Il était une fois en Anatolie
Note moyenne
3,4
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117 critiques spectateurs

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Jumgeo
Jumgeo

33 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2015
"Il était une fois en Anatolie" est un film teinté d'un absurde dilaté, paré d'un certain nombre de scènes grotesques, parmi lesquels l'oubli d'un sac pour transporter le cadavre, la déclinaison des vertus d'outils modernes pour dépecer le corps. Ces postures décalées, loin d'être cyniques, représentent les parades qu'on adopte contre le vide qui guette - aussi bien spatial que temporel. Il convient d'emplir le temps par des conduites asymétriques - c'est le propre des personnages d'un Beckett - afin de ne pas se laisser engloutir. La seule évocation d'une femme donne au film une orientation particulière, où les souvenirs qui affleurent témoignent de la disponibilité des esprits, de la vacuité des émotions. "Il était une fois en Anatolie" est véritablement un film sur l'oubli : oubli de médicaments (inconcevable), oubli de maintenir l'assassin éveillé. Et, en définitive, un film sur le deuil, qui justifie cette recherche invraisemblable du mort.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2011
Vous ne connaissez pas l'Anatolie? Eh bien, vous allez la découvrir de jour comme de nuit dans ce
film de Nuri Bilge Ceylan, l'un des plus remarquables cinéastes turcs d'aujourd'hui. Une enquête sur un meurtre nous conduit à parcourir les paysages à la fois pleins de poésie et terriblement austères de l'Anatolie. La police, la justice (en la personne d'un procureur) et un médecin sont de la partie, constituant une sorte de microcosme de la société civile turque. L'absurde est au rendez-vous, l'humour aussi, le plus grinçant et le plus noir. Merveilleuse scène d'autopsie finale qui, moyennant une économie de moyens impressionnante, parvient à une efficacité exemplaire. Nuri Bilge Ceylan se contente d'un constat très distancé: au spectateur par la suite de gloser et de trouver l'interprétation qui lui semblera la plus juste. Amateurs de films d'action, abstenez-vous: vous risqueriez d'être déçus. Mais si vous êtes portés à la contemplation et à la réflexion, alors ce film est fait pour vous. Et puis les plans - souvent très longs, comme toujours chez Nuri Bilge Ceylan - sont tellement beaux, tellement étudiés, tellement picturaux qu'il est difficile d'y demeurer insensible.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2011
Nuri Bilge Ceylan: de lui, j'avais vu un épouvantable nanar, Les Climats, film bouffi de prétention, Antonioni chez les loukoums (sans le talent du grand Michelangelo...). Mais, vu ce que je sais maintenant du réalisateur, peut être ce film n'était qu'une oeuvre artificielle destinée à intéresser le public des festivals....

Passer des Climats à Il était une fois en Anatolie, c'est comme passer d'un restaurant international toc et chic à une auberge de village, savoureuse et chaleureuse. Ce long film à un charme, une atmosphère, un climat (celui qui manquait tant aux susdits Climats justement...) qui fait qu'on ne le voit pas passer. Il y a d'abord une heure de voyage nocturne sur les petites routes de bitume ou de terre du plateau anatolien, qui tournicotent, montent et descendent dans un paysage désertique d'une tristesse absolue, avec un meurtrier qui est censé retrouver l'endroit où il a enterré sa victime (vu la façon dont tout se ressemble, c'est pas une sinécure!), et tout l'appareil de la justice, le commissaire (Ylmaz Erdogan) qui voudrait bien rentrer au plus vite parce que son petit garçon a une maladie génétique et qu'il doit rapporter les médicaments, le procureur (Taner Birsel) qui a des problèmes de prostate (mais surtout, un passé pesant et tenace qu'on va découvrir petit à petit), le médecin divorcé (Muhammet Uzuner), qui lui aussi semble bien mal, et puis les chauffeurs, les fossoyeurs, l'employé qui sert de scribe au procureur, un second coupable mais à qui on ne demande rien, et des gendarmes, petite troupe en errance au milieu de nulle part, recherchant un arbre en boule et une fontaine, mais ce ne sont jamais les bons.... En plus, c'est la tempête, l'orage, et Bilge Ceylan filme comme personne ces arbres dans la nuit, pris dans le vent. Le temps passe, les esprits s'échauffent, le commissaire devient violent avec le meurtrier, l'un des chauffeurs aussi a l'air plein de rancunes, et petit à petit le procureur livre, au médecin, d'anonymes bribes de son histoire.

On s'arrête chez le maire d'un village pour se restaurer et se reposer, celui ci déballe d'interminables doléances, l'electricité s'éteint -quand la jeune fille de la famille apporte le thé, éclairée par en dessous pas sa lampe, éclairage de La Tour, d'une beauté surnaturelle, c'est comme si un ange traversait cette sordide randonnée... Images magiques.

