38 abonnés | Lire ses 2187 critiques |
Ce que nous apporte ici le réalisateur allemand Jan Schomburg est une approche très freudienne de l’amour. Le fait de rechercher à travers un parfait inconnu un substitut à un mari disparu nous est en effet présenté comme un besoin obsessionnel chez cette jeune veuve désœuvrée, au risque de donner un aspect malsain à sa nouvelle relation. Un rapport fait entre amour et fascisme est ainsi fait, argumenté sur le fait qu’aimer n’est que le fait de vouloir transformer l’autre en celui que l’on désire… Un concept provocateur qui fait froid dans le dos. Quoiqu’il en soit, l’interprétation pleine de délicatesse de Sandra Huller et la mise en scène maitrisée nous font pleinement profiter des émotions de son personnage mais laissent une part trop pesante aux mystères qui entourent ses connexions affectives.
Ajoutée le 29 avr. 2012 à 23h18
Chargement...


