Il était une fois en Anatolie
Note moyenne
3,4
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117 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 novembre 2017
J'ai vraiment beaucoup de mal à comprendre les critiques dithyrambiques qu'on peut lire sur ce film. Il faut d'abord se farcir une heure trois quarts de route et de haltes diverses, c'est très très très long et ennuyeux. Le seul point qui paraît indiscutable, c'est la maîtrise technique, le cadrage et l'éclairage au top. Mais à part ça... Seul moment magique, la scène du thé. Puis l'ennui reprend, jusqu'à la fin. Une dure épreuve !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 août 2017
Une réalisation déroutante, tout simplement parce que nous passons par de rares moments de grâce qui se confondent avec la lenteur et le vide alentours. Il n'y a pas de contemplations, certainement pour dénoncer la monotonie de l'anatolie..mais je n'y vois aucun intérêt pour le spectateur. Ce film n'est pas accessible pour tout le monde, et même le public visé n'est pas rassasié. Pas convaincu !
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 avril 2017
Présenté lors de sa sortie à Cannes (dont il obtiendra le Grand Prix) comme le film du renouveau du cinéma turc, quintessence du film d'auteur, ce "Il était une fois en Anatolie" est surtout un défi au temps et à l'ennui qui finit peu à par l'emporter. Alors certes, on pourra toujours s'attarder sur cet éloge de la lenteur dans un monde en proie au chaos et au non sens, on pourra souligner la justesse de la mise en scène, la beauté des images et le jeu très réussi des acteurs, mais il manque l'essentiel : une histoire, ce fil conducteur sans lequel la philosophie et l'introspection reste à l'état de définition. Qui n'est pas Leone qui veut, qui lui, n'a jamais manqué de raconter une histoire pour étayer sa longue introspection de l'âme humaine...
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2016
L’histoire est simple : un procureur et un médecin accompagnent un commissaire de police afin de retrouver le cadavre enterré par un suspect. Ce dernier a du mal à retrouver le lieu, vu que cela se déroule la nuit. spoiler: Après 1h30 d’extérieurs nuit, le jour se lève et on trouve le cadavre qui est emporté à l’hôpital pour être identifié par sa femme puis autopsié.
Tout ça en 2h30 ! C’est très long avec beaucoup de scènes « inutiles », sans dialogues qui auraient mérité d’être coupées. Tout est dit dans le 1er plan du film où la nature de l’image varie suivant la focale de la caméra... En fait, cela n’est pas un film policier, l’enquête sert de prétexte à décrire des personnages médiocres, ne pensant qu’à leurs petits intérêts : spoiler: le commissaire à l’épouse acariâtre et à l’enfant sous traitement médical, le médecin, divorcé depuis 2 ans et sans enfant, le procureur dont la femme s’est suicidée, le maire d’une commune (où ils font halte pour dîner) cherchant à financer une morgue et la personne de la morgue, mécontent de la médiocre qualité de ses instruments pour autopsier
. La longueur peut se concevoir mais autant adopter le format du feuilleton, à la manière de l’excellente série britannique « Broadchurch » (2013) qui mélange brillamment enquête policière et étude sociologique d’une petite ville côtière du Dorset. Seule la mise en scène sauve le film qui ne mérite pas toutes les louanges de la critique internationale. Quant au titre, il peut induire en erreur car on est très loin du souffle épique de « Il était une fois dans l’Ouest » (1968) et de « Il était une fois en Amérique » (1984) de Sergio Leone. .
bendelette
bendelette

34 abonnés 281 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2015
une petite merveille de délicatesse parallèlement à un véritable thriller.Des touches de peintre pour construire un tableau passionnant.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 août 2015
Dans la nuit anatolienne, des policiers accompagnés de suspects mènent l'enquête d'un meurtre en cherchant un corps enfoui sous terre. La première partie de ce très mystérieux "Il était une fois en Anatolie" accumule les symboles et les discussions très suggestives, une façon de captiver le spectateur tout en lui faisant espérer que la suite mettra en lumière la multitude d'indices déployés. Mais le questionnement hermétique des principaux personnages ne s'éclaircit pas dans une seconde partie se passant le jour (métaphoriquement, on pouvait s'attendre à un parti pris plus explicatif), qui tente d'aller plus en profondeur dans la métaphysique du médecin et du procureur, mais échoue à atteindre une hauteur qui aurait donné un sens plus large à une histoire en fin de compte assez frustrante. Il est indéniable que Ceylan a de grands talents de metteur en scène (bien que sa réalisation soit un peu trop tape-à-l’œil à mon goût) et que l'écriture de son film est fine et précise, mais le cinéaste turque reste en deçà de ses deux grands modèles, à savoir Ingmar Bergman (pour le drame qui entoure les personnages) et Michelangelo Antonioni (pour ses silences et son rythme). Un beau film, intéressant à défaut d'être passionnant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 mai 2015
C'est lent. C'est trèèèès lent. Mais j'ai été assez fasciné par ce film. Comme on peut contempler une œuvre d'art pendant des heures, le film se déroule devant nos yeux et nous ébloui d'images somptueuses.
