3427 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
200 critiques spectateurs
5
71 critiques
4
71 critiques
3
30 critiques
2
19 critiques
1
5 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Bertie Quincampoix
142 abonnés
2 053 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 13 mars 2021
Second long-métrage du précoce Alejandro Amenábar, 25 ans à l’époque, Ouvre les yeux connut un succès monstre en Espagne comme dans le monde entier – les Américains en firent rapidement un remake sous le titre de Vanilla sky. Un enthousiasme amplement mérité pour ce film impressionnant de maîtrise, à l’ambition folle, qui revisite de nombreuses thématiques chères au cinéma. On pense ainsi à la Belle et la bête, aux Yeux sans visages de Franju, à Phantom of the paradise mais aussi aux thrillers horrifiques et aux meilleurs films à énigme américains, à qui Abre los ojos n’a rien à envier. Sans jamais tomber dans le piège du « twist final », ce conte cruel, troublant et fascinant s’amuse à brouiller les frontières entre rêves, fantasmes et réalité, en nous embarquant dans les méandres de la psychiatrie comme dans celles la science-fiction. Il est superbement porté par Eduardo Noriega et Penélope Cruz.
6 196 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 3 mars 2021
C'est un film prétentieux et complaisant à son pire. Beaucoup de gens semblent confondre complexité et intérêt. Résoudre un Rubik cube est complexe mais finalement pas très intéressant. En fait maintenant que j'y pense je préfère apprendre comment fonctionne un Rubuk cube que comment fonctionne cette intrigue. Le film ne remet jamais en question le prix de la vanité du héro principal puisqu'il est riche et peut se permettre de racheter son regard. L'intrigue du film est incompréhensible pour de nombreuses raisons. Plutôt que de tomber dans le piège d'en faire un simple rêve le réalisateur utilise la fantaisie de la perception artificielle et de la cryogénie pour suggérer que César a en fait créé son propre cauchemar à partir de son passé confondant le passé avec sa nouvelle réalité construite 150 ans après sa mort. C'est une autre vérité déprimante car toutes les avancées dont on entend parler dans le domaine de la recherche génétique et médicale ne serviront qu'aux riches et ne se répercuteront jamais sur l'homme ordinaire. Ouvre les yeux est comme un conte de fées de la richesse et donc cette histoire est une pilule amère à avaler...
excellent thriller... a la fois thriller psychologique, onirique et avec un peu de SF... l histoire est pleine de rebondissements en perspective... on ne sait jamais ce qui relève du rêve ou du réel... la mise en scène est faites ds ce sens... on navigue ainsi dans l esprit tourmenté d un psychotique qui cherche a comprendre ce qui a pu lui arriver... la fin est un peu tiré par les cheveux mais satisfaisante... par ailleurs j avais vu le remake américain Vanilla Sky il y a assez longtemps mais j en avais pas un super souvenir...
Une réflexion métaphorique sur la confrontation avec le monde réel et son acceptation à travers cet entrelacs de fantasmes, de rêves et de véracité dont la difficulté à démêler les nœuds est manifestée avec force tension par la prestation magistrale d'Eduardo Noriega vacillant entre aveuglante folie et douloureuse lucidité. Aidé par une dynamique mise en scène, le film nous happe dans son univers fascinant, inquiétant. La force du propos aurait été raffermie me semble-t-il si spoiler: l'ultime plan avait été celui de son second suicide, même si d'aucuns crieraient au pessimisme absolu! Une expérience entre fantastique et métaphysique à ne pas éviter!
Alejandro Amenabar brouille les pistes et le spectateur en jouant avec cette frontière si ténue entre le rève, la folie et la réalité. Ce genre d'approche n'est pas nouveau mais a rarement été aussi bien maitrisé que dans "Ouvre les yeux". On ne sait plus où donner de la tête et le cinéaste nous ballade durant tout son film jusqu'à ce final magistral. Excellent.
Ouvre les yeux est un excellent film d'Alejandro Amenábar. Vu bien après après avoir visionné le remake de Cameron Crowe (qui m'avait plu), je retrouve ici toute la richesse de l'intrigue qui m'avait séduit dans l'adaptation américaine. Et le fait de connaître la fin du film n'enlève rien au plaisir que l'on a devant le film. En revanche, il permet de se rendre compte à quel point le remake a repris quasiment ligne de dialogue par ligne de dialogue la version originale. Le film a une intrigue très forte : nous suivons l'histoire de César, riche propriétaire par héritage d'une chaîne de restaurant, qui, après avoir subi un accident le défigurant et tuant une de ses conquêtes, commence peu à peu à perdre la tête et voir le visage de la défunte sur les traits de la femme qu'il aime. Ce désarroi psychologique est très convaincant. La révélation finale est toujours aussi poignante. Penelope Cruz (qui rempilera dans le remake américaine) est impeccable dans ce film. Eduardo Noriega est lui aussi très convaincant. À voir, un vrai ovni dont l'intrigue et les thèmes ne seront jamais aussi bien traités.
Un thriller psychologique qui rend hommage aux Yeux sans visage de Franju et au Vertigo d’Hitchcock, mais s’inscrit surtout dans le goût des années 90-2000 pour les thrillers psychologiques teintés de fantastique, qui jouent sur les perceptions fragmentées et les twists alambiqués (Sixième sens, Memento, L’Effet papillon, Fight Club, Le Prestige, etc.). Pas franchement du cinéma subtil donc, d’autant plus que la dernière partie, à la fois trop explicative et complètement invraisemblable, a un côté over the top très espagnol qui n’est pas vraiment du meilleur goût. Je retiens quand même quelques effets de mise en scène réussis pour faire ressentir le vertige du personnage, mais tout ça est un peu maigre, comparé à l’ambition affichée du scénario.
