Perfect Blue
Note moyenne
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Jerem69tt
Jerem69tt

138 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mai 2019
Il y avait plutôt une bonne critique de ce Perfect blue annoncé par certain comme film culte. Celui-ci est pourtant moyen, voire mauvais à certain moment et je me dois de casser le mythe. Alors c’est sur qu’il y a des qualités : que ce soit l’animation, le style, la musique et le sujet traitant des célébrités et des fanatiques tout en passant par les réseaux sociaux. Ça c’est sur le début qui est réussi, crée une tension et accélère le rythme petit à petit, jusqu’à malheureusement se perdre complètement. Le film se perd alors entre rêve, délire et réalité, Satoshi Kon nous mixe alors les scènes, raccourcit d’autres, mélange le tout pour faire perdre toute notion de logique, au point de rendre notre personnage psychologiquement perturbé et mentalement malade se demandant si elle aurait pu commettre ces meurtres sans même le savoir : on est d’accord qu’elle doit être bien atteinte mentalement !? Et puis le final où on nous révèle que spoiler: ce n’est pas elle et que finalement tout va bien.
Alors vous m’expliquez comment une fille qui perd la mémoire, ne différencie plus le réel, de l’imaginaire et voit apparaitre des fantômes devant elle (son doppelganger) ne finit pas immédiatement interner ? Mais est au contraire une actrice star… Nous aurait-on menti ? Non, Satoshi Kon a juste livré un méli-mélo de scènes -surplombé de fantastique- semblant donner une histoire dans le seul but de perturber l’esprit du sectateur et peu importe l’histoire donc… Et on ose appeler ça un chef d’œuvre ? C’est à la limite du foutage de gueule (du spectateur hein), et ces mêmes spectateurs crient au film culte ! Perfect blue est ressemblant avec Mullholand drive à savoir une réalisation qui empêche le spectateur de savoir si c’est le réel ou non, pour une histoire qui n’a pas ben d’intérêt et un ennui profond (surtout pour Mullholand Drive, même si la 2ème partie de Perfect Blue tire en longueur avec ces scènes incompréhensibles). Même critique que pour Mullholand Drive donc, ce n’est pas parce qu’on n’a pas compris que c’est un bon film, en fait c’est plutôt le contraire… Navrant, surtout quand on lit les critiques de certains. Et même quand on a compris (rassurer vous j’ai bien compris), jouer uniquement sur une réalisation au lieu de dire réellement les choses (qui auraient été banales d’ailleurs), quel intérêt ? Si encore elle avait été réellement schizophrénique, mais la non !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 mai 2019
Un film de très mauvais goût ou plutôt un 'trip' d'animateur japonais qui a mal tourné !!!

Je n'en reviens tout simplement pas qu'il soit classé dans la catégorie "Tous publics." Je me demandais tout au long du film jusqu'où cette escalade de violence et de pornographie allait monter. C'est un film d'animation d'une extrême violence mêlé à des scènes de viol et d'assassinat d'un réalisme qui fait froid dans le dos.

Le scénario est prévisible, mais tout façon, je crois que c'est accessoire pour ceux qui apprécient ce genre de films.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 mars 2019
Et c’est sensé donner une claque psychologique ou visuel, ça ne percute pas du tout malgré une mise en scène ambiante, c’est mou et si il n’y avait pas l’introduction au scénario d’une intrigue de J-Pop. Un thriller psychique animé manga moyen où j’en suis rarement déçue, celui-ci est une exception, je respecte cet univers intelligemment glauque. J’essaie de trouver quelque chose de visionnaire, c’est inspiré d’une partie de la vraie vie du show-bizz, la reconversion vers le côté obscur de la force, la différence entre le petit écran et grand écran, le monde de la mode, voyeurisme et autre photographie coquine. La schizophrénie colle à la peau de tous ces personnages déglingués, répéter les mêmes scènes quotidiennes, la routine monotone, oser des scènes de riz sauté par des affamés aphrodisiaques. Ça fait flipper avec les boules de tension puis se réveille à chaque cauchemar en crime de sang hallucinogène, la descente aux enfers pour la mélancolique de profonde solitude. Quand l’heure de prendre une bonne douche froide au dur réveil après la prévision pronostique dans l’enquête « un téléfilm dans le téléfilm ». Une boîte de prévention instinct de survie contre la brochette sauté, la révélation lumineuse sous les feux des projecteurs du camion de la route et la fascination de son public fan, l’asile psychiatrique pour tous, le mobile reste en suspens. L’idole pistonnée des jeunes japonais, fait attention à l’avatar d’internet, les pervers t’observe avec obsession obstinément à la folie meurtrière, je n’ai pas réussi à reconnaître ce subversif du bleu parfait.
HawkMan
HawkMan

