Il était une fois en Anatolie
Note moyenne
3,4
669 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

117 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
33 critiques
3
30 critiques
2
19 critiques
1
8 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 janvier 2012
J'avais été attirée vers ce film par la bande annonce et la beauté du paysage. Passé le premier plan, très beau au soleil couchant, j'ai passé plus d'une heure à accompagner sur les routes en pleine nuit un cortège improbable d'hommes mal rasés à la recherche d'un cadavre. Pour les paysages, c'était plutôt raté !
Bien sûr c'est lent, parfois trop (ah, le démarrage du PC en temps réel !) jusqu'à en devenir ennuyeux, et la scène de l'autopsie est interminable et (pour moi) difficile à supporter.
Mais finalement, je suis contente qu'en 2012 on puisse encore voir des films comme ça, à l'opposé des films d'(hyper)action où il n'y a plus une seconde de silence et où tout est efficace et bien léché. Nous avons beaucoup à apprendre de ces regards venus des pays non-occidentaux.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 23 janvier 2012
La tres (trop) longue sequence nocturne m'a permis de faire une petite sieste, sans que je perde quoique ce soit de l'action (?). Pas sur que le mot soit bien choisi. Pour preuve cette longue voire interminable sequence sur la pomme tombee de l'arbre. C'est long, lent, rebarbatif mais pas vraiment ennuyeux. J'ai attendu une fin dont la venue me laisse perplexe. Restent un regard sur un pays qui semble, dans la campagne, reste au siecle dernier, de magnifiques paysages et deux roles remarquablement interpretes: le docteur et le coupable. Malgre cela, perplexe.... J'aurais du me mefier de la palme d'or. Les surprises qu'elle reserve sont souvent mitigees....
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 janvier 2012
Première image : une vitre. Floue. Derrière, des personnes discutent. Le flou disparaît peu à peu, lentement, très lentement. Et la vitre est franchit par la caméra, tout aussi lentement. Ceci pourrait résumer le film de façon très schématique. Toute a question tourne autour de la vérité, à travers sa quantification par les personnages. Divisé en 2 parties bien distinctes, l'une se déroulant intégralement de nuit, très lente, une mise en abîme grandiose et brillamment filmée amenant une deuxième partie qui se pose en conclusion infinie, l'autopsie. La présentation est parfaite : elle se fait par un plan large stabilisé englobant une portion de collines plates et désertes avec une petite fontaine à gauche, ce qui pose le cadre en rapport avec l'objet du film (de la grandeur labyrinthique de l'Anatolie représentant les méandres dans lesquels se perdent les réflexions des personnages), puis le « convoi » de voitures arrive doucement et tout les personnages sortent, s'étalant sous nos yeux. Puis l'interrogatoire commence, et les enjeux du films sont posés, en simple : qu'est-ce que la vérité ? Chacun pourra y voir différents aspects existentiels à étudier selon son niveau de lecture, et en tirer un questionnement ou des réponses. Car ce film est grand. Filmé à la perfection. Que ce soit au niveau de l'image qui est travaillée avec un perfectionnisme rappelant Kubrick (n'ayons pas peur d'utiliser de grands noms en guise de comparaison), dans l'organisation de chaque plan choisis avec un soin méticuleux, où dans les mouvements de caméra, très lent et effectués avec une stabilité, on reconnaît la marque du vrai film de cinéma. Avec un rythme extrêmement lent, propre à effrayer les cinéphiles novices et démarquant cette œuvre dans une catégorie restreinte des films qui dérogent à leur conditions de cinéma tel que le grand public l'entend, c'est à dire de produit commercial brut ou tout au plus de divertissement exquis. La profondeur de la réflexion y est trop importante et trop ancrée dans cette étude. Car c'est une étude, une étude mise en avant par le cinéma, car le réalisateur sait utiliser avec excellence ce support pour donner des dimensions autrement impossibles à atteindre et une approche unique, cela crève les yeux. Les acteurs, tous inconnus de par chez nous, sont des éléments qui prennent racine dans l'œuvre et qui en sont indissociables. Au de-là de leur prestation, il y a leur physionomie qui est pris en compte et l'assimilation inconsciente que l'on en fait. Il faut voir ce film pour comprendre. Mais tout l'intérêt ne se résume pas que à du questionnement de haut niveau, non. Il est habité d'émotions indescriptibles et figées. La vue du chien aboyant au dessus du corps de son maître. Le regard de l'enfant face au meurtrier. La scène où la femme du maire « apporte la lumière ». Les dialogues ressemblent de loin à du Tarantino lors des premières causeries des flics en voiture, mais petit à petit on passe sur des registres où les mots n'expriment plus rien. Tout le sens devient caché, tout comme la réalité. Les statuts sociaux des personnages induisant des rapports entre eux sont eux aussi fortement moqués, et une ironie mordante voit le jour lors de la deuxième partie. On a donc là une œuvre riche de sens, une vraie étude, du cinéma de haute zone, un classique dans sa forme, mais qui sera bien vite oublié et rejeté par le grand public, un trésor à réserver à ceux qui cherchent bien et qui se donnent des raisons d'aller au cinéma plus intellectuelles que d'autres.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2012
Film sublime qui m'a d'autant plus touché et émus que je suis arménien. Quête d'un cadavre caché en terre d'Anatolie... cadavre qui hante les esprits de ces représentants de la société turque...
La vérité surgira-t-elle à l'issue de l'autopsie ?
arnaud P
arnaud P

