Woody et les robots
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Yves G.

1 847 abonnés 4 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2018
Miles Monroe (Woody Allen himself) a été cryogénisé en 1973. Il est ranimé deux cents ans plus tard par un groupe de médecins. Ils espèrent que Miles les aidera à renverser la dictature qui les oppresse. Poursuivi par la police, Miles trouve refuge dans la maison de Luna Schlosser (Diane Keaton herself).

En 1973, Woody Allen n'est encore qu'un gagman hilarant qui après avoir acquis la célébrité dans la stand up comedy est depuis peu passé derrière la caméra. Il n'a pas encore pris le tournant qui le conduira, sur un mode moins loufoque, à réaliser ses chefs d'œuvre de la fin de la décennie : "Annie Hall" et "Manhattan".

"Woody et les robots" reprend les mêmes recettes que ses films précédents. Braqueur de banque ("Prends l'oseille et tire-toi"), guérillero sandiniste ("Bananas") ou New-yorkais projeté malgré lui dans un futur inquiétant ("Woody et les robots"), Woody Allen y joue le seul rôle qu'il ait jamais loué : un clown à lunettes, triste et peureux, d'une pathologique maladresse et d'un pessimisme indécrottable.

Comme toutes les comédies de Woody Allen, celle-ci est ponctuée de répliques désopilantes, d'aphorismes hilarants, parfois un peu trop écrits pour être naturels. Un échantillon :
"My brain? It's my second favorite organ!"
"It's hard to believe that you haven't had sex for 200 years. / 204, if you count my marriage."
"Science is an intellectual dead end, you know? It's a lot of little guys in tweed suits cutting up frogs on foundation grants. "
"I'm always joking, you should know that about me; it's a defense mechanism."
"You don't believe in science, and you also don't believe that political systems work, and you don't believe in God, huh? / Right. / So then, what do you believe in? / Sex and death - two things that come once in a lifetime... but at least after death, you're not nauseous."

