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Inherent Vice
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Inherent Vice" et de son tournage !

Comme on se retrouve

C’est la seconde collaboration du cinéaste Paul Thomas Anderson avec Joaquin Phoenix, car l’acteur jouait dans son précédent film The Master. C’est également la seconde rencontre de Phoenix et Resse Witherspoon sur un tournage, puisqu’ils partageaient l’affiche de Walk the line en 2005.

Première adaptation

Inherent Vice, Vice Caché en français, est le premier roman de l’œuvre de Thomas Pynchon à être adapté au cinéma. Ironie pour un auteur qui s’inspire du septième art et le cite à outrance dans sa propre œuvre.

Caractéristique de son oeuvre

Le personnage de Doc incarné par Joaquin Phoenix, un illuminé inquiet qui s’interroge sur le monde qui l’entoure, est caractéristique de l’œuvre de l’auteur d’Inherent Vice Thomas Pynchon. Selon le cinéaste Paul Thomas Anderson, Pynchon a toujours porté un regard inquiet sur la société américaine et ressentait une sorte de trahison vis-à-vis du sacrifice des idéaux américains des années 60.

Parenthèse de lumière

Inherent Vice se déroule en 1970, fermeture de la parenthèse de "lumière" que représentaient les années 60 pour l’auteur Thomas Pynchon. En effet, c’est une période charnière pour les Etats-Unis puisque l’idéalisme et le rêve propres aux années 60 ont fait place au libéralisme, au mercantilisme et à la paranoïa des années Nixon.

Narratrice à la rescousse

En raison de l’intrigue très alambiquée du roman, le réalisateur Paul Thomas Anderson a choisi d’ajouter un personnage supplémentaire au récit : la narratrice Sortilège. Cette voix-off permet au spectateur "de mieux suivre l’intrigue, et de glisser ici et là quelques mots d’esprit et clins d’œil pynchoniens grâce à ce dispositif sans trop tricher", déclare le cinéaste.

La paranoïa à l'écran

Le film et le roman traitent de la paranoïa, personnifiée par le héros Doc Sportello. Sa paranoïa est aussi bien une métaphore politique qu’une conséquence directe de sa consommation excessive de drogues. Le réalisateur Paul Thomas Anderson déclare à ce propos: "C'est très amusant de filmer la paranoïa puisqu'on voit des gens qui courent, paniqués, dans tous les sens et qui crient (…) C'est très cinématographique. Et Joaquin est formidable dans ce registre".

La Californie comme terrain de jeu

Originaire de Los Angeles, Paul Thomas Anderson a pris pour habitude de situer l’intrigue de ses films en Californie. Après l’industrie du porno des années 70 de Boogie Nights, l’onirisme contemporain de Magnolia, le romantisme bucolique de Punch-Drunk Love et les ambitions pétrolifères du début du 20ème siècle de There Will Be Blood, le cinéaste retrouve à nouveau la Californie et les années 70 pour Inherent Vice.

Itinéraire fumeux

Pour l’esthétique du film, Paul Thomas Anderson s’est inspiré d’une bande dessinée plutôt confidentielle publiée en 1968 : Les Fabuleux Freak Brothers de Gilbert Shelton. La bande dessinée retrace l’histoire plutôt loufoque de trois frères en quête de marijuana, le tout avec un humour décapant que l’on retrouve dans le film du cinéaste.

Bande originale

La bande originale est signée par le compositeur Jonny Greenwood, dont c’est la troisième collaboration avec Paul Thomas Anderson après There Will Be Blood et The Master. La musique du film est évidemment composée de morceaux des années 60 interprétés par des artistes tels que Neil Young et Sam Cooke mais aussi de morceaux retro de groupes plus récents tels que Radiohead.

Lâcher-prise

Joaquin Phoenix déclare n’avoir pas abordé le personnage de Doc Sportello de la même manière que ses autres rôles. En effet, l’interprétation nécessitait selon lui un véritable "lâcher-prise" qui est impossible à contrôler. L’acteur ajoute également : "Quand on tourne avec un type comme Paul, qui ne craint pas l'imprévu, qui est ouvert aux découvertes, on a cette liberté-là. Et c'est à ce moment-là qu'on trouve le moyen de laisser la vie et l'imprévu vous traverser. C'est toujours ce genre de sensation que je recherche".