220 abonnés 1 316 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2019
Perfect Blue est un anime plus tout jeune mais digne des plus grands animes de part son scénario et sa mise en scène. LE film relate les mésaventures d'une jeune pop star voulant devenir actrice au grand dam des fans de la chanteuse. Psychose, doublement de personnalité, suspense, effroi, musique magnifique (l'ending est extra), vous ne sortirez pas indemne de ce film.
Bref : un grand anime avec un fond d'histoire digne de Bodyguard.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 septembre 2018
"Perfect Blue" m'a embarqué peu à peu dans son scénario vertigineux, liant rêve et vérité, et m'a carrément conquis par ses petites trouvailles qui frisent avec le génie. Ce magnifique anime japonais est maitre dans son domaine et parvient même a rivaliser avec les plus grands Hitchcock. J'ai passé un super moment et je vous recommande ce film vivement.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2018
Pour certains, dire que le film d'animation n'est pas forcément pour les enfants est une banalité évidente. Il faut tout de même régulièrement le rappeler tant l'association entre animation et infantilisme est ancré dans l'esprit de nombreuses personnes. ''Perfect Blue'', premier film de Satoshi Kon venait confirmer l'incroyable fertilité du cinéma d'animation nippon, lequel est capable de s'adresser à n'importe quel public. En tout cas, ''Perfect Blue'' n'est pas du tout pour enfant.

Mima est une célèbre idole : une chanteuse de groupe de J-pop. Aimée et adulée par de nombreux fans, Mima décide alors d'abandonner le métier de chanteuse pour entamer une carrière d'actrice. Tandis que cette décision suscite bien des colères dans les rangs de ses fans, Mima commence à basculer peu-à-peu dans la folie, complètement dévorée par son rôle très éprouvant.

