Portrait d’une famille horripilante et haineuse dans l’Amérique profonde où pendant deux heures le spectateur assiste hagard au pire de l’être humain et de ses bassesses. Si le long-métrage a le mérite d’aller jusqu’au bout de sa logique, son incapacité à faire naitre une quelconque empathie pour ses personnages si détestables pose problème d’autant que la prestigieuse distribution du film n’est pas vraiment à la hauteur, où seule Julia Roberts tire son épingle du jeu.
Plongée un peu trop théâtrale mais percutante au sein d’une famille toxique et névrosée de l’Oklahoma qui se déchire sur fond de rancoeurs et secrets enfouis, servie par des dialogues cinglants et portée par un excellent casting.
Une histoire de retrouvailles familiales autour d'un enterrement ou éclatent les vérités et surtout les méchancetés à gogo. Sans que le film ne portes les spectateurs aux tripes, il est malgré tout intéressant sur bien des aspects, l'histoire qui si elle sent le déjà vu est traitée intelligemment, la narration est très bonne (pas de risque de perdre le fil de l'histoire) et surtout, le duo d'actrices Meryl Streep - Julia roberts fait des étincelles, Meryl Streep est au sommet de son art et Julia Roberts n'est pas en reste. Un bon 7/10
C'est pas mal joué et il y a des idées pas trop mauvaises mais bon sang, que c'est déprimant. Les personnages sont tous enlisés dans une toxicité familiale absolument insupportable et j'ai passé tout le film à me demander pourquoi ils persistaient autant dans des relations aussi malsaines et délétères.
Un film bouleversant, mais qui ne serait rien sans ses deux actrices exceptionnelles, Meryl Streep et Julia Roberts. Une histoire de famille qui mêle mensonge à la souffrance, et qui fait preuve d'originalité lors des scènes majeures, comme à table par exemple. Quelques rares longueurs sont à admettre, mais le film reste tout de même intense et riches en émotions, qui serait même heurtant pour les plus sensibles. Film à voir.
Fantastique distribution, atmosphère étouffante, Meryl Streep au top, un vrai grand numéro. Le grand déballage d'une famille haute en couleur, chaque personnage est une caricature mais cela marche.
On ne peut qu'admirer la performance des acteurs, même à proximité de la grande Meryl Streep. Julia Roberts trouve par ailleurs l'un de ses rôles les plus significatifs dans celui d'une fille aînée à la responsabilité exposée, d'une femme trompée et d'une mère égarée. Les intrigues subtilement brodées par la pièce de théâtre originale et ici subtilement mises en lumière autour d'un repas de famille inoubliable, apporte tout son lot de rire et de pleure.
J'étais très sceptique devant la jaquette du dvd car souvent ce genre de comédie adaptée d'une pièce de théâtre me déçoit. J'avais tort. Les dialogues sont bons et les acteurs, pourtant très différents les uns des autres, sont complémentaires tout au long du film. Meryl Streep, en tête, y montre tout l'étendue de son talent et oblige pour ainsi dire les autres à se surpasser. Une bonne surprise. On ne choisit pas sa famille, mais la nôtre vaut-elle mieux que celle-ci?
Ça en fait des caisses, pour rien. C'est à qui laissera la pique la plus méchante, à qui aura le dernier mot, à qui finira en pleur, à qui gagnera cette bataille infernale et, en soit, plutôt inutile. L'inutilité est ressentie par le fait que les personnages ne sont absolument pas attachants, et que la plupart sont sur-joués au possible, Streep en tête. Elle en est insupportable en mère hystérique et droguée ; on a également le droit à une Roberts fade et insipide. Le casting est beau pourtant, mais mal utilisé, tout comme le sujet du film.
Un été en Oklahoma, la touffeur suffocante d'une maison, d'un couple usé par une relation de trente ans, sado-masochiste et sans issue, une mère détruite par sa propre névrose hystérique et son cortège de chimères, de dévastations familiales. La maladie mortelle, l'addiction, la folie, le suicide comme uniques portes de sortie. Un film sur le désespoir absolu tel que le très grand cinéma américain a su le restituer à travers Elia Kazan, Mankiewics, Paul Newman réalisateur et tant d'autres grands inspirés de l'Amérique... On y est, on est physiquement transporté dans cet état du Centre, si loin de la mer, si loin de la grande ville, si loin de la vie, celui des plaines infinies, redoutables d'uniformité, mortelles. On ne peut qu'ajouter sa voix au cortège d'éloges qui pleut sur Meryl Streep, immense actrice de l'entre-deux siècles qui est le nôtre : l'intelligence du jeu, le travail irréprochable du texte, l'approche rigoureusement littéraire, l'incarnation méticuleuse qu'elle offre à son personnage, Meryl Streep nous offre une fois de plus une leçon d'art dramatique et une interprétation magistrale. A la Yale School of Drama où elle laissa le souvenir inoubliable de l'élève promise au firmament, Meryl Streep pourrait aujourd'hui enseigner. N'oublions pas qu'à la lecture de la pièce de théâtre et du scénario, c'est Meryl qui a demandé à toute la "troupe" d'acteurs de venir résider durant 15 jours avant le tournage, dans cet Oklahoma poussiéreux, exténuant, désespérant, pour être, avant le premier tour de caméra, totalement incarné dans le drame prêt à se jouer. Du Grand Art, longue vie à Meryl !