Avec Ouvre les Yeux, Alejandro Amenábar a l’intention de nous perdre dans un labyrinthe où rêve et réalité se mêlent et s’emmêlent, au point de tisser, à force de retournements dramatiques, un ensemble compact dont nous ne pouvons que ressortir chamboulés. Pas de chance pour nous, donc, car le voyage proposé ici ne s’apparente jamais au brouillage promis, mais tend à correspondre à un exercice de style guère maîtrisé d’un artiste petit-malin. De Don Juan à Frankenstein, le film échoue à dépasser les caricatures qu’il met en place – notre héros est l’incarnation du fils à papa embourgeoisé et beau garçon –, conjugue démonstrations pompeuses et emboîtement calamiteux des niveaux que de la réalisation, tout aussi balourde, évacue de son mystère intrinsèque. La tension croît au cours d’un premier segment efficace, mais une fois l’accident arrivé s’enchaînent les scènes sans que l’énigme ne s’en trouve nourrie, si bien que le spectateur s’ennuie devant un spectacle peu attrayant et que de très bons acteurs (Pénélope Cruz est, une fois de plus, délicieuse) ne parviennent à sauver. Ouvre les Yeux constitue donc un challenge inscrit dans son titre même : résister à l’inévitable envie de clore les paupières pour s’enfoncer dans un sommeil réparateur.
C’est un chef-d’œuvre du thriller espagnol, l’un des meilleurs, l’intrigue psychologique d’un personnage qui avait tout pour lui, l’argent, la beauté, les femmes à ses pieds jusqu’à ce qu’il rencontre l’une d’entre elle d’une passion amoureuse teintée de jalousie maladive et l’embarque de force dans son égoïste folie meurtrière. En survivant, les séquelles le marqueront profondément dans la mélancolie qu’il ne s’en remettra pas, le moteur tournant de sa faillibilité fut l’erreur de participer à un étrange et mystérieux programme de cryogénisation en promettant mont et merveille de reconstruction faciale dans un futur lointain mais ne propose par les faits que de suggérer de vivre d’illusion et de fantasme. Il navigue d’abord dans la réalité puis l’accident survenu le plonge vers de doux rêves et cauchemars effrayants en tout genre dans une totale rupture de son état psychique faisant suite au stress post traumatique. La mise en scène est motivée par le fil conducteur qui mènera vers sa chute finale.
L'ensemble des confusions apparaissant au cours de l'intrigue sont élucidées lors d'une chute finale digne de «Shutter Island». En plus de l'étude des troubles psychiatriques résultant du traumatisme vécu par César qui détruit la qualité à laquelle il était le plus attaché, «Ouvre les yeux» propose un questionnement sur notre réalité comparable à celui de «Matrix» ou de «Inception». Tellement absorbant qu'on en oublit qu'il s'agit d'un film; preuve de la qualité de la mise en scène selon moi.
Un jeune homme riche et beau voit sa vie vie changer à la suite d'un accident. Après Tesis, Amenabar garde le haut niveau avec ce film ellyptique, complexe, audacieux, créatif. On y retrouve ses acteurs fétiches pour notre plus grand plaisir, et une histoire dans laquelle il faut vraiment s'accrocher pour suivre. Les espagnols aiment cela souvenez vous Luis Bunuel dans ses derniers films, sauf qu'ici ce n'est pas du surréalisme mais du compliqué objectif et subjectif. Un grand film que les américains ont crus devoir refaire.
Ouvre les yeux est un excellent drame psychologique, de par sa réflexion que par sa réalisation. Le film est gouverné par la moralité entre la vision manichéenne. Les acteurs sont performants dans leur rôle et le maquillage est très bien effectué. Ainsi, Ouvre les yeux est un ouvrage de référence sous-estimé par le monde du cinéma.
Ce film est mon film préféré, je pense, c'est un chef d'oeuvre à ne surtout pas manquer ! Tout est parfait dans ce film, mais les deux points les plus marquants sont le scénario et le montage. L'histoire est remarquablement bien ficelée, et le twist final nous choque, nous fait poser milles et unes questions, et est extrêmement bien amené - ce twist est un de ces twists qui renversent le film, qui le font voir d'une tout autre manière, comme dans Fight club ou Les autres. Quant au montage, les scènes sont extrêmement bien filmées (je pense notamment à la scène où spoiler: le protagoniste fait une overdose de médicaments , qui revient régulièrement comme pour hanter le protagoniste... et le spectateur ! Je trouve qu'elle est extrêmement bien faite). Le film est beau, malgré le fait que le monde soit un peu une dystopie. Je n'ai pas les mots pour dire à quel point ce film est parfait ! Juste, allez le voir. Vous ne regretterez pas.
A la différence de son remake (Vanilla Sky), "Ouvre les yeux" entre beaucoup plus rapidement dans le vif du sujet et se montre bien plus cruel, avec de réelles hallucinations chez le personnage principal. Ce qui est impressionnant est que la majeure partie des scènes et dialogues seront reprises pour le remake, ce qui efface presque cet original, beaucoup plus sombre et tout aussi bien joué, encore que le personnage principal est plus colérique et joue peut-être mieux que Tom Cruise (Sauf en ce qu concerne le charme naturel pour lequel Tom Cruise est bien meilleur). Un bon thriller.
Vraiment original, film fantastique par excellence. Si le début est un peu long a se mettre en place, on fini par rentrer dans le film et dans ce scénario hors du commun.