Entre deux sucreries de Gibli, le fan d'animê peut plonger dans des univers cinématographiques noirs et rudes. Des œuvres, telles qu' ''Akira'' (Katsuhiro Otomo, 1988) ou ''Ghost in the Shell'' (Mamoru Oshii, 1991) venaient prouver que l'animation peut adopter une atmosphère sérieuse, au ton inquiétant. ''Perfect Blue'' est certes dans cette lignée de film, mais ici, pas de dystopie apocalyptique, pas de dangereux robot... Au contraire, ce qui trouble avec ''Perfect Blue'', c'est le fait que Satoshi Kon croise différentes cultures tout en restant dans le présent. Nous sommes bien sûr au Japon avec tout le kitsh de ses starlettes de J-pop. En même temps, Satoshi Kon réalise une œuvre qui trouve sa source dans le cinéma de deux réalisateurs très occidentaux : l'américain Brian De Palma et l'italien Dario Argento. Du premier, Satoshi Kon reprend (et en fait le thème principal de son film) la question du voyeurisme. Et plus précisément la question du regard. Jusqu'où une caméra peut-elle capter le monde ? La complaisance à regarder ces images chocs fait-elle de nous des voyeurs ? L'extrême crudité du film, à la limite de la vulgarité sort tout droit de ''Pulsions'' (1980). L'avidité de cette caméra (qui n'hésite pas à filmer une insoutenable scène de viol simulée) renvoie aussi à la question du point de vue. L'omniprésence des miroirs dans ''Perfect Blue'' laisse croire en l'existence de plusieurs réalités (présence aussi de miroirs dans ''Pulsions'' pour refléter la dualité du tueur). On peut aussi faire des rapprochements avec Argento. De l'Italien, Kon reprend cette navigation entre la réalité (les giallis d'Argento peuvent être dénués de fantastique) et le fantastique baroque (mais Argento peut introduire des éléments ésotériques comme dans ''Les Frissons de l'angoisse'' ou ''Suspiria''). On retrouve aussi les explosions de gore qu'affectionne Argento. Mais ici, Satoshi Kon arrive à relier ces scènes théoriquement gratuites à ses thématiques : le tueur crève en effet les yeux de ses victimes. Ici, le film est l'exacte inverse d' ''Opéra'' d'Argento (1987) : dans ce film, le tueur forçait l'héroine à regarder les meurtres. Dans le film japonais, tuer semble d'abord signifier priver du regard. Pour découvrir qui est le coupable, il faut dépasser notre regard, laisser de côté toute illusion : c'est ce qui fait que Mima découvira très tardivement l'identité du coupable. C'est la différence entre voir (fonction littérale) et comprendre (fonction métaphorique). Voir, pour Mima (mais aussi pour son fan et pour nous), c'est voir son double maléfique. Comprendre, c'est surmonter cette image et voir qui se cache derrière cette illusion. C'est aussi la même distinction que devront faire Sam Dalmas et Jack Scully dans  : ''L'oiseau au plumage de cristal'' (Argento, 1971) et ''Body double'' (De Palma, 1984). Dans ces films, les héros voient une image qui les hantera longtemps. Mais ils se rendront compte qu'ils n'avaient vu l'image que de leur point de vue, et que ce dernier est faussé et les empêche de voir l'image correctement. Et c'est tout le contraire qui arrive dans ''Profondo Rosso'' (Argento, 1975) : Marcus Daly croit voir une image factice avant de comprendre que cette image était réelle. Dans ''Perfect Blue'', c'est le fait qu'on adopte le point de vue de Mima qui nous empêche de comprendre qui est le coupable.

Mais le film de Satoshi Kon a aussi son intérêt propre. Il décrit notamment la manière dont le conte de fée (dans lequel vit Mima au début du film) va basculer dans le cauchemar. Le film décrit aussi la très difficile transition quand un artiste passe d'un art à un autre. Ce fut assez peu montré au cinéma : jusqu'où peut aller un artiste pour briser son image. Le but de Mima est d'en finir avec sa réputation de mignonne petite chanteuse. Tout le film prend son sens ici. Tuer le passé se fait à deux échelles : devant l'écran (en posant nue, ce qui casse son image de jeune fille innocente) et derrière l'écran (éliminer le double maléfique, qui représente Mima en tenue de chanteuse). Pour autant, le film a aussi ses défauts. Le premier se rapproche plus d'un regret personnel qu'un défaut réel du film. On peut regretter que l'animation ne procure pas, comme on aurait pu s'y attendre, autant d'envoûtement et de fascination que dans une œuvre d'Argento. Il manque cette petite touche de délire visuel à la ''Suspiria'' pour que le film devienne vraiment un songe funèbre dans sa forme. Délire qui malheureusement a beaucoup trop tendance à faire irruption dans le scénario. Trop, tout le temps de mises en abîme qui se manifestent par les multiples réveils de Mima. A force de contempler Mima se réveillant, on finit par se demander si tout cela a un sens. C'est le défaut récurrent des films où les protagonistes rêvent (n'est-ce pas ''Inception''?) : au bout d'un moment, on ne peut plus vraiment prendre quelque chose au sérieux car tout peut potentiellement être faux.

