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    Nouveau Souffle
    note moyenne
    3,8
    66 notes dont 19 critiques
    répartition des 19 critiques par note
    2 critiques
    4 critiques
    12 critiques
    1 critique
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    19 critiques spectateurs

    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    3,0
    Publiée le 13 novembre 2013
    Roman ; 18 ans, purge une peine de prison dans un centre de détention pour mineur pour des actes dont le film taira longtemps l’importance. A mi peine et en vu d’une réinsertion, il trouve un job à l’extérieur comme croque mort. Un jour, il tombe sur un cadavre qui porte le même nom que lui ; il se met alors, pensant qu’il s’agit de sa mère, à la recherche de sa génitrice qui l’a abandonné. Il la trouvera et malgré la dureté de la rencontre tout s’éclaircira pour lui et pour nous. En effet, grâce à trois scènes sur son attitude vis-à-vis de l’enfermement (la première scène du film entre autres), on comprend qu’il porte les stigmates du passé. Les aveux finaux d’une mère incapable d’élever son enfant couplé avec les images de Roman devant le juge et replonger devant les actes criminels commis dans sa 14ème année offrent un dernier quart d’heure intense et plein d’humanité. Ce que l’on appelle en langage juridique « les circonstances atténuantes » sont illustrés par ce film avec une grande justesse, sans jamais de pathos ni misérabilisme ; c’est la vrai réussite du film. Rien que pour cela il mérite le détour, un propos intelligent pour un « jeune » réalisateur prometteur. Il montre bien aussi combien au contact de la mort ce jeune Roman va parvenir à s’humaniser au lieu de se durcir pour parvenir à une seconde naissance. Après on ne peut cacher que certains pourront trouver ce film hermétique car économe en dialogue ; dans la veine autrichienne, esthétiquement austère autour d’une peinture noire ; formellement rigide ;… Mais çà ne m’a pas dérangé vraiment. La faiblesse du film tient surtout au fait qu’il étire au maximum son sujet plutôt destiné à un court voir moyen métrage. Ce qui donne un documentaire fourni sur les métiers de la mort, chaque nouvelle scène montre une activité précise de ce métier. Dans cet enchainement de scènes un peu trop nombreuses, une est particulièrement réussie ; celle très inspirée de la toilette mortuaire de la vieille dame décédée. Primé à la quinzaine des réalisateurs à Cannes l’an dernier ; pour les cinéphiles consommateurs de film, il est intéressant de le voir.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,5
    Publiée le 22 février 2019
    On comprend bien le titre (français ou allemand) dans la scène terrible où la mère se livre à son fils. Ce film aurait aussi pu s’appeler « la vérité à tout prix » C’est pourtant ce que cherche le jeune. Abandonné à lui-même et ne pouvant que compter sur l’aide que les adultes peuvent encore lui apporter. Le propos est dur et le réalisateur film la résignation en même temps que l’espoir d’un avenir en restant sobre et avare en sentiments car ceux-ci ne pourront s’éveiller que lorsqu’il aura repris goût à la vie. Beau.
    velocio
    velocio

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    3,5
    Publiée le 16 mars 2012
    Karl Markovics est un comédien autrichien qui se lance dans la réalisation de son premier film à près de 50 ans. On sait par expérience que les premiers films réalisés par des comédiens arrivés à une grande maturité sortent des sentiers battus. On site souvent l'exemple de "La nuit du chasseur" mais ce n'est pas le seul. "Nouveau Souffle" n'est évidemment pas au niveau de "La nuit du chasseur" mais c'est une belle réalisation, très prometteuse. Karl Markovics, qui a écrit lui-même le scénario, a choisi de faire cohabiter 3 sujets, 3 sujets graves : la prison pour mineurs, le monde des pompes funèbres et l'abandon d'un enfant par sa mère. Aidé par la présence et la vérité de Thomas Schubert dont c'est le premier rôle au cinéma, grâce aussi à un travail évident de recherche sur les sujets traités, Markovics réussit haut la main son examen de passage.
    Nelly M.
    Nelly M.