Enfin, le cadavre est déterré. Mais personne n'a pensé à emporter un sac à maccabées... le film vire au burlesque anglais, manque plus qu'Alec Guiness.... et on le fait rentrer tant bien que mal dans le coffre d'une des voitures*. Puis c'est l'autopsie, avec l'officiant qui se plaint de son matériel de merde... La veuve et son petit garçon, qui peut être n'est pas le fils de la victime. La foule qui hurle, qui est prête à le lyncher. En fait, le crime gardera tout son mystère.

J'ai adoré ce film différent, bizarre, avec ses moments de poésie, ses moments absurdes, cette façon ample de filmer les paysages et resserrée de filmer les visages (tous les acteurs sont épatants), et la vérité de ces hommes que le hasard a rassemble et dont le corps parle, à la faveur de la nuit et de la fatigue. Comme quelquefois les films longs et lents, ce n'est pas ennuyeux: c'est juste fascinant.

*les mecs, si vous voulez rentrer dans l'Europe, pour tripoter un cadavre, mettez des gants en caoutchouc!
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2011
Attention, ma critique contient des spoilers. Je vous déconseille de la lire si vous n'avez pas vu le film.
Il était une fois en Anatolie est un film particulièrement difficile d'accès. Je pense vraiment qu'il en laissera plus d'un sur le côté, qui assisterons pantois et déconfis au film de Nuri Bilge Ceylan ou qui quitteront la salle. Et je peux largement les comprendre, car il est vrai qu'Il était une fois en Anatolie fait preuve d'un récit d'une très grande lenteur dans un paysage cinématographique bien plus habitué à des films survitaminés.
Sauf que pour le coup, moi, ça m'a bien embarqué. J'ai nettement préféré la première partie du film, où au final on ne comprend pas tout mais ce n'est pas grave, cela ne vient qu'appuyer une atmosphère nocturne excellente, où tout le monde piétine : policiers, criminel, enquêteur. Et ce, à la lumière de quelques phares qui sillonnent le paysage de l'Anatolie.
La seconde partie est, à mon sens, moins intéressante. En voulant lever le voile sur le mystère qui entoure l'affaire, le réalisateur, à mon avis, perd une partie de la force. Ca y est, la lumière est là, le spectateur n'avance plus en terrain inconnu, et il est temps maintenant de fignoler le tout pour que le film se conclut.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 novembre 2011
Petits arrangements avec soi-même…

Je me suis sentie immergée quasi instantanément dans ce film d’atmosphère, le fait que la nuit soit omniprésente une bonne partie du film facilitant, à l’instar des personnages, le vagabondage de l’esprit. Tout est tellement réel dans ce film, tellement juste, et ce, d’emblée, que déjà, j’ai envie de saluer cette magie qui nous fait oublier qu’on est dans un film de fiction.

Je me demande au fond si le fait de caster et faire jouer des acteurs inconnus (enfin peut-être qu’ils sont très connus en Turquie) n’est pas un sacré atout ; c’est très très rare que j’arrive à m’immerger complètement dans un film, car souvent, le fait que les rôles sont joués par des acteurs que je reconnais, fausse le jeu (même dans les meilleurs films). Là, ça n’est pas été le cas, et dès les premières minutes, je me suis sentie comme une petite souris, témoin privilégiée d’une histoire avant tout authentique, réellement vécue !

Même si, au fond, l’histoire en elle-même a peu d’importance. Car elle n’est que prétexte à ce qui se joue dans les relations, et chez chacun des personnages (tour à tour solitaire, individualiste, égoïste – puis relié… - cf le choix final du médecin, qu’on peut interpréter comme un choix très compassionnel, même si peu éthique...), elle n’est que prétexte au fait qu’on se rend compte que chacun, à sa manière, s’arrange avec la réalité. Question essentielle : à quel point d’ailleurs un événement extérieur à soi réactive des choses personnelles, où commence l’identification projective face à l’autre… quelle est la part de soi-même et de la vie des autres dans nos pensées, nos idées, nos choix…

Contrairement à d’autres spectateurs, je n’ai pas senti du tout de jugement de la part du cinéaste, juste un constat, probablement un peu amer, sur le fait qu’on se ment tous à soi-même, que notre équilibre est toujours fait de petits arrangements, souvent pathétiques… mais néanmoins tellement humains. Aucun jugement par contre sur le fait que l’homme serait potentiellement mauvais (peut-être par contre le fait que l’homme est facilement esclave de ses passions charnelles, amoureuses…), mais surtout le constat que nos vies ne sont que doutes, incertitudes, rebondissements… - même (surtout ?) derrière les discours rationnalisés et (apparemment) convaincus, et que finalement, on ne peut jamais rien maîtriser !

