Djihad, à la limite du documentaire, je l'ai trouvé un peu court mais le jeu des acteurs est excellent et le scénario tiens la route.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 septembre 2012
Un film sur un sujet trop peut traité et qui arrive plus souvent qu'on le pense Rashid joue bien sont rôle mais si je trouve que l'histoire va trop vite on n'a pas le temps de s'attacher au personnage c'est dommage on aurais voulu plus de profondeur
defleppard

483 abonnés 3 678 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 septembre 2012
Je n'ai pas accroché , ai arrêté au bout de 5 minutes . 1 demie étoile.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 septembre 2012
Sujet d'actualité , bonne interpretation de la part des acteurs, j'ai bien aimé , le choc des religions sous un angle français .
Kana57
Kana57

59 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2012
Ce Film est en plein dans l'actu Phillippe Faucon traite son sujet plutot éfficacement le rejet de jeunes Francais de Banlieue qui Bascule dans l'extremisme
j'ai trouvé le film beaucoup trop facile et trop court passant de scene a une autre
Sa manque de Finition et de consitance se laissant juste porter sur son sujet initial,les Personnages joue juste mais j'aurais aimer qu'il soit nettement plus décortiqué en apprendre plus
De mon point de vue ce film s'apparenterais plus a un docu avec a chacun sa conclusion propre sur le sujet A voir tout de meme sa evite de se coucher con le soir et de voter UMP mdr
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 septembre 2012
En sortant au cinéma dans le même temps que l'affaire "Mohamed Merah", le film a a trouvé le timing idéal. Car oui, "La Désintégration" est, à quelques choses près, la destinée de Mohamed Merah. Une jeunesse plutôt heureuse, mais un passage à la vie adulte très compliqué en raison de la discrimination à l'embauche. S'en suit alors une immersion en eaux troubles et une radicalisation de l'individu via la manipulation de réseaux islamistes.
Pour sa première, Rashid Debbouze est convainquant dans la peau de ce jeune homme égaré. L'histoire pourrait paraitre assez fidèle à la réalité mais le timing me semble un peu trop rapide. Enfin, le rythme général du film m'a paru vraiment lent et la vie personnelle du personnage principal peu transcendante. C'est donc le sentiment d'ennui qui aura primé sur le tout...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 septembre 2012
j'ai vu ce mauvais film...peu réaliste et grossièrement traité. beaucoup de cinéastes utilisent le cinéma comme on ferait du byzness pour faire du fric ou simplement se faire connaitre parce que le sujet est tout simplement dans l'air du temps et que par conséquent beaucoup de personnes se sentiraient concernées!..Du temps de perdu, en fait lisez le synopsis et..vous avez vu le film! voila, nul. (un film pour tf1 sous peu a coup sûr lol).

Ps: Comme si la désintégration était l'inverse de l'intégration. (Genre,tout est tout noir ou tout blanc).
Ce film n'apporte aucune nuance a ce paradoxe il ne fait que reconstituer un fait divers grossièrement
traité qui rappellera l'affaire mohamed kelkhal qui par ailleurs n'a pas été influencé par des gens de "cité" mais par des gens du g.i.a dans les années 90 en prison!..Faut pas se tromper de coupable et en plus de catégorie.Méfiez vous des contre-façon ;)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 septembre 2012
j'ai vu ce film...peu réaliste et grossièrement traité. Certains cinéastes utilisent le cinéma comme s'ils faisaient du byzness pour faire du fric ou simplement se faire connaitre parce que le sujet serait dans l'air du temps et que par conséquent beaucoup de personnes se sentiraient concernées!..en fait lisez le synopsis et..vous aurez vu le film!

Ps: Comme si la désintégration était l'inverse de l'intégration. (Genre,tout est tout noir ou tout blanc). Plaçant ainsi le sujet "borné" au même niveau qu'une religion qui le serait tout autant...
Ce film n'apporte aucune nuance à ce paradoxe il ne fait que reconstituer un fait divers grossièrement
traité qui rappellera l'affaire Mohamed kelkhal qui par ailleurs n'a pas été influencé par des gens de "cité" mais par des gens du g.i.a dans les années 90 en prison! Ainsi que l'histoire de Mohamed Merah influencé non pas par des gens de cité mais par des groupements de terroristes étrangers..(comme si les gens des cités ne sauraient pas faire la différence consciemment entre le bien et le mal et qu'il suffirait qu'ils connaissent une carence de travail pour justifier des actes de barbarie innommables. Il Faudrait voir à ne pas se tromper de coupable et de catégorie...Je ne pense pas que pour traiter d'un sujet aussi grave il ne suffise comme le prétend l'auteur de ce film de simplement se documenter sur internet.....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 septembre 2012
Moi je dis bravo à ceux qui on fait ce film parceque c courageux de parler de sujet comme ça et les acteurs sont vraiment bien. Je les trouve touchant et le film aussi
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2012
Brillamment sous-entendu sur l'affiche, la Désintégration (Dés/intégration) parle avant tout du mal que se donnent les "étrangers" (à savoir les français dont l'origine n'est pas française) pour s'intégrer, pour finalement récolter la déception. Une déception qui est d'ailleurs plus ou moins bien reçue et, comme le montre astucieusement le film, peut être source d'une faiblesse telle que la manipulation est ensuite un jeu d'enfant pour le premier adulte charismatique venu. Un leader probablement trop charismatique, ainsi que des jeunes sûrement trop naïfs. Tels sont les deux principaux défauts du film. En dehors de ça, les acteurs livrent une performance tout à fait remarquable, particulièrement Rashid Debbouze (excellent, et bien moins agaçant que son aîné) et Yassine Azzouz. En abordant, des thèmes d'actualité comme le racisme et la religion, Philippe Faucon semble en profiter pour faire parvenir aux spectateur un appel à l'égalité. Par ailleurs, celui-ci met en scène le récit sous différents points de vue, à savoir celui d'Ali, pour commencer, puis celui de sa famille, et enfin le point de vue de ses camarades. À noter que ce choix, risqué au premier abord, est totalement maîtrisé et de ce fait, assez pertinent puisqu'il permet ainsi au spectateur de faire la nuance entre les différentes "sortes" de musulmans et, par la même occasion, la religion abordée sous différents aspects (ici, l'extremémisme entre en contraste avec le respect initialement enseigné par les proches d'Ali). Tout cela en évitant brillament les clichés, Philippe Faucon réalise alors une oeuvre à la peau neuve, qui parvient à faire rire comme à bluffer. Notamment lors de la scène finale (le dernier quart d'heure), incroyablement réussie. En conclusion, La Désintégration est une bonne comédie dramatique, courte sur la durée mais cependant pleine de bonnes idées. Il y a juste ce petit manque de crédibilité lors de certains passages, qui empêche au long-métrage d'exploiter tout son très bon potentiel.
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2012
Un film simple d'une cruelle vérité, et d'une actualité bouleversante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 avril 2012
Bien que réalisé rapidement et avec des moyens limités, voici un petit chef d'oeuvre. Un sujet hyper-délicat y est traité avec habileté et intelligence, tout en interrogeant le spectateur sur ses propres responsabilités. Comment transforme-t-on un français, musulman, bien intégré, pas religieux pour un sou (Debouze remarquable) en un islamiste radical prêt à devenir "martyr". Un film qui sortait quelques semaines avant Carcassonne/Toulouse ! On imagine aisément que le héros aurait pu être un genre de Anders Behring Breivik (Oslo l'été dernier). Ce que le film montre c'est la cause des causes : les ravages, sur des esprits fragilisés par ailleurs, de l'idéologie du "choc des civilisations".
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse