Shame
Note moyenne
3,6
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930 critiques spectateurs

5
131 critiques
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196 critiques
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Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 janvier 2017
Quelle vie pathétique pour Brandon ! Boulot / gâterie / sœur tarée et porno à fond. On a vite compris son addiction au sexe et le réalisateur nous en livre tout le long du film là où un court métrage de 15 minutes aurait suffit. Les scènes se succèdent sans raison, il n'y a pas de scénario, pas d'enjeux et le final est moisi. Le titre est bon, c'est une honte de clamer au "chef d'oeuvre" !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 janvier 2017
Réalisé par Steve McQueen II à qui l'on doit auparavant le très apprécié Hunger, Shame pourrait simplement se résumer comme étant un film à récompense.
Réalisation très soignée, mise en scène irréprochable, McQueen retranscrit parfaitement à l'écran le désir sexuel à vous en rendre malade.
Bien que le film soit bourré de blancs que l'on pourrait parfois juger excessif, le travail effectué sur le cadrage ou encore les jeux de lumière font disparaître au spectateur un possible ennui.
En effet, McQueen a préféré exprimer par l'image que par les dialogues, mais cela n'enlève en rien l'importance de ces derniers. On peut donner comme exemple la scène du bar vers la fin du film.
Fassbender est plus que convaincant dans son rôle de Brandon, un trentenaire addicte au sex.
Plus les scènes défilent et plus l'acteur paraît possédé par son personnage qui par de simples regards nous fait comprendre le sens de chaque situation.
À noter aussi l'interprétation remarquable de Carey Mulligan endossant le rôle de Sissy, soeur de Brandon.
Seul point négatif que l'on peut noter : le film étant fini, on a le sentiment que le sujet aurait pu être davantage approfondi.
En bref, on aurait pu s'attendre à un film banal, mais non, Shame est bel et bien un film plus que réussi disposant d'une mise en scène hors du commun.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2017
Sacré film tout de même. Présenté à la 68ème Mostra De Venise en 2011 en compétition, il y sera récompensé par la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine en faveur de Michael Fassbender et c'est vraiment mérité.
Pour son second long métrage, le réalisateur Steve McQueen s'attaque au sujet du sexe avec un certain côté psychologique qui laisse à réfléchir. L'ensemble est captivant, original, bien réalisé avec des séquences longues mais avec une fin sans en être une vraiment ce qui m'a pas forcément plu. La bande son rythme bien le film et passe par divers genres, de la musique classique en passant par la funk et le disco. Une belle découverte tout de même avec un bon casting et un Michael Fassbender remarquable et à fond dans son rôle et qui dans son lot de grimaces m'a fait un peu penser à l'acteur Steven Weber.
Ma note : 7/10 !
Florian Malnoe
Florian Malnoe

142 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2016
S'affranchir autant de la suggestion en choisisant la carte du frontal et de l'explicite avec un sujet pareil était d'avantage délicat à mettre en scène selon moi. En effet, c'est toujours un parti-pris à double-tranchant de traiter une telle thématique avec les extrêmes, de séduire en évitant la complaisance, mais force est de constater que Steve McQueen s'en sort ici avec les honneurs. Il retranscrit une introspection forte avec le personnage de Fassbender (ahurissant), une introspection sur une addiction intense et pulsionnelle dénuée de nuance ou d'une quelconque dualité, mais non moins efficace à mon sens car pas linéaire non plus (les pulsions montant crescendo dans l'agressivité). Et c'est en ce sens que je trouve donc ce film d'un réalisme froid, clinique, et implacable (ce qui est une qualité ici) parce qu'il n'a pas peur de nous balancer une étude de caractère, presque dans le caractère manichéen, car par exemple peu contrebalancée avec les défauts de la frangine du héros. Et on retrouve une nouvelle fois une narration minimaliste qui dit beaucoup avec peu de mots, comme avec le "Hunger" du même réalisateur. Alors, Je peux comprendre que certains se s'entent sur la touche avec un tel film puisque les enjeux sont moindres, et parce que l'ensemble est très terre à terre, mais SM signe ici une œuvre sur la frustration profondément pessimiste, fataliste, et réfléchie comme tels. "Shame" a fait mouche chez moi pour son pouvoir d'immersion que j'estime sans faille, malgré une dramaturgie en deçà mes attentes car désincarnée et passive. Un paradoxe que je trouve presque brillant.
Yarude
Yarude

16 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2016
Manque d’approfondissement des personnages, scénario bâclé, grosse déception pour un film tant nominé et son réalisateur si talentueux. Reste une caméra brute qui offre une image sublime.
Max L
Max L

7 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2016
Dérangeant et brutal Shame arrive à attirer notre attention après deux heures d'éclaboussures de sangs ,larmes et spermes. Le récit de l'homme moderne solitaire, addict au sex qui ne peut être rassasier . impudique et ravagé , le film est porté par un grand Fassbender.
prend en de la graine Gaspard Noé , tu peux copier l'art de Steve McQueen, tu en as cependanf pas le talent.

Un chef d'oeuvre .
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 septembre 2016
"L'amour physique est sans issue" chantait Gainsbourg. C'est précisément ce à quoi se heurte le personnage central de Shame (Brandon), riche new-yorkais à qui la consommation insatiable de sexe à l'heure d'Internet et des rencontres faciles n'apporte ni lien affectif, ni réconfort, ni satisfaction durable. Steve McQueen nous montre ce mal-être de manière clinique, frontale et crue et fait le choix de décors et de tons aseptisés, de longs plans séquences et de dialogues plutôt rares pour mieux exposer la vacuité de l'ère moderne, urbaine et déconnectée dans laquelle son personnage se trouve isolé. Face à lui, sa sœur qui n'est que déversement d'émotions renvoie Brandon aux pulsions qui l'emprisonnent : baiser pour combler le vide. Comme dans Hunger, Fassbender donne son corps tout entier à cette performance où il excelle dans toutes les facettes du personnage, à la fois golden boy de charme et malade autodestructeur. Poignant, glaçant et terrifiant.
Pauline G.
Pauline G.

45 abonnés 561 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2016
Bien que le mal dont souffre le personnage principal de Shame puisse porter au voyeurisme, à la moquerie si ce n'est à l'humour graveleux, Steve McQueen (II) pose ici un ton neutre, presque médical, s'attachant davantage à illuminer le mal-être qui sous-tend cette maladie que la maladie elle-même. Celle-ci aurait d'ailleurs pu en être une autre, autre addiction ou autre blessure morale, mais cette fenêtre permet une accentuation des contrastes entre le bien et le mal comme entre le plaisir et la douleur, subtilement accentués encore par l'interprétation de la jeune sœur du héros. Car ce second rôle se glisse comme parfait contrepoids à l'univers principal du film en lui apportant une dimension réaliste et ancre, en quelque sorte, le personnage de Brandon dans un univers commun, familial, presque banal, ce qui souligne encore une fois le décalage entre sa vie et ce qu'il vit. L'interprétation de Michael Fassbender n'aurait pu être plus juste. Contrairement à nombre de ses collègues, il ne cherche aucunement à profiter de cette belle opportunité de "faire du Fassbender" pour se démarquer et obtenir des récompenses au détriment du personnage et des intentions du film mais s'applique, au contraire, à se fondre en eux pour mieux les servir. Pour couronner le tout, autant on touche à un sujet profond, autant Steve McQueen (II) laisse le soin au spectateur de poser le jugement qu'il veut - si jugement il y a - sur ce qui lui est donné à voir.
jdesbouvries
jdesbouvries

6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 août 2016
Passez votre chemin. Des longueurs absolument inutiles. Un photographie froide d'un pauvre gars misérablement seul dans son fantasme tortueux. Aux oubliettes !
Louis G.
Louis G.