Mais j’ai senti aussi, et chez chacun des personnages, y compris les plus antipathiques d’emblée (le commissaire ou le maire par ex…), de l’empathie de la part du cinéaste, une humanité dans son regard, probablement parce qu’il s’inclut aussi dans ces hommes et femmes qu’il filme pourtant au plus près, au cordeau, sans complaisance. Même si on peut déduire que le personnage du médecin est celui qui lui « ressemble »le plus.

Beaucoup de mystère et d’interrogations en tout cas dans ce film un peu étrange, beaucoup d'humour (décalé !) aussi, film d’atmosphère avant tout, et paradoxalement, beaucoup d’évidences, dans ce qui est proposé très très finement, comme un « possible » et sûrement pas comme une « Vérité »…

C’est un grand cinéaste que Nuri Bilge Ceylan – dont personnellement, je vois pour l’instant très peu de points faibles. Il sait très bien filmer (photographie magnifique – utilisation très pertinente du hors champ : la scène de l’autopsie, par ex, a été assez éprouvante), choisir ses acteurs, les diriger (cf le fait qu’on oublie très vite qu’on se trouve dans un film), et surtout, il sait distiller une atmosphère très particulière, avec toujours un point de vue singulier et très fin, fait de doutes et d’intuitions. D’ailleurs, moi qui ne suis pas du tout fétichiste des DVD, j’ai pourtant déjà acheté « Uzak », « Les trois frères » et « Les climats » (et c’est évident que j’achèterai – aussi – « Il était une fois en Anatolie » !).
hamasiblan
hamasiblan

27 abonnés 449 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 novembre 2011
à part quelques beaux paysages, ce film est d'un ennui total. Aucun intérêt, acteurs caricaturaux , tous risibles (sauf le Docteur) ...et ça dure 2h37...Une séance de torture
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 novembre 2011
Dialogue et image très réussi. Dommage que cela soit si lent. Il y a 1 h de trop. Tout ce qui se passe de nuit est magnifique. Ensuite cela devient vraiment ennuyeux et rébarbatif.
Christoblog

920 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2011
Il était une fois en Anatolie fait partie de ces films qu'on hésite à conseiller à ses amis. La violence des émotions que le film procure est de l'ordre de l'intime, et elles sont si fragiles, si précieuses, qu'on est pratiquement sûr que personne n'éprouvera les mêmes, au même moment. Un reflet dans un oeil, un regard caméra légèrement décentré, un petit bouton d'acné sur un visage parfait, le cinéma de Ceylan flatte le réel en l'ensorcelant, et sa matière est celle des songes. Il est donc tout à fait probable que certains d'entre vous y soient totalement insensibles (bien que parfaitement cinéphiles). Et puis ça dure 2h37, sans musique, en grande partie de nuit, et avec beaucoup de plans fixes.



De quoi s'agit-il ? De la recherche d'un cadavre par une petite équipe constituée de l'assassin présumé, de son frère débile, d'un médecin, d'un procureur, d'un policier et de quelques subalternes. Qui a été tué, par qui et pourquoi : le film ne se préocupe pas vraiment de ces questions, et nous non plus d'ailleurs. Il va s'agir de peser le poids des âmes, de mesurer la fragilité de nos destinées humaines dans le maelstom du temps qui s'écoule sans trêve, de méditer sur le corps, l'amour, le deuil, la responsabilité.



Plusieurs choses sont absolument ... la suite sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/article-il-etait-une-fois-en-anatolie-88879533.html
ericAparis
ericAparis