A la fois très référencié et très personnel, ''Perfect Blue'' au mystérieux titre était un galop d'essai pour Satoshi Kon (mort prématurément à 46 ans) très satisfaisant. En convoquant De Palma et Argento, Kon livre un véritable giallo à la sauce japonaise. Sans atteindre l'hypnose argentienne, le film contient toutefois de vrais moments de perversité. A redécouvrir.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2018
Tout ou presque a déjà été dit sur "Perfect Blue", premier long-métrage du génial Satoshi Kon malheureusement parti trop tôt. Et 20 ans après sa sortie, il est toujours aussi saisissant de découvrir toute la puissance du film, collant au fauteuil à sa découverte et ce à n'importe quel âge. "Perfect Blue" est un choc de cinéma comme on en vit peu. Une œuvre ébouriffante et complexe, plongée dans la psyché d'une starlette aux allures juvéniles, ancienne pop-star devenue actrice à la merci des affres de la célébrité, poursuivie par un fan aux obsessions étranges. Ce qui frappe d'emblée avec le film, c'est sa mise en scène qui semble n'avoir peur de rien : viol, meurtres sanglants, nudités, mises en abyme... Tout le récit est un puzzle fascinant aux couches diverses, renvoyant la pauvre Mima à son statut de célébrité et à sa solitude. Vertigineux, puissant, audacieux et sacrément riche, le film permet à Kon d'exprimer tous ses désirs de mise en scène. On pense à Brian De Palma, David Lynch et même Hitchcock. Et la vision du film permet de découvrir combien un cinéaste comme Darren Aronofsky lui doit beaucoup. La richesse de "Perfect Blue" est incroyable et se prête à de multiples visions comme pour mieux saisir la portée de ce film qui prend par la gorge et qui surprend aujourd'hui par la modernité de son propos. On pourrait d'ailleurs raconter pendant des heures sa puissance et analyser chaque séquence en détails. Mais la vision de cette œuvre onirique et cauchemardesque est finalement la seule chose à même de vous faire découvrir sa puissance. Qu'attendez-vous ?
CaMéo Gironde
CaMéo Gironde

5 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2018
Un des films qui élève au sommet l’art de l’animation japonaise, dans la lignée des Ghost in the shell de Mamoru Oshii (1995). Précurseur dans ses réflexions philosophiques sur l’emballement du système médiatique, l’invasion des images dans nos vies, ce film interroge plus que jamais le fonctionnement de nos sociétés actuelles. Les délires et la paranoïa dans lesquels plonge Mima, qui ne parvient plus à distinguer le réel du virtuel, constitueront une influence importante dans certains films récents, comme Black Swan (2011) et Requiem for a dream (2001) de Darren Aronofsky.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2017
Petit bijou du cinéma d'animation japonais signé par un S. Kon à l'univers singulier. Jouant habilement sur la dualité de son héroïne, le film nous plonge au sein d'une psyché trouble et troublante. Entre rêve, réalité sordide, fantasme et folie, le spectateur navigue à vue, sans avoir quelques points de repères fiables auxquels se rattraper. Il en résulte un film qui peut très bien glisser entre les doigts de ce dernier ou bien devenir complètement fascinant, intriguant, obsédant. Multipliant les fausses pistes, les délires visuels et les audaces, Kon nous perd au sein de ce dédale de réalités tandis que l'histoire devient captivante, sordide et angoissante. Indéniablement, ce pur polar qui emprunte à de multiples références pose les bases de l'univers de son auteur avant de basculer dans un spoiler: final incroyable, tendu, éreintant et proprement bluffant
. Surtout, les twists ne servent pas à tourner en ridicule le spectateur mais à conserver une certaine logique, décuplant ainsi leurs forces. Du grand cinéma tout court, malgré une animation pas toujours au top dans les plans larges. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Lucas L (LeBigKalu sur SensCritique)
Lucas L (LeBigKalu sur SensCritique)

103 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2018
Perfect Blue c'est une réelle descente aux enfers pour une chanteuse qui décide de changer de carrière pour se consacrer au cinéma, Perfect Blue est un film terrible, une tuerie, un trip qui te laisse sur le cul, c'est brutal, froid et cru, c'est très bien écrit et vraiment flippant, on trouve ici une œuvre prenante, originale et une référence. Perfect Blue c'est un monument de l'animation. 19/20
Cinéphiles 44

1 669 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 octobre 2017
Mima fait partie d’une bande girls à succès. C’est sur les conseils avisés de ses producteurs que cette dernière va quitter le groupe de musique pour entamer une carrière de comédienne. Mais le rôle qu’on lui confie frôle la pornographie et mettra très vite en colère l’un de ses plus grands fans. Perfect Blue est un manga à l’intrigue particulièrement glauque et à ne pas montrer aux enfants. Bien que la réalisation est complexe et bien menée, les séquences fantastiques sont redondantes et trop métaphoriques. Le cinéaste hésite d’ailleurs trop à cibler son film qui oscille entre des personnages, des couleurs et des dialogues enfantins, voir sans recherches et un cœur d’histoire profondément épineux. C’est ce mélange qui dérange et qui fait que Perfect Blue semble superficiel.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
romano31

322 abonnés 1 543 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2017
Film d'animation culte, Perfect Blue avait fait grand bruit à sa sortie (1997 au Japon et 1999 en France) et après l'avoir vu je comprends mieux pourquoi. Le film est un fabuleux mélange entre un film policier et un thriller psychologique. Le tout livré dans un film d'animation (signé Satoshi Kon) qui n'a pas pris une ride encore aujourd'hui. Perfect Blue est passionnant à suivre et Kon s’amuse de façon très habile à brouiller les pistes entre le réel et l'imaginaire si bien que cela en devient très déroutant. De plus, avec le temps, on peut remarquer à quel point le film a influencer certains cinéastes comme Darren Aronofsky pour ses films Requiem for a dream et Black Swann notamment. Cela montre bien l'importance du film de Satoshi Kon dans le paysage cinématographique. Perfect Blue est un thriller implacable, extrêmement bien réalisé, qui vous tiendra en haleine jusqu'au bout. Un incontournable de l'animation japonaise.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2017
Une starlette de la chanson qui met un terme à sa carrière musicale pour se dévouer au cinéma ne sera pas forcément du goût de tout le monde, notamment d'un fan dérangé venant à la menacer constamment. "Perfect blue" se concentre sur le changement de carrière artistique et sur le phénomène de fan. C'est plutôt bien écrit, cela reste parfaitement crédible lorsque l'on sait à quel point certains fans peuvent être chamboulés par la vie de leur artiste favori et ainsi entreprendre des intentions malsaines. Les musiques du film créent une véritable ambiance sous cette réalisation où la folie ne cessera de prendre de l'ampleur au fil des minutes. C'est assez subtil, le cinéaste tente de nous perdre entre vie réelle et fictionnelle lors des scènes de tournage, tout comme Mima, personnage principal se laissant complètement envahir par celui qu'elle incarne dans son nouveau métier, venant elle-aussi à se perdre au point d'en oublier son identité. "Perfect blue" est un délire schizophrénique remarquable !
James Betaman
James Betaman