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 janvier 2012
Belles images quand on ne s'endort pas... Film probablement très subtile mais qui m a procuré un profond ennui !
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2012
Vraiment très très lent, mais quelle beauté dans les lumières. La partie dans la nuit est fantastique, le reste traîne en longueur. Une belle expérience.
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2012
"Il était une fois en Anatolie" est bon mais long. L'histoire et le scénario sont bien mêlés à la réalisation et au bon jeu des acteurs. Malgré tout, il reste un long-métrage parfois difficile à comprendre et quelque peu ennuyeux. Il n'empêche que l'ensemble est d'un niveau convainquant et qui présage de très bonnes choses pour le futur du cinéma turc.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 janvier 2012
je pense que c est un film d intrigue spectaculaire car il n y a pas de fin et on ne sait pas reellement histoire precise.

quand je sors du cinema d habitude je me dis j ai aime mais la depuis des heures je me pose des questions car il y a tellement de message dans le fim a travers le paysage histoire des personnages principales et ce meutre j essaye toujours de savoir le lien. je lis les avis des spectateurs mais chacun interprete differament.

je pense que le silence des personnages et leurs histoires montrent bien obscurite en eux meme comme ceylan la montre par la couleur du film. seulement a la fin on a vu le jour pour avoir un semblabe de verite.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 janvier 2012
Le crépuscule sur les collines d’herbe rase, puis les fontaines dans la lumière des phares… Le vent fait bruire et bouger la nuit qui s’étale, paresseuse mais orageuse, une pomme roule dans le ruisseau, comme la vie : à la fois lourde et légère, elle coule insouciamment, et tout à coup quelque chose d’imperceptible l’arrête dans sa course…
Dans cette nuit d’errance, on ne sait pas trop ce qu’on cherche au début… mais au bout du compte, chacun va trouver en lui ce qu’il n’aurait pas forcément voulu y trouver…
Nuri Bilge Ceylan nous raconte la vie noire et complexe comme un conte lent, un voyage dans l’esprit des personnages gris, sombres et pluvieux qui se dévoilent par petits pans et évoluent au cours de la nuit vers un peu plus de conscience et un peu plus d’humanité, émaillant son film de moments magiques et superbes : balayage dérisoire des bidonvilles, moineaux et rubans de prière, et surtout Cemile portant le thé et la lumière, lumineuse elle-même dans la rusticité des hommes…
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 10 janvier 2012
L’intrigue n’avance pas vraiment puisqu’il s’agit d’une nuit et d’un matin. C’est un prétexte pour dérouler une magnifique nature sauvage et vierge où évoluent très (trop ???) lentement les trois véhicules de la loi. C’est surtout une occasion de montrer la misère humaine, tant matérielle qu’émotionnelle. Tous les personnages semblent embourbés dans le monde de la mort. Le plus chanceux (l'inspecteur) a un pied dans le vivant sinon tout est assez glauque. Pourtant, au milieu de ces drames humains, des situations burlesques, salvatrices, détendent un peu l’atmosphère rappelant que c'est aussi la vie : en dépit des atrocités, the show must go on.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 janvier 2012
Si la première partie du film arrive a captiver nos regars et nos oreils avec une scène initiale superbe: d'une fenêtre de saleté on penettre dans ce film qui nous présente des hommes perdus dans la nuit turque, dans ce qui les dépassent et les placent face a leur contradictions: le policier se voit contraint de ligoter un cadavre, geste qu'il avait hautement dénoncer 5 min avant. Malheureusement, comme la pomme qui glisse dans le ruisseau pour se retrouver bloqué, le film qui prenait une ampleur philosophique perd de son hypnotisme iréel pour en revenir à une réalité plutot lourde et pesante dans la lumière aveuglante du jour.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 7 janvier 2012
