Il était une fois en Anatolie
Note moyenne
3,4
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117 critiques spectateurs

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12 critiques
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gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2011
Nuri Bilge Ceylan fait montre d’exigence avec son scénario, sa mise en scène ainsi qu’avec son public potentiel. Soit on accepte le parti pris scénaristique adopté et on se laisse petit à petit gagner par l’ambiance particulière qui se dégage de ce film, soit on reste opaque face à la description de cette enquête policière qui, comme l’arbre cachant la forêt, recèle et révèlera des vérités insoupçonnées là où on ne les attendait pas. La première et très (trop) longue partie du récit, contée en mode nocturne, peut rebuter et lasser mais lorsque la lumière du jour paraît dans la seconde, le film atteint dès lors sa totale plénitude et prend tout son sens. Les acteurs sont tous excellents notamment ceux qui interprètent les rôles du procureur et du docteur. Certains plans du film sont d’une beauté à couper le souffle.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 novembre 2011
Ce film est insupportable à plusieurs titres :
- manque de la plus infime subtilité psychologique : chaque personnage est enfermé dans un "personnage" justement qui n'a même pas vocation à être archétypal, mais se contente de tourner à l'intérieur d'un "moi" réduit à une caricature sombre et ultra limitée.
- l'intrigue manque de la plus infime crédiblilité : comment un chef de la police pourrait-il sérieusement être écoeuré et littéralement "péter les plombs" quand il voit qu'on a attaché la victime d'un meutre après l'avoir tué? Comment un procureur pourrait-il ne pas s'être interrogé sur les conditions réelles du décès de sa femme pendant des dizaines d'années? Car oui - et sans vouloir trahir une des ficelles grossières du récit, nous comprenons, au détour d'un de ces clins d'oeil lourdauds qui émaille le film qu'il parle de sa femme quand il évoque une femme sublime qui avait eu la prémonition de sa mort...
- la première partie du film pourrait faire penser à une espèce de "road movie" métaphysico-existentiel, ayant pour prétexte une enquête policière, où entre tours et détours, au milieu des steppes on s'égare... Ok, je prends et même avec plaisir d'autant que la photo est magnifique... Mais ce qui aurait pu devenir une quête involontaire, aérienne, perturbante se transforme en une accumulation de poncifs où sont assénés tous les clichés sociaux : le procureur - incarnation du pouvoir - est paternaliste, le flic - l'homme de terrain - est bourru mais pas mauvais, le docteur - le plus jeune de la bande - est encore hésitant, le soldat - un peu con - est obsédé par les distances... Tous ressemblent à ce qu'ils sont et les quelques zones d'ombre qui les entourent prêtent à sourire car la nuit qui les entoure est trop vaste pour l'étroitesse de leur veston.
- la seconde partie du film est juste... longue, longue et sans aucun intérêt : les personnages restent sur leur position, chacun bien au chaud dans sa miniscule boîte et dans un dernier soursaut narratif, on voit un légiste traffiquer son rapport pour ne pas faire porter aux coupables du meurtre la culpabilité d'avoir enterré un homme vivant : oh la la la la... Mais quelle leçon de vie, il existerait donc différents niveaux de réalité et de vérité... vite un doliprane et une tisane pour digérer autant de profondeur!

Je ne vois d'autres raisons au succès de ce film que son caractère atypique dans le paysage cinématographique; une espèce d'antithèse du cinéma américain... Malheureusement tout cela n'a jamais fait un bon film...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 novembre 2011
je n'ai absolument rien compris à ce film, j'aimerais que l'on m'explique ! je me suis ennuyée à mourir. pourquoi ce grand prix à Cannes ? il faut sans doute être un cinéphile averti pour comprendre !!!
Fbienne D
Fbienne D

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2011
Voilà un film exigent et magnifique. Le rythme est ultra lent (2 h 37 .. quand même ..), l'action est minimale, juste des plans fixes ou des portraits rapprochés à la photo éblouissante et à la poésie inattendue, des dialogues dont on ne saisit la portée que petit à petit et après coup, des personnages à l'humanité triste et désespérée. Un film qu'on garde en tête et qui se poursuit bien après la sortie du cinéma. Des images me restent : de vieux pneus à côté d'une fenêtre éclairée, une pomme qui roule, des phares qui sinuent dans la nuit, une route dans un paysage vide, le mouvement des herbes sous les feux des voitures, la beauté bouleversante d'un jeune visage féminin à la lueur des bougies. Et bizarrement, je me souviens du long ballet d'un sac en plastique dans le vent qui m'avait marquée dans American Beauty.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 novembre 2011
BO inexistante, scénario franchement léger, dialogues pas franchement captivants. 2h37 c'est très long quand on ne trouve aucune accroche au film.
fredericluc
fredericluc

