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The Lady
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "The Lady" et de son tournage !

Qui est "The Lady" ?

Aung San Suu Kyi est une activiste s'opposant au pouvoir militaire dominant en Birmanie. Après une longue lutte, son parti politique a remporté les élections, mais les militaires n'ont jamais quitté le pouvoir. Après l'obtention de son Prix Nobel de la Paix en 1990, elle a été emprisonnée pendant plus de quinze ans, puis libérée en novembre 2010, mais ses libertés sont toujours limitées à l'intérieur du pays.

"Dans la Lumière"

Dès la conception du scénario jusqu'au tournage, le titre de travail de ce projet était "Dans la Lumière", ou "Into the Light" en version anglaise, une appellation volontairement vague qui avait pour but de ne pas susciter l'attention des autorités birmanes. Ce n'est que bien plus tard que le titre The Lady - le surnom de Aung San Suu Kyi - s'est imposé.

Un incroyable destin

C'est l'actrice Michelle Yeoh qui est allée chercher Luc Besson pour lui proposer le scénario de The Lady. Bien qu'il ait beaucoup aimé l'histoire de cette femme qu'il connaissait à peine, le réalisateur a proposé quelques modifications à l'histoire, qu'il considérait trop "documentaire" : "On a retravaillé [le scénario] pendant plusieurs mois pour lui donner un côté plus ample et plus "cinématographique". Pour crédibiliser et rendre plus passionnante encore son histoire, il me manquait aussi la présence d'un "méchant"."

Trois ans d'histoire

La scénariste Rebecca Frayn s'est penchée sur le projet de The Lady pendant trois ans, temps nécessaire à récolter toutes les informations et les témoignages ayant pour objectif d'enrichir son histoire.

La monstruosité des militaires

Pour construire le parcours de Aung San Suu Kyi, Luc Besson a eu recours à plusieurs livres et documents sur son histoire. En ce qui concerne les militaires, aucun livre et aucune photo n'étaient disponibles, obligeant l'équipe à se fier à des rapports détaillés de l'organisation Amnisty International. Ironiquement, les actes décrits dans ces récits étaient d'une telle violence que Besson a pensé que cela ne serait même pas crédible à l'écran... d'où le besoin d'"édulcorer" les personnages.

"Incorporer" Aung San Suu Kyi

Afin d'"incorporer" son personnage, l'actrice Michelle Yeoh s'est préparée pendant six mois. Elle a regardé plus de 200 heures d'images enregistrées sur l'activiste, en plus d'apprendre à parler le Birman avec perfection. Yeoh a tellement travaillé la gestuelle et la manière de se comporter de son héroïne que, d'après Luc Besson, les 200 birmans qui participaient au tournage ont même demandé s'ils ne se trouvaient pas devant la vraie Aung San Suu Kyi.

La rencontre avec Aung San Suu Kyi

De tous les visas demandés par l'équipe pour entrer en Birmanie, l'actrice Michelle Yeoh a été la seule autorisée à se promener dans le territoire et à parler à Aung San Suu Kyi. Elle a donc apporté une grande quantité de cadeaux de la production ainsi que des messages des producteurs et des acteurs. Yeoh s'est étonnée du calme et de la chaleur de cette dame, ce qui a été déterminant pour construire son personnage.

Yeoh sur liste noire

Après cette rencontre en sol birman, le projet de The Lady devenait de plus en plus médiatisé, ce qui a suscité la colère du gouvernement local. Michelle Yeoh, actrice très appréciée et connue dans toute l'Asie, a été expulsée du pays, renvoyée par le premier avion. Les autorités birmanes ont refusé d'expliquer les motivations de leur acte, le film étant évidemment lié à leur décision.

Jouer des jumeaux

David Thewlis a été choisi pour interpréter à la fois le mari de Aung San Suu Kyi, Michael Aris, et son frère jumeau Anthony. Ce talentueux acteur, primé au Festival de Cannes pour son interprétation dans Naked de Mike Leigh, s'est confronté surtout à la difficulté de rendre perceptibles les différences entre les deux frères et à bien cerner leur manière "aristocratique" et presque artificielle de s'exprimer.