Description de personnage

L’actrice Katherine Waterston qui incarne Sashta Fay Hepworth, l’ex petite amie de Doc, déclare à propos de son personnage : "Elle est comme le lapin blanc dans "Alice au pays des merveilles", elle l'attire dans un terrier, puis dans toutes sortes de situations étranges, absurdes et dangereuses." C’est en effet par elle que les mésaventures de Doc commencent. Katherine Waterston décrit également son personnage comme "détruite par Hollywood, par les tueries de Manson, par la fin d'une décennie qui n'a pas tenu ses promesses".

Retrouvailles artistiques

Le cinéaste Paul Thomas Anderson retrouve Robert Elswit, le chef opérateur de There Will Be Blood, pour Inherent Vice. Ce dernier a travaillé sur l’esthétique retro du film tout en rajoutant une dimension onirique inhérente au monde enfumé de Doc. Anderson collabore à nouveau également avec David Crank, directeur artistique sur There Will Be Blood et chef décorateur sur The Master.

Lieux de tournage

D’après le chef décorateur David CrankPaul Thomas Anderson tenait à ce que le film soit au maximum tourné dans des décors naturels : "Il aime tourner dans un cadre vivant", précise-t-il. Crank s’est donc chargé des repérages dans la région de Los Angeles, ce qui n’a pas toujours été facile et a nécessité beaucoup de temps : "Nous avons visité certains endroits plusieurs fois, et avec Paul, les choses se passent de manière très intuitive : quand il découvre un nouveau lieu, il réagit immédiatement et nous dit s'il trouve qu'il s'intègre, ou pas, à l'atmosphère du film tel qu'il l'envisage".

Construction des décors

Inherent Vice se déroule en tout dans une soixantaine de lieux et quelques intérieurs ont été construits en studio, notamment celui de la maison de plage de Doc et son bureau. Le bâtiment de la police de Los Angeles a quant à lui été reconstitué dans un centre d’accueil pour les SDF.

Costumes d'époque

Le chef costumier Mark Bridges qui a collaboré avec Paul Thomas Anderson sur quasiment tous ses films, déclare avoir étudié beaucoup de photos, illustrations et peintures de l’époque pour imaginer les costumes de Inherent Vice. Bridges ajoute : "En regardant ces images, je me posais des questions sur les personnages : où feraient-ils leurs courses ? Quelle image d'eux-mêmes souhaiteraient-ils donner au monde ? En quoi s'intègrent-ils dans le monde de 1970 ?". Il a également travaillé à rendre cette époque la plus attractive possible pour le public contemporain.

Style vestimentaire

Pour le style vestimentaire de Doc, le chef costumier Mark Bridges déclare s’être inspiré du look de l’époque du célèbre chanteur de folk Neil Young qui était à la fois "débraillé, relax, nerveux et cool sans chercher à l’être". En ce qui concerne le style du policier Bigfoot interprété par Josh Brolin, Bridges dit avoir été influencé par le look strict du personnage de Lee Marvin dans Le Point de non retour de John Boorman.

Atomes crochus

Paul Thomas Anderson a tellement apprécié travailler avec Reese Witherspoon qu’il voulut réécrire le script afin qu’elle ait un rôle plus important. L’actrice le convainquit que cela ne serait pas bénéfique pour le film et le script resta finalement inchangé.

À la ville comme à la scène

Paul Thomas Anderson fait pour la première fois tourner sa compagne à la ville, l’actrice Maya Rudolph, dans un film.

Changement d'avis

Robert Downey Jr devait à l’origine endosser le rôle de Doc Sportello jusqu’à ce que Paul Thomas Anderson décide qu’il préférait travailler avec Joaquin Phoenix. Des dires de Robert Downey Jr, le cinéaste le trouvait trop vieux pour le rôle. Une surprise pour l’acteur qui était attaché au projet depuis 2010. Charlize Theron devait également incarner l’ex petite amie de Doc, Sashta, jusqu’à ce qu’elle soit remplacée par Katherine Waterston.

Caméo

Le mystérieux auteur du roman Thomas Pynchon devrait faire un caméo dans le film si l’on en croit l’acteur Josh Brolin.

Budget modeste

Aussi surprenant que cela puisse paraître, au vu de son prestigieux casting et de la reconstitution entreprise pour faire le film, Inherent Vice n’a couté "que" 20 millions de dollars. Une habitude pour Paul Thomas Anderson qui sait proposer des œuvres dont l'ambition n'est pas proportionnelle à leur budget. En effet, The Master et There Will Be Blood ont respectivement coûté 32 et 25 millions de dollars tandis que le budget de Magnolia, son film le plus onéreux, est évalué à 37 millions.
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