J en viens et je fais parti de ceux que le film a "hypnotisé" au point d assomer .Sur le journal c était pourtant marqué "thriller" et primé grand prix du jury au plus grand festival du monde, .C est un rythme très lent et bien que les personnages soient profonds et les plans intenses je n ai pas adhérer au projet. Reste la découverte de la Turquie profonde.Bref, faut adhérer au genre, a reserver aux puristes et intellectuels
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 janvier 2012
Un film qui ne peut pas laisser indifférent ! Ou, comme certains, on le trouve « sublime », « magnifique », « envoûtant », ou on le trouve chiant comme un jour de pluie, en hiver, … en Anatolie du Nord ! Je fais, hélas, partie de la seconde catégorie et bien que ce film ait incontestablement du caractère, je n’y ai vu que peu de qualités ! Donc j’ai admiré quelques images splendides, bien léchées et tout, quelques très rares passages, soit émouvants, soit drôles, toujours bien joués (mais le gros plan permanent sur le poil de barbe devient fatigant !) puis j’ai passé le reste du temps (plus de deux heures) à regretter quelques films splendides que j’avais vus récemment ! Et à m’interroger sur la réaction compulsive de certains cérébraux à considérer que toute grande œuvre doit être emmerdante à mourir !
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2011
Je suis assez mitigé concernant Il était une fois en Anatolie surtout que sur le papier je pouvais déjà me préparer à hurler au chef d'oeuvre. Pour commencer je citerais l'indéniable qualité du film, c'est sa force visuelle. La première partie du film (la plus longue) est magnifique. La photographie est impressionnante dans ce décor où l'action de nuit est éclairée à la seule lumière des phares de voiture, certains plans sont de véritables tableaux. L’atmosphère nocturne de cette première partie est très plaisante, la mise en scène fait un peu penser à du Kiarostami, c'est bien réalisé dans l'ensemble. La deuxième partie plus classique reste tout de même assez correcte sur le plan artistique mais une scène reste tout de même très impressionnante avec une utilisation glaçante du hors-champ.

Mais après je ne saurais pas dire, ce film m'a laissé un peu de côté. Je n'ai pas vraiment vu où Ceylan, que je découvrais ici, a voulu en venir. On sent bien la volonté de peindre des âmes en perte de repères, isolés dans ces paysages vides et silencieux. Mais l'intrigue m'a paru confuse, je n'ai pas eu l'impression de me retrouver devant un film totalement maîtrisé.
L'interprétation reste correcte, seuls deux rôles ont vraiment su captiver mon attention. Celui du suspect et celui du docteur, à vrai dire ce sont les deux rôles les moins caricaturaux. Après j'ai des doutes aussi concernant l'image de la femme dans ce film. Celles-ci trahissent, abandonnent... Bon je cherche peut-être un peu la petite bête mais ça m'a paru assez douteux.
Le film a des qualités, une ambiance convaincante, un visuel superbe mais je trouve qu'en fin de compte ça ne mène pas à grand chose et que la deuxième partie reste assez conventionnelle. Je ne pense pas que ce film ait volé son grand prix à Cannes même si je trouve que d'autres films l'auraient mérité davantage. Ca reste une oeuvre correcte, loin de toute esbroufe mais je ne suis pas forcément rentré dedans.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 décembre 2011
Nuri Bilge Ceylan est, depuis Climats, l'un des metteur qui m'impressionne le plus.
Beaucoup d'attente pour ce Grand Prix du Jury millésime 2011 à Cannes, évident!
Le résultat est encore une fois d'une grande maîtrise d'écriture, de technique qui en fait un véritable film artistique d'artiste/artisan. Le film est difficile. Pourtant on comprend que la lenteur magistrale du récit est nécessaire au propos et subliment orchestrée. J'en sors néanmoins, contrairement à Climats, éprouvé, heureux d'être arrivé au bout avec l'envie de le disséquer, de le ré-étudier, d'aller au coeur du travail de l'équipe technique.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse