Même s'il n'atteint pas le niveau du démentiel "Snatch", ce premier film de Guy Ritchie en serait une sorte d'esquisse ultra-jouissive. En effet, les deux films ont en commun cette ambiance décalée, ces histoires parallèles qui s'entrecroisent et ce fameux casting de vraies "tronches". C'est pas très profond, mais on s'amuse à mort. Fortement conseillé pour vos zygomatiques!!
Quand on a eu du mal avec « Snatch », difficile de rentrer dans son premier long métrage « Arnaques, Crimes et Botanique ». A l’origine de tous les éléments qui composent l’immense succès son film suivant, Arnaques, Crimes et Botanique met forcément en scène tout ce que je n’ai pas aimé dans Snatch. Une multiplication abusive des personnages, ce qui fait que le background et la psychologie de chacun n’est absolument pas travaillé, un scénario « tiroir » qui s’autorise des facilités et des retournements improbables, ainsi que la narration, de plusieurs histoires en même temps. Aussi, on reconnaitra une image volontairement jaunie qui ne m’a pas plu, même si l’idée est louable au vu de l’histoire raconté dans un Londres de gangsters. Le rythme est mauvais, j’ai réussi à m’ennuyer dans un polar comique. En effet, le montage assez chaotique se calme à certains moments pour nous laisser de longs moments sans dynamique intéressante. Pour revenir aux personnages, on a évidemment aucune empathie pour l’un d’eux tant seuls leurs actions nous intéressent et non leur psychologie. A vouloir absolument rentrer dans la parodie, Guy Ritchie rate son histoire qui se veut ambitieuse par son scénario qui ne peut plaire à tout le monde. On a affaire à un petit film de gangsters/bars qui ne saisit pas l’essence d’un bon polar des années 40, lent et méticuleux. Arnaques, Crimes et Botanique en fait parfois trop, certains diront que Guy Ritchie s’est fortement inspiré du style Tarantino (on peut penser à Pulp Fiction) et si c’est le cas il a eu raison, car le réalisateur américain puise lui aussi son inspiration ailleurs. Je reproche juste au réalisateur anglais de se reposer sur des acquis comiques et un scénario qui part dans plusieurs directions, car à trop vouloir faire quelque chose de fun, l’ambition se perd, la réalisation est peu marquante et les acteurs sont en roue libre. Une belle arnaque pour moi, ce film ne m’a pas convaincu et Guy Ritchie n’est pas près de figurer sur ma liste de recommandations.
Premier long métrage de Guy Ritchie qui pose les bases du futur "Snatch", aussi déjanté et avec la même galerie de gangsters complètement barrés.... Pas de twist final ici mais une série de rebondissements qui semble ne jamais s’arrêter. Ambiance 100% British bien "crasseuse" et bande son décapante, marque de fabrique du réalisateur.
Guy Ritchie, en voilà un réalisateur de génie que je découvre ! Je vais devoir immédiatement le cocher dans ma liste de favoris, ce fameux scénariste qui en plus de nous offrir une écriture riche et passionnante, nous la retranscrit de manière on ne peut plus sensationelle ! En optant pour un rythme à tempo variable, qui sait adéquatement ralentir ou accélérer au gré du récit, en perfectionnant ses cadrages époustouflants dont l’effet immersif est plus qu’efficace, en sélectionnant des acteurs dont la personnalité et le physique concordent parfaitement avec les personnages qu’ils illustrent et enfin en nous dénichant une bande originale retentissante en harmonie parfaite avec les scènes qu’elle berce (dont une splendide reprise de Zorba le Grec qui restera longtemps dans les annales tant elle a été travaillée avec brio), le réalisateur a sélectionné des ingrédients d’exception dont ne peut résulter qu’un spectacle d’exception. Il est vrai qu’au début, le temps que tout se mette en place, on va commencer à ressentir un soupçon de langeur, mais ce sentiment se dissipe rapidement d’un coup de balai furtif dès que la machine est mise en route. On ne peut alors que déguster savoureusement ces spaghettis de faits qui s’entremêlent, à la sauce comique de très bon goût. On se tord de rire dans « Arnaque, Crime et Botanique », mais si l’on rit autant ce n’est pas seulement grâce aux situations cocasses dans lesquelles on a sadiquement placé les personnages, ce n’est pas seulement grâce à leurs dialogues extrêmement bien écrits non plus, c’est surtout l’effet des réactions émotionnelles de ces personnages eux-mêmes et celui du jeu d’acteur très juste qui va avec. De la force du regard à l’expression de visage, en passant par l’intonation de la voix, même le rôle le plus secondaire joue le jeu (impossible de ne pas mentionner la scène des deux idiots qui spoiler: s’engueulent dans le camion pour ne pas avoir à aller chercher les fusils, que j’ai recommencé 3 fois tant elle m’a fait pleurer de rire) pour hisser le niveau de cet humour bien british, d’ailleurs en parlant de british, jamais cet accent, que j’ai toujours trouvé désagréable, n’aura sonné aussi juste que dans ce film. Hélas quelques petits couacs viendront jouer les troubles-fête, si le concours de providence tellement improbable qu’il en devient impossible n’est pas si sanctionnable vu le style, quelques facilités scénaristiques nous désolent, dont cet accès tellement fluide dont a profité le duo de cambrioleurs crétins spoiler: vers le terrifiant Harry ‘la hache’, personne n’est là pour protéger le chef de gang mafieux de visites importunes, pas même à la porte d’entrée de son bureau, c’est choquant tellement la chose est aberrante. Il est ensuite tué de la manière la moins sinueuse qui soit, sans même que son terrible bras droit Barry n’ait eu le réflexe de réagir, cette séquence invraisembable déçoit énormément , heureusement qu’il n’y en n’a pas deux des comme ça. Parier sur ce film, c’est être sûr et certain d’éviter une arnaque comme il y en a sur bon nombre d’oeuvres du même genre, et si je suis trop sûr de moi à vouloir gagner au jeu de mots confectionné à partir du titre du film en guise de conclusion, et que j’y échoue lamentablement, ce n’est pas un crime non plus, ce n’est pas comme si je vous devais quelque chose ou que j’essayais de vous parler de botanique alors que je n’y connais strictement rien (pas trouvé mieux, sorry).
