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Matt G
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5,0
Publiée le 22 décembre 2012
The dark side of the moon, ce film nous montre une amérique plus proche du tier monde que de la 1ere puissance économique mondiale, très loin de tous les clichés hollywoodiens, Harmony Korine s'attardent sur les laissés pour compte de cette grande nation. Sorte de freak show, Gummo nous fait découvrir une palette de personnages tous plus barges et ideux les uns que les autres, sans pour autant porter de jugements. C'est sale, encoeurant, parfois même carrément repoussant mais ça sonne juste et c'est surtout très poétique. Un film ovni qui reste pour moi un de mes plus grands coups de coeur
Tout a foutu le camp à Xénia : Korine a balancé une méchante tornade, du rock n' roll et beaucoup de freaks et de punks pour y accoucher d'un terrifiant bordel du doux nom de Gummo. Retour sur un sinistre massacre au potentiel émotionnel indescriptible, amas d'images délirantes à l'impact absolu. Harmony Korine n'a que faire des demi-mesures : son Gummo sera radical ou ne sera pas. Premier film redoutable, quasi-documentaire dans sa complétude descriptive d'une Amérique-épave et ultra-poétique dans son humeur, Gummo fait partie de ces trempes cinématographiques qui se comptent sur les dix doigts... Il est évidemment à digérer et à se remémorer, puissamment choquant voire écoeurrant dans son esthétique prononcée de la laideur et du mauvais goût. Mais il reste à l'esprit, de la comptine herzogienne ouvrant la débandade à l'air d'accordéon joué par un lapin-gamin en passant par quelques chats martyrisés, une déchèterie ludique et du défonçage à la colle. Comme tout grand poème digne de ce nom Gummo ne raconte rien mais évoque beaucoup, s'infiltre en nous-même et fait réagir à sa façon singulière. Un chef d'oeuvre du cinéma expérimental qui terrasse nos champs cérébraux pour mieux nous faire se sentir exister. Putain de film. Putain de Gummo.
Vous connaissez le principe des scènes de remplissages, présentent dans de très nombreux films? Elles sont là généralement pour que le film atteigne les 90 minutes, et sont dépourvu de tout intérêt.
Et bien... Gummo c'est 1h35 de scènes de remplissages (donc quelques scènes de remplissages prenium, comme on en a rarement l'occasion de voir).
Je lui met 1,5 car si le scénario est inintéressant (et inexistant même), ce film nous plonge quand même dans les bas cartiers de l'Amérique, et dans le désespoirs de ses habitants. Une sorte de documentaire.
On m'avait prévenu que le film était bizarre... mais je crois que "bizarre" est un euphémisme. C'est le seul film dans le genre que je connaisse. Rien que pour ça, il est à voir, même si vous n'arrivez pas à tenir les 95 minutes (si vous arrivez à tenir jusqu'à 20 minutes, vous en aurez déjà vu plus qu'assez sur ce que peu vous apporter le film).
Je ne sais pas quoi penser de ce film, vraiment pas. Je ne peux pas dire que j'ai aimé ce que je voyais ni ce qu'on me racontait, mais j'ai été capté, happé tout entier par les images, les vies, les personnages tous plus troublants les uns que les autres. Je ne sais pas s'il s'agit d'acteurs professionnels où d'amateurs, trouvés là, sur les lieux du tournage mais j'ai pris une grosse claque. Presque plus l'impression de regarder une succession d'épisodes de Streap Tease qu'un film. Les corps, disproportionnés, cachés sous des habits qui tombent en lambeaux, les visages, sales, faussés par des coupes de cheveux improbables. Les histoires de chacun. La chasse aux chats. La misère. La drogue. Un peu la même sensation qu'avec The rat catcher et Ne pas avaler, l'impression que le monde nous échappe, qu'il part en couille. Je ne sais pas si Gummo est un bon ou un mauvais film, je ne sais même pas si c'est un film, mais à voir absolument car c'est très certainement l'un des objets artistiques parmi les plus intéressants que j'ai eu l'occasion de voir ces dernières années. Je n'arrive d'ailleurs toujours pas à me détacher de l'image de gamins, sale et à moitié nu, coiffé d'oreille de lapin rose … une des images les plus marquantes pour moi, je ne sais pas pourquoi.
"Gummo" est un hymne à la laideur, une plongée dans l'Amérique "white trash" immorale et désemparée, le tout avec une poésie évidente. Y a-t-il quelque chose à comprendre aux scènes de la décharge, des deux frères, de l'accordéon ou de la salle de bains ? Peut-être, mais il y a surtout une part incompressible d'inalaysable, voire d'irregardable. Évidemment il n'y a pas de scénario, pas de dialogues brillants, une réalisation balbutiante et à peine des acteurs, mais je n'ai pas pu détacher les yeux du film. Ce qui n'arrive pas tous les jours, y compris devant des films ou le scénario est construit, les dialogues réfléchis, la réalisation recherchée et où les acteurs font des efforts. Donc, comme pour "Freaks", "Eraserhead", "Martyrs" et ce genre de films qui déjouent tout critère, "ça marche".