1 abonné 114 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2016
Film intense et fort qui montre une fois de plus le talent du réalisateur. Le film est poignant et honnête d'un bout à l'autre sans concession avec son spectateur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 juin 2016
Quelle justesse dans le propos ! Par une ingénieuse mise en scène, Steve McQueen dépeint ce que ressent un addict sexuel, graduellement jusqu'à la honte de soi-même. Pour cela, Michael Fassbender excelle, même sans parole, il transmet aisément l'attitude, les émotions d'un tel personnage. J'ai été ébloui par la finesse des plans-séquences. A voir !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 juin 2016
2ème film de Steve Mcqueen II et également le deuxième que je découvre pour ma part. Et ce fut ma meilleure découverte de cette semaine sans l'ombre d'un doute. Michael Fassbender est un acteur qui n'a plus vraiment à faire ses preuves mais ici nous campe un homme accro au sexe de manière efficace. Tout le film transpire la sexualité dans son ambiance en mettant en évidence les difficultés de cette "maladie", nous montrant un protagoniste dont la vie ne tourne qu'autour des coups d'un soir, des films pornos et des sex toys. Sa relation avec Sissy sa soeur est assez troublante, il semble y avoir un passé tumultueux entre et une tension particulière (irais-je jusqu'à dire érotique ? C'est l'impression que j'ai eu mais j'ignore si c'est le reste du film qui m'a influencé en ce sens où si c'était fondé). On pourrait penser éventuellement que ce genre d'addiction pourrait donner lieu à certaines blagues ou plaisanteries, mais au contraire l'histoire est traité avec une certaine gravité et nous inspire de la compassion (parfois même de la pitié pour ce personnage). Il n'y a donc pas grand chose à en dire sans risquer de spoil immédiat, il s'agit d'une longue chute dans les ténèbres où la maladie va conduire Fassbender vers toujours plus d'extrêmes, jusqu'à oublier certains "goûts" juste pour satisfaire cette appétit insatiable ce qui pourrait bien le conduire vers l'irréparable... Je suis en tout cas ravi d'être tomber sur ce film qui arrive de traiter de la sexualité non en la jugeant comme méprisable où en l'utilisant juste pour appâter le public mais comme un sujet de notre quotidien, qui fait partie de nous et qui peut parfois nous conduire jusqu'à des problèmes aussi graves que la drogue ou l'alcool. 17/20
Philippe C
Philippe C

12 abonnés 59 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2016
J'ai trouvé le film beaucoup trop lent. Quel besoin de voir le héros faire un jogging (de décompression) de façon interminable. Quel besoin aussi de s'attarder sur la prestation de la soeur du héros lors de son tour de chant dans une boîte select.
Finalement le film m'a déçu.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2016
"Shame" décrit le quotidien d'un trentenaire new-yorkais qui, derrière son apparence de cadre propret, cache un nymphomane rongé par son addiction au sexe. Sa vie sera perturbée par l'arrivée de sa sœur, instable et avec qui il noue peu d'attache. Steve McQueen évite de tomber dans le piège du racoleur, mais montre tout de même la bestialité du protagoniste, avec une mise en scène soignée (jolie photographie, montage intéressant, plans séquences...) et quelques brèves scènes de sexe. Protagoniste qui semble par ailleurs incapable d'éprouver des sentiments, à l'inverse de son interprète, Michael Fassbender, très charismatique et jouant tout en nuance son personnage. Celui-ci est épaulée par une Carey Mulligan juste en femme écorchée. A l'arrivée, "Shame" contient quelques longueurs, et manque un peu de trame de fond, mais demeure un film relativement puissant.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2016
Peut-être l'oeuvre du réalisateur Steve McQueen qui m'a le plus parlé et emballé. Un film très cru dans son ton abordant sans ambages le thème intéressant de l'addiction au sexe mais avec une mise en scène brillante plus suggestive que démonstrative avec ses cadrages sublimes, millimétrés et son ambiance un peu brumeuse, éthérée accentuant davantage la solitude des personnages et de Brandon en particulier. Michael Fassbender est excellent, Carey Mulligan est vibrante d'émotions et j'aime bien le jeu de James Badge Dale. Superbement percutant.
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