Il était une fois en Anatolie
Note moyenne
3,4
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117 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 décembre 2011
Nuri Bilge Ceylan met en scène les trois acteurs principaux de la résolution d'un assassinat soit un inspecteur, un procureur ainsi qu'un médecin légiste.
Le film se subdivise en plusieurs parties de durées différentes, où chacun de ces "acteurs" revêtira le rôle de meneur (de metteur en scène?). Le relai entre ces différentes étapes s'effectue avec fluidité et brio.

La première partie mettant en scène le policier prend la forme d'un jeu de piste pour retrouver le corps du défunt. Avec une pointe d'humour, Ceylan introduit ses "acteurs" et nous laisse entrevoir leurs failles, leurs particularités.
Les autres parties vont confirmer ce parti pris tout en effectuant une belle leçon de mise en scène puisque que l'un des fils conducteur du film est de savoir qui mène les débats et dirige l'enquête. Ceylan répond à cette question avec une classe et un Humanisme qui culmine dans cette conclusion subtile et noble. Un réel chef-d’œuvre!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 décembre 2011
Un film étrange, très lent et en même temps prenant notamment dans une scène où l'un des personnages principaux se rend compte qu'il a vécu pendant un bon moment dans l'illusion.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 décembre 2011
Il n'est de pureté qu'au ciel ou en enfer, paraît-il...
Ce film déconcertant peut tout aussi valablement être considéré comme "génial" (certains ici le montre bien) ou "proprement assommant" au sens propre comme au figuré.
La manière dont je suis "entré" dans ce film est symbolique: le caissier du cinéma s'est trompé de salle et malgré tout je suis resté tout en me demandant à plusieurs reprises s'il ne fallait pas que je sorte...
A la fin je lui ai signalé la chose en lui disant, alors qu'il s'excusait "C'est trop tard, tout est consommé, ce film est une purge..."
Positif, négatif ? je ne suis pas sûr au bout du compte de la réaction de mon cerveau et de mes intestins, ceux qui ont vu la -longue- scène finale du film me comprendront, ou pas.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 décembre 2011
Probablement parce qu'on avait rarement vu une photographie aussi sublime, le film, se déliant lentement, est une voyage au bout de la nuit. Lumineux
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 décembre 2011
Je ne vois pas l'intérêt.
Ce film est pénible mais on attend la fin (qui met 2h30 à venir) en se disant que ça va aller. Mais non. Rien. Je n'ai jamais vu un film pareil. À côté de celui-là, même le plus mauvais film que j'ai eu le malheur de voir prend soudain du sens
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 mai 2012
Vraiment pas terrible, la lenteur de l'histoire, des acteurs... Tout est bien trop lent. Des images cependant très belle et quelques moments amusants mais aussi choquant. Je ne conseille donc pas d'aller voir ce film. Primé au festival de Cannes ne veut finalement strictement rien dire... J'ai également vu il y a quelques années "Le Ruban Blanc" primé à Cannes, très mauvais...
sam_x
sam_x