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    5,0
    Publiée le 7 novembre 2012
    Découvert à Univerciné Allemand 2012 Nantes. Qu'importe sa faute et qu'il crache au vent en voiture. Droit et bien bâti avec ses longueurs en piscine, Roman Kogler (attachant Thomas Schubert) rien qu'avec sa bonne tête et ses gestes rallie le public (comme "Le Fils" des Frères Dardenne en 2002). Sont passées en revue les affres de la prison et des sites mortuaires, les fouilles, le froid, les odeurs, la brusquerie, l'hostilité d'un collègue... Des détails rappelant la vie carcérale et des entreprises les plus ingrates d'aujourd'hui... Plans coupés fréquemment, dialogues minimalistes, le milieu autrichien hivernal, terne, se devine moins inhumain que de prime abord... On sent de la chaleur derrière cette rudesse de surface. Roman Kogler se rode entre chambres mortuaires et urnes de crémation, lui qui peine à nouer sa cravate... Le premier point d'interrogation vient avec cette femme macchabée cousue par le milieu, une Kogler... Ensuite une deuxième créature plus âgée, silhouette encore bien faite surprend tant elle est traitée comme une reine après, pourtant, un lancer de chausson (c'est le moment le plus magique du film avec la balade en voiture au sortir d'Ikéa)... Aggressivité tuée dans l'oeuf (surprenant Georg Friedrich !)... Encore un peu de transgression face à un policier inhumain, cette bière à deux qui vaudra la perte d'un gant avec alcootest. On est instruit sur le métier de fossoyeur contemporain, un travail à plein temps comme celui des soignants, des sauveteurs en urgence... Les bruits de glissements de cercueils, le souffle du train incorporés à la musique sont une merveille technique en plus qu'ils valent tous les mots. Déboule enfin Madame Kogler mère, péroxydée sur mini-échasses allongée longuement sur de bons lits avant achat, la simplification faite femme.
    DarioFulci
    DarioFulci

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    3,0
    Publiée le 9 août 2012
    Pour un premier film, force est de constater que le réalisateur a été ambitieux. Un orphelin sort de prison et trouve un job dans une société de pompes funèbres. Il croit reconnaitre sa mère au cours d'une de ses missions. L'ambiance lourde promet un film dur et gris. L'histoire est effectivement traitée dans un climat oppressant où l'adolescent tente d'exister malgré toutes les embuches qui s'accumulent sur son chemin. On se dit plus d'une fois que c'est un peu trop en si peu de temps dans une vie. C'est pourtant fait de façon tellement réaliste et sans faire sombrer le spectateur dans une torpeur dépressive. Heureusement. Le titre résume assez bien le film: une renaissance, après tout. Les acteurs sont excellents, surtout l'interprète principal, très crédible. Bon film.
    Seemleo
    Seemleo

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    4,0
    Publiée le 13 septembre 2012
    Atmen, exemple de cinéma réaliste, et heureusement pas naturaliste dans l'environnement décrit, nous expose la vie quotidienne à l'état brut, sans fioriture jusque dans le choix des acteurs proche de monsieur et madame tout le monde. Un monde d'ailleurs froid, aseptisé et corseté où notre héros survit en apnée et trouve les ressources pour aller de l'avant. Un auteur à suivre.
    pitch22
    pitch22