78 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 novembre 2011
Vu le concessus de la presse, quasi unanime sur ce soit disant 'chef d oeuvre', j etais impatient de le voir. En verite, seuls les amateurs de branlette intellectuelle devant une toile contemplative, trouveront leur bonheur. Le film est interminable, les rares intrigues et les pseudos questions philosophiques, m auraient peut etre interpellees davantage, dans un film moins long, moins lent; moins... pretentieux. Une partie de la salle pleine a quitte la salle avant la fin. J ai regrette de ne pas en avoir fait autant !
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2011
C’est la pause au cœur d’un hameau isolé, afin que les hommes se reposent et reprennent des forces autour d’une collation, qui contient les deux scènes clefs du film avant l’éclosion de jour, la récupération du cadavre et le retour au village, moment au cours duquel le film se resserre sur les personnages du procureur et du médecin. Ces deux séquences cruciales, c’est d’abord l’apparition presque irréelle, voire divine, de la fille du maire venue apporter le thé aux hôtes de son père. Divine parce qu’elle est l’irruption de la féminité, de la jeunesse et de la grâce au milieu d’hommes plus âgés. Symbole d’espérance et de renouveau, elle est filmée par l’auteur des Trois Singes comme une madone dans un tableau faisant d’évidence référence aux tableaux du néerlandais Vermeer et du lorrain Georges de la Tour. Photographe, le stambouliote Nuri Bilge Ceylan accorde, on le sait, une place primordiale à l’esthétisme en employant les techniques les plus actuelles pour mettre en scène ses films. Le second moment, sorte d’épiphanie au sein d’une grange où la vérité se précise, ne nous est pas accessible directement, mais à travers la poursuite de l’enquête en plein jour. La magie nocturne disparaît avec la froideur diurne, mais le film ne perd pas son aspect drolatique – inédit chez le réalisateur. Dictant au milieu d’un champ le procès-verbal, le procureur s’enorgueillit de la ressemblance (surtout liée à sa moustache) qu’on lui prête volontiers avec Clark Gable. La suite centrée sur le procureur et le médecin, lequel devient notre regard, s’illustre principalement en une longue scène d’autopsie.
La durée, les temps de latence où s’intercalent des moments de vide et d’attente sont sans conteste les marques de fabrique du cinéaste turc. Tout comme son goût pour la littérature slave. L’observation de l’âme humaine avec bienveillance et humanisme renvoie aux œuvres des grands auteurs, surtout celle d’Anton Tchekhov ; le personnage du médecin trouvant dès lors sa pleine justification. Le mélange entre tragique – le film s’inspire d’un fait divers réel et sordide – et grotesque traverse également les livres des auteurs russes. Donc, pour les connaisseurs et amateurs de la filmographie de Nuri Bilge Ceylan, sa façon de prendre le temps de capter le monde, sa pratique de l’éclipse du récit en multipliant par jeu les fausses pistes et la dimension littéraire qu’il entend lui conférer ne sont pas nouvelles. Mais il apparait néanmoins qu’Il était une fois en Anatolie souffre doublement d’une durée terriblement étirée (2h37) et d’un prétexte narratif un peu faible. Autrement dit, difficile de se passionner pour un banal et certes tragique fait divers dont on comprend assez mal qu’il mobilise autant de monde et d’énergie. Derrière le motif, il y a bien sûr tout ce qu’il permet de mettre à jour et de révéler de la nature humaine.
La recherche à laquelle se livre le groupe d’hommes n’est en somme que l’illustration ou la métaphore de celle menée par le cinéaste s’interrogeant sans cesse sur la vérité, sans le souci cependant de la détenir et encore moins de la sacraliser. Raison pour laquelle le film nous laisse dans le doute et le questionnement, distillant pourtant dans un geste bénin une note d’optimisme et d’espoir. Alors qu’il y est aussi question de police, Il était une fois en Anatolie, auréolé du Grand Prix du jury à Cannes, s’avère l’antidote idéal à l’énergique et creux Polisse. Le long-métrage de Nuri Bilge Ceylan rejettera bon nombre de spectateurs par son format et sa radicalité, mais nul ne peut douter aujourd’hui de la place de tout premier rang prise par le réalisateur de Uzak dans la cinématographie mondiale.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 janvier 2012
Film lent, mais sans longueurs, fort, intense. Une pureté et une profondeur dans l'image pour mettre en lumière la complexité et le paradoxe des personnages : de sombres tourmentés entourés de pieds nickelés ! Bravo !
traversay1

