Tyrannosaur
Note moyenne
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Ykarpathakis157
Ykarpathakis157

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2,0
Publiée le 28 février 2021
Le film raconte l'histoire de Joseph (Peter Mullan) et Hannah (Olivia Colman). Joseph est un alcoolique bourru dont la rage violente obscurcit un cœur d'or. Hannah est une bénévole de la classe moyenne qui travaille dans une boutique de charité dont l'extérieur joyeux cache une vie familiale tortueuse. Les deux se rencontrent et croyez-le ou non ils se rendent compte que malgré leurs origines sociales différentes ils sont des âmes sœurs. Non seulement l'intrigue est un peu difficile a croire mais Tyrannosaur est si douloureusement conventionnel qu'il frise parfois la parodie. Même le décor n'est que trop familier. Un domaine lugubre au crépuscule où les sirènes retentissent sans cesse et en arrière-plan les enfants en haillons tapent des ballons de foot contre des murs ornés de graffitis. Il y a parfois des moments forts dans le film en particulier les scènes de violence domestique. Mais il y avait des personnages trop unidimensionnels (comme James) et d'autres comme Joseph pour qui j'étais enclin à avoir peu de sympathie. Seule la performance d'Olivia Colman dans le rôle d'Hannah brutalisée s'est avérée convaincante et a sauvé le film d'un arrière-goût totalement désagréable...
Davynch Lid
Davynch Lid

1 abonné 84 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 août 2017
Pour son deuxième long métrage en tant que réalisateur, l'acteur anglais Paddy Considine plonge tête la première dans ce que l'on appelle vulgairement "le film social anglais". TYRANNOSAUR, c'est le prolongement nihiliste de son court métrage DOG ALTOGETHER, court métrage peu sympathique dans lequel on devinait déjà l'attirance du cinéaste pour la glauquerie. Pour son dernier film, Considine obéit au cahier des charges du film social britannique: pillave, scènes de pub, bagarres, viols, larmichettes et gnons dans la tronche des femmes font bien leurs apparitions. Dès les premières minutes, le héros du film, complètement torché, sort d'un pub et passe ses nerfs sur son joli chien en lui brisant les côtes avec ses rangers. Etalé sur le sol, le toutou ne bouge plus. Une petite musique tristounette se fait entendre. Le héros, se rendant compte de sa bêtise, s'agenouille auprès de son meilleur ami. Il est en larme, il vient de tuer son pote poilu à cause de l'alcool parce qu'il va pas bien dans sa tête. S'ensuit un plan large dans lequel on voit l'assassin du chien carresser lentement le duvet soyeux du canidé en pleurant. Cette scène d'ouverture résume à elle seule TYRANNOSAUR. Un film aux scènes chocs souffrant d'une mise en scène aux effets trop appuyés, qui finissent par décrédibiliser le propos.Tout ceci est d'autant plus rageant que les acteurs du film sont parfaits. L'immense Peter Mullan campe avec brio les alcoolos déglingués et violents. Son charisme est dévastateur mais le malheureux doit se coltiner des dialogues clichetonneux la plupart du temps. Il s'en sort avec les honneurs malgré tout. Quand à Olivia Colman, cette dernière réussit sublimement à attirer la compassion du spectateur. Il faut dire qu'en se faisant pisser dessus, violée, tabassée et insultée par son mari, l'empathie n'est pas difficile.TYRANNOSAUR, c'est le petit film anglais qui a fait pas mal de buzz l'année dernière dans plusieurs festivals. Les jurés aiment couvrir de prix ces longs métrages montrant toujours la Grande Bretagne comme un pays peuplé de poivrots qui tabassent leur femme. Avec ses bondieuseries mal placées et le thème incontournable de la redemption, TYRANNOSAUR à fait son petit effet chez les cinéphiles. Le film n'est rien de moins qu'une complil' de scènes larmoyantes et violentes, le tout capté avec maladresse par un cinéaste débutant. N'est pas Stephen Frears ou Ken Loach qui veut.