TERRIBLE, en gros, deux gamin dégénérée écoutant de la très bonne musique tous en dégomment des matous pendant que Chloé Sevigny nage avec un jeune garçon déguiser en lapin... Ce film a changer ma façon de manger les spaghetti
Un "OFNI" magistral ! Les premières minutes d'une film, qui paraissent aux premiers abords simplistes, plongent directement le spectateur dans l'atmosphère si particulière qui y règne tout du long.
# IconoTrash# Emblématique de la culture ' White trash', Gummo peint le quotidien funambuslesque de deux jeunes personnages abandonnés dans le fatras d'une ville sinistrée après le passage d'une violente tornade. Harmony Korine alors tout jeune réalisateur dirige avec la folie et l'audace de l'adolescence une histoire poétique et trash à la fois. Enfant prodige de la nouvelle vague du cinéma indépendant Américain, encensé par ses pères tel que Gus Van Sant ( 'My own private Idaho', ' Elephant'), Harmony Korine pourtant très controversé offre un film sans demi mesure. A voir absolument !
La bande son , le montage, les acteurs mais surtout l'univers d' Harmony Korine est à couper le souffle. Il aura fallu plusieurs jours pour le digérer et me rendre compte à quel point ce film est un bijou. Des réalisateurs comme ca, j'en veux tout les jours !
Gummo, LE film indépendant par excellence. Etrange, pénétrant, percutant, on suit la gallerie de portraits des protagonistes "Rednecks" racistes et beaufs au possible au travers de deux gamins qui s'ennuient. Plutôt trash, mais pas physiquement, Gummo est une pellicule qui fait vraiment cogiter, et qu'on redécouvre à chaque nouveau visionnage. Mon dieu, quel film.
Pour moi le meilleur film d'Harmony Korine. Vraiment très bien monté.Il parait à la fois surréaliste, mais tellement possible que ça en devient touchant, dans le sens où il ne nous laisse pas indifférent. Un très bon film dan l'ensemble.
Un film freak pour un sujet freak: rarement un film n'aura autant été en osmose avec les personnages qu'il décrit !
Pour nous parler de "monstres" ou de "marginaux" (ce sont grosso-modo les deux acceptations du terme "Freak") Korine opte pour une esthétique foutraque (mélange des formats), une narration éclatée (pas incohérente) et une musique d'un éclectisme et d'une singularité rare... Au final, "Gummo" est certes un OFNI, mais un OFNI cohérent et absolument pas dénué de sens (comme certains l'ont laissé entendre). Le but de l'oeuvre était simple (objectif avoué par le réal en personne): écorcher la beauté, poétiser -voire magnifier- la laideur (->les freaks) et faire de ce film un ode à la différence. Le contrat est plus que remplie: le ton du film est sincère, trash et lyrique, doux-amer (mais en plus puissant), plein d'espoir et désepéré à la fois... Ce mélange de sentiments contradictoires donne -de mon point de vue- l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de "l'American Indie Cinema"!(que je range pour ma part à côté de mes GVS préférés, "Elephant et "Paranoid Park")
"Life is beautiful, really it is. Full of beauty and illusions. Life is great. Without it, you'd be dead"
Le film le plus barj que j'ai jamais vu! C'est vrai que parfois on se demande si les acteurs sont vraiment des acteurs et non des personnes filmés à leur insu, un portrait choc et incroyable de l'amérique des laisser pour compte .
Un drame à la limite du doc qui nous plonge au plus profond de l'Ohio dans cet univers essentiellement composé de jeunes avec des personnalités diverses et attachantes. Ces dernières sont livrées à elles mêmes et sans réel avenir à leur portée. Tout cela baignant dans une bande originale composée de metal et musiques plus douces qui accompagnent à merveille toutes ses scènes anthologiques. Je ne sais pas si l'on pourra parler de chef d'œuvre parce que peu de moyen et pas d'acteurs pros, mais en tout cas le long métrage est d'un réalisme vraiment troublant. J'ai particulièrement aimé le personnage à oreilles de lapin qui se distingue des autres par son attitude et par son "rôle" qu'il représente. Au final, on a un film hors du commun, bouleversant, poignant, percutant qui ne laissera pas indifférent. Même s'il est déconseillé au moins de 16 ans, je le conseille vivement à tout amateur de bonnes choses. Sur ce, appréciez cette merveille !