4 485 abonnés 5 358 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2011
Très tendance, le "slow food" fait désormais partie intégrante de la gastronomie. Pourquoi le "slow cinema" n'aurait-il pas, lui aussi, droit de citer, susceptible de plaire à un certain nombre d'amateurs du 7e art, qui en ont assez, d'avaler des blockburgers à la chaîne (entre autres) ? Nuri Bilge Ceylan est un maître queux tout trouvé comme le montre Il était une fois en Anatolie, une oeuvre de 2h37, sans une once de gras (avis subjectif, comme de bien entendu). Pour commencer, si y a bien une intrigue policière, elle importe assez peu, imaginez Les Experts Anatolie, sans un changement d'axe de caméra toutes les trois secondes mais, au contraire, avec des plans fixes qui durent un peu moins longtemps que l'éternité. Apparemment, beaucoup de spectateurs ne supportent pas les 90 premières minutes du film, totalement nocturnes, avec ce cortège de voitures qui balayent la route de leurs phares et quelques haltes qui permettent de savoir ce qu'un procureur, un policier, un médecin, un suspect et quelques autres comparses peuvent bien fabriquer au plus profond de la campagne anatolienne. Pourtant, cette première partie est essentielle, elle fait émerger peu à peu plusieurs caractères dont on peut essayer de deviner la vie et les états d'âme. Et puis ces dialogues : il est question de prostate, de yaourt au buffle et, plus tard, de la nécessité de construire un mur pour protéger le cimetière d'un petit village. L'humour est subtil, déconcertant (le procureur a de faux airs de Clark Gable) et la poésie s'invite au passage, comme par accident, quand une pomme roule jusque dans un ruisseau. C'est un monde d'hommes et de vieux dans ces campagnes désertées par les jeunes générations. Peu de femmes, mais quand elles apparaissent, elles sont filmées comme des madones. Après un peu plus de deux heures, on connait mieux le procureur et le médecin, sur lesquels le film se resserre. Comme si Il était une fois en Anatolie était un construit sur un immense zoom de 157 minutes qui finit par ne garder que deux personnages à l'écran. La leçon d'anatomie finale est perturbante. On y entend la scie qui découpe, les organes que l'on enlève d'un corps. Comme l'Anatolie qui se vide peu à peu de ses habitants, laissant le paysage plus solitaire que jamais. Ce n'est pas un film beau à proprement parler, il a souvent des allures de documentaire, mais sa partie fictionnelle, volontairement réduite, en dit tellement sur les hommes, leurs existences, leurs blessures. Et quand vient la fin, c'est un très grand vide qui vous emplit.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 novembre 2011
Je me suit ennuyer gravement et vu la longueur de ce film, je suit partit avant la fin.
xando
xando

17 abonnés 63 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2011
Un film envoûtant, une première partie dans la nuit hypnotique d'une beauté rare, on est transporté, une expérience unique.
velocio

1 539 abonnés 3 502 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2011
Nuri Bilge Ceylan est un véritable magicien ! Il faut vraiment l'être pour réussir à captiver ainsi les spectateurs pendant 2 heures 37 minutes avec un film qui se résume comme suit : "Au cœur des steppes d’Anatolie, un meurtrier tente de guider une équipe de policiers vers l’endroit où il a enterré le corps de sa victime. Au cours de ce périple, une série d’indices sur ce qui s’est vraiment passé fait progressivement surface." Si l'on rajoute que la première moitié du film se passe entièrement de nuit, qu'aucune musique ne vient accrocher l'esprit du spectateur, on peut s'attendre à s'endormir d'ennui. Eh bien, il n'en est rien, bien au contraire. Pour une fois je n'enlèverais pas une seconde à ce film aussi long, car, ici, chaque seconde est nécessaire, indispensable. La photographie de Gökhan Tiryaki, les nombreux plans fixes, tout cela donne parfois l'impression de contempler une toile de Vermeer. La partie nocturne du film, avec pour seul éclairage les phares de 3 automobiles, crée une atmosphère quasiment surnaturelle. Très beau esthétiquement, "Il était une fois en Anatolie" est également un film d'une grande profondeur, avec sa galerie de personnages qu'on croirait tirés d'un roman de Dostoïevski et cette question qu'ils posent : quelle est la place de l'évidence dans la recherche de la vérité ? Grand Prix du dernier Festival de Cannes, ce film magnifique permet d'affirmer avec certitude que Nuri Bilge Ceylan fait partie des 3 ou 4 plus grands réalisateurs de notre époque.
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