Hotinhere
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 octobre 2013
Un type misérable, violent et malheureux traîne ses démons dans la noirceur de Glasgow, soudain éclairée par la rencontre d’une femme animée par la volonté de réparer le mal. Du cinéma social sombre, éprouvant et bien interprété mais déjà vu et sans magie.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 août 2013
Tyrannosaur part d'une saine envie de dire des choses profondes sur la souffrance et la nature humaine. Mais l'enfer est en est pavé... Le film martèle sa surenchère miséreuse où chacun pour exprimer sa détresse va casser un pot de fleur en chialant, démolir une remise le regard perdu, tuer un chien en hurlant à la mort comme si pour convaincre Tyrannosaur devait faire du bruit et de la fureur son unique programme.
Dicidente
Dicidente

50 abonnés 691 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mai 2013
Joseph ne voit pas le bout du tunnel depuis que sa femme est décédé, et le chômage n'arrange rien à ses exès de colère. Il va rencontrer Hannah, une femme chrétienne, violentée par son mari. Les acteurs sont tellement bons, à fond dedans, généreux dans leur travail, mais le film est trop simple, on y trouve rien d'exeptionnel. Grosse décéption.
septembergirl
septembergirl

665 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 janvier 2014
Un film britannique plutôt solide et profond. Un drame social avec certains aspects séduisants mais qui, dans l’ensemble, reste inégal et peine à émouvoir. De plus, l’histoire parait assez mince et l’atmosphère morne et sombre du film, assez rebutante, nous empêche de réellement apprécier ce film, vraiment trop lourd et âpre, voire déprimant !
Akamaru
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 avril 2013
Un drame très très noir,vanté aux 4 coins de la planète ciné,mais qui souffre à mon sens d'une complaisance rédhibitoire. "Tyrannosaur",premier long-métrage de l'acteur écossais Passy Considine,lorgne du côté d'un Ken Loach,mais en plus radical,et à l'espoir absent. Un sexagénaire aux poussées de violence impressionnantes depuis la mort de sa femme,qui en vient à tuer des chiens(ce qui pour moi le rend d'emblée irrécupérable). Une jeune femme pieuse tente de le remettre sur le droit chemin,alors qu'elle-même semble avoir terriblement besoin de soutien. Peter Mullan promène sa gueule fracassée avec une belle humanité,alors qu'Olivia Colman au physique et au regard peu commun lui vole la vedette dès que possible. Le discours sur l'instinct animal qui sommeille en chacun de nous est franchement réducteur,tout comme cette peinture très misérabiliste du Glasgow banlieusard. Les effets de mise en scène exagérés achèvent de rendre le film plus antipathique qu'il ne l'est.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 mars 2013
Sublime film d'une beauté noir. Un Peter Mullan exceptionnel, malheureusement je ne suis pas sur qu'autant de violence soit nécessaire. Un peu trop impudique à mon gout, on dirait du Lars Von Trier...
landofshit0
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 septembre 2012
La construction des personnages et de l’environnent dans lequel ils vivent se trouvent sur une route simpliste truffé de manichéisme.L'animal sauvage incarné par Peter Mullan va ainsi se révéler a la douceur de la vie,alors que le personnage de Olivia Colman va faire le parcours inverse.Un chemin tout tracé,véritable inventaire d' idées convenues,accompagné d'intentions rarement bien sentis et toujours ultra téléphoné.Tyrannosaur rassemble tout les clichés et les idées les plus simplistes liés au genre de film social sur la violence.
ZOGAROK
ZOGAROK

18 abonnés 179 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2012
(...) Énormément récompensé outre-manche, cet accomplissement en tant que réalisateur est à relativiser. Certes, Considine sait filmer la désespérance avec emphase, quelquefois avec style – un style crépusculaire, délabré sans être poisseux. Mais son approche est tellement lisse que les événements à l’écran ne sont jamais poignants, au point que Tyrannosaur se consomme comme une bonne production racée quand il se voudrait drame catégorique. (...)