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3,5
Publiée le 28 janvier 2012
Lenteur contemplative pour mieux rentrer au coeur des personnages. Il faut parfois s'accrocher tant il ne passe rien mais la récompense est au rendez-vous. Tout se joue dans un regard, un geste. On sort du film profondément marqué par ces destins tragiques.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2011
Noir, absurde, magnifique, et psychologiquement violent. Des paysages grandioses. Une lumière crue et violente laisse dans chaque gros plan un malaise certain devant ces visages perdus et ces regards interrogateurs ou accusateurs. Celui de l’enfant qui jette une pierre me hante encore quelques jours après voir vu ce film. De là à conseiller ce film reste un exercice difficile. A voir, mais réservé malgré tout à tous ceux qui recherchent un choc intime plutôt qu’aux adeptes de l’action ou autres effets spéciaux démesurés.
http://cinealain.over-blog.com
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 novembre 2011
Certes les images sont très belles, les paysages impressionnants. Mais ce film est d'un ennui phénoménal, c'est bien la première fois que je quitte un ciné pendant le film tellement il est long et ennuyeux. Sans intérêt : la troupe parle d'éléments sans importance, le film montre des images inutiles à l'histoire (5minutes à regarder un pomme tomber d'un arbre, glisser de la colline, tomber dans l'eau, et continuer son périple dans la rivière, et le tout sans aucune raison). Non vraiment très très déçue. Je vous le déconseille.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 novembre 2011
Il était une fois la faillite morale d'une équipée en déroute, sans repères, quelque part au fond d'une province nocturne à la recherche d'un cadavre improbable qui se défile de pente en pente de buisson en buisson et laisse au spectateur le choix de se raccrocher à quelques silhouettes maussades et trois voitures fatiguées.
Et puis patiemment, comme à son habitude, Nuri Bilge Ceylan, tisse sa toile et son cadre somptueux. D'un meurtre sordide va surgir une autre réalité distillée par les réactions, souvent maussades, de protagonistes qui couvrent toute l'échelle sociale : celle de la crise des repères d'une société patriarcale qui devenue fantomatique n'agit plus que par réflexe (la police, la justice, l'autorité locale) et n'en vient à se questionner sur ses impasses que parce qu'un illuminé la conduit au bout de la nuit par le bout du nez.
Pour les uns, les remords fondent derrière un sourire charismatique à la Cary Grant;
pour les autres, le futur se dira bien en face, y compris aux femmes et aux enfants, quitte à faire
une petite entorse...à la morale
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 novembre 2011
Avec un vague et agréable souvenir d'Uzak et un sentiment mitigé concernant Les Climats, les deux seuls films de Ceylan que j'avais eu l'occasion de voir auparavant, je n'avais aucune idée du choc que j'allais recevoir avec son dernier film en date : Il était une fois en Anatolie. Un titre résonnant comme une promesse, qui fut pour moi tenue. L'entrée en matière, pure expérience sensorielle à la limite du fantastique, est une errance nocturne qui occupe les deux tiers du film, et entrelace les caractères avant d'exploser lors d'une scène suspendue, apparition à la fois banale et angélique de la première femme du film. Alors le jour se fait, et c'est maintenant l'homme qu'il faut affronter, avec ses doutes, ses passions douces ou perdues. Expérience cérébrale et sensitive, Il était une fois en Anatolie se permet en plus, et surtout, d'être sans cesse traversé d'un humour toujours aux aguets, et qui permet au film de ne pas porter son rythme particulier et sans attaches comme un poids, mais comme un libre canevas sur lequel se trace un voyage merveilleux.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 novembre 2011
Il était une fois en Anatolie (2011) est un drame turc qui va à coups sûr, mettre votre patience à rude épreuve, le film durant plus de 150 minutes (la première version était de 310 minutes !). Le film suit pas à pas l’enquête menée par un commissaire, où en pleine nuit, lui, un médecin, un procureur, son chauffeur et quelques policiers accompagnés du meurtrier, tentent de mettre la main sur l’endroit où il a enterré le corps de sa victime. En plein cœur de l’Anatolie, près d’Ankara, au centre de la Turquie, plongé en pleine obscurité durant plus de 90 minutes, on suit les errances de ce petit groupe, où leurs trois voitures sillonnes les routes sinueuses, s’arrêtant toutes les vingt minutes afin de mener leurs investigations. Bien que les paysages soient de toute beauté, il faut bien admettre que l’on s’ennui relativement vite, Nuri Bilge Ceylan usant à outrance de plans fixes interminables, de longs plans dénués de dialogues, alternant entre humour et sérieux, son film aurait pu être passionnant s’il avait été tronqué d’une bonne soixantaine de minutes, au lieu de cela, on assiste inlassablement à une enquête policière qui semble ne jamais vouloir prendre fin.
arnaud1996
arnaud1996

7 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2011
Déconcertant ce film. Il nous induit en erreur une bonne moitié du récit.
Bien !
pitch22
pitch22