joevebulle
joevebulle

4 abonnés 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2014
Avec tous le films actuels gonflés à la testostérones, celui-ci fait tâche. On peut appeler ça un film d'art et d'essai. Difficile d'approche à cause d'un rythme très lent et de peu d'actions, il faut lui reconnaitre des qualités certaines et notamment celui de coller au rythme réel de la vie. A voir donc, mais s'y préparer.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2014
Découverte du cinéaste Nuri Bilge Ceylan avec "Il était une fois en Anatolie", une véritable expérience de cinéma, un film qui par son apparence interminable se défend par la maîtrise indéniable du réalisateur.

On est plongé de nuit dans un décor sans véritable repère, un cortège de police assisté d'un médecin légiste et du procureur conduit deux suspects sur le lieu exact de leur crime dans l'espoir de retrouver le corps. Mais la situation devient confuse, les personnages tournent en rond face à l'uniformité du paysage, se révèlent, se lient, s'affrontent durant ce long voyage dont il faudra attendre les premières lueurs du jour pour y trouver des révélations.
Un long métrage dépaysant, Ceylan nous immerge littéralement dans les steppes de l'Anatolie à coup de longs plans séquences contemplatifs reflétant la morosité de la situation, il maîtrise parfaitement son sujet, la mise en scène ultra réaliste se veut au plus près de des protagonistes, avec un sens de l'esthétisme brillant et des scènes quasi mystiques grâce à ce perfectionnisme plastique de l'image, la séquence de la lanterne de la fille du maire illustre parfaitement ce sentiment.
Les dialogues dégagent une grande sincérité teintée parfois de cynisme et d'humour pinçant, les personnages révèlent leur complexité, on ressent presque leur froideur, ils restent figés dans le temps et l'espace, et plus le film avance moins nous savons où nous allons, l'immersion est telle que le degré narratif prend toujours par surprise avec pas grand chose, c'est presque un exploit.
Une fois le jour levé le film prend un autre tournant, plus banal et méthodique, comme dans un autre monde (rappelant un peu le traitement de New York par Scorsese dans "Taxi Driver", toutes proportions gardées évidemment), la mélancolie du médecin en devient émouvante, les protagonistes sont transfigurés, toujours avec cette morosité ambiante tout à fait palpable des mécanismes de la vie, la simplicité étudiée de la mise en scène de Ceylan ne gâche en rien les longueurs "monstrueuses" de son long métrage, mais le spectateur se doit d'adhérer totalement à son art au risque de se noyer face à cette lenteur apparente.

"Il était une fois en Anatolie" est un film avant tout contemplatif et immersif où le réalisateur partage sa vision de la condition humaine sous un angle ultra réaliste et froid, avec des moments de bravoure ainsi qu'un traitement de l'image et une direction frôlant la perfection. A conseiller uniquement pour les cinéphiles aventureux.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2014
Encore une réussite pour le cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan qui réalise un drame policier de trés bone qualité. "Il était une fois en Anatolie" bénéficie d'une excellente mise en scène jouant sur les lenteurs et un aspect contemplatif envoutant. Ne passez pas à côté de ce long métrage!
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2014
Moins sensoriel, moins "organique" que du Malick mais tout aussi contemplatif et poétique parfois. C'est long, lent et ne plaira pas à un large public. Le genre de film auquel il faut se préparer. Je m'étais fait une idée grâce aux critiques sur ce site qui étaient toutes unanimes sur ce point. Mais lorsqu'on réussit à se mettre dedans, ce film marque par la beauté de ses longs plans, très longs. Certaines scènes sont très belles et m'ont vraiment scotchées notamment la scène dans le village plongé dans l'obscurité après une coupure de courant où la fille du maire fait un passage laissant tout le monde sans voix comme si un ange venait de passer! Magnifique! J'ai beaucoup apprécié découvrir cette région austère avec ses habitants aux visages rugueux et aux regards profonds (particulièrement celui du Docteur) qui contrastent avec la futilité de leurs conversations futiles et souvent amusantes. J'ai également aimé ce film pour m'avoir fait découvrir cette région avec une superbe photo et cette population très pauvre aux préoccupations à l'opposé des nôtres. Ce genre de cinéma m'apprend à rester humble, à me remettre en tête que nous vivons dans un monde bien trop matérialiste, et surtout confortable (pour la majorité d'entre nous). Là bas, l'humain est bien plus important que le matériel.... puisqu'il n'y a pas de matériel! Je n'ai cependant pas saisi tout ce que le réalisateur voulait faire passer (pourquoi le docteur ne veut pas rapporter ce qu'il constate pendant l'autopsie?) mais l'essentiel était je pense de ressentir cette ambiance particulière. De ce côté, c'est on ne peut plus réussi!