L'intégralité de la chronique sur le blog http://zogarok.wordpress.com/2012/05/22/sorties-du-moment-2/
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 avril 2013
Tyrannosaur avait Peter Mullan et un semblant de Ken Loach, je suis allé le voir convaincu d'avance. Je l'étais beaucoup moins à la sortie. Le film a pourtant des qualités, comme son thème, poignant, ou ses acteurs, frappants. Mullan mène la danse dans un rôle qu'il ne connait que trop bien.
Mais Tyrannosaur manque à mon goût de profondeur, aborde beaucoup de drames mais n'en creuse aucun. Les tragédies se succèdent, les personnages détruits par la vie défilent, et il ne me reste que l'image d'un cirque plutôt pitoyable.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 mai 2012
J'ai retrouvé dans un certain sens le film Naked de Mike Leigh qui date des années 90 mais la puissance en moins, avec Tyrannosaur je suis resté à distance du personnage, peut-être ai-je vieilli en tout cas tout m'a semblé tellement lourd dans ce film, tellement renfermé dans un microcosme social où tout est noir, sans espoir, sans regard sur l'extérieur, que je n'ai pas compris ce que le réalisateur a voulu faire passer comme message ou regard.
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2012
Bon, vous allez dire que je radote. Vous allez dire que je suis maso de persister à aller voir ce type de film. Vous allez peut-être même vous dire que je ne vais voir ces films que pour le plaisir de venir cracher dessus par la suite. Franchement, nullement. Je vais souvent voir les films sans rien n’en connaître, "Tyrannosaur" en fait partie. Mais je dois bien avouer qu'au bout d'un quart d’heure j'ai vite compris à quel type de film j'allais avoir à faire : un énième film à mi-chemin entre Ken Loach et les lauréats de Sundance. Est-ce le misérabilisme qui me dérange dans ce type de film ? A dire vrai non, je dois même reconnaître que l'introduction de ce "Tyrannosaur" m'avait au début bien séduit. Ce personnage écorché vif qu'incarne Peter Mullan a vraiment de la gueule et m'a vite interpellé. Est-ce le minimalisme de la forme ? Même pas, car au fond ce "Tyrannosaur" est – je trouve – très bien filmé, sobre comme il faut, et riche parfois de très belles idées. Alors qu'est-ce qui cloche me direz-vous ?... Finalement c'est encore et toujours la même chose – et c'est ce qui me désole le plus dans ce cinéma « Sundance » – c'est ce manque flagrant de densité dans l'histoire. C'eeest mou ! ...Et c'est mou parce qu'il n'y a pas grand-chose à dire en fin de compte. Si on prend la situation initiale, la situation finale et les péripéties survenues entre deux, on se rendra compte que pas grand-chose n'a bougé durant tout le film. Après, certains diront que ce qui bouge dans le film, c'est le regard que l'on porte sur son personnage principal. C'est vrai : du vieux bourru on bascule progressivement vers une image plus nuancée. Mais encore une fois, il faut attendre. Toutes les scènes dans le magasin de Hannah, toutes les scènes avec son mari ingrat, sont en fait pour chacune d'entres elles une répétition de la précédente, sans forcément apporter bien plus dans le fond. Certes, au final, les choses finissent enfin par se dire plus clairement et plus crûment, mais personnellement je ne vois pas en quoi le fait avoir poiroté plus d'une heure en passant par je ne sais pas combien de phases intermédiaires m'a rendu le message plus clair ou la sensation plus forte. Au lieu de ça, il aurait tellement été plus fort d'aller au-delà, que la fin de ce film ne soit que la situation perturbatrice par laquelle le film ouvre. Je ne comprends pas cette mode, ou cette faiblesse des réalisateurs, qui consiste à ne se contenter que d'une base pour faire un tout. En plus, le hasard a voulu que je