La vraie maison, ou presque

Le travail de reconstitution de la maison d'Aung San Suu Kyi a été marqué par une telle précision que les meubles ont été disposés de la même façon, le piano avait la marque identique à celle de l'instrument original, et même les cadres des photographies ont été reproduits à la perfection. Pour connaître les mesures exactes de la maison, l'équipe s'est servie de l'outil informatique Google Earth.

La Birmanie en fond vert

Comme la Birmanie n'acceptait pas de financer un projet aussi hostile au gouvernement, l'équipe fut contrainte de chercher d'autres moyens de représenter le pays en images. Ainsi, une grande partie des prises a été faite en Thaïlande, près de la frontière birmane. Le vrai temple Shwedagon a été filmé de plusieurs angles, pour que le jeu des acteurs, initialement enregistré sur fond vert, puisse être superposé numériquement au décor. Finalement, quelques scènes en plein centre de Rangoon ont été tournées en caméra cachée.

La tour de Babel

Malgré le professionnalisme de l'équipe birmane engagée pour le projet, Luc Besson avoue avoir eu des difficultés de communication : "On traduisait mes demandes en anglais, qui elles-mêmes étaient traduites en thaï puis pour les acteurs en birman."

Libération en plein tournage

En novembre 2010, alors que le tournage se déroulait en Thaïlande, l'équipe a eu la nouvelle tout à fait inattendue de la libération de Aung San Suu Kyi, emprisonnée depuis plusieurs années. Selon Luc Besson, "On a d'abord été très heureux, puis déstabilisés, car on faisait ce film pour contribuer à sa libération – et on apprenait qu'elle était libérée avant la fin du tournage", explique-t-il. Malgré l'idée initiale d'abandonner le film, l'équipe a décidé de poursuivre le projet, notamment à cause du manque de liberté toujours imposé à l'activiste, qui n'a pas obtenu l'autorisation de revenir dans son pays si elle venait à le quitter. A l'époque, Aung San Suu Kyi a par ailleurs envoyé un message encourageant à tous les artistes : "Usez de votre liberté pour promouvoir la nôtre."

Une démocratie... militaire ?

Luc Besson se montre très agressif envers le gouvernement birman actuel : "Il s'agit d'une bouffonnerie et d'un pays qui tente de s'acheter une image de démocratie pour pouvoir faire du commerce et du tourisme." En effet, la majorité des sièges du Parlement est occupée par des militaires, et l'autre partie est composée, essentiellement, d'anciens militaires. Un vote populaire a décidé de donner 392 sièges au NLD, le parti d'Aung San Suu Kyi, et seulement 7 sièges aux militaires, mais ces résultats n'ont jamais été respectés.

Les journalistes (pas toujours) bienvenus

Bien que le tournage de The Lady a commencé de manière très discrète en Thaïlande (pour éviter toute pression de la Birmanie voisine), dès que l'équipe s'est délocalisée en Angleterre, Luc Besson s'est dépêché d'inviter plusieurs journalistes afin d'annoncer la production et de divulguer quelques informations sur le film. Il convient de souligner la rareté de ce choix chez Besson, habituellement agressif vis-à-vis de la presse depuis les critiques très négatives à propos de son film Le Grand bleu en 1988. Besson a d'ailleurs poursuivi quelques médias en justice, comme la revue Brazil, pour les commentaires négatifs à propos de ses œuvres.

Yes, she can !

Si une affiche doit attirer l'attention, le moins que l'on puisse dire est que celle de The Lady remplit aisément sa mission ! En effet, l'équipe n'a pas fait les choses à moitié puisqu'elle a confié sa réalisation à Shepard Fairey, graphiste américain mondialement connu pour avoir créé l'affiche "Hope" de Barack Obama. Il avait de plus déjà travaillé sur Aung San Suu Kyi en 2009, avec une œuvre intitulée "Freedom To Lead" et servant de base à l'affiche du biopic de la politicienne.

Le mur de la liberté

A l'occasion de la sortie du film The Lady, un site officiel a été créé, dans lequel les internautes peuvent contribuer au "mur de la liberté" (wall of freedom), en envoyant leur photo et en proposant leur définition de liberté. Le rassemblement de toutes les images forme le portrait d'Aung San Suu Kyi.

Avant-première

The Lady a été présenté au public pour la première fois le 12 septembre 2011, à la 36e édition du prestigieux Festival International de Toronto.
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