24 abonnés 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2011
Installez-vous confortablement et préparez vous à 2h30 de vrai et beau cinéma. Les 2 premières heures du film sont parmi les plus belles qu'il m'ait été donné de voir depuis bien longtemps. A condition de se laisser aller complètement, on est happé par la beauté fulgurante des images, par le travail remarquable sur le son et surtout par ces hommes ordinaires mais qui ont tous un secret ou une douleur qui se révèle au spectateur. Le film est aussi emprunt d'un humour qui laisse éclater quelques éclats de rire inattendus. Un seul regret, et de taille, la dernière partie du film qui se situe en ville. Non qu'elle soit inintéressante, mais elle est frustrante. En tout cas elle l'a été pour moi. Pour moi ce film est un polar, avec un meutre, un suspect, un mystère, un polar qui casse tous les codes du film de genre. Il y'a un suspens grandissant, qui fait qu'on est happé par cette histoire qui ne nous donne des indices qu'au compte-goutte. Et quand arrive le générique, on se dit qu'il manque 5 minutes (ou 1 heure). C'est en fait à nous de nous faire notre propre scénario de ce qui s'est réellement passé avant le meutre. Idée géniale pour certains, frustration extrème pour moi... Mais cette déception ne vient absolument ternir le plaisir monumental de la vision de ce très grand film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 janvier 2012
Il était une fois en Anatolie commence par un long périple dans les limbes de la nuit, jamais loin de celles de l'ennui, à vrai dire, à travers cette quête nocturne d'un cadavre dont on vient à se demander si il ne serait pas fantoche. Heureusement, porté par une mise en scène élégante, souvent en décalage avec la narration elle-même et grâce à quelques dialogues bien sentis ou quelques scènes à l'humour plus noir que la pénombre de minuit, cette errance est portée par un mystère profond. Là où le bât blesse, c'est dans cette seconde partie, quand au petit matin, chacun retourne à son quotidien, car là où, classiquement, on pourrait s'attendre à un dénouement, subsiste des nœuds bien coulants.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 novembre 2011
Ce film est déconcertant, il vous plonge au beau milieu d'un conte douloureux. Les plans sont splendides, les scènes sont longues et admirablement jouée. Le rythme lent et saccadé du film transporte le spectateur au plus proche des acteurs. Tantôt comique, tantôt morbide, on ne peut rester insensible devant ce film qui ne pourra pas séduire tout le monde.
Alban P
Alban P

17 abonnés 139 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2011
On suit ici une équipe de policiers, menés par un meurtrier qui doit leur indiquer l'emplacement du corps de sa victime. Le film se consacre presque entièrement à la recherche du corps tout en s'arrêtant sur chaque personnage : Le procureur, le médecin légiste, le capitaine de police, ... Ainsi, outre l'enquête en cours, tout ce petit monde essaye de se confier. Le rythme est volontairement très lent, contemplatif au maximum. La beauté des images, le jeux impeccable des acteurs (Taner Birsel, le procureur, est parfait) et la sensation total de dépaysement, tout est là.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 novembre 2011
Amateurs de films d’action s’abstenir autant le dire tout de suite. Ici il ne sa passe rien ou presque et c’est un film très lent.
Au cours d’un périple initiatique nocturne à la recherche d’un cadavre les personnages se révèlent peu à peu à eux-mêmes dans leur confrontation au sens de la vie et à la mort. Un procureur, un médecin légiste, un commissaire, le suspect, un chauffeur se confrontent à deux ou en groupe. Écoute, confidences, rapports de pouvoir : toutes ces situations sont révélatrices. L’image des femmes presque totalement silencieuses est très forte.
Beaucoup de paysages et d’images magnifiques sont au service de l’intériorité.
N u r i B i l g e C e y l a n signe là un film encore plus beau que le précédent (Les trois singes) Un grand cinéaste.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 22 novembre 2011
un film très long, aussi bien dans la durée (plus de 2H30), que dans l'histoire, qui est fade et sans relief.

Les 80 premieres minutes du film sont vraiment pénibles, l'action se passe dans le noir, en pleine nuit, pour le bien d'une enquete judiciaire, toute une troupe composée de policiers, procureur, medecin légiste et criminels sont a la recherche de l'endroit ou les assassins ont caché leur victime, donc dès le début du film, on s'attend a voir un film potable, avec une intrigue et une histoire a nous tenir en haleine.
Helas! pendant presque 1h30, on assiste au vide le plus totale, des scènes completement inutiles et d'une longueur a nous faire dormir debout (ex: une scène ou pendant 5 minutes, les protagonistes ont une discussion ultra-passionnante sur l'ouverture d'une fromagerie qui vend des des yaourts buffle, une autre scene ou pendant 1 minute on voit une pomme rouler le long d'une colline avant de tomber dans une rivière, une scène ou le réalisateur nous fait un gros plan super long sur une lanterne, une scène ou pendant 3 minutes l'on voit une fille servir du thé aux protagonistes sans qu'aucun ne prononce un mot...)
Et je ne parle pas des séquences ou le réalisateur filme ses acteurs en gros plan pendant de longues secondes, sans que ses derniers ne fassent un geste ou ne prononcent un mot!
Bon, a entendre certains, la mise en scène est genialissime, moi j'ai failli me suicider!
Après cette première partie soporifique, le film et l'intrigue rebondit légèrement sans que ce soit l'extase, le scenario du film n'est vraiment pas poussé.

Ce film est une grosse décéption, mais je ne dirai pas que c'est un navet, c'est comme le film thailandais qui avait remporté la palme d'or en 2010, faut aimer le genre quoi!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 novembre 2011
Une fois de plus, Ceylan parvient à faire un film à la beauté subjugante, qui tutoie les sommets et se pose comme une version européenne de "Zodiac", comme si le film de David Fincher avait subi un traitement à base de "Police, Adjective." Ca tombie bien : ce sont les trois meilleurs polars des cinq dernières années.
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