"Woody et les robots" a horriblement vieilli. D'ailleurs devait-il déjà être démodé au moment de sa sortie. Mais il a tellement vieilli que ses défauts ont disparu : l'indigence du scénario, la lourdeur des gags, la pauvreté des effets spéciaux...
Restent uniquement la drôlerie des dialogues et le plaisir de voir Diane Keaton. À vingt-sept ans, elle rayonne de beauté et révèle un étonnant potentiel comique que son visage de madone ne laissait pas augurer. Chaque plan d'elle est une déclaration d'amour que lui adresse Woody Allen. Elle y répond avec une désarmante ingénuité. Et surtout avec un fou-rire qu'on sent poindre à chaque fin de scène et dont on s'imagine sans peine avec quelle spontanéité il a éclaté juste après le Cut.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 septembre 2017
Après "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe...", Woody Allen enchaîne un an plus tard, toutjours implanté au coeur sa veine légèrement expérimentale du début des années 1970. En 1973, il réalise "Woody et les robots" où il compose la bende-originale et fait la rencontre de Diane Keaton. S'il eut un certain succès en son temps et contribua même à fédérer un premier noyau de fans, le résultat s'assimile cependant à un Allen nettement mineur. Le cinéaste ne possède pas encore la totale maîtrise de son appareil comique et ses diverses composantes. Son personnage n'est pas encore totalement abouti et trouve en écho un tempo peu séduisant. Avec ses gags, on sent le cinéaste, proche d'un héritage composé d'Harold Lloyd, Chaplin ou les Marx Brothers. Mais l'ensemble reste lourd, bâclé et souvent mal monté. Ce film reste anecdotique par rapport à la suite. Cette exploration de jeunesse de la science-fiction n'est pas vraiment convaincante.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2017
Woody et les robots ( Sleeper ) n'est pas le genre de film ou l'on rit à gorge déployé, son humour tend vers le burlesque et le caustique. La modernité de ce long métrage rappel les créations de Charlie Chaplin, le lien est saisissant. Diane Keaton et Woody Allen forme un duo à la fois attachant et cosmique, parfait pour une folie pareil ! Le summum de leur complicité se trouve selon moi lors de cette scène ou ils se donnent la réplique dans un " remake " d'Un Tramway nommé Désir, ils sont tout deux étincelants.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2015
Woody Allen faisant de la science-fiction : cette idée a de quoi surprendre ! Pourtant, en abordant un genre a priori extrêmement éloigné de lui, Woody Allen réalise un bijou de pure comédie. En effet, l’acteur-réalisateur se sert du genre pour enchainer les gags de manière non-stop. Il utilise plusieurs registres d’humour alliant des gags burlesques purement visuels à l'humour axé autour du dialogue, aspect qui sera caractéristique de la suite de sa carrière. A travers le genre de la science-fiction, Allen s’amuse à parodier le monde contemporain et à rendre hommage à ses inspirations culturelles (il faut avoir vu Diane Keaton rejouant le rôle de Marlon Brando dans Un tramway nommé Désir ainsi que la parodie du HAL 9000 de 2001, l’Odyssée de l’espace). Le design et les costumes (signés par Joel Schumacher, le futur réalisateur de Chute libre et de Batman et Robin) évoque le cinéma de science-fiction contemporain (on pense à THX 1138 de George Lucas et à Orange mécanique), ce qui en fait un pur produit de son époque, et la mise en scène est assez simple, voire trop. Malgré ces deux aspects pouvant aujourd’hui desservir un peu le film, Woody et les robots est un film hilarant d’un bout à l’autre et reste une des pures comédies burlesques les plus réussies de Woody Allen.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2015
Woody et les robots n’est clairement pas la meilleure comédie de Woody Allen. Pourtant, cela démarre plutôt bien avec une idée qui en vaut une autre et des décors stylisés qui évoquent les créations de Kubrick pour Orange mécanique ou 2001. On apprécie également les multiples références au burlesque des années 20. Ainsi, Allen cite fréquemment Chaplin, convoque l’ombre tutélaire de Buster Keaton, ainsi que le délire des Marx Brothers. Loin de son univers habituel, il semble plus embarrassé quand il s’agit de placer ses répliques culte qui ne s’intègrent pas vraiment bien ici. De même, on se contrefiche un peu de son histoire d’amour avec Diane Keaton dans un contexte qui privilégie l’action et les rebondissements. Par la multiplicité de ses influences, Sleeper ressemble donc davantage à un laboratoire d’expérimentations en tout genre pour le jeune Woody qui semble se chercher. Le résultat est loin d’être déshonorant, mais cela reste un peu bordélique et foutraque. En tout cas, pas abouti.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2015
Fort d'une idée originale et de dialogues lumineux, "Sleeper" est un film délirant à la vision futuriste drôle et inventive. L'association du charme et de la folie de Keaton au pessimisme de Allen fonctionne également très bien et donne lieu à des scènes croustillantes. Toutefois, il est regrettable que le scénario ne soit pas plus élaboré. À cause de son côté foutraque, le film finit par s'essouffler et perd en intérêt. Un bon Allen au potentiel important qui aurait pu être mieux exploité.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mai 2014
"Sleeper" marque l'entrée éphémère de Woody Allen dans la science fiction; une science fiction qui s'allie néanmoins à la comédie et permettant ainsi à Woody Allen d'étendre son humour pince-sans rire. L'univers dystopique développé ici permet également au célèbre cinéaste de critiquer certains aspects social et politique de notre société actuelle transposés dans le futur. Un élément que l'on retrouve d'ailleurs dans plusieurs de ses oeuvres. Toutefois, la bonne écriture des dialogues et de certains de ces monologues tranche avec cet humour burlesque, potache et tarte à la crème qui emprunte beaucoup au cinéma muet. Loin de faire rire, les gags s'avèrent bien lourds, obsolètes, faciles et rarement drôles. Le visuel a aussi mal vieilli mais aussi kitsch soit-il, il s'accorde bien avec l'ambiance bon-enfant du film. Oeuvre mineure d'Allen, "Sleeper" ne convainc guère et on lui préfèrera le film suivant: l'excellent "Guerre et Amour".
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2014
Dès le début on sent qu'on est chez Woody Allen, une superbe musique de jazz entrainante pour annoncer l'équipe technique du film. Puis on est directement immergé dans ce futur, où entre les différents décors futuriste, on découvre Woody Allen dans du papier aluminium, réveillé par des médecin après une longue hibernation et ignorant qu'il est dans le futur puis il sera embarqué dans diverses histoire et complot où il sera traqué sans qu'il ne sache pourquoi. On retrouve ici son fameux personnage de petit juif geignard, maladroit et névrosé, toujours attachant et marrant. Il multiplie les références, que ce soit envers Kubrick (2001, l'Odyssée de l'espace notamment), Lucas (Thx 1138) ou encore "Un Tramway Nommé Désir (qui donnera une superbe scène où Keaton et Allen remplace Brando et Leigh) et chaque scène est riche en détail et idée, notamment à travers les décors. Il use souvent savoureusement du burlesque, comme il le faisait dans ses premiers films même si le rire n'est pas forcément là à chaque fois, dans l'ensemble ca marche plutôt bien. Il ne manque pas non plus de pertinence dans sa vision du futur et envers la société. "Sleeper", c'est déjà son cinquième film et au passage sa première collaboration avec la belle Diane Keaton, si dans l'ensemble c'est plutôt réussi et se laisse agréablement regarder mais ce n'est pas non plus son film le plus mémorable.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2014
Ce film compte parmi les premières réalisations de Woody Allen, situé chronologiquement entre Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe... et Guerre et Amour. Une période burlesque à tous crins, au cours de laquelle le réalisateur-scénariste-acteur impose son personnage de gringalet intello, névrosé, hypocondriaque, maladroit, trouillard et incompréhensiblement séducteur. En 1973, ce personnage comique est connu et reconnu ; il ne semble même faire qu'un avec son créateur, puisque le titre de ce film en VF est Woody et les Robots, alors que le "héros" s'appelle Miles Monroe... Bref, nous voici embarqués avec Woody-Miles dans un univers de science-fiction qui lui permet de tirer un trait d'union entre la société des années 1970 et celle qu'il imagine 200 ans plus tard, après quelques dérives. Il y va de son regard satirique pour présenter un monde mécanisé jusqu'à l'absurde, gouverné horriblement, culturellement uniformisé et peuplé de gens hyper stressés, avec des hommes impuissants, des femmes frigides... Heureusement, il y a l'Orgasmastron, irrésistible invention ! Woody Allen y va aussi de son talent pour l'imitation et la parodie, en affichant de multiples influences et références adaptées à sa sauce. Côté littérature : Orwell, Wells... Côté cinéma : clin d'oeil à 2001 - L'Odyssée de l'espace, hommage à Chaplin (Les Temps modernes, Le Dictateur) et au slapstick... Il faut également le voir imiter Vivien Leigh dans Un Tramway nommé Désir, tandis que Diane Keaton se paie Marlon Brando dans Le Parrain.
Le film foisonne ainsi de gags, répliques délirantes et autres idées saugrenues (notamment le clonage du nez du tyran...). Tout cela est enchaîné sur un rythme frénétique. Alors ça part un peu dans tous les sens ; ce n'est pas toujours d'un niveau égal ; la réalisation n'est pas forcément à la hauteur de l'inspiration comique (ça s'arrangera avec le film suivant, Guerre et Amour, plus soigné en la matière). Mais on s'amuse et on rit beaucoup dans cette comédie de SF qui déconcerta le public à l'époque de sa sortie et fut un échec commercial. À redécouvrir, donc.
6nematod
6nematod