ARNAQUES, CRIMES ET BOTANIQUE est un bon classique « so british » comme j’aime, et le premier film de Guy RITCHIE qui n’est pas sans rappeler la pâte Tarantino. On peut lui reprocher une intrigue un peu simple et prévisible mais les dialogues cocasses et les personnages anti-héros et loosers qu’on adore détester sauvent largement la mise :)
Un film dans la suite logique des braquages de Tarantino à la sauce British divertissant. Avec un casting de gueules et des idées de mise en scènes percutantes, Guy Ritchie réalise une entrée remarquée dans le Cinéma même si ça manque de maturité parfois.
Un enchaînement rocambolesque d'actions plus ou moins vraisemblables et aisées à suivre dans un rythme enlevé, émaillé de scènes cocasses, de (très) nombreux personnages hauts en couleur, d'une excellente bande-originale et d'humour. Des choix de mise en scène devenus classiques pour ces films d'action dans un monde de gangsters de pacotille avec un rendu d'image jaunie singulier. Un pur divertissement, sympathique.
Pas vraiment emballée par ce premier film de Guy Ritchie, bien qu'on y reconnaissance déjà son style "gangsters et ironie", avec un bon casting qui réunit Jason Statham, Dexter Fletcher (depuis passé derrière la caméra) et...Sting. Oui, le leader de U2 fait partie de la fête, et impossible de passer à côté de toutes les références au groupes (affiches "Last Night On Earth" sur les murs). Mais on commence à avoir l'habitude des scénarii de groupes de gangsters qui veulent le même magot, de celui qui doit rembourser untel après avoir perdu aux cartes... On adore quand même l'humour décalé où l'on se marre de nombreuses fois tant les situations sont absurdes : les jeunes dealers qui ressemblent plus à une bande de potes paumés, le père truand qui tente d'inculquer la politesse à son jeune fils qui l'accompagne lors des tueries, spoiler: le garde qui fait un malaise derrière les grilles et empêche le malfrat d'atteindre les clés ... Mais cela ne suffit pas à ne pas s'ennuyer lors des scènes plus sérieuses et classiques du genre. Dans un film un peu plat, les meilleurs passages sont ceux qui sont absurdes, où Ritchie laisse son talent de comique cynique s'exprimer.
Une comédie à l'anglaise sous forme de grand pataquès où se croisent et s'entrecroisent des bandits de bas étage et des truands maladroits et / ou infortunés (à l'image de "Nick the Greek"). L'ensemble est plaisant à regarder et j'apprécie cet humour anglais décalé. Cependant, la qualité de l'image (que ce soit volontaire ou non) n'est pas digne du film et le scénario quoique confus au début ne laisse guère place aux rebondissements inattendus. Disons simplement que pour un premier long-métrage, c'est plutôt pas mal.
On retrouve tous les éléments de base de Ritchie: les voyous haut en verbe, les successions de punchlines, le scénario à tiroirs. Un peu bricolé mais un délice quand même.
Reconnu comme une référence du septième art britannique, "Arnaques, Crimes et Botanique" porte en lui toutes les spécificités de l'humour So British. Mais il souffre néanmoins d'un scénario d'une navrante pauvreté, malgré le jeu d'acteurs réglé au cordeau. Loin donc de laisser un impérissable souvenir.
Le premier Guy Ritchie que j'ai vue, j'ai accroché direct je comprends tjr pas comment il as pu faire Aladin Starfoulah, mais lourd, la façon de présenter les protagonistes d'emmener l'histoire un vrai gars, même dans Sherlock Holmes on retrouve sa pâtes, enfin bon premier film avec vinnie jones le grand pote à ginola enorme dedans dans la lignée de snatch et RockNRolla sortie après