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2014
Nuri Bilge Ceylan décèle avec talent les émotions qui parcourent les hommes face à la confrontation avec le mal : entre lassitude du travail policier, volonté de bien faire, répulsion et empathie, les personnages d’"Il était une fois en Anatolie" sont des individus pétris d’humanité dont le seul désir est d’être entouré de douceur – cf. l’apparition d’une belle jeune femme au milieu d'hommes – mais qui ont pour seule compagnie l’âpreté du monde. Le paysage est vaste, les collines et les champs toujours identiques, et ils ne sont rien au milieu de tout ça. Pour tromper l’ennui, ils en viennent à parler de leurs vies, leurs souvenirs ou plus prosaïquement des conditions à respecter pour que l’enquête soit en règle. Et c’est ainsi qu’un film minimaliste devient une grande odyssée métaphysique : sans avoir connu la sublime femme décédée dont parle le procureur, elle s’incarne dans les esprits et on imagine sans peine sa douleur lors de la mort, douleur encore présente et qui s’intensifie même au cours des dialogues avec le docteur. Ainsi, une nuit et une matinée en compagnie d’une poignée d’officiels met à jour toutes leurs faiblesses et leurs désirs avec une grande subtilité. La somptueuse photographie, augmentant la dimension sensorielle du film, achève de faire d’"Il était une fois en Anatolie" un chef-d’œuvre.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 juin 2014
Si le talent de Nuri Bilge Ceylan pour filmer sa Turquie natale, grâce à une mise en scène contemplative faite de plans allongés et à une photographie crépusculaire de toute beauté, est devenu indéniable, ses autres films reposaient également sur des scénarios mélodramatiques profonds. Hors, Il était une fois en Anatolie, avec sa durée de plus de deux heures et demi (soit la moitié de sa première version), ne se fonde que sur une série de conversations futiles à rallonge et sur une intrigue policière dénué d’enjeu. Bâti à la façon d’un road-trip, cette oeuvre longue et ennuyeuse reste hermétique, même lorsque la nuit et les mystères se lèvent pour faire un parallèle un peu grossier entre cette enquête qui n’avance pas et les difficultés de la société turque à se moderniser. Encore une fois, il n'y a que la magnificence des paysages qui soient aptes à sortir le spectateur de sa torpeur à la vue de ce long-métrage qui semble n'être pleinement agréable à voir que par bribes, à la manière de tableaux naturalistes de toutes beauté.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 mai 2014
"Il était une fois en Anatolie", c'est l'autopsie d'un pays en transition, dont les plaines s'étendent comme un corps nu et meurtri. Intéressant. Un peu dommage toutefois que le film se clot sur une intrigue psychologique aussi inutile que pesante.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2014
Un transport de police judiciaire en plein coeur de l'Anatolie, de nuit : un commissaire de police, un procureur d'Ankara et son greffier, un médecin requis comme légiste.... et bien sûr le suspect, et son complice présumé. Il s'agit de localiser l'endroit où a été enterrée la victime d'un homicide. Une errance qui va durer jusqu'au petit jour, l'auteur, alcoolisé au moment des faits, ayant des souvenirs très flous. La 2e partie de ce long film (2 h 30) est diurne : rapatriement du corps à la "ville" (une grosse bourgade), formalités - dont l'autopsie. Réalisation complexe, sous des apparences d'épure. Thèmes universels abordés, en particulier par les dialogues, mais beaucoup de non-dit aussi, un film d'hommes, mais où la Femme est omniprésente (inspiratrice, dangereuse ou angélique, maternelle, passionnée....), dans les rêves, les souvenirs, les frustrations, les douleurs... Ce qui justifie pleinement l'affiche - avec une unique silhouette humaine, féminine et de dos. Tout est là ! Très beau film, austère (mais avec des notes drolatiques), puissant et envoûtant, entre le récit oriental ("Il était une fois en Anatolie") et les classiques russes. Une récompense cannoise méritée (2011 - Grand prix).
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