18 abonnés 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 décembre 2013
Je ne juge que la première partie du film, n'ayant pas tenu plus longtemps.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2013
Ce cinquième film de Woody Allen, comédie sur fond de SF, aurait pu faire partie de ses meilleurs si la première partie n'était pas parfois un peu laborieuse malgré une vision du futur qui est loin de manquer de pertinence et quelques coups de griffe envers la Société bien assénés. Alors qu'au contraire, la seconde partie est du véritable grand Allen où il rend hommage autant qu'il parodie Chaplin, Lucas et Kubrick. La séquence où on vérifie que le cerveau de son personnage a bien été lavé en le faisant participer à un concours de miss ou la reprise un peu particulière d'"Un Tramway nommé Désir" (où Woody Allen reprend le rôle de Vivien Leigh et Diane Keaton celui of course de Marlon Brando !!!) sont hilarantes. Mais le meilleur est réservé à la toute fin avec l'opération de clonage, avec la participation d'un robot qui rappelle très fortement HAL9000, qui est incontestablement un des sommets du réalisateur-comédien. Il permet aussi de rappeler que Diane Keaton est le véritable alter-ego féminin d'Allen et que sur le plan du comique elle n'a rien à lui envier ; leurs scènes ensemble sont souvent de véritables pépites. Un bon cru allenien.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2015
L'un des premiers films de Woody Allen se passe en 2173, quand Miles Monroe, personnage névrosé, angoissé et inculte, se réveille après 200 ans de congélation. Il doit alors faire face aux problèmes politiques et sociaux d'un futur délirant, où les aliments sont plus grands que les humains et où un nez dirige le pays (si,si). Monroe est joué par le cinéaste lui-même, qui livre ici une de ses plus irrésistibles performances d' acteur, aux côtés de Diane Keaton, très drôle elle aussi dans le rôle d'une ravissante idiote. Le film, grâce à son sens du burlesque et de l'absurde, son rythme effréné et ses dialogues à pleurer de rire, est donc une des plus grandes réussites de son auteur.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 février 2013
Film très dynamique et qui semble rempli d’une certaine joie de vire, d’un souffle de légèreté et de folie. Certes, les décors, vêtements, véhicules ne sont pas crédible mais le monde que crée Woody Allen est émerveillant et contribue au comique du film. L’histoire ne se contente pas d’être bêtement comique puisqu’elle est pleine de référence à une certaine société dictatoriale et fait l’éloge de la résistance. Y compris celle des faibles et des lâches. D’une certaine manière Allen nous rappel de ne pas refaire les erreurs du passé dans notre course vers l’avancée. Il nous rappel aussi l’intérêt de la simplicité et des plaisirs naturels (cf. spoiler: la boite à orgasme
!). C’est un film plein d’entrain et de joie de vivre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 janvier 2013
Alors celui-là je l'adore. A l'époque Woody Allen n'avait pas encore défini son style et faisait exclusivement de la comédie ("Bananas", "Tout ce que vous avez ..."). Ici donc "Woody et les robots" (j'adore ce titre français), une comédie complètement déjantée mais pas si bête que ça. On suit Miles qui se réveille 200 ans dans le futur et qui va prendre part - malgré lui - à la résistance contre l'état quelque peu dictatorial qui y règne. Le futur imaginé par Allen est fun, fantaisiste, aséptisé; l'atmosphère est très bien rendue, les objets, les robots (j'adore la gueule et la démarche des robots), les véhicules, les costumes, genre futur chromé, ce sont de petites touches mais c'est efficace et le charme opère. Le scénario est très bon, les situations s'enchaînent bien, le début, quand il se fait passer pour un robot; la fin vraiment n'importe quoi mais trop drôle, bref on arrête pas de rigoler, les répliques, les scènes sans queue ni tête ... Diane Keaton - ne l'oublions pas - est égale à elle-même, géniale en femme futuriste. C'est bourré de référence, et là je dois citer la scène où Miles se prend pour Blanche Dubois/Vivien Leigh et que Luna lui donne la réplique en imitant Marlon Brando, rejouant une scène d'un "Tramway nommé Désir", vraiment n'importe quoi. Un moment on crois aussi reconnaître une référence à HAL 9000 dans "2001: l'Odyssée de l'Espace". A noter aussi la musique, composée par Allen lui-même (ayant été clarinettiste), qui fait très music-hall, genre Charlie Chaplin, ce qui renforce l'effet comique. Bref, un Woody Allen mineur et léger mais très appréciable.
aléa54
aléa54

2 abonnés 36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2012
Un bon film de la période burlesque de Woody Allen.
On frôle des thèmes qui auraient sans doute été mieux traités par le Woody que nous connaissons aujourd'hui: la dictature, les techniques pour obtenir des individus une servitude volontaire.
Malgré tout, il y a de nombreuses scènes excellentes et on passe vraiment un bon moment.
Le personnage interprété par Diane Keaton, qui, bourgeoise nunuche au début du film, devient une révolutionnaire ardente, est vraiment savoureux.
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