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1,0
Publiée le 9 juillet 2020
Permettez-moi tout d'abord de donner les points positifs de ce film : La direction était excellente et le montage était fluide avec des scènes qui pouvaient se jouer au lieu d'être piratées comme de la viande hachée. Il n'y a pas eu de coupures rapides pour m'énerver et ce film a été magnifiquement tourné. Le jeu était de premier ordre (comme vous pouvez l'imaginer avec ce casting) et je pense que Julia Roberts était particulièrement parfaite. Meryl Streep m'a énervé mais je ne suis pas sûr que ce soit-elle ou le fait que son personnage était aussi détestable que vous pouvez l'imaginer. Maintenant les problèmes pour moi : Au bout de 30 minutes j'étais complètement dépassé. Je ne pouvais m'identifier à personne dans le film et je ne me souciais d'aucun des personnages. À la fin des 60 minutes j'étais presque sûr que Sam Shepard était la personne la plus intelligente du film en se noyant dans les 10 premières minutes. Avec envie je rêvais d'une douce mort et de ne plus jamais entendre parler de cette famille tellement affreuse. Au bout de 90 minutes j'étais convaincu qu'il s'agissait de certaines des créatures les plus viles et hideuses sur la surface de la terre. Elles n'avaient aucune qualité de rachat. Au bout de 121 minutes j'étais reconnaissant que ce soit fini. Meryl était seule dans la maison, Julia était partie et je nous n'avais aucune résolution face à une histoire que nous j'avais enduré pendant deux heures...
Ce n’est pas un film très très joyeux mais les acteurs jouent tous tellement bien, c’est impressionnant ! La performance de Meryl Streep notamment est bluffante Les personnages sont tous différents, franches parfois (très) durs mais surtout attachants ! C’est un très beau film, dans lequel les personnages ne sont pas épargnés (ni même le spectateur)
Wow je viens de visionner ce film Il s'agit d'une famille qui se réussit en Oklahoma suite au décès du père : La mère qui a un cancer et qui est addict aux médicaments : Meryl Streep est méconnaissable Trois sœurs : Julia Roberts impressionnante - On est bien loin de Pretty Woman mais aussi sa sœur qui est toujours resté prés de sa mère Une tante avec son mari et son fils qui va arriver tardivement On se demande ce qu'on fait dans cet Oklahoma sans vie,écrasé par la chaleur puis le drame s'installe Il n'y a pas de sang ou de coup de feu mais ce film est violent Il ne faut pas rater la fin Difficile de ne pas être touché 2 Nominations aux Oscars pour ces 2 actrices J'aurai aimé voir la pièce de théâtre
Une intro pré-générique aux couleurs d’un automne maquillé en été, c’est pile ce qu’il faut pour confondre le spectateur sur l’art qu’il regarde : film, pièce, roman ? Réécrivant son œuvre théâtrale sur les notes d’Eric Clapton et Bon Iver, Tracy Letts profite des extérieurs simples mais esthétiques de John Wells pour « aérer sa pièce », une visite comme aléatoirement choisie de l’Oklahoma profond dont on aura tout lieu de s’émerveiller de l’agilité des langues à produire l’accent et les « howdy » malgré le cassage weinsteinien du casting qui importe des Britanniques ; bah, les Cumberbatch et autres McGregor ne déméritent pas.
C’est une ligne de crête astucieuse qui est tenue entre la cohésion familiale et les tourments tout autant familiaux qui agitent le grand cercle. Une serre d’humanité où toutes les valeurs sont bonnes à prendre, n’en déplaise à l’autrice qui tapisse l’histoire entière d’un drame épais et dispensable. Il manque du contexte à ces humains qui se dressent comme des jack-in-the-box depuis leur boîte de 2×2 (deux jours et deux nuits) et deviennent d’un coup livides, honnêtes, gentils, méchants ; tous n’ont pas l’excuse facile d’un cancer réservé à Meryl Streep, plus fantastique à elle seule que le reste du casting réuni (elle éveille même Roberts).
Les pièces modestement filmées qui compriment esthétisme et horreur familiale en gradation jusqu’à une catharsis modératrice, cela s’est déjà fait. Osage County se découpe aussi bien dans les Plaines que les mots de Letts dans des scènes énormes, gonflées de centaines de lignes et qui sont à vous faire demander comment on a pu ne pas filmer le film en une prise, comme au théâtre. L’entreprise manque clairement de fraîcheur, mais on ne peut pas bouder son plaisir à l’écoute ni au regard.