A la mort de sa mère, un jeune garçon se retrouve seul dans Rio, ville grouillante où il est laissé à lui même. Il est recueilli par une femme, institutrice retraitée, écrivain public aigrie et cynique, seule elle-aussi, qui a mis tout sentiment de côté depuis bien longtemps. La femme se prend de pitié pour l'enfant et va l'accompagner à la recherche de son père à l'autre bout du Brésil. Le scénario est assez convenu, prévisible, un peu chargé en bons sentiments mélo et les personnages manquent de densité et de force. On est loin de Gena Rowlands fuyant avec un gamin dans "Gloria", ou d'"Alice dans les villes" errant dans la Ruhr. Mais l'aspect road-movie de ce voyage initiatique qui nous emmène dans une très belle traversée du Brésil est intéressant : gare centrale grouillante de Rio où l'on croise les visages illuminés des personnes dictant leurs lettres à un écrivain public, portrait d'un pays aux profondes inégalités sociales, où la violence est quotidienne, et où se pratique le commerce d'enfants abandonnés, villages désertiques du Sertao, plongée dans la foi populaire des manifestations religieuses de masse : la beauté des paysages est magnifiée, les paysages remarquablement filmés. Un film beau et attachant à qui il manque juste un petit quelque chose pour atteindre l’excellence.
Central do Brasil creuse au plus profond de nos émotions et nous vivons chaque instants des tourments des personnages avec empathie; Une bonne leçon d'humanité de Walter Salles.
Une belle réussite venue du Brésil, un road-movie simple, où l'espoir nait de l'énergie du désespoir ! Le duo d’interprètes incarne à la perfection ces deux êtres à la recherche du bonheur, au gré des rencontres et des péripéties... Comme son nom l'indique, Central do Brasil a également le mérite de présenter la face cachée de ce beau pays, loin des mégalopoles mais proche du cœur. A découvrir sans hésitation.
Deux êtres a qui la vie n'a pas souri sont réunis presque par la force et partent dans un voyage qui les transformera profondément et pour toujours. Un véritable chef d'oeuvre, portés par ses deux acteurs magnifiques: grâce à la magie de Vinicius de Oliveira et l'époustouflant talent de Fernanda Montenegro. Un film à voir absolument, sans aucun doute et à ne jamais oublier ;)
Un manque d'émotion, beaucoup de lenteur et de scènes à rallonge ralentissent l'intensité attendue, c'est le défaut majeur de ce film. Des interprétations justes mais sans plus et une histoire cousue de fil blanc qui aurait méritée un autre traitement (plus travaillé). Reste que c'est une comédie dramatique gentillette qui se laisse regarder sans laisser vraiment de traces inoubliables. A défaut de rien ! 2/5 !!!
Voilà ce que l'on appelle une réussite. Walter Salles a su trouver le ton juste pour émouvoir sans jamais être larmoyant. Ajoutez à cela une réalisation sobre mais soignée, des acteurs convaincants et attachants, et vous obtiendrez un très bon film.
Dramatique, drôle, intense, touchant. Ce film a tout bon: il sort des sentiers battus et met en scène une histoire originale et émouvante, à travers un voyage dans un Brésil plein de contrastes et de passion. Unique et sublime.
Très beau film, une sorte de road-movie avec un couple principal attachant. Mais ce film est aussi un portrait de la société brésilienne (volontaire ?) d'ailleurs ont pensent au néo-réalisme italien avec un tel scénario. Plusieurs scènes marquent les esprits (celle de la procession notamment).
film tres saoulant , vous êtes tous fous d'aimer ce film ou il n'y a aucun suspens, serieux n'allez pas voir ce film il nous gave des les premieres images alors zut!
Comment peut-on ainsi réussir un film à ce point et en rater aussi lamentablement la fin ? Une histoire toute simple, une histoire d’amour entre une femme mûre et un gamin que le sort lui a placé entre les mains et qui fait irrésistiblement penser au Gloria de Cassavetes... mais sans la force et - il faut bien le dire - le talent. Fernanda Montenegro est pourtant magnifique dans son ambivalence et son sens du sacrifice et le petit Vinicius de Oliveira est lumineux. Il est vraiment dommage que la fin soit aussi grandiloquente et pompeuse, affaiblissant du coup tout le propos et transformant ce qui était un drame digne en mélo larmoyant. Walter Salles a fait beaucoup mieux par la suite (Frida, Carnets de voyage).
Un filmqui commence doucement mais qui peu à peu s'installe et finalement nous captuve et nous emporte avec ses personnage plus il avance. Et fini par être sincèrement touchant.