découvre ce film le lendemain du jour où j'ai découvert "Animal Kingdom", un film qui – bien qu'il n'ait pas grand chose à voir – a lui au moins le mérite d'enchaîner les péripéties pour faire évoluer son univers et ses personnages. Si "Animal Kingdom" avait suivi la même démarche que ce "Tyrannosaur", le film n'aurait duré que vingt minutes montre en main car il ne se serait sûrement arrêté qu'au simple constat. Quand des films comme "Tyrannosaur" sont si beaux mais qu'ils ont si peu à dire, je me demande toujours pourquoi ils durent 1h30 ou 2h, puisqu'au final, en vingt minutes tout peut être dit, l'ennui en moins. D'ailleurs, c'est bien là le plus grand mérite que je trouverais à ce film par rapport à toute cette mode du cinéma Sundance, c'est qu'au moins "Tyrannosaur" a su faire court, 1h25. C'est là certainement la raison qui fait qu'au final j'ai pu tenir jusqu'au bout et en ai tirer quelque chose de positif. C'est déjà pas mal me diriez-vous... Oui, mais c'est aussi si peu...
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2012
une histoire triste ; le rencontre entre deux écorchés de la vie dans une banlieue miséreuse d'Angleterre : sombre , beau , proche des visages , des émotions retenues , un film touchant mais glauque !
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2012
Comme à la mode du "Plus y'en a mieux c'est" , vous serez confronté dans "Tyrannosaur" à un vieil alcoolique paumé qui frappe son chien, à des ciels gris et des horizons décharnés (normal, c'est en Angleterre), à une jeune femme qui derrière son masque de bonne chrétienne se fait uriner dessus et cogner par son mari en manque d'amour propre. Vous y entendrez des évocations de ce que fait le salaud époux à ladite femme (du verre pilé dans le vagin entre autres), puis viendra l'évidente rencontre entre le vieux cinglé alcoolique et la jeune victime qui, derrière un coeur de pierre commun, vont se révéler l'un à l'autre et tomber un peu amoureux - mais pas trop, car l'amour c'est bien connu, on le mérite. Vous croiserez aussi un vieux cancéreux qui meurt dans son lit, le souvenir d'une épouse obèse amputée des deux jambes, vous y verrez un meurtre sanglant, des horizons morbides et des rayons de soleil gris. Il y a des gens qui se tabassent, une jeunesse désoeuvrée, une vieille génération qui l'est tout autant, un voisin abruti qui lâchera son chien sur le petit garçon de sa copine (et le plan de défiguration qui va avec). Bref, vous êtes face à un film anglais, mais attention, pas chez Ken Loach. Amis de la finesse sociologique, de l'ambiguité morale, du combat idéaliste, du propos bienfaiteur, de l'humour cerné dans une tragédie, passez votre chemin : vous êtes ici en plein dans le marasme d'un cinéma britannique tristement répétitif et sérieux où il n'est question que de la chronique d'une misère sociale mise en scène avec une belle caméra et un talentueux directeur de la photo. Le film est, dans sa volonté miséricordieuse, réussi ; il invoque quelques émotions fortes, ne surprend jamais mais touche toujours à son but. Il reste juste à accepter l'infamie d'un tel manque de distance ou alors juste se laisser porter par la force brute des sentiments, et ne pas trop être sensible au sort que l'on réserve aux chiens. Il faut oublier qu'en cinéma la subtilité est un paramètre primordial et qu'en rendant Beau ce qui est Laid c'est d'autant plus moche et factice. Il faut être bon joueur, ouvrir son coeur, son esprit, se dire qu'il y a de l'espoir, et surtout deux interprètes sublimes. En somme, il faut se laisser séduire par la sincérité d'un réalisateur novice qui n'a juste pas fait les bons choix de mise en scène et a trop voulu faire du Cinéma (le mauvais sens du mot, donc).
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