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    3,0
    Publiée le 5 avril 2012
    J'ai bien aimé. Ce film autrichien donne à percevoir la réalité autrement, à un rythme plus lent, dans un esprit assez détaché, en compagnon du silence, dans son intériorité propre. Certes, le contexte n'est pas des plus gais: prison, gosse orphelin en quête de conditionnelle, pompes funèbres, étouffement en vase clos, absurdité de la répétition. On le cherche, ce souffle, on le quête, ce nouveau départ. Arrive-t-il? Malgré la rudesse du cadre, des coïncidences un peu grosses et la gaucherie parfois irritante du protagoniste, aucune lourdeur n'affecte le récit, d'une pauvreté plutôt apparente. On avance insensiblement sur l'étrange chemin de «Kogler» (Roman), incarné par un Thomas Schubert plus complexe que son impassible visage ne le donne à penser: à la fois abattu et en attente, paumé et décidé, désorienté et têtu, broyé mais résistant. Les séquences de piscine, certes métaphoriques, peuvent tromper sur l'essence de l'histoire (elles n'occupent qu'une courte place). ATMEN marque avant tout par son ton sec et par sa discrète délicatesse, dénuée d'afféterie. Pourtant, l'âpreté globale de l’œuvre ménage un rayonnement de vérité humaine émancipateur.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 21 mars 2012
    L'Autriche, terre de films sombres ? Ses comédies, le pays doit les garder pour une consommation purement locale. Confirmation avec Nouveau souffle, une oeuvre au noir, pas tout à fait désespérée tout de même, alors que les premières minutes, avec un jeune garçon mutique pour héros, fraîchement (!) employé à la morgue, qui plus est, laissaient présager du pire. Bien que le traitement du sujet par Karl Markovics soit d'un absolu classicisme, l'évolution du scénario permet d'entrevoir une fenêtre qui, une fois ouverte, est susceptible d'apporter un peu d'air frais. Markovica n'est pas (encore) expert dans l'art de la manipulation, à la mode Haneke, ni un provocateur culotté, à la façon Seidl, pas plus qu'un expert des univers glacials à l'image d'un Schleinzer. Juste un nouveau cinéaste de cette joyeuse (!) école autrichienne. On attendra un peu pour que la future génération viennoise rit !
    mem94mem
    mem94mem

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    4,5
    Publiée le 18 mars 2012
    Formidable scénario. Très bonne interprétation. Excellente surprise. Film très maitrisé. Film de reconstruction passionnant. Le titre du film s'interprète à l'infini.
    marguerite151
    marguerite151

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    3,5
    Publiée le 18 mars 2012
    Premier film de l'acteur Karl Markovics qui nous offres les aventures d'un mineur tolar apprenti croque-mort à la recherche de son passé, l'aboutissement de cette oeuvre nous ramènes en quelques sortes à la réincarnation, au renouveau d'une personne, le titre français du film "Nouveau Souffle" n'en n'est que des plus explicites. A la fois pessimiste et réaliste, nous regardons vaguer amplement à ses affaires une parcelle de personnage blessés, en quête d'une éxistence plus agréable et d'un statut social plus acceptable. La déchéance social semble un des thèmes les plus importants pour cette oeuvre à la fois sombre, mélancolique et pessimiste, mais rien ne pousse la spectateur à avoir de la pitié ou du dégoût. L'émancipation d'une personne se fait par son entrée dans un univers morbide où même les pleures d'une femme ne semblent pas affecter les employés habitués ,au comportement absolument inerte mais assez digne au final. C'est aussi le passage dans la vie active pour un jeune, abîmé par la vie moralement mais dont les différents univers qu'il côtoie semble vide d'émotion et d'humanité. Un portrait social d'une Autriche sombre dont la seule couleur joyeuse semble être le rouge ou plutôt la chronique d'un mort-vivant dans un monde aussi mort et triste que lui, l'ignorance du "happy-ending" n'est pas une perte énorme puisqu'il revient à la question du pardon. Thomas Schubert jeune acteur non professionnel assez étonnant dans la peau de ce jeune héros, au visage à la fois naïve et mélancolique pour lequel on éprouve un étrange attachement. Autre acteur, l'autrichien Georg Friedrich, figure peu emblématique certe mais qui commence à se faire connaître et qui est à suivre. En résumé,"Nouveau Souffle" nous pousse à réfléchir sur la notion du pardon de soi-même et de son acceptation, le tout accompagné de la question de l'intégrité dans une société qui ne pardonne pas, intelligent mais pas moralisateur "Nouveau Souffle" est à voir.
    JiMorrison27
    JiMorrison27