198 abonnés 692 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2011
Vraiment pas terrible. Nuri Bilge Ceylan (on prononce Djeïlân) nous embarque dans un road-movie très lent, nocturne puis dans un froid huit-clos qui tourne à l'atroce (scène d'autopsie pratiquée par des médecins impassibles). Là où le bât blesse, c'est qu'on n'arrive pas à cerner son propos, mis à part le fait que les protagonistes cherchent à cacher leur vérité intime. On tourne en rond dans des discussions souvent ennuyeuses. Il était une fois, plutôt qu'un beau conte, nous livre donc un exercice de style esthétique glacé et un récit à rallonge très dilué. NB Ceylan a voulu transmettre l'esprit des longs romans turcs qu'il a pu lire, sans parvenir à insuffler suffisamment de densité et d'intérêt à l'histoire. Ça se passe dans un milieu rural paumé où les agitations des hommes, ici à travers une enquête policière laborieuse, recouvrent pas mal de non-dits, de hontes intimes étouffées. Les 2h30 s'encaissent difficilement, jusqu'à l'autopsie, atroce, où l'on ne voit presque rien mais où l'on entend tout: la scie, le crâne et le corps qu'on ouvre, dans une atmosphère clinique insensible -des minutes répugnantes, forcément déplaisantes pour certains. Bien que Ceylan soit un cinéaste exigeant, la louange cannoise semble glisser vers l'intello-prétentieux et l'attraction vers le morbide. Certes, on remarquera le bel esthétisme des panoramas de rase campagne (au crépuscule), la lumière des phares (jaune) au sol, la netteté du paysage désert, la prégnance des éléments concrets, le mystère de la nuit et la capture miraculeuse de quelques miroitements (la pomme que l'obèse fait tomber et qui dérive; l'éclairage de la boucle d'oreille de la jeune fille en clair-obscur). Au-delà, on trouve aussi la langueur, laideur et interrogation. Sur le sens, on hésite. Le cinéaste travaille les contrastes sans rien livrer d'évident. C'est une sorte de jeu de piste, à saisir au-delà des apparences. En cela, le film, complexe, nécessite un regard mature. On sillonne les routes à la recherche d'un cadavre perdu quelque part près d'un fontaine... Chaque personnage fait le choix de l'évitement: le gras et nerveux commissaire Naci préfère allonger des heures sup' de nuit plutôt que subir sa femme; le procureur Nusret parle d'une femme splendide morte mystérieusement après avoir enfanté, alors qu'il s'agit de sa propre histoire (un drame lié à l'infidélité); le docteur, sans enfant, mentionne qu'il a divorcé sans raison réelle, alors qu'il cache un problème de stérilité. Le mensonge prend le dessus: un certain honneur, à la fois masculin et féminin, tente de sauver la face. En cohérence, on entrevoit le poids du patriarcat, et donc la triste condition des femmes en milieu rural, comme l'illustre cette jolie jeune fille, recluse chez ses vieux, serveuse et ménagère soumise et mutique, coincée dans la grange-auberge d'un village obsédé par la gestion de ses morts. Quant à la femme du mort, vis-à-vis de son fils elle préfère le silence à la douloureuse vérité (un adultère dramatique). L'«histoire» des uns et des autres nous parvient imbriquée, en creux, sous un voile trouble. Malheureusement, le tout s'étire interminablement, poussant à jeter un coup d'œil à l'heure qu'il est. L'intérêt reste limité, l'ennui pointe, soufflé par quelques éclairs énigmatiques. On finit par une scène pénible à écœurante. C'est dommage car les acteurs, totalement novices, manifestent du talent; le docteur Cemal (Muhammed Uzuner) a même un air de déjà-vu. Tout ce petit monde, flicaille à la douzaine, s'emmerde mais tente de surmonter ses névroses à travers des tâches monotones. Le résultat des agitations policières se révèle vain puisque la loi du non-dit s'impose. Le spectateur doit fait l'effort de lever le voile: partout résonne la souffrance, des affaires de rupture. Le docteur le connaît, ce jeu de faux-semblants: il n'est pas dupe. Mais l'intensité n'est pas au rendez-vous; derrière la simplicité du concret, un certain poids nous oppresse. Rien ne remue tellement, dans une absence totale de musique. Le rythme s'enlise dans une certaine redondance. Malgré quelques soupçons d'humour, la tristesse l'emporte. «Art is an endless voyage» dit le cinéaste: or il est des voyages plus réjouissants! D'une ambiance macabre tirant sur l'expression mélancolique, BIR ZAMANLAR ANADOLU'DA rate sa portée signifiante, tout en livrant un portrait local cru et acerbe. «Il était une fois» propose un conte intemporel à la fois trivial et énigmatique, âpre et poétique, sauf qu'on peine à en saisir l'objectif.
jfharo
jfharo

68 abonnés 1 232 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 novembre 2011
Encore un navet pour ne pas dire autre chose primé à Cannes cette année il y en a eue ! , c'est désolent !.
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