72 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2017
Rarement un film m’aura pris autant la tête que ce Perfect Blue. A partir d’une histoire toute bête dans le domaine de la célébrité et du cinéma, le film nous emmène dans une descente aux enfers aussi incompréhensible que terrifiante du personnage de Mima, une jeune idole convertit en actrice (mais peinant dans ce domaine).
A cela, s’ensuit un tas de passages psychédéliques malsains agrémentés de beaucoup de suspense. On n’est constamment dans le flou et le film joue beaucoup avec : « est-ce que le personnage est en train de tourner dans un film, est-ce une hallucination, ou la pure réalité ». Et pendant 1h20 je me suis fait mener en bateau par le scénario.
Alors ouais, Perfect Blue est foutrement efficace et retourne l’esprit comme pas possible. C’est peut-être pas très agréable à regarder, c’est plein de passages chauds, c’est violent, y a plein de retournements de situation, mais qu’est-ce que c’est bien fait.
Perfect Blue, c’est un petit film subversif vraiment bon qui mérite le coup d’œil.
L'Otaku Sensei
L'Otaku Sensei

347 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2017
Perfect Blue.....la baffe !! Mais quelle baffe !!! Les bras m'en tombe tant j'ai de mal à me remettre de cette expérience....tellement particulière qu'il m'es difficile de la décrire clairement ! Bien décidé à visionner chaque trésor de la Japanimation, après en avoir enfin terminé avec la filmographie de Miyazaki, j'ai décidé me faire les classiques de Satoshi Kon, un autre de ces grand maître dans l'histoire de la Japaniamtion (malheureusement parti bien trop tôt...). Satoshi Kon possède lui aussi un style, une signature bien à lui qui fait que l'on sait immédiatement reconnaître une de ces oeuvres au premier regard; en témoigne le célèbre Thriller de SF psychothérapeutique wtf qu'est "Paprika", film avec lequel j'avais approché curieusement la filmographie du réalisateur l'été dernier. etc'est par un après midi d'hiver, que je savais pas trop quoi visionné, que je me suis lancé dans le visionnage de ce qu'un grand nombre de gens désigne comme son chef d'oeuvre, "Perfect Blue".
Disons le clairement, les films d'horreur et moi ça fait 2 (me demandez pas de mater "Alien", "The Thing" ou autre, c'est niet, je suis une âme sensible...^^), et je savais à quoi m'attendre, ayant lu au préalable le synopsis du film mais rien n'arrête la curiosité d'un Otaku et puis....je me suis dit, de l'horreur en film d'animation ça doit être autre chose et même, du wtf "made in Japan"...j'en vois assez souvent pour ne plus être étonné donc bon...
Perfect Blue, film d'animation Japonais réalisé par Satoshi Kon et sorti en 1998 nous raconte l'histoire de Mima Kirigoe, jeune idole (chanteuse de J-Pop) au sommet de la gloire avec son groupe, les "Cham", décide de quitter la voie de la chanson pour débuter une carrière d'actrice. Dans la surprise médiatique générale, l'un de ses fans semble absolument rejeter ce choix, aussi, au fur et à mesure que Mima, découvrant la dure loi du Star Système, tente de se faire une place (en hésitant pas à employer des moyens osés), la jeune fille va commencée à être harcelée sur le net. Aussi, de plus en plus troublée et effrayée, Mima ne tarde pas à confondre cinéma et réalité. Voilà pour le pitch global.
Qu'est ce que j'en ai pensé...OMG ! Un véritable OVNI !! A ce stade c'est plus un film mais une "expérience cinématographique" complète que j'ai vécu devant Perfect Blue ! Moi qui m'attendais à être certainement rebuté par ce ce côté malsain-horrifique, j'ai au contraire absolument adoré ça !
Perfect Blue est une oeuvre vraiment puissante qui vous saisit du début à la fin et dont on ressort obligatoirement changé, retourné, j'irais même jusqu'à dire bouleversé tant un flot de sentiments homogènes nous envahit ! Sans aucun doute votre première réaction sera de vous dire: "mais qu'est ce que je viens de regarder là o_0 ??! ^^" mais très vite vous aurez juste envie de lâcher un grand: "waouhw"!
Déjà le scénario est très intelligent, très bien pensé, à travers une critique évidente du Star Système et de mises en abyme du cinéma, Satoshi Kon ne se prive pas d'aller à l'extrême en basculant dans des thèmes beaucoup plus sombres et matures (avis aux parents, ce film est à déconseiller fortement à un jeune public). spoiler: Ca aborde les maladies mentales comme la schizophrénie, les troubles de la personnalité..., point de censure, Kon nous montre les bas fonds d'une société cinématographique hiérarchisée ou le succès et la célébrité sont très vite rabaissés aux rang d'idéalisme, de chimères inatteignables. Le personnage de Mima nous permet à travers ses yeux et sa descente aux enfers de nous rendre compte de ce "côté obscure du cinéma et du Star Système".

Kon, avec ce film nous montre une nouvelle fois tout le génie de son cinéma si singulier, sa capacité à insérer de " l'horrifique social ", à ajouter une dimension fantastique pour montrer ce que le monde réel à de plus sombre, de plus malsain, de plus inquiétant (on notera que les histoires des films de S.Kon ont toujours cet aspect fait divers). spoiler: Toutes les séquences ou Mima pause nue ou le moment ou elle joue le rôle d'une strip teaseuse victime de viol, le fait de montrer des scènes de meurtres ou d'appuyer sur le malaise du personnage et la torture psychologique qu'elle subit tout au long du récit, ça met bien mal à l'aise ^^.

Le personnage de Mima est très bien développée, plus on avance dans le film et plus le réalisateur embrume son personnage de mystères sans réponses, le rythme s'accélère à tel point qu'on a du mal à se dépétrer du sac de noeuds qu'on a sous les yeux !! Jamais Kon ne semble vouloir apporter de réponses claire, il semble toujours chercher à nous faire réfléchir, à compléter nous même le puzzle du film. J'avoue qu'il y a des moments j'ai été sérieusement largué mais bizarrement, au lieu d'être gêné je n'en ai été que plus captivé ! spoiler: On pourrait même séparer le personnage de Mima en 2 personnages distincts: la Mima actrice qui est au fond du gouffre mais qui ne se l'avoue pas et la Mima idole, comme un reflet de la conscience de la vraie qui hante et tourmente l'actrice en la narguant de façon à lui faire éprouver des remords, caractérisant ce que Mima serait devenu si elle n'avait pas déviée du chemin de la chanson. Ainsi on assiste à un affrontement psychologique entre le personnage et sa conscience et, pour ne rien arranger, Kon se sert du cinéma qu'il met en abyme pour flouter les pistes et d'une pierre deux coup, semer la confusion chez son héroïne comme chez le spectateur. D'autant qu'après il y a l'histoire du sosie revendiquée par "Me-Mania" le fan psychopathe de Mima.

On se demande, on ne cesse d'hésité: qu'est ce qui est de l'ordre du cinéma ? Qu'est ce qui ne l'est pas ? Le cinéma est il le "théâtre, le décor de la folie de Mima ? Mima est elle seulement la véritable folle ou bien ses hallucinations sont réelles ?
Toutes ces interrogations s'entremêlent mais Kon gère l'ensemble de façon habile jonglant bien efficacement entre les registre. Finalement, le caractère horrifique du film passe ici par les plans et l'immersion dans la psychologie des personnages. Niveau dessins, les graphismes comme habituellement dans les films de Satoshi Kon privilégient les couleurs sombres (ainsi qu'à plusieurs reprises, les personnages sont dans des lieux clos oppressants) et lorsque les décors sont plus illuminés généralement c'est pour renforcer le basculement dans le registre dark-tragique.
Voilà, je pense avoir à peu près fait le tour; pour Conclure, Perfect Blue est tout bonnement une claque cinématographique, un immanquable dans l'univers de la Japanimation. Sombre, froid, violent, inquiétant, malsain, une critique du star système cinématographique très forte appuyée par une dimension psychologique des plus sordides ! A ne pas mettre devant tous les yeux mais à recommander à tous les fans de Japanimation ! 4,5/5
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