Quel beau film ! Après la mort de sa mère, le petit Josué se retrouve tout seul dans Rio, ville qui ne se préoccupe pas de ce genre de tracas. Il est receuilli par Dora, écrivain public, seule elle-aussi, qui a mis tout sentiment de côté depuis bien longtemps. Et voilà ces deux-là partis à la recherche du père de Josué, à l'autre bout du Brésil. Le voyage les libère de l'oppression de la ville, pour leur faire découvrir un autre visage de leur pays, bien plus humain et solidaire. Ils apprennent également à se connaître et à s'aimer. Dora s'ouvre à des émotions oubliées, tandis que Josué, petit guerrier déterminé, veut s'imaginer un père aimant qui l'accueillera. Et les dernières images, belles et fortes, nous arrachent des larmes : Josué et Dora, vous êtes inoubliables.
Un film qui connut un véritable succès international lors de sa sortie en salles. Un succès mérité tant on s'attache à cette aventure humaine hors du commun, à la fois tendre et cruelle, désillusionnée, mais pleine d'espoir tant ses personnages aiment à combattre la fatalité. Au final, une vraie leçon de vie dans laquelle brille le talent de ses deux acteurs principaux, Fernanda Montenegro et le jeune Vinicius de Oliveira.
Ce 1er road movie de Walter Salles est une pure réussite. Comment ne pas s'attacher à cette relation entre une femme aigrie et ce petit bonhomme au caractère bien trempé? Ce Brésilien a vraiment un talent fou pour filmer de magnifiques paysages et créer des situations d'une grande sensibilité et d'une grande portée émotive auxquelles il est impossible de résister. Dans le fond de la misère sociale de son pays, il montre avec beaucoup d'intelligence le coeur et l'hospitalité de sa population pour apporter un peu d'espoir à cette histoire tragique et bouleversante...
Une belle histoire. Ce film bouleversant en émotion à la liberté et à la découverte de soi nous emmène dans un Brésil fascinant. Les paysages sont beaux. Les acteurs arrivent bien a nous convaincre avec un jeu époustouflant. Une oeuvre profondément humaine.
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3,5
Publiée le 26 juillet 2010
L'histoire de cette rencontre entre une institutrice (Fernanda Montenegro bouleversante) à la retraite et un gamin de dix ans à la recherche de son père disparu a èmu le public du monde entier! Ce road-movie aux allures de voyage initiatique dans le nord du Brèsil joue du contraste entre l'enfant qui dècouvre la duretè de la vie et la sexagènaire cynique qui, à son contact, rèapprend à aimer! Au fil des pèripèties, le rèalisateur Walter Salles magnifie la beautè des paysages, tout en montrant la misère, la faim et les consèquences de la crise èconomique! Servi par un très beau Scope, Salles signe une très belle traversèe du Brèsil montrant un pays en perdition, recevant même le prestigieux Ours d'or à Berlin en 1998...
Film très émouvant qui creuse au plus profond de nous-mêmes. Des couleurs dures pour rappeler la misère et l'immensité de ce pays à travers l'effervescence de cette grande ville. La mégère finira par craquer. (une vingtaine de prix remportés tout de même pour ce film!)
Une bonne partie du cinéma brésilien peut se ranger en deux camps: le drôle/sensuel/émouvant (Dona Flor et ses deux maris) et l'ultra cru et violent (Pixote ou La Cité de Dieu).
Et voilà qui en 1998, le film Central do Brasil est venu révolutionner tout cela et mélanger les deux genres, tout en synthétisant merveilleusement l'âme brésilienne et l'impasse dans laquelle nous vivons à l'aube du XXIe siècle.
C'est l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de notre cinéma. Je ne parle pas des détails techniques, de la photographie, etc. car je ne suis pas spécialiste, même si cela a évidemment contribué à la beauté du film.
Je parle de la lecture judicieuse de notre société, à travers l'histoire de ces personnages attachants et ô combien réels... Fruit amer des inégalités sociales, une très grande partie de la population est pauvre, et côtoie la violence tous les jours.
Central do Brasil parle aussi de notre aspiration au bonheur qui ne pourra venir que de nous-mêmes, de notre envie de vivre ensemble sans nous manger les uns les autres, et de réussir dans la vie sans nous marcher sur la tête. Malheureusement, la quasi inexistence d'honnêteté dans nos gouvernements successifs sert de miroir pervers à notre société.
Il y a une tendresse amère dans notre façon d'être que ce film a très bien captée, très loin des clichés d'un peuple souriant et insouciant auxquels nous ne voulons pas être assimilés.
Il nous faut tout simplement plus d'éthique sociale, plus de bienveillance à l'égard d'autrui : c'est le seul chemin possible, celui de Dora.
Un film très poignant, une belle peinture du Brésil. L'humanité de Dora transcende le film: hésitant sans cesse entre compassion et intérêt. Un film à voir, donc.
Quel film cruel que celui-ci ! Une histoire terrible, miroir d'un pays aux fortes lacunes sociales, avec des acteurs époustouflants dont on retient un très beau duo de deux générations et deux avenirs complètement opposés. A voir absolument (comme un documentaire dramatique je serais tenté de dire...)