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    2,5
    Publiée le 22 mars 2012
    [...] Les cadavres, froids, implacables tout comme les vivants heurtent la douceur de l'enfant encore en proie aux illusions puis se détend l'immense abcès de douleur et de haine, arrive l'indifférence, le monde de glace, de pierre, immobile sur son socle inamovible. Les cercueils, ses premières morts anticipées, vecteurs, points de rencontre entre les êtres, frappés de leur futur tombeau, à peine effrayés tant la mort est l'évidence suprême. Pourrons-nous, quand sonnera la cloche du souffle nouveau et du rire ardent, ouvrir nos orifices à ce tendre bonheur ? [...]
    tof44
    tof44

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 208 critiques

    3,0
    Publiée le 22 mars 2012
    "Nouveau Souffle" est un bon petit film social venu d'Autriche qui rappelle à la fois Ken Loach et les frères Dardenne, "Boy A" et "Departures" (et avec un titre en VO qui paraît rendre hommage aux Deschiens...). Une œuvre qui évite assez bien le misérabilisme mais qui ne respire pas la folle gaité pour autant, l'ombre de la mort y étant omniprésente (le héros travaille dans une entreprise de pompes funèbres et, durant son adolescence, a tué un de ses camarades de dortoir). La révélation du film, c'est le jeune Thomas Schubert, très très bon dans le rôle de Roman Kogler (même dans la scène où il est censé avoir 14 ans), ce jeune homme taiseux, plein de révolte et de colère rentrées, qui arrive à l'âge adulte et doit s'intégrer dans la société alors qu'il a passé son enfance et son adolescence enfermé. A partir de ce sujet assez sombre et de ce personnage replié sur lui-même (au centre de détention, Roman passe la plupart de son temps dans sa cellule ou en apnée au fond de la piscine), le scénario apporte un peu de lumière et ouvre pas mal d'horizons possibles au héros : renouer avec sa mère, rencontrer une jeune fille, s'épanouir dans son travail, obtenir la liberté conditionnelle... Tout ça sur une période de quelques jours et en dépit d'un train-train somme toute assez répétitif (métro/boulot/prison). Par contre, toutes ces ouvertures sont laissée en suspens, ce qui donne à "Nouveau Souffle " une impression d'inachevé. Très agréable à regarder, le film ne laisse malgré tout pas un souvenir impérissable. "Nouveau Souffle" en manque un peu...
    Guillaume H.
    Guillaume H.

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    4,0
    Publiée le 31 mars 2013
    Nouveau Souffle offre un regard intéressant sur un jeune adolescent qui va reprendre goût à la vie grâce au contact de la mort. Touchant, profond et d'une grande humanité, ce film échappe au mélodrame habituel et constitue une très belle surprise.
    Paul F.
    Paul F.

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    3,5
    Publiée le 20 mars 2012
    Ce film est d’une très grande sobriété, et la performance du jeune Thomas Schubert est pour beaucoup dans cette réalisation froide et soignée. Les dialogues sont rares et l’atmosphère dans une Autriche bien tristounette nous ramène constamment au regard triste et plein d’amertume du jeune Roman, incarcéré pour meurtre, renfermé sur lui-même et dont l’avenir semble quelque peu compromis. Malgré tout, cet univers est filmé avec une certaine délicatesse, et le réalisateur nous emmène tout doucement vers l’humanisation de Roman. 3 étoiles et demi.
    nicky-santoro
    nicky-santoro

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    3,5
    Publiée le 18 mars 2012
    Nouveau souffle porte parfaitement son nom, après un début plutôt lent, il retrouve rapidement une deuxième vie avec le début du stage, la réalisation est classique mais efficace, tout comme les acteurs, et ajoute un peu plus au réalisme. Un film d'une justesse remarquable.
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